#Gaza : A qui la faute ? #OpIsrael

Une fois encore, la bande de Gaza se retrouve au centre de l’actualité. Si les violences du début de semaine n’avaient pas attiré les media, habitués à l’embrasement de cette minuscule frontière, la situation a changée
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23 thoughts on “#Gaza : A qui la faute ? #OpIsrael”

  1. Israël a l’avantage militaire et en joue. Et les civils trinquent, des 2 côtés.

    Quand on sait que chaque partie traite l’autre comme des sous-hommes, on se demande s’il y aura un jour une vraie solution au problème de cette région et des peuples qui y vivent.

  2. Alain Gresh ?

    Vous pourriez trouver plus neutre qu’un anti-sioniste qui soutient les campagnes BDS et les thèses des « Nouveaux Historiens » dénoncé par toute la profession comme des charlatans anti-sioniste (et je sans de quoi je parle je suis étudiant en histoire).

    Sinon il faut préciser que de janvier 2012 à octobre 2012, plus de 800 roquettes et obus de mortiers ont été tirés sur les civils Israéliens depuis la bande de Gaza.

    Cela commençait à faire beaucoup.

    1. Tu as des sources pour les thèses des « Nouveaux historiens », ça m’intéresse.
      Ne serais-ce que les noms de ceux « dénoncé par toute la profession comme des charlatans anti-sioniste », et les noms de ceux qui représentent « toute la profession » évidement.

      Compter le nombre de « roquette visant des civils » me semble une mauvaise « idées ».
      D’après le nombre de victime israélienne, soit heureusement la visée est défaillante soit heureusement les civils ne seraient pas les cibles… soit le chiffre annoncé est énormément sur évalué…. soit le matos est vraiment daubé du cul…

      Surtout compte tenu que des sources officielles et publics (qui sont encore une fois évidement a remettre en cause).

      1. Cher kholl,
        Peut-être cela a t’il un rapport avec les sirènes qui retentissent dans toutes les villes, à l’approche de chaque roquette, faisant qu’à chaque fois les gens interrompent leur vie pour aller se terrer dans l’abri le plus proche.
        Parce qu’apparemment, les Israéliens n’essayent pas d’avoir un maximum de victimes civiles à exhiber à une presse prête à faire des articles partiaux et larmoyants, et des comptes rendus « objectifs » des faits sur reflets.info qui comptent chaque incursion israélienne, ignorant savamment les roquettes qui tombaient quotidiennement en territoire israélien.
        Contrairement au Hamas, dont l’objectif n°1 est que ce conflit fasse un maximum de morts Israéliens, et l’objectif n°2 que ce conflit fasse un maximum de morts Palestiniens.

          1. Le billet lui-même a une approche partiale et occulte volontairement une grande partie des faits, d’où le fait que je cherche à rectifier le commentaire de kholl et le « récit » fait dans l’article.

        1. Quand je met « 3 petits points » ça sous entends qu’il y a de multiples autres interprétation possible.

          Ce bain de sang dure depuis trop longtemps, il doit cesser.
          Certaines pistes sont avancés depuis de nombreuses années.

          Si mon com’ a été pris pour un troll j’en suis le 1er désolé.

  3. Bonjour à tous. Ce billet, puisqu’il parle d’Israël et de la Palestine, attire les trolls qui sont soit « pour » l’une des parties du conflit, soit « contre ». Leurs arguments sont des arguments de troll et je n’hésite donc pas à envoyer tout ça à la corbeille.

    Avant de parler des méchants sionistes ou des méchants terroristes palestiniens, réfléchissez :

    ces deux peuples souffrent de la connerie de leurs « dirigeants » respectifs, incapables de parvenir à la paix depuis tant d’années.

    Ce n’est pourtant pas impossible.

    Le Liban a connu une guerre longue, l’Irlande s’est pacifiée, même l’ETA se calme.

    Ce n’est pas avec des bombes, d’un côté comme de l’autre, que l’on arrive à la paix.

    Et pendant ce temps, ce sont les civils, comme toujours, qui trinquent.

    Faites la différence entre un peuple et ses dirigeants ou allez troller ailleurs.

    1. @kitetoa

      Pour être en partie Israélien, je sais de quoi je parle, je vais donc résumer la situation des deux Gouvernements, sans rentrer dans les querelles de chappelles de qui est le gentil et qui est le méchant dans la région.

      Israël :
      C’est un État qu’on pourrait qualifier de « trop démocratique », ce qui crée un bordel sans nom. En gros, le Président est là pour faire joli. C’est le Parlement (Knesset, chambre unique) qui détient le pouvoir. Il est élu à la proportionnelle intégrale, ce qui donne 13 partis représentés. Le leader qui arrive à rassembler 61 Députés (ou plus) sur 120 derrière lui devient Premier Ministre. Actuellement, c’est Netanyahou, qui détient un magnifique total de 28 sièges sur 120, et qui a fait alliance avec d’autres mouvements. Ce qui cause un grand immobilisme, parce qu’à peu près chaque parti « partenaire » peut faire éclater la coalition et provoquer des élections anticipées si une loi, une mesure les contrarie. Ça donne aussi un pouvoir incroyable aux parasites que sont les religieux (une quinzaine de sièges), qui selon leur allégeance sont en quelque sorte les faiseurs de roi. Et, devinez quoi, ils ont plus tendance à pencher à Droite.
      Un fait intéressant : depuis la création de l’État en 1948, AUCUN Premier Ministre n’a fini son mandat de 4 ans. La durée de vie moyenne d’un Premier Ministre Israélien est de 2 ans et demi.

      Territoires Palestiniens :
      Constitués de deux parties : la Bande de Gaza et la Cisjordanie.
      Il y a deux principales forces politiques :
      Le Fatah de Mahmoud Abbas, tendance nationaliste plutôt laïque.
      Le Hamas, mouvement terroriste avec une branche politique.
      Officiellement, le Fatah est au pouvoir, mais il y a quelques années, le Hamas a fait un « coup d’État » sanglant et a chassé le Fatah de la Bande de Gaza pour s’en emparer.
      La Bande de Gaza, théâtre des affrontements actuels, est une poudrière assez ingérable : 50% de la population de Gaza-ville a moins de 15 ans, maintenus dans une grande pauvreté (disons que jusqu’à récemment, les aides internationales connaissaient quelques, euh, problèmes d’acheminement, et servaient principalement à des achats d’armes, ainsi qu’à des hôtels particuliers avenue Hoche à Paris et à d’autres joyeusetés qui font que Yasser Arafat était une des plus grandes fortunes mondiales, alors que son peuples mourait de faim dans la rue). Et aujourd’hui, disons que toute aide internationale est interceptée par le Hamas, qui daigne parfois en redistribuer un peu.
      La population est aussi tenue de manière à n’avoir rien d’autre que la lutte armée dans la vie. Aucune infrastructure de loisirs, aucune infrastructure culturelle. Salam Fayyad (Fatah, nommé Premier Ministre par Mahmoud Abbas), un des premiers hauts-dirigeants Palestiniens à ne pas être un chef combattant (c’est un économiste), a obtenu d’assez bons résultats en Cisjordanie, mais côté Bande de Gaza, pas de perspective autre que d’en faire de dociles soldats.

      1. Merci pour ce commentaire qui m’a l’air d’être aussi objectif que rigoureusement juste.
        Etant un jeune étudiant, je reconnais volontiers mon inculture sur ce sujet qui est pourtant très « intéressant » (d’un point de vue géo-politique). Tu as très bien éclairé ma lanterne, merci bien ;)

      2. J’aimerais nuancer un peu le « trop démocratique ».
        En effet, comme dit dans un commentaire plus bas, l’état d’Israël s’auto-définit comme un état juif et démocratique.
        Or, si l’on tient compte du territoire d’Israël + Cisjordanie + Palestine on obtient dans les 6.3M de juifs et dans les 5.3M d’arabes.
        (Source Wikipdia aux articles Israel, Cisjordanie et Bande de Gaza)
        Difficile dans ce cas de ne pas voir une contradiction dans le concept « état juif ET démocratique »…

        1. Tu mélanges certaines choses. C’est bizarre, tu sembles appeler « Palestine » la Bande de Gaza.
          La Palestine est le nom donné par les Romains au royaume d’Israël qu’ils venaient de raser, ils se sont dit qu’un renommage ferait un peu oublier l’ancien nom et le lien entre la terre et le peuple qui l’habitait.
          Le nom de « Palestine » concerne donc Israël et les territoires palestiniens (Cisjordanie et Bande de Gaza).
          Quoiqu’il en soit, ton arithmétique est fausse : je considère que les implantations n’ont rien à faire en Cisjordanie. Et les Israéliens aussi doivent sans doute en etre conscients, mis à part quelques illuminés au gros pouvoir de nuisance du fait du mode d’élection du Parlement. Même du point de vue des Israéliens, ils ne sont vraiment pas là par plaisir : entre le fait que ça coûte une fortune (les Israéliens aimeraient que le budget militaire ne soit pas en permanence le poste n°1 de dépenses, qui ruine le pays et empêche de faire quoi que ce soit d’autre de gros) et le fait que ça mobilise des tonnes de troupes pour défendre des petites poches d’implantations juives au milieu de territoires hostiles, ils ne se font pas d’illusions. Ils cherchent juste comment rendre la Cisjordanie de façon propre sans que ça donne le même fiasco que la Bande de Gaza.
          Pour rappel, ils avaient rendu la Bande de Gaza en gage de paix, pour faire progresser le tout, mais le Hamas a présenté ça comme « une victoire de l’Islam », une preuve qu’il fallait intensifier la lutte armée et se sont même permis un coup d’État pour s’emparer de la région par la force et chasser le Gouvernement du Fatah pour créer une enclave islamiste.
          Les Israéliens veulent juste éviter que la Cisjordanie ne tourne pareil, donc ils ne savent pas quand et comment la rendre, mais ils ont probablement conscience qu’ils ne la tiendront pas éternellement et n’ont pas prévu de l’annexer.
          Pour ce qui est du concept d’ « État Juif », ce n’est pas très clair. D’un côté, la seule loi raciale qui existe est le « droit au retour », qui permet aux Juifs d’obtenir plus facilement la nationalité israélienne qu’aux autres, malgré le fait que ce n’est impossible pour personne. Mais les autres lois ne sont pas orientées. Par exemple la loi qui permet aux gens qui étudient les textes sacrés (tous, pas que les Juifs) de ne pas travailler, de vivre avec les allocs, de faire des enfants à la chaîne et d’être de véritables parasites, faisant de Jérusalem une véritable tumeur. Eh bien cette loi n’a jamais été focalisée sur les Juifs, ils ont voulu à tout prix éviter ça, ce qui fait qu’à la fois les Juifs et les Musulmans en profitent, du fait que les Israéliens ne veulent pas, justement, orienter leur loi. Donc ce n’est pas aussi tranché que ça le paraît.

    2. Cela m’étonne toujours qu’on rajoute l’expression d’équilibre « de part et d’autre » dans toute explication de ce conflit.
      Les Israeliens poursuive le dessein du grand « Eretz Israel » créant les conditions d’un impossible Etat Palestiniens et avec, la haine de cette politique.
      Les Palestiniens (hors Hamas) sont eux arrêté sur une unique demande, un territoire viable sur la ligne verte de 67.
      Les Palestiniens n’y arriveront jamais.
      Sauf si les chancelleries occidentales arrêtent de se culpabiliser vis-à-vis d’Israel et le traitent comme un état normal.

  4. Bonsoir,

    J’ai une question:
    Est-ce que les palestiniens seraient prêts à vivre dans les territoires qui sont les leur actuellement?
    (évidemment sous condition de levée d’embargo ainsi que la fin de la colonisation).
    Si personne ne répond , ce n’est pas grave , je m’y intéresse très peu, et pour être franc , j’ai condamné la situation depuis le 347ème accord israélo-palestinien)

  5. Les israëliens se considèrent dépositaires de la mémoire collective juive riche de 2000 ans de persécutions et de génocides. En créant l’état d’Israël ils ont fait la nique à Adolf qui affirmait, et une bonne grosse partie de l’intelligentsia conservatrice européenne avec lui, qu’un peuple sans état n’était qu’un peuple de sous-hommes. Et au passage ils se sont réapproprié la notion de race, juive en l’occurence, en tant que référence identitaire avant même la religieuse. C’est dire s’ils sont motivés. Ce qui veut dire que le jour où les Israëliens renonceront à leur politique de sécurisation de leur territoire n’est pas près d’arriver. Ils se considèrent chez eux, et bien décidés à y rester. Et pour sécuriser Israël il faut la Cisjordanie , ce qui est en passe d’être accompli par la colonisation, le Golan, et dénier tout droit aux Palestiniens à leur propre état, en torpillant toute initative en ce sens. Un seul état pour tous n’en parlons pas, ce serait la fin d’Israël en tant qu’état juif. Je ne vois pas de fin à ce conflit dans les conditions culturelles actuelles. Les européens n’ont rien à dire, à part contempler le résultat de leur intolérance multi-centenaire, et pleurer sur l’attachement incompréhensible des masses incultes aux méchants états-nation qui empêchent l’accomplissement de l’Europe notre mère à tous, universelle et transcendante.

    1. no problem,
      le texte de Chomsky est suffisamment important pour justifier nos « efforts » pour le rendre accessible.
      Désolé pour le bug, je n’avais pas fait attention, il a du y avoir un soucis dans le copier/coller de l’url du blog « le silence qui parle » (j’ai découvert ce blog par hasard en recherchant la traduction du texte de Chomsky).

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