GoLeaks : jamais la presse n’a autant eu besoin de ce projet

goleaksGoLeaks est un projet de mise en relation des journalistes et des lanceurs d’alerte. S’il apparait évident que les sources journalistiques ont besoin d’une protection de leur identité, si un beau principe de droit existe bien sur le sujet, en pratique, nous savons tous que ce beau principe n’est pas suffisant et qu’il est aujourd’hui plus que jamais mis à mal par « l’état d’urgence ».

Protéger une source est quelque chose de compliqué, car même lorsque l’on est journaliste, on n’est pas forcément rompu aux techniques d’anonymisation des communications.

Nous avons même coutume de rappeler régulièrement que le meilleur moyen de préserver une source, c’est tout simplement de ne pas être en mesure de l’identifier.

GoLeaks est donc un projet d’origine française, initié par deux personnes, Romain et @Datapulte, visant à créer un point de contact sécurisé et destiné à anonymiser les échanges entre journalistes et lanceurs d’alerte afin de préserver l’identité de ces derniers. C’est un projet qui nous apparait aujourd’hui comme vital pour la presse et qui vient palier les « petites lacunes » de l’amendement portant sur l’exemption de peine (mais pas de poursuite, de condamnation, ni de garde à vue) pour les lanceurs d’alerte (pour peu qu’on veuille bien leur reconnaître ce statut qui reste à définir),

Nous vous offrons donc la chance d’être le 42e contributeur de ce projet  :

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16 thoughts on “GoLeaks : jamais la presse n’a autant eu besoin de ce projet”

  1. Salut à toutes et à tous.

    J’en ai déjà discuté avec Datapulte directement, je trouve leur projet très bien, et je le soutiendrai personnelement, mais il y a quand même une condition (non négociable en ce qui me concerne), pour apporter mon plein soutien à ce joli projet :

    Je leur demande juste de rajouter quelques pages de texte expliquant, en fonction du niveau de sensibilité et d’importance de la source, des procédures de sécurité supplémentaires (donc plus ou moins contraignantes) pour garantir que TOR/TAILS et meme GPG finctionneront correctement.

    En clair, et c’était tout le sens de ma discussion avec Datapulte, il est hirs de question, pour moi, de cautionner un tel projet si ces procédures de sécurité supplémentaires ne sont pas clairement rendues oubliques, et si un petit texte clair permet au lanceur d’alette de choisir raisonnablement le niveau de sécurité de l’anonymat dont il a besoin.

    Je me suis suffisament « engueulé » avec RSF sur ce sujet, car je trouve scandaleux que le petit guide donné à l’intention des journalistes d’investigation sout en réalité le même que celui qu’on donnerait à madame michu.

    Et si je dois m’engueuler encore et encore avec RSF sur ce sujet, je le ferai.

    Ethique crypto-anarchiste, sans compromis.

    La situation orwelienne est trop grave desormais pour que je ferme ma gueule sur ce genre de choses.

    1. Arfff Foo, tu sais que j’ai un petit coté cabot quand je veux… (Et j’suis pas le seul)

      Quand je dis qu’on s’est engueulé, c’est vrai, on a commencé par s’engueuler comme des chiens, puis on s’est calmé, on s’est rencontré, on a bu un verre (ou deux), on s’est expliqué avec sincérité, et c’est vrai qu’on est tombé d’accord, on a fait l’effort réciproque de se comprendre (Et on était deux à le faire, c’est pour cela que ca a marché).

      Je regrette juste que nous n’ayons pas mis en application ce sur quoi nous étions tombés d’accord au passage (Et la faute à nous deux au passage, bon on a pour excuse d’etre overbookés hein).

      J’ai promis à Datapulte que je lui ferai un petit papier simple, didactique, permettant de décrire trois niveaux de sécurités distincts :

      – Niveau de protection de l’anonymat le plus faible : Utilisation de TOR/TAILS/GPG sans aucune précaution particulières (Cas par défaut actuellement)
      – Niveau de protection de l’anonymat intermédiaire : Utilisation de TOR/TAILS/GPG avec quelques procédures de sécurité simples qui permettent de réhausser le niveau de sécurité de l’Anonymat à un niveau intermédiaire.
      – Niveau de protection de l’anonymat le plus élevé possible : Utilisation de TOR/TAILS/GPG et d’autres outils complémentaires (Ménage dans les méta-data, et d’autres petits trucs et astuces) et de procédures de sécurité contraignantes mais permettant de garantir un Anonymat très très élevé. Nécessaire pour lâcher des GROS LEAKS de la mort qui peuvent vraiment mettre la vie de la source et de sa famille en jeu.

      1. Hello Stman, si jamais le petit papier simple et didactique permettant de décrire les trois niveaux de sécu est écrit un jour, je serais très intéressé par sa lecture et aussi par le fait d’en faire une petite infographie.

  2. Salut à tous,

    Bon bin je crois être le 42ième contributeur au projet kickstarter !
    Pourquoi ? parce que 42.

    J’espère que le projet va aboutir et va sensibiliser les journalistes sur le chiffrement des échanges, en plus de fournir un moyen concret d’échanger.

    Je trouve le message de STMAN légitime, autant diffuser publiquement les infos (non sensibles) d’utilisation et au moins aux utilisateurs certains détails. Je suppose que ça se discute. :)

  3. Je rejoins Stman et le remercie au passage car il a exprimé mes propres réticences. La présentation du projet aurait effectivement du mettre l’accent sur les indispensables moyens logiciels et matériels à mettre en place pour un projet a-priori sympathique.

    Plus simplement je ne comprends pas l’impérieuse nécessité de lever des fonds quand la mise en place de Thunderbird comme logiciel de messagerie, d’Enigmail pour la gestion de clef PGP et la création d’une adresse riseup garantit déjà le secret du contenu des échanges.

    NB : La mise en place de ces trois « mesures » prendrait … 5′

  4. Ils ont des idées nos amis Nantais ! En réalité, c’est à Orvault qu’est né le projet, mais c’est juste à côté. La presse locale commence même à évoquer le projet… tout en faisant la promotion du logiciel Tor ! Si, si. Bravo les gars ;-)

  5. Bonne idée à vite mettre en place en attendant l’officialisation du statut : le ministre de l’économie a annoncé que son futur projet de loi « Sapin 2 » incluerait et la protection financière et l’anonymat des lanceurs d’alerte. Donc projet GoLEAKS (bravo pour l’initiative) à mettre sur pied le temps que cette loi soit adoptée :)

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