Il paraît que la Loi de programmation militaire vous protège…

Mais pourquoi t’inquiéter, internaute ? La France ne fait pas d’écoutes massives, promis, juré, craché, si je mens, je vais accéder à  un poste bien sympatoche en enfer, parole de spécialiste de la surveillance. C’est
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

14 thoughts on “Il paraît que la Loi de programmation militaire vous protège…”

    1. La « démocratie » n’est pas ce système globalisant qui découle de la révolution bourgeoise, aussi appelée révolution française de 1789 ?
      Ce système permettant à une classe privilégiée de garder et de renforcer ces acquis ?

  1. Réfléchir là dessus en cette période de fin d’année : quand on écoute tout le monde, on écoute personne en particulier …

    Il n’y a pas d’atteinte à la vie privée ici.

    1. Je pense que vous vous trompez. L’accumulation d’informations permet à ceux qui surveillent de faire ressortir des masses de données sur une personne ou une autre avec un historique. Selon leur bon vouloir.

      Notez par ailleurs que votre projection digitale est autre chose que votre personnalité et que vos actes. Elle peut être profondément trompeuse.

      Or la preuve digitale a tendance a devenir vérité scientifique au même titre que l’ADN et l’on sait combien les erreurs sont possibles.

      Pour un peu on finirait par croire que le leader nord coréen a hacké Sony… C’est dire.

    2. Bonjour,

      C’est assez différent d’écouter de manière numérique où chaque « voix » peut-être isolée des autres, classée, archivée, reliée, groupée, etc. que d’écouter une foule de gens parler en même temps.

      L’intelligence artificielle et la puissance de calcul permet de « classer » beaucoup de choses mais pas nécessairement de manière correcte dans tous les cas, c’est là, comme le précise kitetoa, que ça peut venir dangereux!

      PS: merci pour cet article et bonnes fêtes ;-)

    3. Bien d’accord sur le fait que la masse collectée ne permet sans doute pas une exploitation exhaustif pour chaque personne. Néanmoins, il me semble que l’atteinte a la vie privée ne se définit pas par l’usage qui est fait des données mais par la simple collecte et le stockage qui rendent possible la mise a jour d’éléments de vie privée.

      La collecte de masse entre donc dans ce cadre sans fournir de raisons valables au niveau de chacun des individus concernés.

    1. çà me rappelle un cuistre qui m’avait renvoyé une note dans laquelle j’avais écrit « scénarios » et l’avait raturé en « scenarii ».
      Je m’étais permis de lui photocopier la page correspondante du dictionnaire des difficultés de la langue française.
      çà fait plaisir de ne pas se sentir seul parmi les analphabètes savants et cuistres.
      Happy new year!

  2. C’est terrible de voir, article après article, que les gens se taclent en permanence sur des broutilles plutôt que de discuter du sujet de l’article.
    On constate les mêmes dérives ici que dans notre société, les gens préfèrent se taper entre eux plutôt que de faire preuve de maturité.

    @Zem: le mot démocratie n’a en effet « aucun rapport » avec le sujet, c’est plus la DDHC qui semble être le point essentiel.
    Cependant, vu comment on entend marteler le mot « démocratie » dans les médias/hommes politiques etc…, Kitetoa (selon moi) utilise ce sujet pour dénoncer (une fois de plus ?:p)notre système qui n’est pas une démocratie (démocratie représentative est un non sens)

  3. Kitetoa , j’aime bien tes billets sur les grandes oreilles mais je trouve qu’il y a un angle d’attaque que tu développes assez peu lorsque tu dénonces la collecte d’information et la surveillance de masse.
    C’est celui de ratio risque/bénéfice.
    Si on admet que le développement de la surveillance de masse est destiné à améliorer l’efficacité de la lutte contre les affreux terroristes qui rodent partout, il est statistiquement très probable que ces mêmes outils seront utilisés un jour ou l’autre pour faire régner une forme de terreur ou tout du moins d’oppression dans nos populations. C’est un argument difficile à comprendre pour le citoyen US pour des raisons historiques et culturelles (encore que leur production ciné l’utilise très souvent comme élément scénaristique), mais qui devrait être parfaitement entendu par un français/européen qui a ouvert un livre d’histoire sur les 70 dernières années.
    Pour utiliser une analogie très contestable : si les surgénérateurs (remplacer cet exemple par celui qui vous conviendra) ont été stoppés malgré les avantages tout à fait remarquables qu’ils pourraient procurer c’est parce que le ratio risques/bénéfices est bien trop élevé !

  4. Faisons simple : la seule chose qui interdit des écoutes massives, c’est une impossibilité technique.

    Or, il n’y a tout simplement pas d’impossibilité technique à la réalisation de ces dernières.

    Donc : écoutes massives.

    C’est tout.

    La caractère illégal de ces écoutes empêche juste leur utilisation comme preuves dans une procédure, mais rien d’autre. Il n’empêche nullement les écoutes dans l’absolu.

    On sait comment cela fonctionne en informatique, et ce n’est pas l’installation d’un cadre légal, de procédures qui empêche la réalisation de la partie technique qui serait considérée comme illégale.

    N’est illégal que ce qui est déterminé comme tel. Ce qui ne se dit pas ne se sait pas, c’est tout.

    La logistique existe, les capacités techniques sont en place, le reste, c’est une histoire qu’on raconte.

    C’est pour ça que le point de vue exprimé par Reflets à longueur d’articles est plus proche de la réalité que ceux qui se reposent sur la bonne exécution du droit.

    J’en profite pour vous souhaiter une bonne année !

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