L’homme, la fourmi et le salaud

C’est drôle. Enfin non ce n’est pas drôle. Depuis peu, autour de moi, des hommes qui tombent. Des types et des femmes qui vont, un peu stressés, à leur entretien d’évaluation, leur analyse à 360
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21 thoughts on “L’homme, la fourmi et le salaud”

  1. Effectivement le monde de l’entreprise est ce qu’il y a de plus cruel et mal sain. Plus t’es corrompu plus ton ascension sera fulgurante. Ce monde de l’argent à tout pris, de la compétitivité est monde de robot-humain. Ces sourires mieleux, ces mensonges perpétuels, ces humiliations quotidiennes asservissent le mental le corps tout ce qui est humain en fait. La plupart des gens ne remettent même pas cause cette façon de considérer le travail. Tout processus qui engendre la tristesse le malheur les problèmes de santé est tout sauf un travail.
    Les hauts-cadres l’ont bien compris: le groupe ne réfléchit pas de la même manière que l’individu. Il ne réfléchit pas fonction de ce qui est effective mais en fonction de ce qui est communément admis. Facile de socialiser des gamins dès 3 ans: le matin devant la télé, le milieu de matiné devant un prof dans une classe, le midi à la cantine avec de la bonne viande de préférence, je passe …. et le soir plus tard sur les réseaux sociaux.

    Passons pour cette digression.

    Ces travailleurs dont tu parles n’ont même pas un dos que je dirais ferme. Ils restent dans des positions qui déforment leurs corps. Les maladies viendront à la quarantaine. Mais t’inquiétes! Maintenant les écoles (d’info) ça va être gratos. Il y en aura d’autres. Pour en revenir à leur corps, ces êtres, détruit sans s’en rendre compte, ne recoivent plus rien ne ressentent rien. Ils deviennent insensibles à la nature et à la compassion. Ils vivent de peur, aussi de plaisirs éphémères. Ces petits plaisirs, je t’en cite: se vider ce soir, aller au macdo, s’acheter une tablette. Il faut tout de suite oublier la (co)-création, l’intelligence, la compassion ça c’est pour les bizounours. Ceci n’existe pas dans le monde réel ou illusoire c’est selon.

    Faut avoir du courage pour attaquer de front la société du travail admis par le groupe. Je te félicite.

  2. Beau texte, mais ces apprentis salauds, je n’ai aucune pitié pour eux.

    Ils ont accepté un deal de salaud pour devenir salaud comme tu le dis. C’est facile de venir pleurer ensuite alors qu’à la base ils ont accepté de mettre une pression maximale voire d’harceler et de pousser à bout leurs subalternes.

  3. « 1% des plus riches détiennent 46% du patrimoine mondial. »

    Ca fait froid dans le dos hein?
    Pour ceux qui veulent des précisions à ce sujet, je vous invite à regarder cette vidéo très bien faite qui dénonce la répartition des richesses aux USA : http://www.youtube.com/watch?v=QPKKQnijnsM (attention : vidéo en anglais uniquement).

    Petit proverbe d’Indiens d’Amerique Centrale (il me semble) :
    « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas. »…

    1. « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas. »…

      mais on sera devenu tous des machines donc plus besoin de manger sauf pour les quelques hommes du néandertal!! ces chimpazés du futur qui auront refusé de se cybernétiser!! ces nouvelles tribu papouasiennne en voie de disparition que l' »homme optimal » viendra visiter en safari pendant les vacances en disant: « ils n’ont pas su se passer de nourriture! s’adapter ou disparaitre! voilà la seule vrai loi que tu doit retenir fiston »

      1. Quel est l’intêret de cela? N’aimes-tu pas déguster un bon repas?

        Le transhumanisme me dérange fortement car il est, pour la plupart du temps, prôné par des personnes qui n’ont pas conscience de l’incroyable expèrience qui nous est offert de n’être, justement, que de « simple » Humains cherchant à comprendre l’Univers depuis leur toute petite place.

        Mais j’essaierai d’expliquer ca à la prochaine update de ton kernel…

  4. Je ne suis pas sûr que prendre l’exemple de la nature, soit une bonne chose. Les fourmis ont effectivement des esclaves et les faibles dans un groupe animal sont généralement abandonné plus que sauvé.
    Mais sur le fond je suis d’accord, d’autant que mon frère en est le parfait exemple, cadre commercial d’une grande entreprise, il a été promené de part de le monde pour vendre et vendre et encore vendre avec les fameux objectifs et la pression qui va avec.

    Alors comme dit plus haut, il a accepté, personne ne l’y a obligé. C’est vrai. Il tenait à son niveau de vie plutôt aisé. Mais il avait le choix, on l’a toujours.

    Et puis l’année dernière, paf! Brun Out! accident vasculaire cérébrale et là… plus rien.

    Une semaine après quelqu’un le remplaçait. Personne ne s’est vraiment soucié de ce qui lui arrivait.
    La roue est crevée, on la change…

    La citation de l’indien Cree est extraordinaire c’est une de celle que je préfère.
    Quand comprendrons nous que l’argent ne se mange pas?
    Peut-être quand nous aurons perdu toute « humanité »

  5. Voilà un post tout à fait pertinent. Je n’y verrais rien à redire s’il avait été écrit par un gosse de 13 ans, mais passé 20 ans, on est quand même dans la naïveté pathologique là.

    Et après, quoi? Tu nous fais un billet pour nous dire que c’est la gravité qui fait tomber les trucs par terre?

    1. En même temps moi la naïveté pathologique j’aime bien. Ca donne plus souvent des Prévert que des Dassault. Du coup, ça fait moins de mail.
      Quant à ta gravité, mon VDD d’amour, elle est effectivement renversante…

    2. Bonsoir,

      Avoir la naïveté de penser que la vie est injuste ??
      Pfff, « Habituez-vous ! » répond Bill Gates à des collégiens …

      Tu dois avoir raison, Truc, même Billou le dit.

      Mais apparemment, l’auteur ne s’habitue toujours pas.

      « Ah ça ira, ça ira, ça ira », un petit air qu’on fredonnerait volontiers ces derniers temps :-D

  6. Ca me fait penser à la lecture de Dejours « Souffrance en France ». Puis tant de rictus, de peines et de témoignages de ceux sommés de se maintenir dans ce flot ou bien finir on ne sait où.

    La peur au ventre, l’incertitude du lendemain, tu m’étonnes. Le démantèlement du lien social et le meurtre symbolique, en prime.

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