La BCE, ta mère et Bilderberg

(Oh, hé, on arrête de délirer deux minutes là, on ne s’emballe pas, on reprend ses esprits : le rachat de dette par la BCE était attendu depuis des mois, demandé à corps et à cris par les technocrates-oligarques, et cette nouvelle permission ne change rien à la donne. Lancé à 180 km à l’heure tu appuies sur les freins tout en laissant ton pied appuyé à fond sur la pédale d’accélérateur alors que le mur est à 30 mètre, il se passe quoi ? Un gros crissement de frein, de la fumée noire et une caisse qui se jette sur le mur en y arrivant à 160. Mais dans un mur, qu’on y arrive à 160 km/h ou 180, ça change quoi ? Petite mise au point et état des lieux du grand bazar économique et politique en cours.)

Il est toujours amusant de voir la crédulité du plus grand nombre l’emporter quand l’analyse du pourquoi-on-en-est-arrivé-là est à la mode :   le système en place ne serait que la conséquence de choix idéologiques plus ou moins judicieux, d’incompétences vaguement matinées d’arrivisme, de suivisme et d’arrogance, enfin bref : les dirigeants seraient juste des cons bornés, seulement intéressés par l’argent facile et une vision à court termes. En réalité, cette analyse de surface est tout à fait intéressante, mais pour ceux qui tirent les ficelles politiques et économique : il vaut mieux en réalité passer pour un abruti borné, un peu faible, que pour un machiavélique calculateur qui se goinfre sur le dos des peuples…et permet à un système opaque, mafieux et profondément injuste de se perpétuer.

La BCE, ta mère : une accroche facile…surtout la BCE

Parce qu’on s’en fout de ce que fait ou pas la BCE : cette banque centrale indépendante n’est qu’un montage artificiel pour « superviser’ la monnaie franco-allemande, l’euro. La BCE ne fait rien depuis sa création, absolument rien, et n’a de toute manière aucune vocation à faire quoi que ce soit, si ce n’est de gentiment conserver les taux directeurs d’emprunts des banques à un taux ni trop haut ni trop élevé. Quant à ta mère, il est probable que tout ça la dépasse, ce qu’on peut comprendre.  Reste Bilderberg. Nous allons y venir, mais avant, un petit extrait du dernier bouquin de Michel et Monique Pinçon-Charlot, « L’argent sans foi ni loi », qui va éclairer notre lanterne sur l’état de l’économie et de la politique dans le monde et plus particulièrement en Europe :

« Lorsqu’un client demande à sa banque un crédit de 200 000 euros pour acheter un appartement, cela ne signifie pas que la banque va chercher de l’argent dans ses coffres : elle crée 200 000 euros par une simple écriture comptable.« 

C’est important ça, bon à  savoir. L’argent n’existe pas, seule la dette existe. La BCE, c’est du flan. Et puis surtout, dans le même temps, et nous vous en avons beaucoup parlé sur Reflets, il y a comme un problème avec des produits financiers complexes qui s’échangent en haute-fréquence et chamboulent les économies sans rien créer :

« Les transactions sur les produits dérivés et les autres produits financiers spéculatifs ont été 74 fois plus importants que le PIB mondial en 2008 (15 fois en 1990). Les grandes banques françaises consacrent aujourd’hui 80% de leur potentiel à la spéculation et seulement 20% à la gestion des dépôts, salaires et pensions de leurs clients ordinaires. Les « riches » prennent bien soin, cela dit, d’investir aussi dans l’économie réelle. C’est pourquoi, par exemple, ils n’ont pas souffert de la crise des subprimes qui a ruiné les classes moyennes étatsuniennes.« 

Allo, la Terre ? Des transactions sur les produits dérivés 74 fois plus importante que  le PIB mondial ? 80% d’activité spéculative des banques ? Comme dirait l’autre, y’a une couille dans le potage, et on est pas sortis de l’auberge…

Tout le monde a suivi la problématique des spéculations sur les dettes souveraines qui est déclarée comme une « crise », alors qu’en réalité il n’y a que des titrisations pourries qui ont contaminé le système bancaire et embarqué l’Europe dans une surenchère révélant les faiblesses structurelles de l’union monétaire. Mais tout ce montage, savamment concocté depuis le début des années 70 (voir les origines de la crise), qui a profité à quelques uns dont nous avons une brochette représentative assez conséquente dans les sphères du pouvoir politique et des spécialistes de la rente, n’est pas innocent. D’ailleurs, en pleine « crise » des dettes souveraines, il suffit d’aller consulter les statistiques pour se rendre compte que si les populations souffrent économiquement, les classes dirigeantes et les rentiers du capitalisme mondialisé vont très bien. Et ils n’iront pas mal, au contraire, même si le casse-gueule à venir, très prévisible, se révèle être ce qu’il est : un crash mondial.  Pourquoi ? Parce que les décisions ou non-décisions politiques des plus grandes puissances mondiales sont discutées en dehors de tout débat démocratique, en petit comité, avec des informations de première main qui permettent à tout ce beau petit monde de laisser venir et orienter dans le sens qui les avantage.

Mais qu’est ce que c’est ce discours ? Un complot , une conspiration ou quoi ?

Allez, il est toujours très pratique de venir balayer toute analyse politique embarrassante en traitant ceux qui tentent de comprendre avec des outils gênants,  d’adeptes du conspirationnisme. Sauf que des réalités têtues viennent contrecarrer les explications sympathiques des foules qui continuent à croire qu’une opposition politique et des choix gouvernementaux peuvent être en cause dans le grand bazar qui nous entoure. Les sociologues cités plus haut, qui travaillent depuis des années sur les sphères des plus riches amènent une petite analyse intéressante sur ce sujet de la complicité des élites, quelles qu’elles soient :

« La raison pour laquelle les dirigeants des grandes entreprises sont désormais à la fois excellemment bien rémunérés et, en même temps au service étroit des intérêts des actionnaires, c’est que, justement, une bonne partie de leur rémunération est versée sous forme d’actions, pire de stock-options. Leur intérêt n’est pas la santé objective des entreprises qu’ils dirigent – et évidemment pas celle du « capital humain – mais leur valeur en bourse. Il leur faut donc, sans même nécessairement créer de la richesse, baisser le « coût » du travail, pousser les gouvernants à réduire les déficits et équipements publics. Ces gouvernants, sociaux-démocrates au premier chef (la Bourse ne s’est jamais aussi bien portée que sous le gouvernement Jospin en 2000), font le « sale boulot » en détruisant les protections sociales, en réduisant légalement les droits des travailleurs, en privatisant les biens publics. Ils sont pilotés par des structures plus ou moins formelles comme le Forum de Davos, le groupe de Bilderberg où la Commission trilatérale. Commission fondée en 1972 à l’initiative du banquier et industriel David Rockefeller, elle fut longtemps dirigée par le conseiller de Jimmy Carter Zbigniew Brzezinski, proche de Henry Kissinger. Parmi ses membres français, on compte François Bayrou, Nicolas Beytout, Patrick Devedjan, Laurent Fabius, Henri Proglio, Hubert Védrine (membre du CA de LVMH, comme son « camarade » socialiste Christophe Girard), Élisabeth Guigou (http://vigiinfos.canalblog.com/archives/2012/05/30/22788584.html). Cette dernière retrouve Mario Monti, Michel Barnier ou Pascal Lamy au conseil d’administration du think tank des Amis de l’Europe. » 

Et en France, on n’aime pas parler de ces groupes dont de nombreux membres ou dirigeants sont Français : tout ça c’est de la théorie du complot, hein ? Un petit extrait pour conclure et laisser une réflexion s’opérer, tirée d’un blog de chercheurs du courrier international. Attention, ça énerve… :

Le 31 mai 2012 commence à Chantilly (Virginie, Etats-Unis), à une quarantaine de kilomètres de la Maison Blanche, la rencontre de Bilderberg de cette année. Le cercle de Bilderberg se définit lui-même toujours comme un « forum Européen – Américain », et c’est sans doute sa principale spécificité par rapport à la Commission Trilatérale dont la réunion annuelle a eu lieu à Tokyo il y a un peu plus d’un mois. Sous la présidence du PDG d’AXA Henri de Castries, environ 145 participants sont annoncés au Bilderberg de 2012 dont la durée est prévue jusqu’à dimanche. Un article du 31 mai du Huffington Post porte le titre « Bilderberg 2012: Global Leaders Gather For Shadowy Conference At Virginia Hotel », évoquant des mesures sécuritaires sans précédent alors que The Guardian écrit « Bilderberg 2012 : the technocrats are rising at this year’s annual conference »et mentionne en même temps l’activité de la CIA devant la création d’un collectif Occupy Bilderberg. Le 31 mai également, le site de Daniel Estulin diffuse une note intitulée « Bilderberg is ‘a conspiracy reality’ » qui renvoie à son tour à une interview de cet auteur avec WND. Mais de leur côté, les médias français restent incroyablement silencieux sur cette rencontre que préside pourtant un influent PDG français ami personnel de François Hollande et à laquelle participe, en tant que directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le « socialiste » français Pascal Lamy. Ou encore, Anousheh Karvar (CFDT,Terra Nova…). Au même moment, la Commission Européenne vient de mettre en ligne ses « Recommandations pour la stabilité, la croissance et l’emploi » pour la période 2012-2013. Parmi les membres d’instances de l’Union Européenne participant à la rencontre de Bilderberg de 2012, on trouve : le vice-président de la Commission Européenne et Commisssaire Européen à la Concurrence Joaquín Almunia, le Commissaire Européen au Commerce Karel de Gucht, la Commissaire Européenne chargée de la Société Numérique Neelie Kroes et le Secrétaire général exécutif du Service Européen pour l’Action Extérieure Pierre Vimont. De quoi, concrètement, discutera-t-on à Bilderberg en rapport avec la situation des pays de l’Union Européenne ? Quels intérêts guideront ce débat ?

Oui, oui, « les médias français restent incroyablement silencieux sur cette rencontre que préside pourtant un influent PDG français ami personnel de François Hollande et à laquelle participe, en tant que directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le « socialiste » français Pascal Lamy » : on se demande bien pourquoi ?

Il faut lire la suite de l’article, très intéressante sur les décisions de la commission européenne et ses préconisations, reliées aux réunions de Bilderberg et de la Trilatérale: http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/31/bilderberg-2012-quels-objectifs-i.html

Et puis arrêter de croire qu’on est en démocratie, que voter a un quelconque intérêt…

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95 thoughts on “La BCE, ta mère et Bilderberg”

  1. Comment ne pas finir terroriste et vouloir tout faire exploser quand on prend conscience que nos vies et les « richesses » que la majorité des gens produisent permettent d’enrichir et d’asseoir la position de sur-puissance qu’ont ces gens sur le commun des mortels ?

    1. Il a bon dos le peak-oil…Le JT France2 annonçait hier soir que le sous-sol marin de la France regorgeait de pétrole et minerais rares…Exploitables très bientôt. Une découverte, une étude qui ne date pas d’hier, peut-être même a-t-elle commencé alors qu’on lançait la « bombe » peak-oil…

      1. Parfaitement juste :
        La fin de l’abondance du pétrole, c’est totalement has been ce concept. Les USA vont devenir les premiers producteurs de pétrole ou équivalent (bitumes de schiste) devant l’Arabie saoudite. Il est prévu qu’ils exportent sous peu, et seront donc totalement indépendants en 2020 niveau pétrole. En ayant massacré des parties entières du pays avec tous les problèmes environnementaux qui vont avec. Le donne géostratégique va s’en trouver toute chamboulée d’ailleurs…

        La civilisation du pétrole a de beaux jours devant elle.

        1. Ca tombe bien, car l’Arabie Saoudite va surement bientôt être à sec. Même avec une production supérieure aux US, ça ne suffira pas au monde. Savoir qu’on pourra tenir avec des bouts de ficelle jusqu’en 2020 c’est bien, mais ça ne laisse que 8 ans pour faire une transition. C’est peu.

        2.  » Il est prévu qu’ils exportent sous peu, et seront donc totalement indépendants en 2020 niveau pétrole. »

          euhhh c’est pas ce que dit l’EIA du DOE
          cf page 15 du pdf figure 3 et 4
          utiliser un convertisseur comme unitjuggler pour ramener les chiffres dans la même unité de mesure comme des Millions de barils équivalent pétrole
          attention fig 3 c’est par jour figure 4 c’est à l’année
          si je me trompes faites moi savoir

          http://www.eia.gov/forecasts/aeo/pdf/0383%282012%29.pdf ou
          http://www.eia.gov/forecasts/aeo/pdf/0383(2012).pdf

          1. ALors, alors, je suis allé vite parce que c’est compliqué puisque de nombreuses choses sont à prendre en compte. Les USA sont suffisants en charbon (principales réserves mondiales). L’arrivée massives de gaz non-conventionnels aux USA a fait chuter le prix du gaz dans ce pays. Pour le pétrole et assimilé, les USA produisaient moins de 9 millions de barils en 2011 et pourraient en produire au moins 16 en 2020. Mais selon Edward Morse spécialiste de la chose, en comptant les 4 millions de barils importés du Canada, les USA auraient 20 millions de barils/jour pour une demande de 17 millions. Le remplacement du fuel par du gaz pour le chauffage change la donne au niveau de la demande en pétrole, ce qui va permettre aux USA d’exporter. Le Shale Oil est à 0,5 millions de barils par jour en 2011 et il est prévu 3 millions de barils/jour en 2020, le shale oil aura donc dépassé le pétrole conventionnel (sans compter l’ultra profond donc) à cette date.

            Il paraît évident selon ces spécialistes que les fracturations hydrauliques sont en train de totalement changer la donne. Les USA vont se libérer de leur dépendance au monarchies du Golfe. Quant aux monarchies, affirmer qu’elles seront à sec en 2020 est un peu…présomptueux. Elles devaient être à sec au milieu des années 80 pour d’autres en 1990, puis en 2000…il y a un moment où on peut rigoler de ce fameux pic oil qui doit arriver depuis plus de 30 ans… Sachant que les nouvelles découvertes en Alaska, sans compter l’Arctique et les huiles bitumeux redonnent du poil à la bête pétrolière…

            Toutes ces informations sont à lire dans un dossier très complet intitulé « Une nouvelle géopolitique de l’énergie » par Jean-Pierre Favennec dans le N° de Juillet-oaût-septembre de « La nouvelle revue géostratégique », dans tous vos kiosques pour la somme un peu élevée de 10 euros. Mais ça vaut le coup :-)

  2. « Lorsqu’un client demande à sa banque un crédit de 200 000 euros pour acheter un appartement, cela ne signifie pas que la banque va chercher de l’argent dans ses coffres : elle crée 200 000 euros par une simple écriture comptable.«

    Oui, mais pas tout à fait en fait. La banque prête l’argent qu’elle a dans ses caisses.

    Petit exemple :

    ‘A’ possède 1000 euros. Il dépose 1000 euros à la banque. La banque à le droit de prêter cet argent moins un pourcentage de réserve, disons de 100 euros. La banque peut donc repreter 900 euros. Voilà que ‘B’ arrive à la banque et fait un prêt de 900 euros.

    A ce moment là, ‘A’ pense qu’il dispose de 1000 euros et ‘B’ pense lui aussi qu’il dispose de 900 euros, soit 1900 euros en tout. La quantité d’argent n’a pas changer, la banque ne fait que tisser un chemin pour l’argent mais ne crée rien du tout.

    Le drame arrive si B ne peut pas rembourser cet argent à la banque et si celle-ci n’a pas de réserve suffisante pour rembourser ‘A’ des 1000 euros qu’il a déposé….

    Voila, voila…

          1. C’est vrai ce schéma dans la banque « à papa » pour les particuliers grosso-modo c’est comme ça.
            Pour les zinzins c’est autre chose et parfois très très complexe.
            Ce n’est la banque à Papa qui est dans la sur-finance mais le fait que avec les zinzins et les banques d’affaires avec la spéculation pour son propre compte les banques regardent TOUS les clients comme des proies.
            La preuve le commerce traditionnel de la banque ne rapporte plus « assez » notion extremment relative de fat cats mercenaires (attention pléonasme possible). Donc le prêt au particulier bof seulement si crédit à la conso en carabistouille, le prêt aux entreprises ? Pourquoi bouger le petit doigt quand on gagne en trois seconde 1 mois d’activité avec des PME ?
            Bref, la banque n’est plus une banque …. Il manque juste 5 Philippe Le Bel pour leurs botter les fesses et les remettre à leur place.

    1. Ah, si tout était si simple ! Mais non, les banques peuvent bel et bien prêter plus d’argent qu’elles n’en ont. Il y a une regle, je ne sais plus mais en gros elles peuvent avoir prêté BEAUCOUP plus d’argent que ce qu’elles ont déjà eu réellement. Donc au final elle *créent* de l’argent, oui oui.

      1. Vous n’arrivez pas à saisir la différence entre « créer de l’argent » et « création monétaire » ? Bon, c’est pas grave… Mais entre des dettes et de la monnaie, ça n’a rien à voir. Il n’y a pas plus d’euros en circulation, ça vous a échappé ? Donc pas de création monétaire…

        1. Tu es mal réveillé Yovan?
          Ce que dis François me semble pertinent, même si ce ne concerne qu’un petit bout du bouzin.

          Le soucis avec ces sujets, c’est que ça devient hypertechnique très vite.
          Et à moins d’être dans le métier ET d’avoir les couilles de dire les choses telles qu’elles sont (ce qui est rarissime), ça reste abscons.
          D’ailleurs même les techsfi n’y comprennent plus rien sur le « comment-génèse » disent certaines pointures, ils savent juste en fait utiliser les résultantes pour « investir »/conseiller/etc.

          C’est le bordel… :(

  3. Chaud Yovan, chaud…
    Cent fois je me suis posé la question : peut-on et doit-on pour des raisons pratiques dire les mêmes choses sans faire référence à des machins comme Bilderberg, ou le Siècle, ou Brueghel, ou c’est pas ce qui manque.

    Passage vite fait juste pour clap clap
    et pour mettre l’accent sur un nom, un seul,

    NEELIE KROES,
    car très impliquée dans les sujets liés au numérique chers je pense à Reflet et bon nombre de lecteurs,
    ceci au niveau de Le European Reich,
    et redoutablement habile pour enrubanner les parfois trop naïfs au point de faire croire qu’elle et ses proches sont « fréquentables » et « porteurs d’espoirs »,

    cf article et commentaires de mes amours chez Numerama aujourd’hui, exemple parmi tant d’autres,

    distribution de clés Usb DataLove à des « députés » (?)

    PartiPirate demandeur de poste d’observateur à l’OMPI

    y compris.

    C’est dit.
    Pour les peuples!

    1. « Cent fois je me suis posé la question : peut-on et doit-on pour des raisons pratiques dire les mêmes choses sans faire référence à des machins comme Bilderberg, ou le Siècle, ou Brueghel, ou c’est pas ce qui manque. »

      Les Américains en parlent, pourquoi pas nous ? Et puis comme c’est des sociologues de renom qui amènent Bilderberg, quand même…ainsi que des chercheurs sur le courrier international. Pas une bande d’allumé branchés Illuminatis.

  4. « Oui, mais pas tout à fait en fait. La banque prête l’argent qu’elle a dans ses caisses » :

    point du tout John, point du tout, ça c’est dans le meilleur des cas. Mais les possibilités de prêts bancaires vont bien au delà de ta démonstration. Les moins de 10% d’encours par exemple correspondant aux prêts ? Comment une crise bancaire comme celle de 1997 en Asie peut-elle survenir, à ton avis ? Avec des Etats qui ne peuvent pas éponger des dettes des banques égales à plusieurs fois le PIB national.

    Les lignes comptables très larges de prêts sont la règle aujourd’hui et les possibilités de contourner les contrôles excessivement importantes. Le drame n’est même pas là quand la demande de remboursement arrive, il est là tout court, intrinsèquement lié au système financier spéculatif…

    De l’info complémentaire si tu l’avais raté : http://reflets.info/recession-la-finance-ponzi-planetaire-le-crime-organise-boursier-et-les-dark-pools/

    1. ma première phrase était peut être mal formulée ( quand j’ai parlé de « caisse » ) mais l’exemple que j’ai donné reste valable.

      La banque ne fait pas de création monétaire et je ne connais absolument rien sur la crise bancaire asiatique de 1997. :-)

      1. Tout le monde confond « création monétaire » et ligne de crédit, c’est quand même incroyable !
        Ce n’est pas parce que tu fais des opérations comptables que tu crées de la monnaie…

        Les banque prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas : que ça te plaise ou non. Et quand elles se retrouvent à avoir avec trop de lignes dans la partie débit, elle appellent au secours, parce qu’elle n’ont absolument pas la thune : c’est ce qui est arrivé entre 2009 et 2012… Et qui leur prête un argent qu’elle n’a pas non plus ? La BCE ! Et ouais…

        Donc, les banque ne créent pas de l’argent qu’elles n’ont pas, elle font des crédits bancaires avec de l’argent qu’elles n’ont pas. Une dette n’est pas une création monétaire. C’est une création de dette, point. La création monétaire génère de l’inflation, tu as vu de l’inflation toi en Europe, depuis 4 ans ?

        Désormais, comme il n’y a plus assez de garanties sur les bons des Etats, on fait quoi ? On fait racheter des lignes de « débit » à la BCE, qui s’en cogne, parce qu’elle met ça dans une autre ligne. Par prévue à l’origine, mais ils s’en foutent.

        Et ton exemple tiré de je ne sais quel blog est totalement bidon, n’amène aucune compréhension dans le système d’endettement financier spéculatif mondial.

        SI tu regardes les dettes qui circulent sur la planète par rapport au véritable argent qui circule (très peu en comparaison) lui aussi et aux créations de valeurs, c’est colossal du côté dette: la dette fabriquée est en permanence en augmentation, et rien, je dis bien, rien, ne garantit qu’elle puisse être payée un jour : c’est impossible. Je ne parle pas là bien entendu seulement de la dette des Etats, mais de tous les crédits bancaires.

        Understood ?

        1. « Tout le monde confond « création monétaire » et ligne de crédit, c’est quand même incroyable ! »

          Je confond pas mais avoue que la phrase :

          « elle crée 200 000 euros par une simple écriture comptable. »

          … porte pour le moins à confusion.

          L’exemple est tiré de mes souvenirs de la lecture de l’excellent livre de Paul Jorion « l’argent mode d’emploi ». Il n’est pas en contradiction avec ce que tu raconte mais il a le mérite d’expliquer clairement les bases.

          Et pas la peine de s’énerver, ca sert a rien, même si on est malade. :-p

          1. La phrase est celle des Pinçon-Charlot et décrit la réalité : une simple écriture comptable. Et c’est pas parce que je parle comme un charretier dans mes commentaires que je suis énervé. C’est mon « style » comme moi-président. Et le « style »…heu…ça prend du temps pour s’affiner.

          2. Et ben les Pinçon-Charlot ils devraient être plus précis car quand on a pas fait d’étude d’économies, c’est a cause de ce genre de phrase qu’on pense que les banques créent de l’argent à partir de rien.

            Elle décrit une réalité si tu es déjà au courant de comment ca marche, parce que dans ce cas, tu ne confond pas « création monétaire » et ligne de crédit.

            Ca m’a pris beaucoup de temps pour comprendre le fonctionnement de ce système, à cause de phrases comme celle ci, qui entretiennent la confusion. Encore l’autre jour sur France-inter, un invité expliquait que les banques créaient de l’argent « ex-nihilo »…. et ben moi je trouve que l’expression est pourrie et, de même, entretient la confusion entre création monétaire et ligne de crédit.

            Je serai curieux de savoir quel pourcentage de la population francaise sait comment ca marche…

            Voila, voila.

          3. j0hn : tu ne vas pas nous la faire avec des « études d’économies » quand même ? Si tu as étudié aussi longtemps le système, comment peux-tu venir nous dire « Oui, mais pas tout à fait en fait. La banque prête l’argent qu’elle a dans ses caisses. »

            Il n’y a pas de « caisses des banques » ou disons, un tout petit peu via les dépots mais c’est minime par rapport au reste, et surtout ce n’est pas ça qui joue dans la balance : le vieux système bancaire est révolu depuis longtemps. Tu connais les différences entre activités de dépot et activités spéculatives ? Tu sais que la valeur mondiale qui circule est désormais totalement déconnectée de la valeur réelle de l’argent en circulation ? 74 fois le PIB mondial : ce n’est pas de l’ex-nihilo ça ? Comment jouer avec 74 fois avec la valeur (convertible en argent) réelle produite ?

            Il y a bien entendu un maximum « d’argent » créé ex-nihilo : une écriture comptable est une création ex-nihilo, même si ça fait chier ceux qui ont fait des études en économie (bourrées de grosses conneries au passage les études).

            Ce qui entretient la confusion, ce sont les gens qui viennent prétendre que les banques sont actuellement en train de prêter de l’argent qu’elles possèdent, ou encore que la valeur des écritures comptables existe, ou encore que si il fallait rembourser ne serait-ce que le quart des débits ce serait possible. Comment une banque peut-elle miser 5 milliards avec un seul Trader ? Tu crois que la chute de Leiman-Brothers est due à une erreur ? QUe l’argent existait ? Que l’on fait de la « création monétaire », que la planche à billet tourne ? Franchement…

            Le dernier plan de sauvetage de 100 milliards pour les banques espagnoles, c’était quoi ? Les banques espagnoles elle l’avaient mis où l’argent ? Comment est-il parti ? Comment a-t-il été prêté ? Qu’en ont-elles fait dès qu’elle l’ont touché ? Gardé dans leurs « caisses » ? Certainement pas. Elles demandent une nouvelle écriture comptable à la BCE la plupart du temps dans la journée. Pour la faillite de Lehman Brothers : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lehman_Brothers c’est assez édifiant.

            Et là tu piges qu’il n’y a pas de « caisse », ni de création monétaire, mais simplement des prises de position, des « paris » et de la circulation d’écritures comptables, justement : et le problème va venir du fait que rembourser des valeurs qui n’ont pas d’existence réelle n’est pas obligatoirement une bonne idée. Ce que la Grèce va faire d’ailleurs, sous peu.

          4. Et donc, ce que je trouve d’intéressant dans l’exemple tiré « d’un blog totalement bidon », c’est qu’on comprend qu’a partir d’une masse d’argent initiale, on fabrique des masses d’argent de second niveau : on tricote des chaines en fait, qu’on pourra détricoter ou non dans le cas ou l’un des protagonistes de la chaine n’est plus solvable…

        2. Je t’arrête tout de suite, il y a encore quelque temps j’e connaissais rien à rien en économie, j’en suis à peine un peu plus loin. Je suis donc assez bien placé pour savoir ce qui porte à confusion ou non pour le néofite.

          J’ai bien compris comment ca marche, je suis d’accord avec tes explications mais je maintient que la phrase citée et très malheureuse.

          Voila, voila…

  5. NEELIE KROES
    Sa nomination dans l’équipe de José Manuel Durão Barroso fut critiquée par le Parlement européen en raison de nombreux conflits d’intérêts potentiels : elle a détenu un mandat d’administrateur dans 43 grandes entreprises (Thales, Volvo, Lucent Technologies, etc.) et siégé au board de 12 entreprises européennes1. Pour cette raison, il est prévu que Neelie Kroes soit dessaisie d’un dossier dès qu’il fait intervenir une entreprise pour laquelle elle a travaillé.
    Elle a également été mise en cause aux Pays-Bas pour la gestion de son patrimoine immobilier et des relations d’affaires peu claires avec le promoteur Jan-Dirk Paarlberg2proche d’un groupe mafieux dirigé par Willem Holleeder3,4,5,6.
    Sa nomination au poste de commissaire européenne à la société numérique et vice-présidente de la Commission est annoncée le 27 novembre 2009. La communication sur la Stratégie Numérique a été rendue publique le 19 mai 2010.
    Elle est présente aux conférences de Bilderberg, du 3 au 6 juin 2010 à Sitges en Espagne7, du 9 au 13 juin 2011à St-Moritz en Suisse8, du 31 mai au 3 juin 2012 à Chantilly au États-Unis9.

      1. A la hussarde…

        C’est enfantin cher Alain :-)

        Tu regardes droit dans les yeux de Van Rompuy, et tu fais un minimum de psycho sur sa manière d’être, enfin de ne pas être pour être précis

        -> soumis, corruptible, mépris des citoyens, etc

        Du Kroes quoi…

        Ou l’ensemble du Parlement européen, mais là ça demande une prise d’info un peu plus poussée.

        Parce que les coups du genre Acta ouaaaaaaaaiiiiiiiiiiih on a gagné et la démocratie elle a vaincu, hein!, c’est pour les bisounours de la politique, mêmes sympathiques et valeureux :/

        Va mater et bien écouter quelques vidéos de Nigel Farrage sur Youtube, tu vas vite comprendre devant quel parterre de collabos dans l’âme ce mec s’exprime, et en bave.

        ————–
        Aparté : Yovan a un très mauvais effet sur moi, je me mets aussi à perler comme une « racaille » sur Reflets
        lol ;)

          1. Hé ho, je n’ai pas été gras, tu vas me vexer, juste « pop & parlé ».

            Tu as été très bien sur Culture. Pas ampoulé, mais clean et éclairant.

            Tu as une belle voix, tu sais…
            Je déééééconne :)

        1. Je parlais de règles officielles qui normalement s’imposent face à la tentation de copinage, cooptation, détournement…
          S’il y a texte officiel, on peut attaquer en justice une décision, une nomination…

          Farage est un tribun qui fait de grands moulinets avec ses petits bras de leader d’un parti d’extrême-droit british…

          1. Alain, ça vous a échappé, mais le sujet n’est PAS ce Farrage,

            mais EUROPE et DEMOCRATIE.

            Retournez à votre ouvrage, et avec sérieux cette fois!
            C’est la LUNE qu’il faut regarder!!!

            //un peu contrarié par ceux qui regardent le doigt, désolé, surtout ce matin après la décision de la CC allemande et les déclarations de Barroso dans la foulée!

  6. On ne dit pas « complot », c’est très vilain, on dit  » convergence d’intérêts devant naturellement converger sans intention ni intervention réelle d’humanoïdes largement trop bêtes et incompétents pour ne serait-ce qu’imaginer une telle convergence. »

    1. Sauf qu’il a raison : elle ne font pas de création monétaire en tant que tel. Elle créent juste des « trous » financiers…qui se rebouchent. Tu me diras, c’est pas mieux. Celui qui utilise le crédit bancaire n’amène pas en réalité de nouvelles valeurs, le système est artificiel, cet argent apparaît puis revient et disparaît :il n’a jamais existé en tant que tel…même s’il a fait vivre des gens entre temps…

    2. Parmis tous les « spécialistes » de l’economie, je trouve que Paul Jorion est l’un des rares qui explique les choses clairement. Ce qui est loin d’être le cas de la majorité des soit disant « experts »…

      1. J’ai compris pas mal de choses en lisant « Le commerce des promesses. Petit traité sur la finance moderne » de Pierre-Noël Giraud

        Après, je suis loin d’être expert, j’ai même du mal avec certaines notions donc je ne m’avancerai pas a dire si c’est un « bon » bouquin ou pas, appréciation de toute façon subjective.

  7. Ben, ma mère, dans sa grande sagesse, dit :
    « Puisque l’orthodoxie monétaire, et donc la rigueur ont échoué, pourquoi n’essaie-t-on pas le laxisme monétaire ? »

    C’est vrai, au moins ça créerait des emplois et ça occuperait la « masse »… non ? (provoc inside)

    Sinon, vous connaissez ce site : http://www.syti.net/Topics.html ?
    Vous en pensez quoi ?

  8. De la merde en barres… très peu lisible le bleu sur bleu en plus.
    Il n’y a que des affirmations paranoïaques additionnées les unes aux autres.
    Pas que tout soit faux ou bidon, mais ce genre de vision est cruellement fermée, avec des amalgames qui desservent totalement les analyses sérieuses sur la corruption, les arrangements de haut niveau et les orientations politiques fabriquées.

    Donc, non, pas preneur du tout.
    Je lis nouvelle revue géostratégique en ce moment : c’est beaucoup plus édifiant, et surtout mieux documenté :-)

  9. Les propos tenus lors des réunions du Bilderberg ne sont évidemment pas publiées. Un organisme protégé et financé (?) par les deniers publics de divers pays, qui reste opaque et inaccessible, donc. Légère contradiction…

    Concernant le silence de la presse française, un exemple éclairant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Groupe_Bilderberg#D.27apr.C3.A8s_4_sp.C3.A9cialistes_g.C3.A9opolitiques_fran.C3.A7ais_et_un_journaliste_.22chevronn.C3.A9.22.2C_le_Groupe_Bilderberg_n.27existe_pas.21

  10. Il est amusant de voir comment Yovan commence toujours ces billets: par une mise au point sur le fait que lui est un éclairé parmi les crédules, au mieux, abrutis au pire. Je ne dis pas qu’il a tort, il a surement raison(sur le fait qu’il est plus averti que d’autres) mais je suis sûr qu’il sait aussi que le style utilisé n’incite pas vraiment à l’apprentissage. D’autant plus que ce sujet (Bildeberg) a été traité par basta, mediapart (de mémoire) et d’autres (et même certains -trop peu et en surface – médias mainstream) et je suis certain que la plupart des lecteurs de Reflets connaissent au moins l’existence de ce groupe d’oligarques, les autres, ils le trouveront « conspirationniste » (car c’est pas parce qu’on dit qu’on l’est pas qu’on l’est pas), et Yovan ne nous apprend rien, ou si, il nous a appris que Hollande François a un « influent PDG » comme ami personnel…
    Sujet pour ton prochain article : Mélenchon est franc-maçon…

  11. Et oui, tout n’est qu’histoire de style, comme avec l’interview du président sur le Monde de vendredi : le fond n’a pas d’importance, c’est la forme qui prime. Le sujet Bilderberg n’est pas le centre du papier, le sujet est la réalité des conférences type Trilatérale, Bilderberg réelles, puis surtout de qui y siège, et de voir que des décideurs politiques européens y sont. Dont un PDG ami de Hollande. Mais le plus intéressant n’est pas cette info, plutôt celle de « Parmi les membres d’instances de l’Union Européenne participant à la rencontre de Bilderberg de 2012, on trouve : le vice-président de la Commission Européenne et Commisssaire Européen à la Concurrence Joaquín Almunia, le Commissaire Européen au Commerce Karel de Gucht, la Commissaire Européenne chargée de la Société Numérique Neelie Kroes et le Secrétaire général exécutif du Service Européen pour l’Action Extérieure Pierre Vimont. »

    Et des décisions qui arrivent côté européen, français etc…

    Ensuite tout le monde n’est pas au fait de Bilderberg, et de nombreux commentaires reléguaient sur Reflets le club de Bilderberg à la théorie du complot. Cet article tente juste de rétablir des réalités pour sortir des discours tranchés qui occultent cette partie du problème politique actuel.

    Mon style est volontairement provocateur, mais j’assume : s’il agace, c’est ainsi, je ne vais pas non plus me mettre à faire du papier qui brosse tout le monde dans le sens du poil juste pour que le petit égo de ces messieurs-dames ne se sente pas trop froissé. Faut quand même pas déconner non plus. Et puis il ne faut pas trop se sentir visé non plus : je fais des intro un peu générales et provocantes, chacun peut s’y reconnaître ou pas. Quant à mon ego, très franchement, j’ai passé l’âge…

    1. le fond du probléme c’est bien celui qui était dénoncé , y a des lustres, dans « le président » avec ce Gabin énonçant la longue litanie des intéréts des uns et des autres …
      Ils représentent le peuple, parait il?
      en fait ils défendent les intérets de leurs copains de bistrot …
      le probléme, c’est qu’on ( nous les dans grades) fréquente plus les mêmes qu’eux depuis belle lurette …
      Mon député, y voit plus souvent le président de la CCI que l’habitant de HLM … et quand il rencontre l’habitant de HLM, il sait qu’il n’appartient pas au même monde !

    2. « Ensuite tout le monde n’est pas au fait de Bilderberg, et de nombreux commentaires reléguaient sur Reflets le club de Bilderberg à la théorie du complot.  »

      Pas que sur Reflets hélas… et il est intéressant de noter que le but est ni plus ni moins que d’empêcher le débat d’idée…

      Le principe est exactement le même quand une critique est émise envers la politique étrangère d’israel, elle vient forcément d’un « antissemite ».
      Critique envers la politique étrangère américaine vient forcément d’un « anti-américanisme de base ».
      Pareil quand on remet en cause le bien fondé des interventions militaires au nom des droits de l’homme….

      L’unique but est de tuer dans l’oeuf l’hypothétique débat d’idée… et souvent ça fonctionne….

      Désolé si c’est un peu HS ;)

  12. Merci pour ta réponse. Et aussi de pointer ce qui te paraissait le plus pertinent dans ton article ;) En parlant de fait que tu te plaçais au dessus de la mêlée, je voulais plutôt dire que le caractère informatif de ton billet peut s’en trouver affecté. Et pour l’égo, il faut faire attention, il peut aussi prendre de l’importance avec l’âge ;) Il n’y a qu’à voir un FOG, un Joffrin … Mais loin de moi l’idée de te comparer à ces personnes hein, Reflets servant à moi et bcp (trop peu encore malheureusement) d’autres d’échappatoire de ceux-là justement. Le problème se trouve, je pense, à ce niveau. Qu’on le veuille ou non, tous les médias alternatifs cumulés n’arrivent toujours pas à avoir l’audibilité qu’ils méritent. Pourquoi? Pourquoi à la naissance de Mediapart, les « journalistes » ont commencé à le dézinguer sur toutes les ondes? Traitement pire avec Wikileaks. Vous qui êtes surement plus proche des sphères médiatiques que nous autres lambdas, comment sont justifiés l’absence de sujets très importants traités ici ou là, sur leur support? Pourquoi ne pas aller sur leur terrain( papier, télé,…) puisque s’agissant de sujets sérieux, la masse puise ses informations là dedans? Perso, je suis prêt à mettre ma dime.

  13. « Pourquoi? Pourquoi à la naissance de Mediapart, les « journalistes » ont commencé à le dézinguer sur toutes les ondes? Traitement pire avec Wikileaks. Vous qui êtes surement plus proche des sphères médiatiques que nous autres lambdas, comment sont justifiés l’absence de sujets très importants traités ici ou là, sur leur support? Pourquoi ne pas aller sur leur terrain( papier, télé,…) puisque s’agissant de sujets sérieux, la masse puise ses informations là dedans?  »

    Réponse : On était sur F.Culture samedi dernier avec Bluetouff : http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-faut-il-reformer-les-hackers-2012-09-08

    Mais pas pour la gloire, ni pour se la jouer, simplement pour rendre plus audible notre pratique informative, notre démarche et ce sur quoi on bosse.

    Sachant que Yovan Menkevick n’existe pas, c’est une invention littéraire. Donc, celui qui parle derrière le masque de Yovan Menkevick n’en retire absolument rien. Différence sensible avec FOG ou Joffrin…

    On manque de moyens, mais on se démerde pour aller sur leur terrain. D’ailleurs on a des projets en cours pour être sur les ondes de façon récurrente et faire parler pas mal de monde. L’absence de sujets traités est due à de nombreuses choses, entre autres une forme d’auto-censure établie par les journalistes eux-mêmes. D’ailleurs, je ne peux pas avoir un style Reflets ailleurs avec ma vraie identité, mais j’essaye de traiter plein de choses autres que du mainstream. Pas jusqu’au point de ce que je traite à Reflets, bien entendu. L’info est un truc compliqué. Les moyens manquent, les habitudes sont bien ancrées. C’est à ceux qui en ont marre de ces pratiques d’en créer d’autres et venir proposer des nouvelles formes d’information. Ce que l’on tente de faire ici même. Ceux qui sont payés pour faire de la dépêche AFP remaniée, font ça…parce que c’est plus simple et moins risqué. C’est ainsi. Mais à nous de bouger les lignes. Et aux lecteurs preneurs de ça de soutenir et faire circuler la chose…

    1. Passage éclair, mais je lis à peu près tout je crois, sous le billet de Stanislas y compris…

      Vous êtes « beaux » sur Place de la toile, sincèrement :)
      J’ai écouté ça avec beaucoup de concentration, hommages.
      Pfiiiiou… Le manque de « culture »? « politique »? (guillemetsx2 + ?x2 = wtfx4), ça doit faire peur à certains pas très clairs, je pense bien entendu à ceux qui font profession le « politicaille ».

      Qu’ils tremblent en effet, AMHA l’histoire a déjà tracé les grandes titres de chapitres!
      C’est au niveau du timing de la roadmap que ça devient inaccessible aux petits humains, forcément. Bah.

      — « Quoiiiiii Amicalement? »

      Je sais, je sais, c’est même, plus maïeutique là, c’est ésotérique carrément. Laissez tomber, je file sous ma douche là ;)

      Bises à tous.

      Et à bientôt.

  14. Hackers, informaticians OR NOT,

    Focus on political culture and spirit within present spanish people.
    It at this moment is the brightest and coolest people.
    Link to indignados & related, online and IRL.
    Take care of EVERYTHING which comes from France and would intend to lead « politics » or « political culture ».

    http://www.youtube.com/watch?v=dz6B9x5aJq0
    El pueblo unido, jamás será vencido

    This is really contributing to hack and create new Democracy Deal.

    1. Non, Yovan, il va falloir de te contenter de Féminité pour l’amour
      Comme moi d’ailleurs -:)

      Tu diras à Blue qu’il a une belle voix lui aussi, sauf si ça te stresse de ne pas être le seul à être beau de la voix -;)

    1. Je suis en train de te préparer une réponse qui demande quelques minutes -:)

      Ce n’est pas du texte – clin d’oeil

      Pour mémoire, je t’ai dis que je considère les disons moins de 30 ans comme l’espoir pour ce qu’il y a à faire ; ils sont largement « émancipés » des grilles et récitations devenues inadéquates.

      Les plus de 30/35 ans, bien trop souvent, mais pas tous dieu merci, sont déjà bardés de références.

      Certains parlent de « culture politique »…

      J’y vois surtout des habitus.

      A tout de suite -:-)

  15. J’ai bien aimé ton lien particulièrement « Father on Earth »! J’ai dégusté du Bauhaus, alors forcément…

    Piste? Où s’arrête t’elle?
    Et où commence t’elle?
    Je préfère penser trajectoires qui vont d’avant et là à ici et maintenant.
    Un extrait de trajectoires, exemple…

    Ma Non Troppo Erotico ouvrait des voies en douceur et séduction

    1. Bizarrement passe9 inapere7u en France . Non, ce n’est pas birarze. Cela en dit long sur la veille scientifique des journalistes frane7ais et sur le peu d’appe9tit des me9dias frane7ais pour ces domaines pourtant si importants et si prise9s de leurs lecteurs. Il y avait des articles sur le sujet partout dans la presse anglo-saxonne de8s jeudi. Il ne faut pas s’e9tonner que la presse frane7aise aille mal quand elle montre si brillamment qu’elle ne fait pas correctement son boulot

  16. Sur la forme:
    – J’aime le style gras, décontracté, et grattouillant, « mieux vaut en rire que d’s’en foutre » comme dirait un grand penseur moderne français (un mec ‘super’ pour les esthètes).
    – Bilderberg, avec le référencement gogole ça va faire le beuz grave ton article, bien joué…

    Sur le fond:
    – le coup du pognac fabriqué d’un coup de braguette magique (je n’ai pas ton talent), c’est effectivement un vieux truc bien connu et ça s’appelle Bâle 3 comme 3% passés à jsaiplutrô, donc voui c’est expliqué dans n’importe quel bouquin de cm2 spécialité éco, mais c’est vrai que c’est tout sauf suffisant, exemple des frères Lehman et leurs fonds propres qui dépassaient, au moment de leur exécution, le critère d’avant Rocky 4 (voui je n’ai pas ton talent). Malheureusement, j’ai bien l’impression que le crédit, et incidamment la consomation, ou vice-verse, font partis des moteurs de notre croissance, qui devient, de par le fait, poudre à l’oeil. Et mon humble opinion sur le sujet est que cela est plus une (des) conséqence(s) de notre modèle de croissance basé sur la consomation: hopla raccourci consomation -> endetemment déraisonable (pabien), alors que par exemple innovation ->(rait) endetemment sustainable (bien). A développer.
    – les Bilderberg y font des réunions secrètes, ouais, les franc-mac’, le rotarry-club et l’amicale de la pêche à la mouche lassipontoise aussi… Et il y a des mauvaises langues qui disent que la démocratie, le droit des votes aux gonzelles, l’abbolition de la peine de mort toussa ont été discutés chez les franc-mac (certaines passation de marchés publics douteux aussi). Bon ch’sais pas si c’est vrai (peut-être un contre-complot?), et j’en ai rien à foot. Mais que des gens influents discutent discrètement de faits de société entre eux, c’est quoi la différence si ils buvaient l’apéro au bar du coin ? Je ne dis pas c’est bien ou c’est pas bien, c’est comme ça, l’homo sapiens a envie de gloser avec des gens qu »il estime être de son rang. J’discute bien avec des poivraux au bar du coin (comment ça le fruit de nos discussions n’ont pas d’impact sur la société??? comment ça j’suis un poivreau???)
    -le méchant média « mainstream » contre le gentil média « outsider »… Ah la bande de rêveurs que voilà, les gens n’ont pas envi de réfléchir, la paraisse intellectuelle fait que l »outsider » le restera encore longtemps, alors le « mainstream » y fait son beurre en effleurant les sujets. Il faut être actif face au média, le léger avantage de la presse écrite où de l’internet est qu’il va à la vitesse de son lecteur, à comparer avec la téloche/radio qui « impose » son rythme. Mais malgré tout, la paresse intelectuelle prends le dessus, cf les théories du complot et autre attrape gogos qui fleurissent sur internet car le susdit gogo ne lira que les articles le confortant dans ses convictions.

    Voilà, je vais finir ma bouteille de pif en buttinant les articles là-bas:
    http://www.ritholtz.com/blog/2012/09/10-monday-am-reads-30/

  17. Yovan,

    je te recolle juste ce truc, avec une « petite poignée » de gens sur une place…
    Et puis comme je suis certain que tu suis l’info, tu auras noté le nombre dingue de trucs malins qu’ils font en espagne, les espagnols.
    Et puis il y a moins de poivrots c’est connu chez les espagnols, et surtout tu as remarqué comme dans la vidéo ils sont « NEUTRES et CONCENTRES » pour la plupart ces humains, ces gens de TOUS AGES et SANS DECALCOMANIES pour simples d’esprits.
    Emancipés quoi…
    ‘nuit

    ————

    Hackers, informaticians OR NOT,

    Focus on political culture and spirit within present spanish people.
    It at this moment is the brightest and coolest people.
    Link to indignados & related, online and IRL.
    Take care of EVERYTHING which comes from France and would intend to lead « politics » or « political culture ».

    http://www.youtube.com/watch?v=dz6B9x5aJq0
    El pueblo unido, jamás será vencido

    This is really contributing to hack and create new Democracy Deal

      1. Eh bien comme quoi! -:)

        Ils ont fait beaucoup de choses depuis mai aussi ces très intéressants espagnols.

        On aura l’occasion d’en causer j’espère, dans l’optique non pas meta-nimportequoi, mais passerelles. Il y a en France quelques une qui manquent à mon avis entre hackers Pc&Net et divers, mais tout à fait convergentes et cross-nourrissantes.

  18. Ha tiens je vois qu’il est question de Zbigniew Brzezinski dans l’article, l’auteur du tittytainment :

    En septembre 1995, à l’initiative de Mikhaïl Gorbatchev un ensemble de 500 personnalités se regroupe pour discuter des grandes orientations planétaires, parmi lesquelles Zbigniew Brzezinski. L’une des évidences que l’assemblée reconnaît est que seulement 2/10eme de la population mondiale suffira à maintenir l’activité de l’économie mondiale. Que faire des autres ? Zbigniew suggère alors raisonnablement le tittytainment (de entertainement : divertissement, et tits : seins en argot américain). Il s’agissait tout simplement de définir un «cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettant de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète ».

    Les grands décideurs décident : ce sera le tittytainment ; les principaux médias, pour la plupart propriété des grands décideurs, médiatisent.

    Au vu -par exemple- du contenu actuel des programmes de télévision, pour ce qui concerne le « cocktail de divertissement abrutissant » je pense que l’idée de Zbigniew Brzezinski et de ses copains de classe a fait son chemin ….

    Ce colloque est présenté en détail dans le piège de la mondialisation un livre de Hans-Peter Martin et Harald Schumann. Un extrait est disponible sur le blog mediapart de Roger Evano , extrait dans lequel on retrouve l’ami Brzezinski et sa brillante idée, mais aussi quelques patrons de compagnies informatiques telles que HP ou Sun, c’était en 1995…

    1. Bon rappel en effet. Je connais cette thèse.

      D’où l’importance du revenu citoyen comme contre projet (cf Stanislas),
      mais ceci dans le cadre d’un projet de société plus général car sinon c’est boiteux je crois bien,
      et projet qui en tout cas s’est affranchi des mé-jugements sur la réalité « monétaire » et politique de BCE et Europe(cf Stanislas).

      Juste pour causer, hein.

        1. Vu, merci.
          On m’avait parlé de cet appel, ailleurs. Comme quoi, les réseaux…

          Très mauvais accueil dans l’ensemble de la classe des politiciens professionnalisés, non? Sauf pour « faire genre », quelques uns…
          (Boutin du bout des lèvres mais bon les lèvres de Boutin, Villepin mais idée massacrée mais bon Villepin, quelques uns à EELV je crois mais bon EELV!)

          1. Il n’y a pas grand chose à attendre des politiciens professionnalisés. La seule chose qui les motive est le réseau auquel ils accèdent. Le bien commun c’est pour le folklore. Vous pensez bien qu’une fois pénétré dans les sphères de pouvoirs, le gueux lambda (90% des citoyens), ils en ont un peu rien à foutre. Parfois les gueux se mettent à gueuler, alors la ouais, faut lâcher un peu du leste pour faire genre. Pour que rien ne change moyennant une petite concession.
            C’est aux citoyens d’agir, c’est sur nous qu’il faut compter et pas à une quelconque délégation de pouvoir. C’est pourquoi il est important que nous tissions un réseau puissant de citoyens. Dans chaque ville former des groupes. Sans leader mais avec des personnes intègrent, intelligentes et sans intérêts personnels autres que l’envie, le courage et le bonheur d’oeuvrer à la transformation de la société pour le bien commun.
            N’allez pas vous perdre dans quelconque structure pyramidale de type partis politiques, syndicats, associations, sectes … Sans quoi vous retomberez dans les travers de la subordination, de la corruption et du dirigisme.

  19. En appui aux rave party de Bilderberg, via la trilatérale ou le grand rassemblement de Davos, là où nos dirigeants européens vont aux ordres pour ensuite appliquer avec zèle les nouvelles orientations, d’autres mécanismes existent pour la mise en oeuvre des orientations définies lors de ces sympathitiques réunions internationales.
    L’a.g.c.s., par exemple, accord général sur le commerce des services , issu de l’organisation mondiale du commerce, définit un certain nombre d’accords commerciaux à l’échelle mondiale. Ces accords portent sur l’agriculture, les droits de propriété intellectuels, la gestion des services, les tarifs douaniers.
    C’est le sous-ensemble gestion des services qui est regroupé sous le terme d’agcs. Dans ce cadre les services concernés sont “tous les services de tous les secteurs, à l’exception des services fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental” (article 1-3-b). Mais pour pouvoir échapper totalement à l’AGCS, un service doit être fourni par le gouvernement « ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de service » (article 1-3-c). Seuls sont donc exclus formellement la police, l’armée, la justice, la fiscalité.

    Depuis 1995, ces accords sont « négociés » tous les 5 ans dans le cadre de rencontres prévues à cet effet par l’omc, rencontres qui renforcent les accords précédents, et qui définissent les objectifs pour les 5 prochaines années. Les pays signataires de l’agcs (153 en 2010) s’engagent à libéraliser les secteurs des services, notamment l’éducation,la santé, la gestion de l’eau… En réaction, certaines communes se déclarent « zones hors agcs » façon symbolique de montrer leur désaccord avec cette libéralisation forcée.
    Concernant l’éducation, voici en 2002 la déclaration du Dr Andris Barblan, de l’Association européenne des universités (qui regroupe les présidents des universités européennes et participe activement au processus) : « La reconnaissance et la comparabilité de différents systèmes d’enseignement supérieur, nationaux ou autres, représentent une étape nécessaire de collaboration avant que les pays puissent s’accorder sur la comparabilité des actions qui est nécessaire pour l’application de l’AGCS. Lorsque les deux premières étapes de coopération seront accomplies, les procédures de l’AGCS pourront être appliquées, grâce à cette nouvelle confiance entre les acteurs, devenus partenaires dans le champ de l’enseignement supérieur.»
    Ainsi remanié, le système éducatif (ici européen) se marchandise et se trouve prêt à entrer en concurrence avec le reste de la planète. En pratique en France, c’est par exemple la mise en place de la L.R.U. qui ornanise l’application de l’agcs.
    Ces accords sur le commerce des services ne touchent évidemment pas que l’éducation, mais aussi la gestion de l’eau, la fourniture d’énergie, de l’électricité notamment, les services de santé, etc… Les règles définies par l’agcs sont ensuite appliquées par les états membres, et ont comme principale conséquence la privatisation des services dits « publics », c’est à dire comme faisant partie du bien commun. Le bien commun devient ainsi un produit commercial comme un autre, sur lequel on va pouvoir réaliser de juteux bénéfices.

    La France n’est pas directement représentée à l’omc, c’est l’union européenne qui s’en charge. Le représentant européen étant le socialiste Pascal Lamy, Monsieur Lamy est présent lors des réunions Bilderberg de 2011 et 2012 en tant que directeur général de l’omc.

    Les règles établies et respectées par les pays signataires transforment petit à petit par rounds successifs (les rounds sont ces cycles de 5 ans dans le vocabulaire agcs) les services publics en produits marchands, qu’il faut harmoniser, équilibrer afin de pouvoir ensuite les comparer pour les mettre en concurrence. Mais soyons rassurés, l’omc se défend d’une telle attitude en produisant régulièrement des documents démontrant tout le bien que l’on peut attendre d’une telle organisation.

    Voici pour terminer une partie de la foisonnante documentation disponible sur le site de l’omc. A environ mi page, on trouve la ligne « Annexe 1B Accord général sur le commerce des services » suivie de plusieurs liens, le lien nommé pdf affiche l’ensemble des règles de fonctionnement de l’agcs.

    1. :)

      Dans le fond, à quoi sert de donner encore 1 euro de subvention à la presse tradi sur papier ou en ligne?

      Pour que des choses aussi informatives que celles que DONNE Kride sur Reflets ne desservent pas les soi disant représentants et portes paroles officiels en informant les citoyens?

      Je crois bien, en fait, que ça se résume à ça, de manière aussi nauséabonde et post-démocratique que ça, car la question du nombre d’emplois en jeux est résolvable autrement!

  20. Parfois, ces histoires de speculations me rappellent la blague du collier.

    « Un jour, un homme voit un ami acheter un collier 1000E. Connaissant le sens des affaires de son ami, il se dit qu’il doit valoir bien plus. Il l’approche et lui achete le collier 2000E.
    Cela dit, l’ami se demande s’il ne s’est pas fait avoir. Le lendemain, il retrouve donc son ami et lui rachete le collier 3000E.
    La ronde continue quelques jours…
    Arrive un moment ou l’un des hommes revient voir son ami pour lui rerereracheter le collier… Mais la son ami lui qu’il l’a vendu 10000E a un etranger.
    – Comment, tu as vendu une affaire qui nous rapportait 1000E chacun chaque jour? »

    La speculation, ca me fait penser a la meme chose. Un agent achete… n’importe quoi en fait. (Petrole, « petrole virtuel », devise, titre, …) Le titre est revendu plusieurs fois, un peu plus cher a chaque transaction sans la moindre creation de valeur. Quand le produit est un bien reel, son prix a augmente de plusieurs unites sans qu’il n’ait ete transporte, modifie ou consomme. Ajoutez les cas ou la rarete est « organisee » (cela va parfois jusqu’a la destruction de nourriture…) et vous pouvez facilement etre degoute par ce « milieu autorise ».

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