Guerre psychologique électorale et big data : un business florissant

Les méthodes des agences de renseignements tout comme celles des centres de commandement militaire ont évolué. Des outils logiciels — d’analyse et d’influence en ligne — ont été développés par ces organismes d’Etat, [ou ont
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Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d’autres médias. Ni « désengagé » ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

3 thoughts on “Guerre psychologique électorale et big data : un business florissant”

  1. Thème passionnant, merci Drapher !

    Vu sous cet angle, le pouvoir de manipulation a l’air gigantesque. Sauf que… Sauf que comme le disait une phrase sur une vieille affiche de film d’horreur : « Il se prenait pour Dieu, mais Dieu n’aime pas la concurrence ». Avec une vision très étroite et simplificatrice des choses, ben oui, ça chemar (ou plutôt, ça en a l’air), mais après ?

    Après, il y a des questions bêtes : A quoi ça sert de faire élire un irresponsable, surtout à la tête d’une nation clé ? A quoi ça sert de faire voter une décision con ? Ils l’ont fait juste pour voir si c’était possible ?
    Apparemment c’est plutôt le cas, sauf que toutes les décisions ont des conséquences : risquer de voir partir l’Ecosse du Royaume Uni par exemple, ou de voir les Etats Unis se marginaliser. Mais comme ils ont de magnifiques machines, ils vont pouvoir les faire fumer en les faisant travailler sur des hypothèses d’évolution… A la condition d’en avoir, parce que c’est vraiment con une machine, tu lui rentre des âneries, elle te les ressort fidèlement de l’autre côté (garbage in, garbage out).

    Ce qui me parait le plus rigolo dans cette histoire (avec un rire jaune vif, parce les conséquences seront douloureuses), c’est que les paramètres sur lesquels ils ont joué sont ceux qui définissent LEUR vision du monde, et c’est donc LEUR monde qu’ils sont en train de flinguer.

  2. Bon article qui montre bien que l impact du big data n est pas simplement de vous faire boire plus de coca (ou de le preferer a pepsi)
    Si vous regardez l illustration de Axciom/Oracle (les mêmes que la base de données ?) ca va assez loin puisqu ils se targuent de calculer la probabilité d adopter un enfant.

    Pour ne pas ceder completement au pessimisme, il faut quand meme signaler plusieurs faits :
    – le marketing pour les campagnes electorales c est pas nouveau. Seguela se vantait d avoir fait elire Mitterrand en 81. On a une nouvelle technique et une autre echelle mais ca reste du marketing : si le produit est mauvais ou ne correspond pas a la demande, vous ne pourrez pas le vendre tres longtemps. Vrai pour des telephones Windows comme pour un president (n est ce pas M Hollande/Sarkozy ?)

    – les campagnes militaire pour gagner le coeur et les esprits qui semblent inspirer ces personnes sont des echecs (Afghanistan, Irak)

    – Le logiciel 50+1 a ete utilise par Macron et son parti mais j ai lu qu il etait aussi utilise par des deputés sortants PS. Et Fillon avait un logiciel similaire (cf http://www.parismatch.com/Actu/Politique/L-arme-secrete-du-geek-Fillon-1133708) : Ca ne les a pas empêché de prendre une raclée

    – Tout systeme genere au bout d un moment une retro action qui va le rendre moins efficace (par ex « vu à la TV » etait vendeur en 1970 plus en 2017). L article en question peut justement servir à ca. A partir du moment ou vous savez qu on essaie de vous manipuler, vous allez etre plus critique ou essayer de minimiser ce qu on sait de vous (par ex ne pas payer par carte de credit, ne pas etre sur facebook, ne pas utiliser google …)

    1. +1
      Sauf peut-être sur la fin : la loi française se satisfait parfaitement d’avoir moins de la moitié des électeurs votant, et cela pourrait empirer.
      « A partir du moment où vous savez qu’on essaie de vous manipuler, vous allez être plus critique » est de ce point de vue un rien optimiste. Le post moderniste a suffisamment démontré que les limites peuvent être repoussées très loin.
      Revisionnez (avec plaisir) l’excellent « Idiocracy » de Mike Judge : sans aller jusque-là, ne trouvez-vous pas qu’il y a un gros peu de cela ?

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