Les illusions d’optique des titres d’identité « sécurisés »

A la mi-décembre, le gouvernement a fait preuve d’une franchise inhabituelle. Environ 10% des passeports biométriques en circulation seraient des faux, selon un « dossier » qui a fait la une d’un grand journal d’investigation, Le Parisien.
Abonnez-vous ou connectez-vous pour lire le reste de cet article
Twitter Facebook Google Plus email

19 thoughts on “Les illusions d’optique des titres d’identité « sécurisés »”

  1. Ça ne change pas la volonté primaire derrière le passeport bio : non pas qu’il soit infalsifiable, mais qu’on ne puisse plus le voler.

    Comedec est en place depuis un bout de temps maintenant, et les préfecture font (doucement) le passage vers ce fonctionnement, qui permet d’éviter les abus.

    Le maillon faible reste et restera l’humain, que ce soit l’agent dans la mairie, ou l’agent qui vérifie les données sur le serveur avant de lancer la production du passeport.

    Rien à voir, mais pour information, le correctif qui permettait de n’envoyer que deux empreintes au lieu des huit à la base centrale est en production depuis novembre (peu ou prou) (l’ACT ne faisait pas son boulot)

  2. Effectivement, et ce n’est pas une découverte pour ceux qui se sont penchés sur la question, le maillon faible du dispositif est (était ?) l’extrait de naissance.
    A ce titre, on ne peut d’ailleurs guère parler de « faux passeports », mais de vrais passeports, basés sur de fausses identités.
    Après, vouloir faire mieux et « plus sûr » en massacrant le service public comme c’est fait actuellement, faut pas rêver.

    Hors sujet : vous avez vu cet artile ?
    http://www.20minutes.fr/high-tech/848387-anonymous-jouent-peres-noel-piratant-informations-bancaires

    1. Ce qu’il y a de plus rigolo c’est que la procédure est très aisée à sécuriser : au lieu de demander à la personne son acte de naissance, il suffit de le demander directement à sa mairie de naissance. Hop, plus de man in the middle possible.

      La plupart des procédures administratives requièrent du demandeur un marathon d’obtention des papiers et constituent une faille de sécurité grandiose. Les fonctionnaires feraient leur boulot, à savoir mettre en place des procédure de communication entre les différentes administrations, ça n’arriverait pas.

      1. Accessoirement, cette histoire d’extrait de naissance, qu’on nous demande maintes fois dans une existence, m’a toujours fait marrer, ou pleurer, selon l’humeur du jour :
        ne pouvait-on imaginer, il y a déjà fort longtemps, en fabriquer un + ou – « infalsifiable », qui soit fait une bonne fois pour toute ?
        A bien y réfléchir, il semble n’être né qu’une seule fois, toujours le même jour, au même endroit…

  3. J’ai fait mon passport il y a 1 an, je vais a la mairie demander un acte de naissance, puis vais pour faire mon passport, et la, ils me l’on même pas demander.

    Merde je me suis déplacé pour rien a la mairie.

  4. « Même si ce « contrôle de légalité » concerne toute la chaîne de vérification des procédures dans les préfectures, cela révélait au grand jour un maillon faible évident dans la délivrance des titres d’identité. »

    Rien. Compris. Du. Tout.

    Quel rapport entre le contrôle de légalité des décisions des conseils municipaux et les actes de naissance???

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *