France 2016 : bienvenue en algocrature ?

La gouvernance algorithmique, aussi appelée algopolitique, est un nouveau mode de gestion de la société , une nouvelle manière de traiter la vie démocratique. Cette récente gouvernance politique — qui ne se nomme pas —
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Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d’autres médias. Ni « désengagé » ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

17 thoughts on “France 2016 : bienvenue en algocrature ?”

  1. Tres bien l’article. Je recommande, pour ceux qui veulent approfondir le sujet de l’algopolitique, du transhumanisme, et de la surveillance de masse, à lire un tout nouvel ouvrage paru en Avril 2016 et intitulé : « L’homme Nu : La dictature invisible du numérique ».

  2. une certaine classe politique fait se retourner dans sa tombe un certain mr H, si tant qu’il en est une ;)
    AAAaahhh on peut aisément l’imaginer pester d’être né à la mauvaise époque, contemplant cette classe politique crasse mettant en place tous les outils qu’il n’osaient même pas imaginer en son temps.

  3. Intéressant, comme toujours !

    Cette algocrature s’installe sans encontre dans la société, pas seulement au niveau politique, mais aussi au niveau économique et juridique, bientôt dans le domaine médicale et j’en passe. L’omniprésence du numérique dans le monde qui nous entoure explique comme vous le dites la présence d’algorithmes apprenant les structures sous-jacentes des données récoltés au passage. Par contre il ne faut pas laisser entendre que l’algorithme est en position de décider. Il serait plus juste ici de parler d’aide à la décision, puisqu’en définitive l’humain est encore au commande. La question qui réside est : « mais pour combien de temps » ? Pour apporter une réponse je dirais, jusqu’à ce que le taux d’erreur soit suffisamment bas pour pouvoir brandir le drapeau « dommage collatéral » en vantant de l’autre coté les performances de la machine en terme de détection d’individus dangereux…

  4. Article très intéressant et bien dans l’actualité. Se pose évidemment le problème des biais de ces algo, malgré tout écrits par des humains…

    Finalement, l’algocratie le serait-elle pas l’aboutissement d’une technocratie dans laquelle le pouvoir serait entre les mains des développeurs et scientifiques de la donnée ? Un peu la nouvelle vague technocrate, presque 100 ans après la première.

    Allez, soyons positifs, les geeks seront gentils et on verra pleins de chatons rigolo en easter eggs…

    1. je pense pas que le pouvoir soit entre les mains des developpeurs mais entre les mains de ceux qui font les specs.
      Un peut comme dans une SSII ou le pouvoir n est pas entre les mains des developpeurs qui sont juste la viande qu on vend au mois

      1. Oui… et non. La livraison peut rester dans des specs (qui restent souvent interpretables) tout en ayant quelques easter eggs bien choisis. J’ai rarement vu une inspection du code source pendant les recettes ;-)

  5. L un des dernier paragraphe montre bien ou est le probleme. Nos gouvernants se considerent comme des gestionnaires et non pas comme des gouvernant qui ont un projet (bon ou mauvais est une autre question).
    C est sur que si on veut etre elu, il est difficile d avoir un projet et qu il vaut mieux rester dans le consensus mou et flou pour esperer etre elu grace au rejet du pouvoir en place (comme Hollande mais aussi Chirac avant lui).
    Le probleme majeur, outre l algocrature est qu on se laisse porter par le flot, donc on subit et on agit pas. Donc le pays est condamne a un affaiblissement lent et regulier

    1. Clés en main les solutions ? ;-)

      Plus sérieusement, des chercheurs réfléchissent à ce sujet de « réponses » à apporter, mais d’un point de vue technique elles sont très limitées. Donc, si solution il y a, et on en parlera, elle est avant tout politique. Ouvrir un vrai débat sur les données personnelles, leur traitement (par l’administration ou par le privé) serait déjà un bon début. Stay tuned.

  6. Mes 2 cents :
    J’ai surtout l’impression que c’est une histoire de géographie, c’est à dire l’étude de l’urbanisme et/ ou des civilisations agraires, des flux (migratoires, de marchandises, etc… et les différents biotopes) et d’en faire ensuite une carte ou bien un schéma. n’oublions pas que la carte n’est pas le territoire (réf. à la Sémantique Générale) . La démarche en soi n’est pas condamnable (à mon avis) c’est le but final qui semble cristalliser les angoisses des habitants car ils se sentent dépossédés de leur « chez eux », et on ne les tiens pas informés de ce qui va se passer ensuite. Entre de bonnes mains, désenclavement des quartiers dits pauvres, aménagement du territoire, décentralisation… entre de mauvaises mains.. un peu comme le débats sur l’arme atomique de la génération précédente : est-ce un moyen de dissuasion pour que tout le monde se tienne à carreau ou est-ce un outil qui a pour vocation de changer notre monde ? (moi j’ai pas encore la réponse)
    ;-)

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