Fleur Pellerin annonce la mise à mort de la neutralité du net

Les rencontres de Pétrarque, une série de tables rondes et d’émissions de radio co-organisées par France Culture et Le Monde, ont été l’occasion de deux sorties tragi-comiques de la part de notre ministre à l’Économie numérique : l’un sur l’armement numérique, sur lequel nous reviendrons, et l’autre sur la Net neutrality, qui a fait hurler Twitter vendredi dernier.

La scène se passe après plus d’une heure et demie de débats sur les rapports entre Internet et démocraties, quelques minutes avant que Fleur Pellerin et sa cour ne quittent l’assemblée pour repartir précipitamment pour Paris. Un petit moment de stress pour les animateurs (qui réalisent à la fois une table ronde en public ET une émission de radio en devenir, ce qui est loin d’être évident à gérer).

Emmanuel Laurentin (France Culture) introduit alors le sujet de la neutralité des réseaux, et plutôt que de demander à Dominique Cardon ou à moi-même ce que c’est (plus le temps), passe directement la parole à Fleur Pellerin, sur le point de nous quitter, en lui demandant de définir ce terme et de dire ce qu’elle en pensait…

Et là, c’est le drame.

Fleur commence par se tromper totalement dans la définition (elle a dû mal réviser son sujet ou se tromper dans ses fiches), devant un Jean-Baptiste Soufron (récemment nommé à la tête d’un CNNum déserté), qui, assis au premier rang à 10 mètres de là, manque de s’étouffer, tout comme moi. Dominique Cardon, qui est assis à côté de la ministre, amorce un facepalm embarrassé, avant que la ministre n’embraye sur une virulente mais courte diatribe, arguant du fait que tout cela n’est qu’un concept américain fait pour défendre les intérêts de Google, Apple et consorts… et ne quitte la table pour aller prendre son train.

Dafuq i just see?!

Un moment rare, où l’on entrevoit le trucage, à la façon d’un film de science fiction de série B qui laisse soudainement apparaître la grossièreté de ses effets spéciaux et fait que, tout d’un coup, on n’y croit plus. Un ratage à la hauteur du Firewall openOffice de Christine Albanel. Le genre de chose qui discrédite définitivement un politique aux yeux des spécialistes et d’une génération tout entière qui suit depuis des années les tourments de la loi Hadopi.

Mais si Fleur Pellerin ne comprend visiblement rien au concept de neutralité du Net, elle a déjà sous la main un argumentaire destiné à expliquer pourquoi son gouvernement s’apprête à le mettre à mort.

Le week-end qui suivra sera ponctué de longs échanges de mails et de coups de téléphone avec une multitude de responsables politiques et personnalités du monde d’Internet (aucun journaliste cependant) venus s’enquérir de la réalité de ces propos (qui seront en ligne fin août sur Franceculture.fr) et venus partager leurs sentiments sur la façon de décrypter ce qui, aux oreilles de tous les spécialistes d’Internet, est un amas d’absurdités.

Comment interpréter cet argumentaire totalement aberrant posé pour s’opposer à la Net neutrality ? Certainement pas en faisant appel à la rationalité. Pour cela, on se penchera sur le parcours (brillant) de Fleur Pellerin : Science Po – ENA, afin d’en faire un retro engineering.

Ça tombe bien, j’enseigne à Science Po (prenez ça comme un full disclosure).

Le contexte institutionnel, tout d’abord. Le ministère de Fleur est un truc potentiellement en devenir. On lui avait proposé le secrétariat à l’Intégration et à l’Égalité des chances, mais ce n’est pas un véritable ministère (pas d’administration), et cela revenait à proposer le secrétariat d’État aux personnes handicapées à un tétraplégique… Un peu trop gros (mais pas inédit). La voilà donc au numérique. Elle n’y comprend rien (elle n’est pas la première, on se souviendra pour NKM d’un passage de l’écologie au numérique ou pour Muriel Marland Militello d’un passage de la protection des animaux à la traque des internautes par l’HADOPI), mais qu’importe, elle a fait l’ENA.

Ce ministère est traditionnellement (une très récente tradition), le cul entre deux chaises : celui du ministère de la Culture et celui de l’Industrie. Dans la tête d’un politique, qu’il soit de droite ou de gauche, Internet n’est pas un bien public mais une industrie. Pas plus que durant le gouvernement précédent, il ne dispose d’une véritable autonomie, il n’est que la chambre d’exécution des deux mastodontes ministériels précités, qui sont les véritables lieux de décision de tout ce qui touche au numérique au pays des Droits de l’homme et du fromage.

Ce contexte institutionnel est la raison majeure qui fait que l’argument avancé par Fleur Pellerin pour lutter contre la Net neutrality est incompréhensible dans le contexte du numérique. Si on prend le cadre plus large de l’Industrie et de la Culture, et que l’on oublie la rationalité, tout devient plus clair.

L’industrie, et la nostalgie de la puissance française. 

Si la France a eu du retard au démarrage face au monde anglo-saxon lors de l’entrée dans la révolution industrielle, la forme même du progrès à l’époque faisait que « rattraper son retard » n’était pas invraisemblable. À l’heure de la révolution numérique, où les capacités de calcul doublent tous les 18 mois et la somme de données produites par l’humanité suit une courbe bien plus exponentielle encore, l’idée même de rattraper son retard est mathématiquement idiote.

Autant se retrancher sur ses acquis : l’industrie. Dans le numérique, ce sont les poseurs de tuyaux et ce qui va avec, l’armement numérique, en particulier tout ce qui touche à la surveillance des populations, secteur dans lequel la France est l’un des champions du monde.

Dès lors, la stratégie la plus profitable aux intérêts français serait d’acter dans le sens d’un maximum de transferts de valeur, dans le secteur du numérique, vers ces acteurs industriels : les tuyaux (FAI) et les technologies de surveillance (cybersécurité, cyberdéfense, SIGINT, COMINT… appelez ça comme vous voulez). Alcatel, Bull, Orange, Thales… la France ne manque pas d’acteurs majeurs dans ce secteur.

Problème : la Net neutrality qui – rappelons le – veut que ceux qui opèrent les tuyaux n’altèrent et n’interfèrent en rien sur ce qui y passe, va totalement à l’encontre d’un tel transfert de valeur.

L’aspect gaguesque du plan fibre (ou pseudo fibre, comme l’explique en détail Bluetouff) et qui fera l’objet d’une réunion avec le ministère de l’Industrie et celui de l’Économie numérique sous peu, s’explique aussi très bien si on exclut toute explication rationnelle d’un point de vue Internet : il n’est pas question en effet de donner accès au très haut débit pour tous, comme le déplore Bluetouff, mais de déverser de l’argent sur l’industrie des réseaux et de créer de la valeur au cœur du réseau (d’où le fait qu’on se foute totalement que l’utilisateur, de son côté, en profite).

L’innovation en France n’est pas en bout de chaîne, dans les contenus et les services, mais au cœur du réseau. Il n’y a pas et il n’y aura jamais de Google français, mais nous avons de sérieux rivaux à opposer à Cisco, c’est là-dessus qu’une politique industrielle se doit de miser… quitte à détruire irrémédiablement le potentiel démocratique amené par Internet (après l’avoir fait ou tenté de le faire via « Bull et consorts » en Libye, en Syrie, en Tunisie, au Maroc, au Barhein, au Gabon, etc.).

Fuck democracy, it’s the economy, stupid.

Donc. Résumons. Pour tirer profit de la révolution numérique avec ce dont la France dispose comme potentiel, il est impératif de miser sur un transfert de valeur vers le cœur du réseau, domaine dans lequel la France a des atouts, et surtout pas en bout de réseau, domaine dans lequel les Américains, champions de l’innovation dans des garages, dominent.

Retournons le raisonnement à l’envers : la Net neutrality est un concept américain fait pour favoriser les acteurs américains. Passons sur le fait que l’inventeur du concept de Net neutrality soit de père chinois et de mère anglaise et ait grandi au Canada. Après tout, Fleur Pellerin est d’origine coréenne, et ignore certainement tout cela. Pun intended.

L’exception culturelle

Mais ce décryptage des propos de Fleur Pellerin oublie que son ministère est également sous l’influence d’une autre force maléfique : celle du ministère des industries culturelles.

Sous cet angle, on peut comprendre ce qu’Apple vient faire dans l’argumentation de Fleur Pellerin. Apple, même s’il n’a jamais défendu le concept de neutralité du Net et qu’il y est plutôt opposé, a deux caractéristiques amusantes. Tout d’abord, il est très difficile pour les défenseurs de la neutralité du Net de défendre Apple (bien plus encore que Google). Apple est un univers fermé, une prison dorée et confortable, imaginée par un manager-dictateur, Steve Jobs, à l’opposé des valeurs défendues par les partisans de la neutralité du Net. Mais Apple, c’est aussi un acteur potentiellement dominant dans le monde de la télé connectée, où nombreux sont ceux qui prédisent qu’il pourrait refaire le coup de l’iPod et devenir demain un acteur central de la télévision (à moins que ce soit Netflix).

Pour un gouvernement comme celui de la France – tous bords confondus – perdre le contrôle de la télévision serait un drame qui mènerait à sa perte. On a vu ce qu’il advenait des oligarchies qui perdaient le contrôle de l’Internet (coucou Ben Ali), sans une dose de JT aseptisé et savamment censuré, le bon peuple aurait tôt fait de réaliser que « Par le peuple » est tout aussi faux que « pour le peuple ».

Avec la télévision connectée, et donc la disparition du concept même de grille de programmes imposée par une chaîne de télévision, on passe d’un marketing de l’offre à celui de la demande, et manque de bol, là encore, la France est une merde question demande : entre « True Blood » et « Julie Lescaut », qui va gagner ? Dommage collatéral : l’exception culturelle et son volet qui consiste à imposer à une grille de programmes un quota d’œuvres françaises.

Voilà une autre piste d’explication qui circule parmi les spécialistes depuis la sortie maladroite de Fleur Pellerin, et qui aurait le mérite d’expliquer le tour de prestidigitation qui ferait qu’on pourrait maquiller ce qui s’annonce inéluctablement comme une Hadopi v3.0 en exception culturelle v2.0.

Il manque encore des bouts pour rendre cela vaguement cohérent aux yeux de personnes n’y comprenant rien, mais il y a de bonnes chances pour que Pierre Lescure, en charge de la mise au point de Hadopi III, travaille d’arrache-pied sur le sujet tout l’été pour nous préparer un tour de magie d’ici la rentrée. Can’t wait.

Toujours est-il que le quota d’œuvres françaises, une dimension importante de l’exception culturelle, n’a en effet aucune chance de survivre si la télévision de demain devenait connectée (et libre). Encore moins si elle était dominée par Apple (et donc pas vraiment libre, mais super confortable et ergonomique). Vous imaginez votre poste de télévision vous annoncer que, du fait d’avoir visionné trois épisodes de « Breaking Bad », vous devez désormais vous taper deux épisodes de « Plus belle la vie » ? Une problématique complexe, où là encore, l’incapacité de la France à innover sur les contenus et les services, combinée à sa position forte sur les tuyaux (TF1), devrait nous donner matière à rire sous peu (Lescure ne manque pas d’humour).

Gageons qu’à défaut d’arriver à imposer un quota français à une population qui consommera sous peu ce qu’elle veut en matière de culture, on se contentera de faire payer les vilains américains pour avoir accès au marché français, sous prétexte de financer les pauvres artistes. Gageons également que ces artistes, tout comme avec le système des ayants droit, ne verront jamais la couleur de cet argent.

Tax tax tax

L’autre clé de lecture est issue de ceux qui ont regardé avec attention les réunions au sommet entre le gouvernement et les opérateurs Internet.

Après avoir, durant des décennies, pris leurs clients pour des vaches à lait, les opérateurs telecom ont vu Free mettre fin à cette époque dorée, et menacent de profiter de cette occasion pour se délester d’effectifs devenus encombrants (e.g. rétablir d’une façon ou d’une autre des marges exorbitantes).

Le ministère de l’Industrie et celui de Redressement productif (LOL) verraient d’un bon œil le rapatriement des call centers sur le sol français afin de créer de l’emploi. Pour arriver à concilier des objectifs aussi opposés, il va falloir trouver de l’argent, beaucoup d’argent… or les caisses sont vides.

La solution – pas très originale – passe par l’impôt. Qui pourrait donc payer pour tout cela ? Bingo : Google, Apple et consorts. Il faut dire que ces derniers se sont débrouillés, comme toute multinationale qui se respecte, pour payer le moins d’impôts possible, et cette sortie de Fleur Pellerin à l’encontre de Google, quelques jours après une réunion au sommet destinée à minimiser la casse sociale chez les opérateurs, ressemble fort à un coup de pression.

Mais taxer Google ne remplirait pas pour autant les caisses d’Orange… Pour cela, il faudrait trouver un moyen pour que « Google, Apple et consorts » paient directement Orange. On pourrait imaginer que Google paie Orange pour l’utilisation du réseau Orange, tout comme Apple pour sa TV connectée, en échange, par exemple d’une plus grande rapidité de leurs services sur le réseau Orange… On pourrait également permettre à Orange de faire plus d’argent, en lui offrant la possibilité de commercialiser des forfaits Internet qui différencieraient certains services (imaginons un forfait illimité sur Facebook et Twitter mais limité sur l’usage d’autres services)… problème : tout cela est totalement contraire à la neutralité du Net, qui veut qu’un opérateur Internet ne différencie pas les signaux qui traversent ses tuyaux en fonction de leur provenance, de leur contenu ou de leur destination. Techniquement en revanche, le Deep Packet Inspection saura vous facturer tout ça, de manière différenciée, par protocole…

On arrive à la même conclusion : il faut tuer la neutralité du Net.

Bref, pour préserver ses intérêts économiques, la France ne manque en effet pas d’arguments pour tuer la neutralité du Net, ainsi que pour fournir aux dictatures en Afrique et au Moyen-Orient du matériel de surveillance destiné à mettre au pas leur opposition. Le seul problème, c’est de trouver un mensonge qui passe aux yeux de la population, et d’utiliser un levier qui galvanisera les plus cons : la haine.

Américanophobie, islamophobie et vilains niakoués : choose your flavor.

Pour conclure ce premier compte-rendu des rencontres de Pétrarque, un mot de désolation face à l’abyssale et abjecte démagogie dans laquelle sombre le personnel politique français : la stigmatisation de l’autre et la xénophobie.

Si le camp de la droite a visiblement choisi l’islam comme épouvantail et le racisme pour unifier son camp, le parti socialiste nous ressort l’anti américanisme (en hommage à Georges Marchais, sans doute). En période de crise, la peur de l’autre et sa désignation comme la source de tous les maux est une recette facile, et qui a fait ses preuves en France.

A l’heure où François Hollande reconnaît la responsabilité de la France dans la rafle du Vel’d’Hiv, il y a 70 ans, on peut du coup tabler sur le fait qu’en 2082, le président français reconnaîtra la responsabilité de la France dans des rafles plus discrètes qui ont lieu en ce moment un peu partout en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, rendues possibles par la vente d’armes numériques à des dictateurs dans le but d’optimiser la torture et l’assassinat politique. Il suffit d’être patient.

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update: le transcript tweeté par Jean Birnbaum du Monde, qui coanimait le débat.

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Auteur: Fabrice Epelboin

Ancien directeur de publication de ReadWriteWeb France, cofondateur de plein de trucs, e-guerillero fi Tounes, spécialiste intergalactique de l'infowar, réincaranation de Nostradamus tous les 26 du mois par temps agité à très agité.

365 thoughts on “Fleur Pellerin annonce la mise à mort de la neutralité du net”

  1. « Exception culturelle : it’s a trap » brillant huhu.

    Protectionnisme quand tu nous tiens. Btw, l’exception culturelle est la preuve que la culture est intimement liée à la souveraineté de la France. Ok.

    Mais, il est facile de rétorquer que l’ exception culturelle participe de la liberté d’information en ce qu’elle renforce le pluralisme. So ? #avocatdudiable

  2. L’exception culturelle n’est peut-être pas qu’un truc chauvin pour subventionner la production merdique française, mais peut-être aussi le fait d’affirmer qu’une création culturelle n’est pas une marchandise. L’idée n’est peut-être pas tant de promouvoir Julie Lescault que de combattre les concepts d’Hollywood. Et peut-être que du coup, exception culturelle et net neutralité peuvent servir tous deux à lutter contre Hollyweb justement (Apple, Google, Facebook and co).

      1. Ah ben effectivement, pas avec la direction prise par la majorité actuelle… D’autant que tout en enterrant la neutralité pour favoriser les industries françaises des poseurs de tuyaux et des installateurs de caméras, on fera par ailleurs des concessions à Hollyweb notamment en matière de données personnelles….

          1. Hollyweb is Hollywood 2.0, ou comment reproduire sur/via les réseaux des oligopoles mille fois plus puissants, pour présider à la production du sens, en privatisant largement les potentiels des zinternets..

            It’s copyleft ;)

            Je l’avais pondu sur Numerama mais d’autres y avaient pensé, y compris… Un webzine sur le ciné :) Debord avait raison, tvtv !

            Bref, je m’étais réjoui de voir revenir, après l’obscurantisme mercantilo-sarkozyste, la notion « d’exception culturelle » qui me semblait trés utile pour les questions du téléchargement des oeuvres, autant que pour la question des biens communs et du rééquilibrage face au monopole d’exploitation de l’auteur, mais si c’est pour voir arriver la vieille lune cocardière et anti-US, encore une impasse.

    1. De manière générale, il faut repenser la politique culturelle et la définition de culture qui n’a pas ou peu bougée depuis Malraux (dont l’exception culturelle). C’était une belle idée, mais elle est un peu vieillote et sclérosée…
      C’est fou de voir que le social et la démocratie n’entre que très peu dans les vues dse politiques culturelles. Il y a d’un côté les église impécables et Jean Nouvel et de l’autre les asso socio-éducative qui n’ont du budget que pour proposer su scrap-booking… too bad

      1. Et donc, elle est d’origine asiatique, il est d’origine asiatique ; elle aurait dû le savoir ?
        Et si elle l’avait su, elle aurait dû se dire qu’un canadien à moitié d’origine chinois ne saurait défendre des intérêts américains ?

        Même si je trouve idiot d’utiliser l’anti-américanisme, je ne vois toujours pas l’intérêt de mentionner leurs origines.

        Tout ce que ça apporte à cet article, c’est une petite dose de racisme ordinaire.

          1. Il est canadien, il est donc bien plus culturellement assimilable avec un américain qu’avec un chinois.

            Je pense surtout qu’elle n’en a rien à battre de l’inventeur du concept, et que de notre côté on n’en a à rien à battre des origines de Fleur Pellerin.
            Déjà que vous traitez les femmes ministres de connes qui ont bien cherché le machisme, c’est assez con d’enchaîner en mettant ses origines aussi dans la discussion.

          2. Canadien culturellement assimilable à un américain ? Wow…

            Donc à ce stade, les jaune, ce sont les jaunes… Chinois, Coréens, Japonais, c’est du même accabit ?

            Encore une fois, relisez mes commentaires sur le blog de Maurice Ronais, je ne traite pas les femmes ministres de connes, je traite l’ensemble de ce gouvernement de cons. Nuance.

          3. N’oublies pas le grand drame du Canada.

            Ils auraient pu avoir la culture anglaise, la gastronomie française et l’économie américaine.

            Au lieux de ça ils ont eu la culture américaine, la gastronomie anglaise et l’économie française.

            #shame

          4. La sécurité sociale, une économie en croissance, un revenu par habitant supérieur aux USA, l’éducation gratuite pour tous, une société tolérante et ouverte et radicalement anti xénophobe (et pour cause, 99% de la population est immigrée)… Ils ne s’en sortent pas si mal…

          1. Non mais bon, tu es sexiste parce que tu as traité des membres du gouvernement, dont une/des femme(s) de connards (note, connards, pas connasses…), on peut bien dire que tu es raciste parce que tu parles de l’origine de ceux qui considèrent la Net Neutrality comme un complot américain et les routeurs chinois comme une grave menace…

          2. Bonjour.
            Quand je lis les réponses de l’auteur sur « l’origine asiatique » de Fleur Pellerin mes cheveux se dressent sur ma tête de père ayant adopté deux enfants « d’origine européenne ». Vous allez nous foutre la paix avec ces questions des « origines » ? Mes filles, comme Fleur Pellerin, sont françaises, comme nombre d’enfants nés ici, là, ou ailleurs, avec des noms bizarres et des origines qui les concernent. Ils sont français, et françaises. Point barre. Il faut vous l’écrire en gros caractères ? FRANCAIS et FRANCAISES !
            C’est ça, votre prétendue « neutralité du net » ? Il faudrait montrer ses origines pour évaluer ses compétences ?
            Avoir « des origines asiatiques » serait suspect ?
            Mais de quoi nom d’un clavier en bois ??? Ce n’est même plus du racisme c’est du cliché de troisième zone.
            Les commissaires politiques m’ont toujours inquiété, ceux de la « neutralité » du net et des jonquilles comme les autres.
            Je ferme cette prose nauséabonde, pleine de morve incompétente et prétentieuse, et n’y reviendrai pas. Je suis TRES en colère.
            MB

          3. C’est une insulte ‘origine asiatique’ ? Vous avez remarqué que – justement – je met ça en parallèle avec les « origines asiatiques » de celui qui a formalisé le concept de neutralité du net ?

            Ou alors vous êtes juste en service commandé ?

          4. Comme d’autres commentateurs avant moi je trouve effectivement stupide cette remarque sur les origines de l’un ou de l’autre. Btw, Tim Wu est professeur à Columbia à New York, qui si je ne m’abuse n’est ni au Canada, ni en Chine ou je ne sais où. D’ailleurs, après avoir obtenu un B.Sc à Montréal, il est parti à Harvard, et vit aux US depuis 15 ans ! Donc les réflexions type « oh non grands dieux, vous n’y pensez pas, le traiter d’américain alors qu’il est sino-canadien ! » sont totalement ridicules.

            Source : Wikipedia.

          5. CQFD ? Vraiment ?

            Sans être d’accord avec Mme Pellerin, vous pouvez reconnaître que dire que c’est un concept d’origine américaine n’est pas faux et que signaler que son auteur soit lui d’origine chinoise ou canadienne n’est pas pertinent…

          6. Si, c’est faux, c’est un concept technique, qui est lié à l’extension internationale du proto réseau de réseau qu’est devenu internet.

            La seule chose qui est américaine là dedans, c’est la fac du prof de droit qui a FORMALISÉ un concept qui existait bien avant qu’il ne le fasse.

            C’est comme si je te disait que la gravité est un concept anglais. Ca n’a pas de sens.

          7. Pour ma part, je suis d’origine asiatique (japonaise plus précisément) et bon, cette précision sur l’origine coréenne de fleur pellerin ne me choque pas… même si on le sait maintenant qu’elle est d’origine asiat (hein, c’est écrit sur son visage d’abord) et… même si c’est vrai que bon la phrase « Après tout, Fleur Pellerin est d’origine coréenne, et ignore certainement tout cela. » est assez vide de sens, puisqu’on se demande en quoi son origine a affaire avec son ignorance. d’où les remarques des autres lecteurs. Cette phrase était un peu maladroite. voilà tout, pas de quoi en faire un plat.

  3. Excellent éclairage comme on aimerait en lire plus souvent mais qui (aïe!)… paradoxalement m’invite à penser que fleure Pellerin n’a peut-être pas totalement tord:

    Petit flash back: En 1994 au moment des négociations de l’AGCS, si la diplomatie FR s’est faite le chantre de la « diversité culturelle », c’est pour fédérer les opinions européennes/internationales autour d’un concept fort – car potentiellement universel – mais qui permettait avant tout de défendre ses propres intérêts industriels (notamment cinématographiques et audiovisuels). En effet, la politique audiovisuelle européenne (cf. quotas) justifiée au nom du principe de diversité n’a aboutit qu’à une seule chose: contraindre les petits pays de l’Union Européenne à substituer les programmes américains qu’ils achetaient pas chers par des programmes européens issus des grands pays européens mais -malheureusement pour eux – à des prix nettement plus chers! Se faisant les budgets TV en production des petits pays ont fortement diminué, et à l’exception de la FR,IT,ES,ALL et GB, cette politique a aboutit à une réduction du nombre de productions nationales dans tous les autres pays de l’Union Européenne! Ainsi, au nom de la défense d’une diversité culturelle plaidée au niveau international, la France est parvenue à mettre en place, pour son propre profit, une politique de « d’uniformisation culturelle » sur le marché européen…

    La question est donc, la « neutralité du net », comme la « diversité culturelle » n’est t-elle pas devenue qu’un concept de marketing diplomatique, aujourd’hui objectivement aligné avec certains intérêts industriels américains… mieux, la « neutralité du net » n’est-elle pas la réponse US pour contrer la « diversité culturelle » FR ou plus largement Européenne, l’un et l’autre étant instrumentalisés pour avancer des intérêts économiques, au final fort éloignés de l’intérêt réel des citoyens?

    1. Pas tout à fait, il serait naif de croire que les américains, dans leur ensemble (si tant est qu’ils ne parlent que d’une seule voix) soient pour le neutralité du net. Si c’était le cas, elle serait inscrite dans la loi, comme d’autres pays l’ont déjà fait (Pérou, Islande, etc). Or ce n’est pas du tout le cas.

      La neutralité du net est un concept d’origine techno-politique, le fait qu’elle ait été formulée en premier par Tim Wu à Colombia ne signifie en réalité rien du tout, elle existe depuis le début d’internet, elle est indispensable à son bon fonctionnement du fait même que, techniquement, internet est un « réseau de réseau » et que la règle de base consiste à partir du principe que les informations transmises ne doivent pas être modifiées en quoi que ce soit par les divers réseaux qu’elle traversent pour arriver à destination. Sans neutralité du net, on aurait jamais eu internet.

      Le fait qu’un prof de Colombia ait le premier formulé de façon philosophico politique ce qui était un sous entendu technologique entre ingénieur n’a pas de rapport avec le fait que Colombia soit aux USA.

      Le fait est que cette réalité avantage les contenus par rapport aux tuyaux, et que les USA sont très fort en contenus (et services, dans ce cas, cela revient au même), mais il serait stupide, vous l’avouerez, d’imaginer qu’à la fin des années 60, quand tout cela a été imaginé, les pères fondateurs de l’internet y aient vu une façon d’avantager la culture américaine.

          1. Qu’est ce que tu entends par une asymétrie ? Tu es sûr de ne pas confondre avec le fait que le passage d’un marketing de l’offre à celui d’un marketing de la demande ne fasse que de révéler la piètre qualité de la « mass culture » française ?

            Regarde une autre forme de culture, comme l’art contemporain, la danse classique ou la musique de chambre, et tu verra que ces gens là se débrouillent très bien avec un monde où la demande fait le marché plutot qu’une offre imposée, et que la diversité prévaut. C’est au niveau de la « mass culture » (e.g. Julie Lescau vs. True Blood) que les américains dominent.

          2. Je veux dire que la neutralisation des tuyaux à pour corollaire de déplacer la compétition sur la visibilité (accessoirement d’octroyer un rôle prépondérant aux moteurs de recherche)
            Et clairement, tout le monde ne part sur un pied d’égalité s’agissant de la visibilité, notamment parce qu’elle devient de plus en plus dépendante de capacités financières. Dans ce système, la neutralité du net des pères fondateurs, peut donc aussi devenir l’allié objectif de ceux qui sont en capacité de tirer leur épingle du jeu, en l’état actuel.

          3. Pas forcément la ‘visibilité’, mais ce qui est en ’bout de chaine’, sur votre ordinateur ou celui qui fourni le service.

            Et non, cette visibilité n’est pas dépendant des moyens financier (regardez ce site, Reflets, zéro ressources, et une énorme visibilité, c’en est une démonstration flagrante).

            Par ailleurs, l’innovation ‘au coeur de réseau’ (Deep Packet Inspection, priorisation des signaux, mort de la net neutralité), justement, va donner un avantage stratégique majeur à ceux qui ont les moyens financier (Google et consort) de se payer un billet de première classe sur les réseau. Aujourd’hui, il n’existe pas vraiment de billet de premiere classe, tout le monde voyage en seconde, en quelque sorte.

          4. tous les contenus n’ont pas la même chance: il y a ceux qui peuvent se payer des CDNs et les autres, rien qu’en modifiant divers accords de peering, on pourrait complètement bloquer certains contenus; et ces accords sont des accords commerciaux « classiques », donc contrôlables si on y met le prix.

          5. Disons qu’un CDN permet de raccourcir le parcours, mais en aucun cas de permettre aux signaux d’aller plus vite que les autres une fois qu’il te sont envoyés.

            Pour ce qui est de modifier les accord de peering pour favoriser certains contenus par rapport à d’autres, c’est déjà le cas, il suffit de voir YouTube sur une connexion Free :(

          6. impression de ne pas être sur le même longueur d’onde ;)
            surpris de t’entendre dire que la visibilité ne dépend pas de moyens financiers à moins de considérer que de webmarketing ne sert strictement à rien… et plus le volume de pages web augmente, plus le « billet première classe » dont tu parles pourrait bien devenir une triste réalité. là ou je te rejoins à 100% c’est que détricoter la net neutralité, ne résout pas le problème!

          7. Oui, nous ne sommes pas du tout sur la même longueur d’onde. Que vient faire le web marketing dans la net neutralité ? Ta focale n’a rien a voir avec le sujet, et ne permet pas de l’appréhender ;-)

            Encore une fois, regarde Reflets.info : aucun web marketing, aucun budget, et pourtant…

            Nous ne suivont pas un instant la moindre règle de web marketing – billet excesivement long, pas de dumping de mot clé, aucun effort de référencement, etc – et pourtant.

            Cerise sur le gateau : si tu connais mon parcours, tu sais que je m’y connais en web marketing… et pourtant…

          8. mouais… prendre l’exemple de reflets, pour généraliser l’idée que l’audience sur internet est indépendante de ta puissance financière, je trouve ça un peu limite… mais bon à l’occasion on pourra peut être s’expliquer de vive voix! encore bravo pour le site!

      1. « mais il serait stupide, vous l’avouerez, d’imaginer qu’à la fin des années 60, quand tout cela a été imaginé, les pères fondateurs de l’internet y aient vu une façon d’avantager la culture américaine. »

        Les pères fondateurs d’internet voulais garder la force de frappe nuclèaire américaine opérationnelle coûte-que-coûte. Internet n,avait rien à voir avec la culture et tres peu avec la science. Penser autrement est se bercer d’illusions

        Quand internet est devenu public c’est parce que les militaires avaient mis en place une structure (tuyaux) plus performante et n’avaient désormais que faire de la version 1 du réseau des réseaux

  4. Article très bon, comme quoi les gouvernements passent et les conneries demeurent… Quand ils auront tué le net pour en faire un minitel 2.0 on en fera un vrai, le notre, non censurable, non limité…

    Concernant « l’exeption culturelle », c’est un peu comme si on nous obligeait à avoir un gros tas de fumier dans le jardin avec comme argument : « Desfois il y a une fleur qui pousse dessus », et bien sur vous devez louer le fumier.

    Sinon de manière politiquement incorrect, quand j’ai lu « Julie Lescau » j’ai pensé  » as dead as Mouss Diouf »

  5. Bon, bon, bon.

    Après la victoire temporaire sur ACTA, on se disait qu’on passerait un été peinard… #fail !

    Bon, je suis étonné de ce que j’apprends là, je pensais justement que Mme Pellerin était plutôt « calé » dans notre domaine, et que c’était pour cela qu’elle avait eu le poste. Mouais… j’me suis bien gouré là, il faut que je relise mes fiches !

    Bon, c’est triste, il va falloir ENCORE tout recommencer, et expliquer des choses simples à des gens qui n’en ont rien à foutre…

    Au final, c’est plutôt Bayart ou Zimmerman qu’on devrait coller au ministère, je ne sais pas s’ils ont fait l’ENA, mais au moins, ils sont -vraiment- compétent dans ce domaine.

    On ne va pas s’ennuyer, en Septembre…

          1. Il y a des questions de respect, réciproques, qui se méritent, et si on s’amuse à déterrer les conneries de l’ISOC en la matière, ça risque de pas être fun du tout.

          2. Gérard, je vous assure que sur le sujet, Fabrice sait parfaitement de quoi il parle, mais c’est gentil de nous tendre une perche de manière totalement gratuite, nous sommes aptes à répondre parfaitement gratuitement de la même manière, mais de manière un poil plus documentée.

          3. Franchement, Gérard, après mes excuses publiques sur RWW il y a trois ans, mon invitation à y publier ce que vous vouliez, et le retweet par le compte Tweeter de l’isoc de la phrase de Fleur Pellerin vendredi…

            Bon, jouons la Cold Case alors…

    1. Au PS il y avait Christian Paul et Patrick Bloche qui avaient l’air de s’y connaître.
      Ce sont eux qui se sont le plus opposés à Hadopi, en faveur d’une licence globale.
      On ne les entend plus beaucoup, en fait plus du tout sur ce sujet.

    1. Je ne sais pas pour tous les autres [politiciens], mais je pense que la Pellerin sait très bien de quoi elle parle: elle produit de la désinformation au service de l’industrie y compris celle de « l’industrie culturelle ». Après, elle n’est pas probablement un foudre de guerre sur ce sujet mais ses connaissances lui permettent amplement de servir les intérêt de certains. M’enfin, moi j’ai encore de l’espoir en elle, elle me plaisait assez avant de lire cette article, moi maintenant, mais bon, à voir…

  6. Il semble bien, si j’ai tout compris, qu’on ait là un énième épisode de la guerre qui oppose les partisans du primat citoyen et ceux du primat économique.

    La difficulté que vont rencontrer les premiers sera accentuée par le fait que la communication des décideurs s’appuie sur la crise et les nécessaires « ajustements » qu’elle induit.

    Si les acteurs les plus investis considèrent que la neutralité du net est légitime ET nécessaire, il leur faudra le démontrer à une fraction non négligeable de la population qui voit la neutralité du net, en France, seulement comme une pétition de principe, des droits de l’homme version numérique. C’est pas gagné…

      1. Pas comme si qui que soit d’autre en position de l’emporter en 2017 allait faire quoi que ce soit pour la neutralité. En temps de crise, la question sera étouffée, en plus.

        Sombres nuages, quoi.

          1. Je suis dubitatif. Le PP allemand suit une courbe ascendante encourageante. Mais de notre côté de la frontière, malgré un grand nombre d’initiatives louables, le PP me laisse encore perplexe. Pour les raisons qui ont été soulignées notamment par Benjamin Bayart. Et plus généralement, pour le positionnement « faisons de la politique autrement, ni droite ni gauche », que je trouve illusoire, myope, et dangereux.

            Y a plein de bonnes volontés derrière le PP, mais s’ils ne réalisent pas très vite que leur combat pour les libertés numériques n’est que la dernière déclinaison d’un combat séculaire pour les libertés publiques, je doute de leur pertinence et encore plus de leur efficacité. Or, le temps presse, il n’a fallu qu’une semaine pour voir réapparaître des articles d’ACTA dans le projet CETA, et INDECT est toujours aussi peu connu. J’ai peur que Kroes soit un petit peu optimiste sur ce coup-là.

          2. « faisons de la politique autrement, ni droite ni gauche », que je trouve illusoire, myope, et dangereux.

            Ah parce que tu pense que les partis traditionnel sont encore de droite ou de gauche ?? Serieux ?
            Pendant la campagne certes; dans les faits, rien n’est plus faux.
            Ne pas se positionner sur un échiquier faussé peut certes passer pour idéaliste; mais pour ma part c’est faire montre d’une grande intelligence. Ces clivages sont galvaudés, dépassés par une mondialisation horizontale.
            Tout comme une hierarchie pyramidale à la française n’est plus possible, tout comme une pyramide inversée est elle-même une utopie, le Pp se proclame un mouvement citoyen de démocratie directe. Il ne peut y avoir ni hierarchie ni positionnement droite-gauche en ce sens ! Alors certes, ça peut passer pour une utopie pour ceux qui n’ont jamais participé à un débat en Liquid feed back, mais n’hésitez pas; tout le monde est le bienvenu. Après tout,  » Pour en parler, il vaut mieux connaître » non ?

          3. Droite, gauche, ça se joue à la marge comme différences, mais aussi et beaucoup dans le style. Sur le fond, c’est la même chose.

            Le fait que les députés aient voté contre la transparence sur leur notes de frais est une illustration assez rigolote. Leurs solution pour sortir du marasme économique en est une autre (beaucoup moins drôle), et ne parlons pas de la politique énergétique (là, c’est carrément flippant).

          4. @Boranova : c’est encore et toujours la même erreur, celle qui consiste à confondre LA politique et LE politique.

            Le clivage droite-gauche ne signifie plus grand chose parce que la « gauche de gouvernement » s’est ralliée au néolibéralisme rayonnant de la droite, tel qu’issue de la révolution néo-conservatrice des années 80. Donc de ce point de vue, effectivement le clivage gauche-droite ne signifie pas grand chose de ce point de vue, le budget étant voté à peu près de la même façon depuis 25 ans, sauf folklore partisan et ajustements à la marge. S’extraire de ce faux clivage n’a rien d’un exploit, c’est le postulat de base pour prétendre réellement faire de la politique.

            Mais.

            On confond deux choses, et j’ai peur que le PP fasse cette confusion. On confond « adhésion au clivage politicien droite-gauche » (le refus du PP de se voir affublés d’une quelconque couleur politique ou de se faire récupérer par des partis établis, bon pourquoi pas, y en a plein qui ont essayé avant eux, les Ecolos, le Modem, et tous les 5 ou 10 ans, une nouvelle génération à l’UMP et au PS prétend aussi « faire de la politique autrement » : tout ça c’est du babil marketing), d’une part, et inscription de son programme et de ses luttes dans une historicité des luttes politiques et sociales. Et ça c’est indispensable pour être pertinent et efficace.

            Le clivage « droite-gauche » n’est pas univoque : certes on peut penser qu’il ne veut plus dire grand chose sur le plan de LA « politique politicienne », et qu’entre le PS et l’UMP, finalement ya pas de monstrueuses différences… par contre le clivage idéologique entre conservatisme et progressisme, donc d’une certaine façon, entre les traditions de pensées de droite et de gauche, reste parfaitement pertinent. Elles le sont même comme jamais aujourd’hui. La question des biens communs face aux nouvelles enclosures interroge directement les traditions de pensée de gauche. La lutte contre l’appropriation par quelques grands groupes des ressources communes de l’humanité, comme l’a illustré ACTA, est également une question éminemment politique.

            En voulant échapper au premier clivage, qui est essentiellement médiatique et artificiel, le PP court le risque de s’extraire du second clivage, et donc de perdre toute pertinence.

            C’est bien joli de lancer un nouveau « mouvement », un nouveau « parti », mais si c’est en prétendant ne pas tenir compte de l’histoire politique, et prétendre faire table rase, c’est présompteux et dangereux.

            Présomptueux parce que le PP n’est pas une génération spontanée, il y a une tradition politique progressiste avec laquelle il correspond, et dont il constitue juste le dernier avatar.

            Dangereux parce qu’en prétendant se couper des luttes précédentes, on s’expose à des instrumentalisations bien plus problématiques encore…

            En réalité, dire qu’on n’est « ni de droite ni de gauche » conduit souvent à finir… à droite.

            L’aspect pyramidal et jacobin qui caractérise la France, c’est autre chose. Mais la réaffirmation que les sujets qui nous occupent s’inscrivent parfaitement dans le clivage droite-gauche au sens idéologique du terme, c’est une évidence.

            Pour schématiser, quand tu veux promouvoir des libertés individuelles et des modes de travail collaboratifs qui contreviennent aux intérêts et politiques des groupes industriels, généralement t’es pas trop de droite.

            Donc c’est peut-être sympa le Liquid feedback, mais l’histoire des Communes, au hasard, est à mon avis au moins aussi utile.

            Les générations qui se croient spontanées m’emmerdent. En général, elles finissent en parfaits petits consommateurs.

          5. @ Epelboin : à vrai dire, j’ai pas vu la queue du début d’une seule bonne idée pour sortir du marasme économique, de la crise financière ou de la crise énergétique, du côté des partis « de gouvernement », qu’ils soient donc de « droite » ou de « gauche ».

            J’en avais lu dans la 2e partie de cet article, notamment : http://www.telerama.fr/idees/presidentielle-j-57-la-campagne-vue-par-bernard-stiegler,78318.php

            Mais d’ici à ce que ça soit repris en haut lieu et mis en oeuvre, on bascule dans la SF.

          6. (juste une petite parenthèse au passage… pour ceux qui pensent que le parti pirate bouge pas… il a quand même eu une croissance d’adhérents de l’ordre de plus de 300% en deux-trois mois, si je me trompe pas… il me semble que les vaisseaux n’attendent que d’avoir des équipages dessus :-) )

            (et autre parenthèse… j’ai basiquement tendance à croire que si des gens se battent pour une cause juste, aussi petit soit le mouvement… il vaudrait mieux éviter de taper dessus. C’est en unissant les forces de chaque organisation, de chaque individu, de chaque volontaire, qu’on arrivera à faire de grandes choses. Le reste n’est, à mon sens, que pure perte de temps :-) )

          7. @U.H.M. Non, pas le moindre début de solution, et surtout, la même solution de part et d’autre. Il faut dire que les solution alternatives sont clairemetn douloureuses, et que le qui pro quo actuelle permet de reculer pour mieux sauter… un peu la même stratégie que celle adoptée face aux changements climatique. Cohérent.

            @Boranova

            Il reste à créer un véritable programme politique qui ne se cantonne pas au numérique, ce qui n’est pas du tout évident, il faut le reconnaitre ;-)

          8. @U.H.M. : tu dis « ni de droite ni de gauche » conduit souvent à finir… à droite. Ça se base sur quoi?
            Et pour aller plus loin, en quoi la dichotomie gauche/droite serait-elle immuable? On est en droit de penser qu’une autre répartition des forces politiques doive se mettre en place pour assumer les problèmes à résoudre.
            Je ne nie pas le fait que tenter de s’extraire d’un modèle bien installé dans le temps et l’espace est une entreprise compliquée.
            Mais dans l’élan d’une révolution de nos outils de communication, ne devrait-on pas voir s’imposer d’autres paradigmes politiques?
            Autrement dit : le paysage politique régenté par l’alternance gauche/droite n’est-il pas trop simpliste-centralisé-manipulable-incontrôlable-… pour ne pas être déjà dépassé?

          9. @sempiternel : le clivage gauche-droite médiatico-politique est dépassé, sans doute, et non opérationnel, en tous cas.

            La division entre les concepts idéologiques « droite » et « gauche », au sens où les exprimait par exemple Deleuze, est d’une actualité brûlante, et ce serait un échec rédhibitoire pour le PP de ne pas le savoir, selon moi.

            La dialectique historique ne date pas d’hier, et le PP ne serait pas le premier à vouloir s’en extraire sans comprendre que ça revient à se tirer un chargeur dans la mâchoire.

            Les Verts allemands, comme en France d’ailleurs, n’ont acquis leur dimension que lorsqu’ils ont compris deux choses : 1) il faut s’inscrire dans une tradition de pensée plutôt que croire pouvoir faire tabula rasa des soubassements idéologiques de son action, et 2) il faut une base dans la population, tracter, faire des réunions, du porte-à-porte, du terrain, et éviter à tout prix la tour d’ivoire ou le complexe de supériorité.

            C’est le prix à payer si on veut s’organiser en parti politique. ça ne souffre pas d’exception.

            Qui a dit un jour « ni droite ni gauche » ? Le FN – on sait ce que vaut ce ramassis d’ordures et de tacherons. Le Modem : oui, sauf qu’il était à droite. Les Ecolos : oui, jusqu’à ce qu’ils se reconnaissent de gauche et commencent à décoller.

            ça ne signifie pas se résigner à adopter de vieux schèmes stériles ou archaïques ; ça signifie comprendre que le politique précède la politique. Proposer de nouveaux outils démocratiques, collaboratifs, open source, transparents, c’est très intéressant, mais c’est encore mieux quand on sait que cette démarche elle-même répond à une conception idéologique de la res publica.

            Once again : ne pas confondre le bipartisme à la française, ou même à l’américaine, sclérosé, hypocrite et présentant le même carriérisme, le même clientélisme, la même hypocrisie quel que soit le bord… et le clivage idéologique fondamental qui consiste à d’abord penser à la collectivité et au bien commun avant de penser à sa gueule. En très grossièrement résumé.

            Et ce choix n’est pas dépassé, au contraire, il se pose devant nous avec une acuité sans précédent.

            Le PP serait donc selon moi très bien inspiré d’établir et d’assumer sa filiation idéologique, ce qui ne l’empêche en rien d’avoir son indépendance politique.

            On ne peut pas parler de libertés numériques sans savoir ce que sont les libertés publiques. On ne peut pas savoir ce que sont les libertés publiques sans savoir de quelles luttes elles sont issues.

          10. J’ai l’impression que tu reproches simplement au PP de ne pas se déclarer à gauche. Et en filigrane de les soupçonner de ne pas l’être, vraisemblablement par ignorance.

            L’ignorance si c’est le cas, dans un contexte décisionnel, reste dommageable.

            Mais est-on obligé de penser à gauche (avant se sombrer irrémédiablement à droite, ce dont je ne suis toujours pas convaincu) pour pouvoir prendre des décisions pour un groupe ?
            En écartant le problème gauche-droite : l’ensemble d’une classe dirigeante (chez nous la majorité élue) doit-elle nécessairement faire allégeance à une même idéologie ?
            Si de nouveaux outils démocratiques peuvent être utilisés pour tendre vers une mise en commun du pouvoir décisionnel, ne serait-ce pas un handicap que de vouloir uniformiser l’idéologie d ‘une réelle majorité au pouvoir ?
            Une société a besoin je pense de progressiste comme de conservateur, de libéral comme de régulateur, de collégial comme d’arbitraire, chacun héros d’un jour, et tous un peu tout le temps.

            Je me dis finalement qu’une bonne adaptabilité à n’importe quel contexte donné sera finalement plus efficace qu’une contrainte idéologique façonnée dans le sang, avec tout le respect que je lui dois.

          11. @sempiternel : quand je vois la facilité avec laquelle certains crétins disent vouloir voter Marine Lepen uniquement parce que celle-ci raconte qu’elle veut inscrire « la liberté d’expression sur le net dans la Constitution » (juste avant de faire fermer des comptes Twitter parodiques, d’ailleurs) ou qu’elle veut « supprimer Hadopi » (nonobstant l’horreur qu’un parti extrêmiste est capable de pondre à la place), je me dis que la conscience politique des gens qui se posent des questions sur le numérique n’est pas une question anodine.

            Je ne reproche pas au PP de ne pas se déclarer de gauche ; je reproche à certains membres du PP de ne pas avoir conscience qu’il EST à gauche. Nécessairement, en vertu des idées qu’il dféfend. Le nier c’est soit manquer de culture politique, soit poursuivre la chimère de « l’apolitisme en politique ».

            Il n’est pas question de « faire allégeance » à une idéologie, mais uniquement de savoir d’où l’on vient et où l’on veut aller 1) sur l’échiquier politique, mais beaucoup plus important 2) en termes historiques et civilisationnels.

            Faut avoir conscience que des outils démocratiques, fussent-ils modernisés, ne suffisent pas à élaborer une pensée politique. Le primat de la technologie, on l’a déjà eu avec le mouvement des Mutants, un truc culturel de l’ordre de l’épiphénomène mais qui lui aussi voulait dépasser les clivages archaïque – et qui a fini par attirer des crétins avides de surhumanité cybernietzschéenne à deux balles.

            Le PP me paraît une démarche sérieuse, surtout en Allemagne et en Suède. Mais se couper d’une tradition de pensée progressiste, volontariste, sociale et basée sur la contribution et le partage, pour prôner exactement ces mêmes principes via le numérique, c’est d’une connerie à hululer sous la lune, je trouve.

            Une société a sans doute besoin à la fois de progressistes et de conservateurs, de collectivistes et d’individualistes, mais faudrait quand même bien prendre la mesure des forces auxquelles ont souhaite s’opposer. Les industries culturelles, les industries des télécoms, les nouveaux titans du web 2.0, les industries pharmaceutiques, agroalimentaires ou énergétiques, leurs lobbyies, leurs politiques appointés, leurs relais technocrates, ce ne sont pas des enfants de coeur que tu vas combattre avec tes « héros d’un jour ». L’équilibre des forces n’existe pas, et désolé mais c’est pas en arrivant la fleur au fusil et l’apolitisme adolescent en bandouillère que les PP vont combattre efficacement ces entités, qui elles n’ont rien de politique ni de moral. Et qui raflent la mise.

            Clairement, vu les forces en présence, c’est pas en niant l’origine idéologique et la tonalité intellectuelle des notions de bien communs, de neutralité du net, de libertés numériques ou de hacking qu’on va vraiment gagner des points. Ce ne sont pas de bons sentiments « neutres » qui ont fait reculer ACTA, c’est une opposition claire et franche aux diktats de quelques oligopoles industriels et leurs amis néolibéraux.

            ça serait très bien de se débarrasser des vieux réflexes des partis dits « de gauche », trop dogmatiques ou pas assez actualisés, sans doute, mais la jouer Modem ou arbitre des élégances, surtout en cette époque, ça s’appelle pisser dans un violon.

            Le PP esquisse quelque chose d’intéressant, mais va falloir se muscler les théories et faire du terrain. Et puis aussi élargir le champ des sujets abordés, comme l’ont fait les écologistes en leur temps.

          12. @Fabrice, il faut certes à terme, un programme. Mais comme je dis toujours à tous ceux qui viennent aux Beers : « N’attendez pas qu’on vous donne un programme; faites-le ».

            On peut tourner en rond pendant des heures, on en revient toujours au point suivant : Pour la première fois, les moyens techno nous donnent la possibilité d’exprimer nos droits et avis directement (exemple élaboration de la constitution islandaise) et non plus de passer par un ennarque (en France) un vendu (en Belgique) pour nous « représenter ». Et quand j’entend les propos de certains clâmant haut et fort que leur boulot est de penser à ma place, je me dit qu’il est temps que je puisse m’exprimer. Et pour répondre sur la question des générations, je ne suis pas de la nouvelle génération, loin de là, et je ne me suis pas non plus française.

          13.  » Fabrice « @Boranova
            Tu as tout a fait raison. On a quatre ans, let’s do it. »  »

            2014 est une étape aussi. Et étant donné le contexte actuel général, et le cas numérique en particulier (Ah merveilleux Indect…!), c’est une étape peut être bien plus importante que 2017.

            Et dans la relative pagaille présente et probable à venir la pertinence des étapes préétablies n’est peut être pas aussi cruciale que ça. Ainsi, l’automne 2012, au hasard, pourrait bien être un moment clé pour les défenseurs des libertés numériques ou démocratiques qui auraient alors à se poser ET se différencier des « installés » de tous bords.

            Quant à PP.fr, au moins certains en son sein filent un très mauvais coton qui l’étoufferait dans l’oeuf si cette mauvaise tendance devait se confirmer, à mon avis bien entendu.
            Mais bon, nous sommes « presque » là hors sujet.

          14. @U.H.M. : je ne peux que souhaiter au PP de mûrir dans de bonnes conditions, je ne pense pas qu’on puisse étayer correctement un projet de représentation politique sans s’appuyer sur de solides référents historiques, et être porteur de valeurs est un impondérable pour qui veut être représentant politique.
            Mais si je construis un projet politique qui, certes est porteur de valeurs, mais où ces valeurs sont véhiculées non plus par un type d’individu charismatique, mais par des outils. Outils qui orientent invariablement leurs utilisateurs dans la conception et l’appréhension de leur environnement.
            Si alors je pense que ces outils sont au moins suffisants, au mieux plus efficaces pour faire vivre les valeurs que mon projet politique propose, j’en conclus que les outils peuvent remplacer les représentants de valeurs.
            La gauche historique est aujourd’hui squattée par des figures charismatiques qui assument leurs valeurs par des artifices communicants. Et ce pour survivre parmi leurs pairs, je ne peux pas les blâmer.
            Mais si défendre les valeurs de gauche c’est en effet muscler la théorie comme le pratique aujourd’hui le PS, en montant des cellules marketing de réflexions pour drainer les courants de pensée accessibles, si agir pour la gauche c’est faire du terrain en assurant plus de présence que les autres pour rentrer un peu plus dans l’intimité des électeurs potentiels (encore une fois je ne les blâme pas, c’est de la survie), alors oui, s’inscrire à gauche est tout à fait améliorable.
            J’imagine : Fleur Pellerin n’est plus représentante nommée arbitrairement, mais volontaire et tirée au sort. Elle n’arrive plus en dépositaire du message officiel, fruit d’intérêts politico-économiques, mais en participante informée comme les autres du résultat des outils collaboratifs/consultatifs.
            Elle n’est plus la gardienne un peu maladroite d’une primauté de l’information, mais une composante investie dans l’essaimage du savoir. Elle ne dirait plus la même chose. Ses détracteurs non plus.
            Et les valeurs de gauche n’en seraient pas pour autant bafouées et oubliées : elles seraient intrinsèques à l’organisation politique permise par les outils collaboratifs/consultatifs.

            A l’arrivée, je ne souhaite pas voter PP parce que c’est un parti. Je ne souhaite pas voter en fait. Je souhaite participer.
            Mais si un parti tend à mettre en place des outils de participation en passant par les voies de décision pratiquées, avec la promesse de ne pas faire perdurer les voies actuelles, promesse induite par le non-engagement de ses figures, alors je m’intéresse de près à ce parti.

        1. Court pour « quoi » Fabrice?

          Tu sais bien que d’une part sur le net las planifications productives à long terme avec produit fini supposé parfait sont une limitation des possibles et des actions à dépasser ; surtout que le contexte est plus qu’instable.
          2014, deux ou trois idées clés, claires, « lancées en l’air », et c’est fait, « ça » existe. Après, il faut juste gérer les feedbacks et les réinjecter dans le process productif. Mais les bases de « ça » existeraient déjà.

          D’autre part, automne 2012 est encore plus « court ». Et pourtant il n’est pas impossible qu’il faille là aussi avoir anticipé des choses, même à la va vite, pour positionnement ET différenciation. La jeunesse est alors le terreau.

          Dis, tu ne serais pas tombé dans le travers « je pense comme les partis d’avant » par hasard? ;-)

          1. Franchement, tu y crois à un carton électoral du PP pour les Européenne ?
            -> Non, mais je ne pensais pas du tout de cette manière là à vrai dire.
            Et d’ailleurs vu certaines déviances politiciennes et je le crois tout à fait mortifères de la part de certains chez PP.fr à ce jour, je n’y verrais que peu d’intérêt. L’objectif à mon avis de PP.INT ne devrait pas être de devenir une antenne de « gauche » (???) sous contrôle de hiérarques dans l’ombre, mais une incarnation d’un mouvement sociétal et démocratique innovant qui réponde au rejet de la majorité des français/etc pour ce qui vient d’un certain passé, sans parler du rejet de la jeunesse créative qui est encore plus marqué.

            Bon, je vais mettre les pieds à une réunion du PP FR, histoire de voir :-)
            -> Tu m’envoies un email pour le C/R et on en parle autour d’un verre ok? :)

          2. @Amicalement : on a déjà eu ce débat tous les deux chez Numérama.

            Cette évacuation des « partis d’avant » me paraît saine s’il s’agit d’évacuer leurs petites chapelles de pensées et leurs petites starlettes médiatiques. Mais si ça signifie « évacuer les fondements idéologiques des partis d’avant », ça par contre c’est stérile, parce qu’un parti comme le PP ne peut pas faire l’impasse sur le soubassement idéologique des idées qu’il met en avant.

            Se défier dze toute récupération c’est bien, mais faire de la politique aseptisée et prétendument de ph neutre, c’est une illusion, et c’est le meilleur moyen de se faire récupérer par les uns et instrumentaliser par les autres.

            Le PP français n’arrivera probablement à rien tant qu’il ne développera pas une action sur le terrain, partout en France, pour faire du porte-à-porte et expliquer aux gens ce qu’il en est. C’est ce qu’ont fait les écologistes avant eux, et ils étaient confrontés aux mêmes problèmes pour un parti politique : 1) comment développer un programme politique complet, et non pas seulement centré sur 3 ou 4 problématiques sectorielles, et 2) comment convaincre au-delà des électeurs déjà acquis.

            En clair : le jeunisme, l’élitisme techno ou l’illusoire neutralité politique sont des miroirs aux alouettes. Le PP se fera défoncer par les promesses du FN ou du FDG s’il ne densifie pas sa pensée politique.

          3. @U.H.M.
            Sur Numerama de mémoire il n’y a pas eu « débat », juste quelques activations/désactivations et alertes rouges/+pistes de ma part. En plus trainait sur ce fil comme d’hab un gros pénible malsain qui utilise 3 pseudos là bas et passe sont temps à faire chier…
            Tout à fait d’accord pour la densification. Densification ne signifiant pas exhaustivité pour moi.
            Par contre en total désaccord avec ce que tu sais donc que je considère comme un piège mortel pour 3 raisons stratégiques, cf Numerama.
            En outre, si tu veux bien relire ce que j’ai posté ci dessus, et tout particulièrement mon focus sur la jeunesse, et/ou sur 2012 et 2014, certes bien proches mais tout à fait accessibles via com’ et importants à ne pas « louper ». Pour 2014 toutefois, il y a un sujet clivant, et un choix à faire pour Démocratie et Numérique : sur le cas Europe.
            Bon, je me sauve là. A bientôt U.H.M.
            @Fabrice
            Hips soon

    1. On croit rêver. Les partisans du néo libéralisme marketeux à bas pris ont fini par modéliser les esprits.

      La Net Neutralité, c’est la liberté plus l’égalité. Il n’y a rien à démontrer ou justifier. C’est la régle, la loi commune depuis 1789 !

      Ce n’est pas parce que MacDonald veut aller plus vide de l’usine aux magasins que l’on va lui réserver la voie de droite de la route ! Claro !

      Ben les réseaux, c’est pareil, sauf à ce que l’on légalise la discrimination autorisée, sur la route, à l’école, à la banque, sur l’internet, etc… Une société à deux vitesse, ici et maintenant.

      Mais qu’est ce qu’on leur apprend à l’école ? C’est dingue…

      ;-)

      1. Voilà, c’est un peu ça que je reprochais au PP : faire table rase c’est intellectuellement séduisant, mais politiquement c’est une erreur.

        En fait, si on veut se battre pour la neutralité du net et les biens communs, pas difficile de se référer aux anciennes enclosures, à l’évolution de la propriété intellectuelle et donc plus généralement à cette éternelle dialectique entre biens communs et propriété privée.

      2. reste , paul, que le fond du probléme c’est que c’est Mac Do qui est proprio de la route, te fournit la bagnole, l’essence, les places de parking, et te reformate pour que tu utilises l’ AK47 qu’ils t’ont foutu entre les pattes dans la fonction qu’ils te vendent  » béquille ou youpala » et non plus comme l’arme qu’elle est …

        m’enfin je dis ça je dis rien , hein, comme d’hab …

        Agora ou galerie marchande , y a longtemps que la bande à l’ami molette a fait son choix … le même que celui de l’agrume pas fraiche et de ses pôtes …

  7. Excellent article Fabrice. Cela rappelle certain vieux combats… La Net Neutrality est toujours en danger toujours pour les mêmes raisons. Maintenant qu’il est acté que c’est un combat industriel, quelles solutions (à part savoir nous mêmes sortir des champions mondiaux du numérique mais c’est une autre histoire !) ?

  8. Quand les grands méchants Apple, Google & co offrent des services en France, surtout pour de la vidéo, ils ont besoin de serveurs distribués et proches du client final. Donc ils vont devoir louer/monter de datacenters (emploi, taxes & co) et acheter du peering (de la bande passante) aux FAI (donc remplir aussi les caisses d’orange).
    De plus rien n’empèche des sociétés Françaises de se lancer dedans (CANAL+?)
    Pour ce qui est de l’exception culturelle, nos productions pourront se retrouver sur ces places de marchés (un mal pour un bien en fin de compte).
    Du coup la seule question qui reste est celle de la fin du broadcast de notre oligarchie aux administrés.
    Je suis assez d’accord avec le fait que depuis plusieurs années tout ce qui est relatif à Internet est géré par des personnes qui n’y connaissent/comprennent rien.
    Ces faux problèmes sont donc bien un écran de fumée.
    A bon entendeur…

    1. Quelques petites nuances, tout de même… Les ‘grands méchants’ ont des datacenter proches du client final depuis longtemps, mais on peut – sur internet – être très proche du client français sans pour autant être en france… Pour le peering, j’avoue que je vais laisser mes camarades répondre :D

      Sinon, vous imaginez sérieusement Canal+ se mettre dans le biz des datacenter ?

      1. Yep ils ne sont pas forcés d’être en France, ils peuvent être en Europe en effet. Mais bon ils auront toujours besoin d’acheminer leurs données et donc de mettre en place sur le territoire Français de la connectivité.

        Pour Canal+ je voulais parler du marché de la télévision++, VOD & co, sur lequel ils sont déjà partiellement présents.

        1. Le soucis, c’est que s’ils n’ont que besoin de ‘passer’ par le réseau Orange, les règles en usage aujourd’hui ne consiste pas à payer le réseau Orange pour cela (il existe le peering, mais ce n’est pas le producteur des signaux qui paie). Dans le cas contraire, c’est… surprise, une atteinte a la net neutrality.

          Pour Canal, je ne vois franchement pas comment ils peuvent se battre avec Apple question TV connecté. La TV connecté et la VOD, c’est un peu le même décalage qu’entre le gramophone et l’iPod, et c’est bien là le problème…

  9. Tu sais Fabrice, je pense que les gens sont bien naif.

    Quand ils ont mare de la droite, ils prennent la gauche, etc …

    Ils n’ont pas compris que ça ne changé rien du tout. Une oligarche reste une oligarchie qu’elle soit de droite ou de gauche. Cela me fait marré quand j’entends parlé de démocratie pour la France, alors que la démocratie n’existe pas.

    Les républiques, les monarchies ou dictatures sont tous des oligarchies.

  10. Toute petite correction de ma part :

    >Dans la tête d’un politique, qu’il soit de droite ou de gauche, Internet n’est pas un bien public mais une industrie

    Si seulement … non, de ce que je vois, Internet ou le numérique est considéré comme un sujet ECONOMIQUE et réduit d’autant, sans ambition, sans potentlel (sauf de nuisance) et donc sans stratégie. La gauche a fait la même erreur que la droite et c’était visible dans le prospectus de campagne du candidat Président. Il suffisait de chercher le mot Internet (absent) et numérique (présent dans un gloupiboulga économique)

    1. Pour ma part, je m’interroge sur le silence assourdissant de Fleur Pellerin et de tous les autres membres de ce gouvernement sur l’affaire Amesys (Libye) ou l’affaire Qosmos (Syrie).

      Sur le papier, la gauche est du côté des droits de l’homme.

      Pas faute d’avoir interpellé fleur et françois plusieurs fois…

      Fleur, François, ça vous semble cool que Amesys installe un nouveau Eagle au Maroc ?

      Ah, oui, je suis con, de mémoire, ce n’ets pas le roi du Maroc qui a été le premier chef d’Etat à venir faire un tour en France après l’élection de François-le-changement ?

      Moi président, toussa toussa…

      Finalement, ce silence appliqué pose question…

      Je crois que je vais finir par en faire un billet un peu acide…

      Et peut-être même réfléchir à quelque chose qui fasse du bruit face à ce silence…

      /me va réfléchir un coup

      1. Les mêmes raisons menant aux mêmes effets, je vois pas du tout cette majorité politique, qui commence déjà à remettre en cause ses promesses de campagne au gré du lobbying de certaines industries, agir réellement contre l’exportation des systèmes d’écoute.

        Non seulement la défense de la neutralité semble avoir du plomb dans l’aile, non seulement on réfléchit à remplacer la déconnexion Hadopi par un bridage (!!), mais encore passe-t-on sous silence ces ventes d’armes. Vous verrez qu’on verra encore se multiplier les fichiers de police chers à Manhack d’ici la fin de ce quinquennat.

    2. Salut au valeureux JMP!

      Parlons plutôt de politiciens professionnels que de « politiques », la nuance est de taille. Nous manquons cruellement de « politiques » et de Politique.

      Quant à leurs lubies régulatrices et civilisatrices, et leurs innombrables trahisons, même si elles se cristallisent très bien sur le cas Internet, elles sont hélas enracinées bien plus profondément.

      Au coeur de la Démocratie, je dirai, même.

        1. C’est que une fois sur deux je tape trop vite et assez mal :)
          Sur ma rep à JMP par ex, j’avais tapé @mail.com et non @gmail.com, donc modération, logique. J’ai reposté illico avec gmail, no problemo.
          C’est chiant les « vieux » avec écrans foireux là, « lol »

          U have one email…

  11. Normalement la complainte telco contre « la neutralité des réseaux est un complot US » est soutenu par l’argument de l’absence de « neutralité de la recherche » (contre Google) et de « neutralité des app stores » (contre Apple). Je m’attends à ce que la prochaine sortie de la ministre aille dans ce sens. Après tout à force de multiplier les réunions avec les telcos on peut imaginer qu’elle commence à réutiliser quelques « éléments de langage ».
    Quant au fait que ce débat resurgisse maintenant, les telcos et autres distributeurs de contenus sont effectivement aux abois face à l’arrivée de l’Apple TV qui va leur faire perdre la main sur le « petit écran ».
    Rien de tel que ressortir l’anti-américanisme primaire pour justifier des débats corporatistes d’arrière garde.
    Pendant ce temps de l’autre côté du Rhin, le marché Allemand est déjà devenue le premier marché européen des TV connectées, favorisant l’émergence d’acteurs locaux tandis que Berlin est une des villes Européennes les plus dynamiques en matière de startups. Après les machines-outils on peut imaginer que les allemands exporteront leurs applications. Et nous? Nous continuerons à défendre notre « exception culturelle » qu’il faudrait plutôt nommer « exception schumpéterienne », ou l’art de préserver les acteurs historiques contre le progrès!

    1. La neutralité des moteurs de recherche, c’est un gag (on va ressortir les article de l’époque NKM), celle de l’App Store pour les prisonnier d’Apple, là, par contre… sauf que ça n’a rien à voir avec la Net Neutralité vu que c’est fait en bout de chaine…

      Le fond du problème, c’est qu’on ne va pas s’emmerder à re-expliquer les même choses. Ils faut changer de stratégie. Ils ne sont pas idiots, ils sont juste dangereux. Faut pas confondre.

      1. Cher Fabrice, Fleur a tout faux, certes, mais cela n’empêche pas de reconnaitre que la neutralité est DEJA battue en brèche largement dans toutes les couches si l’on veut, que ce soit l’effet de concentration des liens dans un réseau invariant d’échelle, des débits et accords divers de certains avec les opérateurs, des effets de clôture à la mode Apple, des effets liés à la domination des apps et des fermes de serveurs. Tout cela n’est pas du même genre, certes, mais tout cela indique une tendance lourde déjà en place. Ce qui oblige à aller au delà de la défense d’une neutralité qui a été déjà systématiquement sabotée et à proposer des contre feux et non seulement une résistance sur une notion déjà vidée de son sens (évidemment on peut faire encore pire avec les DPI, mais le problème est déjà là).

        1. Pas encore tout à fait sur la concentration des liens, mais la proposition 25 du rapport Bockel, qui préconise de « réduire le nombre de passerelles » va dans ce sens, en effet :D

          Pour ce qui est d’Apple, c’est une problématique de bout de chaine, c’est autre chose, ça n’a rien a voir avec la net neutralité (je ne défend pas Apple, hein)…

          Pour ce qui est de la résistance… ben… on a cinq ans devant nous. enfin. Quatre. ;-)

  12. Question ouverte a tous les commentateurs et lecteurs de ce fil de discussion

    Ca fait plus de dix ans que tous les politiques de tous bords nous ont demontre leurs incompetences et inutilite pour les questions liees au numerique telecom internet, ne croyez vous pas qu il est plus qu urgent que l Etat ces politiques fonctionnaires ne gerent plus aucun de ces dossiers questions?

    Ainsi on coupe les rapports incestueux entre industries/mafias et politiques et l Etat se reconcentre uniquement sur ces fonctions regaliennes.

    Le changement c est maintenant et on l exige ! Pas dans 5 ans ou dix ans !

  13. Ce qui me fait surtout largement peur, c’est ce qui se passe malgrès tous ces articles de bon sens et de vérités. Comme le dit Kitetoa : Qu’en est il de la position du nouveau gouvernement face à des révélations dévoilées par certains quotidiens numérique ou non ?

    Le silence, le néant.
    Que pouvons nous faire face à cela ? D’énièmes réunions d’informations ? des lettres ? Courriers ? mails ? appels ?

    Mais dans la finalité, est ce que les choses changent malgrès tout ce qui est fait, que ce soit par vous, nous ou d’autres ?

    Franchement j’en suis à l’état de #FEAR absolue conernant l’avenir.

    1. Ce que tu peux faire comme tous les autres citoyens francais c est de commencer a adopter de nouveaux comportements en utilisant des outils techniques qui protegent ta vie privee numerique tes donnees etcetera cf par exemple les services proposes par Toonux.net

      L analyse de trafic/interception/monitoring/surveillance c est un mal necessaire et pour garantir preserver nos libertes notre souverainete notre propriete notre vie privee nous avons besoin de crypto/defense/protection/securite. Donc reequilibrer les rapports de force ce n est pas compliquer faut juste que les gens prennent conscience qu ils peuvent adopter de nouveaux comportements et usages en utilisant les bons outils pour securiser leurs communications electroniques.

      Ensuite dans plein d autres domaines il y a des alternatives . la monnaie electronique les DNS etcetera

        1. J ai ecrit precisemment

          L analyse de trafic/interception/monitoring/surveillance c est un mal necessaire et pour garantir preserver nos libertes notre souverainete notre propriete notre vie privee nous avons besoin de crypto/defense/protection/securite.

          Pour illustrer mon propos je t invite q lire ca
          https://secure.wikimedia.org/wikipedia/en/wiki/Traffic_analysis#In_computer_security

          et si tu veux aller plus loin
          http://freehaven.net/anonbib/topic.html#Traffic_20analysis

          1. oui, je suis au courant. Ce sont les effet collatéraux sur les libertés individuelles et la démocratie qui me posent problème, pas les utilisation du DPI à des fins de sécurité informatique. Accessoirement, son utilisation à des fins de priorisation de signal ne me réjouit pas non plus, pas plus que sa capacité à filtrer (mais bon, c’est pas fait pour ça, faut le reconnaitre)

          2. En démocratie, la liberté est la règle, et la régulation est l’exception.

            Le fait qu’on ait des technologies supérieurement performantes ne doit pas conduire à inverser ces principes. La notion de « mal nécessaire » est un concept vicié et vicieux.

            Donc ok pour des technologies de sécurité, non aux technologies sécuritaires. Ok pour une protection contre les attaques informatiques, non au contrôle des comportements informatiques.

            En démocratie, on n’autorise pas ce qui est inoffensif : on autorise tout, et on interdit ce qui est préjudiciable. Qu’ensuite les menaces soient complexes, je sais bien mais si on abandonne les principes de base rappelés ci-dessus, on n’est plus en démocratie.

            Dire que la surveillance est un mal nécessaire pour conserver notre liberté, c’est une horreur orwellienne. C’est un contresens extrêmement choquant. Je sais que ça arrange les industries sécuritaires, mais je me tape de leur business plan s’il est question de libertés publiques.

            Toutes les législations récentes ont tourné autour de ça : quid de la présomption d’innocence, quid de la vie privée, quid de la prévention par rapport à la répression, quid du degré de traçabilité acceptable, etc.

            Et je vais pas rajouter le couplet sur les peuples qui troquent leur liberté contre leur sécurité, etc, etc.

          3. Pourquoi le bouton repondre n est pas disponible a la suite de ton commentaire ici Fabrice ? Idem pour U.H.M.

            Est ce une forme de censure pour te permettre de tuer un fil de discussion parce que tu veux avoir le dernier mot ? J espere que non… et suis curieux de connaitre la raison. Parce que sinon ta posture de defenseur des libertes va prendre du plomb dans l aile.

            Sinon voici maintenant ma reponse a ton commentaire.

            Que tu sois un peu au courant je te le concede car tu t interesses a ce sujet depuis fin 2009. Mais je te le dis sans esprit malveillant tu es tres loin d avoir compris les enjeux les impacts les solutions. Et je sais que tu cherches a comprendre et aussi a diffuser de l information pour faire prendre conscience aux gens de ce qu il se trame en profondeur concernant les evolutions d internet avec ses bons et mauvais cotes.

            Ce que tu ne comprends pas c est que l analyse de trafic fait partie integrante de la vie d un professionnel des reseaux tout comme la cryptographie.

            L analyse de trafic et la cryptographie tu ne peux pas les dissocier remplacer ou supprimer ni meme les opposer. Autrement dit on a besoin des deux la cryptographie pour proteger ses communications electroniques et l analyse de trafic pour superviser les transmissions ainsi on peut maintenir des equilibres.

            Les vrais problemes observes et que vous relevez regulierement chez Reflets sont l utilisation abusive des differentes techniques d interception de monitoring et de surveillance par les Etats pour faire de l intelligence/renseignement. Et ces derives observees ces dernieres annees doivent etre sanctionnees.

            Certes nous vivons dans un monde ouvert et interconnecte mais tous les pays de notre planete ne sont pas amis entre eux meme s ils font du business donc faire de l intelligence/renseignement interieur/exterieur a encore de beaux jours devant lui.

            Malheureusement nos libertes IRL et online sont de plus en plus mis en danger par des politiques ultra securitaires qui renforcent les vieux pouvoirs et systemes par la mise en oeuvre de cadres reglementaires (cf cette loi Hadopi qu il faut supprimer une bonne fois pour toute) et dispositions techniques pour controler les populations et pratiquer la surveillance de masse. Autrement dit les vieilles recettes collectivistes dirigistes etatistes et socialistes sont employees car cela permet a ceux qui sont au pouvoir de se maintenir.

            Le developpement des libertes sur internet passent par une evolution des comportements des usages et l utilisation de la cryptographie des devises numeriques etcetera.

          4. > Pourquoi le bouton repondre n est pas disponible a la suite de ton commentaire ici Fabrice ? Idem pour U.H.M.
            > Est ce une forme de censure pour te permettre de tuer un fil de discussion parce que tu veux avoir le dernier mot ?

            Plutôt une interface graphique du système de commentaires de Reflets discutable (pour ne pas dire horrible :p)…

          5. parcequ’il y a une limite a l’imbrication des commentaires sinon on finirait avec une lettre par ligne, donc il faut utiliser le premier bouton répondre au dessus

  14. C’est beau de voir que pour les top-hipster-branchouille, la culture commence et s’arrête avec des séries téloches de merde. Quant à évoiquer ce fameux anti-américanisme à tout bout de champ sans la moindre justification, bravo, on a bien retenu sa top-lesson des maîtres du monde…

    1. « C’est beau de voir que pour les top-hipster-branchouille, la culture commence et s’arrête avec des séries téloches de merde. »

      Les gens ont encore le droit de choisir leur culture, même si d’autres peuvent la trouver merdique. Sinon, on n’est vraiment, vraiment, vraiment plus en démocratie.

  15. Je crois bien qu’il s’agit là, d’un de tes meilleurs billets.

    Mais patience, le problème n’est pas vraiment de mettre en cause les grandes écoles. Dans quelques années, les promotions pour lequel tu auras enseigner aura une vision vraiment différente du net; et ceux pour plein de raisons différentes.

    1. C’est un pari sur l’avenir. Que j’ai fait également, en bon optimiste naïf. J’ai toujours répondu présent lorsqu’il s’agissait d’aller expliquer et discuter dans les universités/écoles.

    2. Le problème n’est pas ce qu’on enseigne à Sciences Po, mais ce qu’on enseigne dans les HEC.

      Et à mon avis, franchement les conceptions du net n’y sont pas du tout, mais alors pas du tout les mêmes. Les uns parlent d’e-démocratie pendant que les autres fantasment sur l’ad-exchange. Le problème commence là, parce que c’est là que se perpétuent les schémas mentaux pernicieux.

    3. C’est loin d’être aussi simple. Tout d’abord, le niveau de compréhension de l’internet qu’ont les gamins dont je m’occupe à Science Po est très faible, mais vraiment très faible, et ce n’est pas en quarante heures d’enseignement que je peux leur faire comprendre toutes les subtilités necessaires à une appréhension rationelle de ce truc. Ensuite, le fond du problème, c’est qu’ils sont déjà, à 22 ans, dans un etat d’esprit qui consiste à croire qu’il suffit de bien potasser ses dossiers pour maitriser le sujet, or internet est un sujet qui a inclu récemment une dimension ‘science sociale’ (web 2.0) qu’ils sont en mesure d’appréhender intellectuellement, mais dont les soubassement sont de l’ordre de la science exacte (technologie), un domaine sur lequel ils sont d’une ignorance crasse.

      Dans le fond, le problème n’est ni Science Po, ni HEC, c’est l’homogénéité absolue des formations de la classe dirigeante.

      Il n’y a qu’une seule façon de voir les chose, ajoutez à cela un phénomène bien connu en psycho socio de conformation au groupe, et vous êtes certains que si un esprit SciencePo/ENA n’est pas en mesure d’appréhender la problématique internet, alors c’est définitivement foutu.

      On en est là.

      1. Ok. Je disais surtout que ça sert pas à grand chose de former correctement les gens de Science Po si de toutes façons ce sont ceux issus d’HEC uqi ont le dernier mot. Mais je suis encore en retard d’un train, la classe dirigeante étant issus aussi bien d’une filière que de l’autre, et se retrouvant de toutes façons sur les mêmes axiomes « d’efficacité économique » bornés et myopes qui font que, oui, on en est là…. et pas qu’en matière numérique.

        1. > y’a plein d’autres écoles

          Genre les écoles d’ingénieur… qui n’ont presque aucune influence sur le politique ?

          Dans les télécoms on a eu le corps X-Télécom, mais ils se sont pris de jolies claques ces 30 dernières années et sont à mon avis moins puissants qu’à l’époque de Transpac. Les gens d’Internet devraient se réjouir. Sauf que quand tu chasses un corps un peu technique, c’est des politiques et des commerciaux qui prennent la place. On voit le résultat.

          Quand aux promotions actuelles qui auraient « une vision vraiment différente du net », tu es bien optimiste. Je suis sorti d’une de ces « grandes écoles de Télécoms » il n’y a pas si longtemps et je pense que plus ça va, plus ça va mal. Allez, à la louche, je dirais que 90 % d’une promo actuelle ne verrait pas de problème à ce que font Apple et Facebook (ou alors « Ah oui la vie privée, le droit à l’oubli… ») et 50 % au DPI (avec bien 20 % qui ne sauraient même pas ce que ça veut dire).

          1. X, c’est clair que dans le nucléaire, c’est un vrai lobby, mais ça reste en retrait face à ScPo/ENA… SupTelecom, j’ai jamais eu cette impression, même s’il y en a pas mal…

            Quand je parle de génération actuelle, je ne parle pas de celles issues des grandes écoles hein ;-)

      2. Juste un très petit détail mais pas du tout anodin en définitif la dimension social de l’internet existait bien avant le Web 2.0. Il n’y a justement que les politiques mal informé pour le croire. Même le mail avait une dimension sociale et je peux vous assurer en ayant fait une étude à ce sujet qu’avec des forums on crée des micro-sociétés.

          1. Si de tout manière la dimension sociale apparaît dès qu’il y a interaction entre deux personnes.

            Les études de sociologie sur le web et le numérique datent en tout cas bien avant le web 2.0. Il suffit de penser à Castells, Flichy, et même Reingold.

          2. c’est toute la question, est ce que la dimension sociale commence a deux ou à trois… mais bon, dans les faits, le tout premier usage de l’internet a été de transmettre un proto email, ça a toujours eu une dimension de cet ordre…

  16. je ne suis pas un expert mais quand je suis l’actualité de la netralité du net vue des USA sur des sites comme mashable, techchrunch, allthingsd, twit.tv, gigaom etc… Il me semble tous les acteurs américains dont parlent Mme la ministre paient des armées de lobyistes pour tuer la neutralité du net, comment peut on réconcilier ça avec le fait que le concept aurai été inventé pour les favoriser eux?

    1. Oui, tout a fait, d’ailleurs, l’argumentation « neutralité des moteur de recherche » (e.g. Google) et « Apple », sort tout droit de lobbies US. En pratique, c’est le lobby des télécom qui est derrière, et il y a aussi des télécom aux US. Seule différence, il y a aussi des acteurs qui sont contre eux là bas, mais pas en France (pas de Google Français).

  17. bonjour,
    malgré la lecture de cet article, je ne comprends toujours pas un truc :
    en quoi la neutralité du net favorise les entreprises us ?

    la seule supposition que j’arrive à formuler, c’est que comme ces entreprises US ont été bien plus performantes que les autres, elles sauraient tirer un avantage supérieur aux autres d’un accès ouvert et égalitaire. J’ai bon ?

    et donc le gouvernement, plutôt que promouvoir les entreprises frnaçaises susceptibles d’entrer (enfin) dans le XXIe siècle, voudrait faire que toutes les entreprises du monde rentrent dans la France du XXe siècle ?

    GENIE !

    1. La neutralité du net favorise – pour faire simple – l’égalité entre tous les contenus (nuance avec le CDN, toussa). Sur ne net (comme sur le TV et le ciné), les US dominent…

      Les seules entreprises française capable rentrer dans le XXIe, ce sont les tuyaux et la surveillance, pour qu’ils fassent du fric, ils faut qu’ils cessent d’être neutres, qu’ils produisent de la valeur ajouté, et donc qu’on tue la net neutralité…

      Hope it’s clear :-)

      1. Salut Fabrice

        Nous sommes le 23 juillet 2012 et je peux t assurer qu internet n est pas neutre et ne l a jamais ete et ne le sera jamais. Heureusement car c est dans l interet de tout le monde.

        Ce que tu decris Fabrice c est ce qu on appelle de l internet Best effort soit c est de l internet de base simple rapide pas cher et sans qualite de service et sans intelligence en coeur de reseau ni aux extremites.

        Mais tu l auras constate le trafic internet croit de facon incroyable annees apres annees tout comme les usages ! Et donc tous ces types de trafic differents sont de plus en plus geres optimises. Les abus et derives doivent bien entendu etre sanctionne.

        Donc le futur de l internet c est bien sur plus d intelligence en son coeur mais aussi qux extremites c est donc plus d analyse de trafic/interception/monitoring/surveillance et aussi plus de crypto/defense/protection/securite.

        La France est tres bien positionnee sur ces marches malheureusement elle a fait des choix geostrategiques pour maintenir au pouvoir des regimes autoritaires et la ou elle influence dans certaines zones regions elle vend de la surveillance electronique a ces regimes au lieu de contribuer a l emancipation de ces peuples. Heureusement les choses bougent evoluent mais les affaires Amesys and co vont laisser des traces.

        Sinon la net neutralite est devenue un concept fourre tout qui n a plus aucun sens aujourd hui parce que certains groupes ont voulu politiser tous les sujets questions que soulevent la net neutralite. Il faut traiter chaque questions sujets et apporter des reponses car il n y a que comme ca que l on peut maintenir des equilibres et les libertes.

          1. C est dommage que tes seuls arguments ici consistent a simplement tenter de decredibiliser mon propos sans avancer le moindre argument.

            Car si tu relis bien mon commentaire il n y a aucunes malices.

            J essaie juste de t expliquer la situation et ce qu est internet now et vers ou l on se dirige.

            Donc prends la peine d echanger et confronter ton point de vue avec moi car si il y a un ou des points que j evoque qui ne te semblent pas clairs ou que tout simplement tu ne comprends pas je me ferai un plaisir de te repondre.

          2. Non, non, je n’y vois pas de malice, d’où le facepalm… s’imaginer que la surveillance défend la vie privée, je sais bien qu’il y a des gens qui y croient (des ingé dans la surveillance, la plupart du temps).

            Pour ce qui est de la situation de l’internet now et de là où on va, on est d’accord, on est juste pas d’accord pour approuver cette direction.

          3. Fabrice j ai ecrit et t ai explique dans plusieurs commentaires de ce long fil de discussion que pour defendre notre vie privee tout comme pour garantir nos libertes dans nos communications electroniques et transmissions de donnees ca passe par l usage de la cryptographie.

            As tu compris maintenant que la seule direction possible c est la crypto pour tous par defaut pour preserver nos libertes vie privee et ainsi limiter la surveillance ? Si tu captes toujours pas poses tes questions et poursuivons l echange.

          4. Slt Fabrice

            T es serieux quand tu me poses ces questions:

            Paul : quel rapport avec la net neutralité ? Je n’ai rien contre la cryptoanarchie, tu t’en doutes, mais qu’est ce que ça vient foutre dans ce débat ?

            La reponse est simple l utilisation de la cryptograhie par tous resoud de nombreuses issues rencontrees ces dernieres annees et traites dans les debats sur la net neutralite :

            – les problemes lies aux interceptions
            – l utilisation massive du DPI
            – les intrusions dans la vie privee des gens
            – la classification du trafic
            – la QoS
            – le trafic shaping
            – etc

            Toutes ces issues peuvent etre surmontees par l utilisation :
            – d un VPN pour securiser tout notre trafic internet
            – du chiffrement de nos e-mails
            – du chiffrement de notre VoIP
            – du chiffrement de nos Chats
            – bref de toutes nos applications ainsi nous protegeons nos communications electroniques contre de nombreuses intrusions illegitimes dans ton trafic internet. Pour resumer la cryptographie est la solution a de nombreux problemes.

            Tout au long de notre discussion je t ai parle de cryptographie. C est toi qui mentionne maintenant le crypto-anarchisme. Donc tu es hors sujet ici meme si ce courant bien evidemment alimente la recherche dans le domaine de la cryptographie mais laissons ce sujet de discussion de cote pour l instant.

          5. – les problemes lies aux interceptions
            Quel rapport avec la NN ?

            – l utilisation massive du DPI
            idem

            – les intrusions dans la vie privee des gens
            Quel rapport avec la neutralité du net ?

            – la classification du trafic
            Pas vraiment si il s’agit de faire passer le trafic de ceux qui paie en première classe, le trafic de ton VPN passera en seconde. Comme le reste.

            – la QoS
            La crypto permet de faire quoi que ce soit en terme de QoS ? Sans blague ?

          6. Le simple fait que tu me demandes quel est le rapport avec la net neutralite me demontre que tu n as pas compris les impacts et encore moins quelles sont les solutions. Je ne t en veux pas car ces issues/problemes/sujets sont techniques. Et sans comprehension et assimilation des techniques qui participent au fonctionnement d internet il est impossible d etudier et traiter les problemes souleves par la net neutralite.

            Donc quel est le rapport entre la net neutralite et les interceptions/DPI, la vie privee ?
            Parce que toute intrusion dans le trafic internet d un utilisateur est illegale/illegitime.
            Par exemples :
            – ecouter/sniffer le trafic internet sans motifs legitimes c est hostile
            – alterer le trafic internet sans motifs legitimes c est hostile
            – censurer le trafic internet sans motifs legitimes c est hostile
            – capturer/collecter les donnees de trafic internet des utilisateurs sans motifs legitimes c est hostile.

            Donc pour proteger son trafic internet des alterations/captures/censures/collectes/ecoutes/intrusions indiquees ci-dessus il faut installer au minimum un VPN openvpn x509 PKI et des outils de chiffrement dedies pour chaque applications et usages tels que par exemple OpenPGP pour securiser ses e-mails. Encore une fois c est grace au developpement de la cryptographie et de ses usages que nombre de problemes passes et presents pourront etre surmontes.

            Sinon tu te trompes completement s agissant de la classification du trafic. D abord c est une pratique courante dans la gestion d un reseau et de sa performance. Quelle que soit la taille de ton reseau t as besoin de savoir ce qui entre et sort. Et tout ce trafic t as besoin de le distinguer pour superviser correctement ton reseau en fonction de ta politique reseau et/ou pour detecter/identifier des anomalies, du trafic anormal, des hostilites. En general tu classes le trafic en 3 categories mais chaque operateur applique sa propre politique : le trafic sensible, le trafic best effort et enfin le trafic anormal.
            Ton analogie n est pas bonne car c est litteralement impossible de generaliser et chaque operateur applique sa propre politique. Et l exemple que tu prends est lie directement a la qualite de service. Que du trafic soit priorise par rapport a d autres oui. Mais par exemple degrader du trafic chiffre c est absolument inapplicable et inacceptable sachant que tous les sites de commerce electronique utilisent des algorithmes/protocoles de chiffrement et que les gouvernements, les entreprises utilisent les VPNs et de plus en plus d invidus et c est tant mieux.
            Actuellement l un des avantages du trafic chiffre c est qu il ne permet pas a ceux qui capturent le trafic d appliquer la QoS. La QoS ne peut etre appliquee que par l operateur du trafic chiffre. Mais bien entendu des abus, censures, derives ont pu etre observees dans differents pays chez certains operateurs.

            Sinon tes questions m ont donne une idee d article que je pourrai tres bien publier sur Reflets si tes copains et toi etes interesses.

          7. Donc quel est le rapport entre la net neutralite et les interceptions/DPI, la vie privee ?

            Ce n’est pas ce que je te demande, je te parle de la NN, c’est clair que si tu mélange tout, on peut tout trouver, du coup.

            Donc pour proteger son trafic internet des alterations/captures/censures/collectes/ecoutes/intrusions indiquees ci-dessus il faut installer au minimum un VPN openvpn x509 PKI et des outils de chiffrement dedies pour chaque applications et usages tels que par exemple OpenPGP pour securiser ses e-mails.

            Au risque de me répéter… non, laisse tomber.

            Au fait, on connait un poil ce genre de choses, tu sais.

            Sinon tu te trompes completement s agissant de la classification du trafic.

            oups… je parle de services gérés, en fait.

            Sinon tes questions m ont donne une idee d article que je pourrai tres bien publier sur Reflets si tes copains et toi etes interesses.

            Tu n’a pas de blog ?

        1. Ah mais y a pas de souci, la définition de la net neutralité, rappelée par Epelboin ou Bayart très régulièrement, est avant tout technique : pas de discrimination dans les paquets. On peut pas plus simple.

          Il n’est pas question ici de « politisation » du sujet. Ce sont au contraire les essais de « politisation » et surtout de « rationalisation économique » qui conduisent à une perte de sens.

  18. Encore et toujours le « pragmatisme » économique qui vient s’imposer sur tout autre type de décision. De la vision à court terme, du sauvetage d’emploi à la petite semaine, du protectionnisme racoleur… cette situation de bricolage systématique révèle un réel manque d’inspiration. J’insiste donc sur le problème d’uniformisation de nos « meilleures » formations, qui prouvent un peu plus tous les jours le manque d’adaptabilité de leurs étudiants.
    J’aimerais tellement envoyer les enfants que je n’ai pas encore à l’hackole…

  19. Hey, c’est marrant cette histoire d’exception culturelle.

    Me fait penser à ça :http://www.pcinpact.com/news/72355-commission-europeenne-denonce-bugs-gestion-collective.htm
    la commission dit : yo sociétés de gestions collectives, on va harmoniser le marché de l’audiovisuel.
    la SCAD dit ici :http://www.sacd.fr/Directive-sur-la-gestion-collective-des-droits-d-auteur-un-projet-bacle-incoherent-et-nefaste-pour-les-createurs.3012.0.html

    Ouai mais non, spas cool dharmoniser tout ça : « les œuvres audiovisuelles et cinématographiques en particulier relèvent souvent de logiques et de marchés nationaux ».

    Je sais pas vous, mais il y a « exception culturelle » qui s’est mis à clignoter. »logique et marchés nationaux », non ?

    De la à dire que SACD et gouvernement = même combat, il y a un pas, que jamais, au grand jamais, je n’oserais franchir… #arrêtezmoisijemélangetout

  20. Article complètement con et rempli de haine, pour reprendre vos mots (« Le seul problème, c’est de trouver un mensonge qui passe aux yeux de la population, et d’utiliser un levier qui galvanisera les plus cons : la haine. »).

    Alors je lis comment l’auteur se définit : « Ancien directeur de publication de ReadWriteWeb France, cofondateur de plein de trucs, e-guerillero fi Tounes, spécialiste intergalactique de l’infowar, réincaranation de Nostradamus tous les 26 du mois par temps agité à très agité. »

    Et je comprends qu’il n’est qu’une espèce d’adolescent puéril qui s’est trouvé des causes à défendre avec son ton hargneux pour croire qu’il joue un rôle sur Terre.

    Bref, un article illisible tellement on sent l’absence d’impartialité dès la première ligne et sa haine contre Fleur Pellerin

    1. Bref, un commentaire haineux de quelqu’un qu’on dirait piqué au vif pour des raisons qui n’ont strictement rien à voir avec la neutralité du net, l’exception culturelle ou les promesses électorales du PS.

  21. Import from :
    http://www.numerama.com/f/120604_3-t-pour-fleur-pellerin-la-neutralite-du-net-favorise-les-acteurs-us.html

    Quelle belle chose citoyenne et démocratique que de voir Fabrice Epelboin au sommet de sa forme, n’est ce pas cher Guillaume Champeau?
    :-)

    Vite fait, deux remarques « générales », pour ne pas rester scotché aux seuls hommages sincères et chaleureux :

    – l’axe explicatif « antiaméricanisme » ne me semble pas pleinement satisfaisant, si on prend en compte par exemple la soumission des plus hauts dirigeants de ce triste gouvernement aux desiderata des Usa sur des dossiers autres que le numérique et à dimension stratégique et géopolitique très forte.
    En outre, ces gens là se soucient ils encore des intérêts nationaux et de l’avenir du pays? C’est plus que questionnable!

    – si Démocratie structure en fond le papier, il y a quelque chose de glissant je crois dans certaines considérations et qui reprennent plusieurs fois le termes de « spécialistes », en les opposant aux ignares politiciens professionnalisés et suffisants. Car de mon point de vue, ce qui devrait être à la base même de la refondation philosophique et institutionnalisée de la Démocratie et du concept de citoyenneté, de quoi tout le reste découlerait et notamment la stratégie industrielle, la Culture, l’Education et le reste,

    ce qui donc devrait être à LA BASE MÊME de la refondation philosophique et institutionnalisée de la Démocratie et du concept de citoyenneté ce n’est certes pas la spécialisation et l’expertise, qui ne doivent être que dans mon esprit de démocrate (extrait : OpenData & OpenDemocracy…) que des sortes de lumières et non des acteurs privilégiés.

  22. Qu’est-ce que c’est que cette phrase américaine grossière, agrammaticale, et complètement inutile (Dafuq i just see?!) ? Vous ne pouvez pas soit parler français, soit parler un anglais correct ? À moins que ce soit la classe d’écrire de la merde en phonétique…

        1. C’est une référence à un corpus culturel dont la ligne rédactionnelle de Reflets.info est proche ainsi qu’à des éléments de langage pratiqués dans des communautés bien connues usant de l’anonymat (comme la personne ci dessus) dont nous sommes également proches d’un point de vue politique et philosophique.

          Bien cordialement.

  23. Et sinon au lieu de faire votre petit numéro « Fleur Pellerin annonce la mise à mort de la neutralité du net par Fabrice Epelboin »

    Ça vous est venu à l’esprit d’attendre la fin août, pour remettre cette citation dans son contexte, en tenant compte des échanges précédents, etc, au lieu de courir comme un petit cafteur sur reflets.info (le .info reste à démontrer) ?

    Franchement, au delà de votre argumentation / démonstration qui ne m’a pas du tout convaincu, je trouve le procédé un poil lâche.

    Je ne vous en veux pas, le dimanche, on se repose normalement…

      1. Et d’une demie déclaration vous titrez « Fleur Pellerin annonce la mise à mort de la neutralité du net » ?

        C’est assez osé avouez le et a priori « Les rencontres de Pétrarque » c’est plutôt du lourd comme contexte.

        Mais j’avoue qu’au delà de ça, c’est l’ensemble que je trouve indigeste, y’a pleins de bonnes choses hein (même si je n’apprends rien), mais je ne vois pas où vous souhaitez arriver avec cette argumentation.

        Quand à votre conclusion (la vraie pas les « Donc. Résumons. », « On arrive à la même conclusion »), elle me laisse encore plus perplexe…

        Non vraiment, je n’ai rien à faire là. Mais attendez que ces rencontres soient diffusées avant de nous infliger votre bafouille sur l’armement numérique.

        Par pitié, laissez Twitter hurler.

          1. Des faits : les propos de Fleur Pellerin ont été rapportés par le journaliste du Monde qui animait le débat. Après, accuser Le Monde d’approximation, ça vous regarde, mais il y avait 500 personnes dans la salle et pas mal on tweeté la même chose.

          2. Des faits : Gérard Dantec, président de l’ISOC et troll en chef sur Reflets, est également cadre du parti socialiste, ce qui pose un légitime soucis d’indépendance pour cette institution. Mais bon, ça passe inaperçu tellement c’est banal comme conflit d’intêret dans ce pays.

          3. Troll, facepalm, ça c’est du dialogue !

            À ce niveau là, autant s’abstenir de répondre aux commentaires.

            Votre manière de vous raccrocher aux branches en citant un tweet d’un journaliste du Monde (une référence ? Sur reflets.info ?), c’est petit bras !

            Je demandais juste d’avoir la possibilité de lire votre prose si critique et si « éclairée » avec l’ensemble des éléments disponibles… Mais vu vos réactions, vous considérez quand même un commentaire comme un « conflit d’intérêt », je crois que vous cherchez un combat qui vous plaît, plutôt qu’un débat à faire avancer.

          4. le journaliste du Monde qui anime le débat avec un iPad sous la main et qui tweet le débat en temps réel… vous l’accusez d’avoir menti ??

            Vous y allez un peu fort tout de même.

        1. Fleur Pellerin fait partie d’une nouvelle majorité politique qui a prétendu recueillir les doléances de très nombreuses activistes, spécialistes, amateurs, internautes, etc. paniqués de la direction prise par la précédente majorité.

          Fleur Pellerin fait partie d’une majorité politique qui s’est affirmée opposée aux stigmatisations faciles, aux diktats économiques ou aux inégalités sociales.

          Fleur Pellerin fait partie d’une majorité politique dont certains se sont dit, peut-être avec candeur, qu’elle serait plus sensible aux arguments qui émanent de la société civile, des journalistes, des juristes, des développeurs, des entrepreneurs, des chercheurs qui se déséspèrent de la logique rentabiliste/consumériste régnante.

          Fleur Pellerin fait partie d’une majorité politique à laquelle nous avons expliqué que la neutralité du net était un point primordial du développement technologique, économique, culturel et donc social humain.

          Fleur Pellerin inquiète donc beaucoup beaucoup de monde quand elle prétend résumer la question de la neutralité du net à un lobbying américain, parce qu’il nous semble y retrouver les travers reprochés à la précédente majorité.

          Mais peut-être pouvez-vous développer une argumentation toute autre, et rassurante, sur les propos de Fleur Pellerin quand elle explique que la net neutrality c’est le cheval de Troie des multinationales américaines !

          1. En fait, Fleu Pellerin n’explique rien du tout puisqu’il s’agit d’une phrase qui résume visiblement assez mal sa pensée. Elle a visiblement réagit pour rappeller sa position sur le sujet.

            Par contre, vous voir vous exciter de la sorte à la moindre remarque qui vous donne raison, c’est quand même assez flippant.

            De même, la conclusion de l’auteur en rapport avec la Lybie, Syrie, etc. à ces moments clés, ça me rend dingue. Ce décalage est saisissant, et même quand ces faits sont vrais, la souffrance des personnes engagées (étrangers et français) dans ces luttes méritent au minimum un peu de réserve. Surtout pour servir une conclusion qui tombe comme un cheveu dans la soupe.

            Ha la vache, mais quels dégâts !

          2. @ Simon : j’ai pas l’impression que ces phrases lâchées à la fin de la rencontre « résument assez mal sa pensée », on dirait plutôt qu’elle a lâché un « élément de langage » qu’elle a déjà entendu autour d’une table (réunion au Ministère, voire Conseil des ministres, bref sa phrase révèle une pensée qui a cours parmi les nouveaux dirigeants du pays, dans une proportion qu’on ignore encore mais qu’on ne peut plus nier).

            ça ressemble à quoi de demander des sources ou des éléments complémentaires alors qu’on vous dit qu’il n’y a que les comptes-rendus que les journalistes présents ont fait ?

            Vu le bruit que ça fait, ne trouves-tu pas plutôt étrange que Fleur Pellerin n’ait pas réagi plus que ça, sinon en renvoyant à un positionnement de campagne électorale déjà frustrant ?

            Bref, entre les uns qui dénoncent un propos peut-être rapide mais néanmoins particulièrement inquiétant, et les autres qui viennent défendre un socialiste par esprit de corps ou par militantisme bigleux, franchement j’ai choisi.

            L’idée n’est pas de « chercher un combat qui plaît », n’en déplaise aus socialistes qui croyaient qu’il suffisait de dénoncer oralement les turpitudes des ploutocrates de la droite sarkozyste, mais justement d’expliquer que le même combat doit être mené, quelle que soit la majorité politique qui prétend réformer l’ordre existant. Et malheureusement, jusqu’à plus amples explications, la phrase de Fleur Pellerin semble montrer que les socialistes sont des adversaires au même titre que l’UMP, s’ils persévèrent dans cette direction.

            Je comprends que ça puisse en décevoir certains, mais franchement y en a d’autres que ça n’étonne pas une seconde…

          3. Justement, pas d’autre compte rendus, puisque l’auteur indique que tout cela sera visible fin août…

            Le tweet du journaliste du monde c’est assez léger comme autre point de vue non ?

            Et franchement, la couverture de Reflets sur la Syrie… un auteur la résume mieux que je ne pourrait le faire : « Reflets.info est le défouloire d’une bande de joyeux imbéciles qui qui postent sur nos pages des commentaires pro-régime syrien. »

          4. @ Simon : y a une règle avec les médias, c’est de ne jamais prendre tout ce qu’ils disent pour argent comptant et de croiser avec d’autres sources, quand il y en a. Quand il n’y en a pas, on se fie alors à la compétence et à la crédibilité du journaliste.

            Celle d’Epelboin n’est plus à faire sur les sujets dont parle Fleur Pellerin, tout comme d’autres avec lui. Je les lis depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’ils réagissent systématiquement, avec précision et constance, aux propos tenus par les politiques de TOUS bords, lorsqu’il s’agit des sujets liés au numérique. Et en général, ils en savent plus sur la question, et réfléchissent plus que les politiques qui leur font face. ça n’est évidemment pas propre aux socialistes, les tordus de l’UMP en sont encore à croire qu’un téléchargement illégal est un vol…

            Donc si un journaliste indépendant, crédible et compétent dans sa branche assiste à une réunion et rapporte ce qui s’y est dit, je m’y fie. Jusqu’à preuve du contraire…

            … et c’est là que ça devient gênant : j’ai entendu personne, absolument PERSONNE du Ministère, ou même du PS, expliquer qu’on avait mal entendu ou retranscrit les propos de Fleur Pellerin. Personne pour venir dire « may nooon, la neutralité du net on sait parfaitement ce que c’est et à quel point c’est important, n’ayez crainte on ne va pas laisser nos industries y toucher sous prétexte de résister à la pression économique des USA »… Personne du PS.

            C’est marrant, ils étaient infiniment plus nombreux et plus attentifs à ce qu’on disait avant les élections…

          5. oui, c’est vrai que ce n’est pas fait pour rassurer. Accusation de racisme et de mysoginie montées de toutes pièce, tentative pour faire passer ça pour une rumeur (coucou dantec), mais rien d’autre…

  24. Je disais donc : ça me fait marrer les gens dans les commentaires qui soutiennent contre vents et marées leur candidat, leur parti, en se montrant de la plus puérile mauvaise foi et d’un aveuglement volontaire qu’on ne trouve que chez les fanatiques.
    Désespérément humain, quoi. L’esprit de groupe, de corps, de partie, de tout ce qu’on veut, c’est la mort de la pensée.

    1. Si vous faites référence à mes commentaires, savez que vous êtes totalement à côté de la plaque, n’étant militant d’aucune sorte.

      Par contre, votre remarque est, elle, l’expression de votre absence de tolérance à toute critique, concernant un article dont vous n’êtes pas l’auteur.

  25. Je souscris à l’analyse sur l’exception culturelle, et ajoute même : internet a plus fait ces 5 dernières années pour garantir la diversité culturelle de nos foyers français que la télévision en 20 ans.

    Je connais plein de gens qui se sont intéressés aux musiques japonaises, coréennes, ou même indiennes. On a vu des auto-productions battre des records d’audience à travers le monde, et pas seulement des américaines. Il y a une forte communauté française d’internautes qui produit ses propres séries, et qui rencontre son public. La qualité de leur contenu n’est peut-être pas encore là, mais les jeunes suivent. Si on commence à jouer le jeu des privilèges sur le contenu, on revient à l’ère du Minitel.

    1. « La qualité de leur contenu n’est peut-être pas encore là » : justement, ne vaudrait il pas le coup de donner un coup de pouce à ce type d’auto-production ?
      « Si on commence à jouer le jeu des privilèges sur le contenu, on revient à l’ère du Minitel. » : le net peut justement permettre de s’affranchir des moyens de superproductions, c’est un axe très intéressant pour permettre à la création de s’exprimer. Encore faut-il savoir l’utiliser, avoir un réseau de départ, avoir quelques moyens, etc… Bref, des « privilèges » de circonstance. Aider ce bouillon créatif (reste à définir les bonnes modalités) serait certainement utile à la diversité culturelle et à la création de production de qualité sur le net. Il n’y a pas deux modèles, le net d’un côté, et le minitel de l’autre, il y en a une infinité, et le meilleur est certainement encore à inventer…

        1. Mis oui Regulus , vous avez sans doute raison, votre argument est d’une puissance logique sans faille :)

          Mais ne nous égarons pas avec des considérations superordonnées, restons concentrés sur les détails, le seul cas énorme de cette « fleur fanée » et de celui de tous ses amis suffit amplement, ici et maintenant…

  26. Bonjour
    Article intéressant, mais à la logique un peu embrouillée pour un non connaisseur du sujet comme moi.

    Je trouve surtout que vous spéculez beaucoup à partir d’une petite phrase, alors que dès le début vous donnez une explication qui devrait couper court justement à toute spéculation en indiquant que Mme Pellerin « n’y connait rien en net neutrality ». Si elle n’y connait rien, elle ne peut pas avoir échaffauder tout le plan machiavélique que vous détaillez ensuite.

    Autre chose : en définitive je n’y comprends rien non plus au concept de neutralité du net. Neutralité, c’est quoi : l’interdiction de prendre parti ? Interdiction pour qui : les acteurs (dans ce cas là, vous, vous venez de ne pas respecter cette règle…), les politiques ?

    Pourquoi les politiques ne prendraient pas parti pour soutenir la production culturelle sur le net, comme ils le font pour la production artistique traditionnelle ? On sait bien que c’est nécessaire pour soutenir la création (culturelle je précise, car la création qui rapporte, ça, ya pas besoin de l’aider…). Bref, je ne comprends pas ce procès fait à la volonté de créer un modèle de soutien artistique sur le net (si c’est bien de ça qu’il s’agit, mais encore une fois je ne suis pas certain d’avoir pigé).

    En définitive, j’ai l’impression qu’ici on confond neutralité et liberté d’expression et de création… Soutenir une création artistique locale n’impose pas nécessairement de censurer les autres… Et enfin, avec un tel raisonnement, le théatre, pour citer ce seul exemple, ce ne serait aujourd’hui plus que du boulevard et du jamel Comedy, et même si j’iame bien jamel, faut avouer que ce serait très très pauvre…

    Merci si vous pouvez préciser…

    1. Je trouve surtout que vous spéculez beaucoup à partir d’une petite phrase, alors que dès le début vous donnez une explication qui devrait couper court justement à toute spéculation en indiquant que Mme Pellerin « n’y connait rien en net neutrality ». Si elle n’y connait rien, elle ne peut pas avoir échaffauder tout le plan machiavélique que vous détaillez ensuite.

      Elle a du personnel, et surtout des lobbies autour d’elle pour faire cela, vous ne croyez pas ?

      Autre chose : en définitive je n’y comprends rien non plus au concept de neutralité du net. Neutralité, c’est quoi : l’interdiction de prendre parti ? Interdiction pour qui : les acteurs (dans ce cas là, vous, vous venez de ne pas respecter cette règle…), les politiques ?

      C’est purement technique, ça n’a rien de politique : c’est le fait que les tuyaux par lesquels passent l’information qui circulent sur internet ne les altèrent pas en fonction de leur sources, de leur destination ou de leur contenu.

      Pourquoi les politiques ne prendraient pas parti pour soutenir la production culturelle sur le net, comme ils le font pour la production artistique traditionnelle ?

      Je me focalise dans mon analyse sur un aspect précis : les quotas d’œuvres françaises, qui se tiennent si on a une grille de programme sur laquelle on peut agir, or sur internet, il n’y a pas de grille, et tout est régit par la demande, donc c’est l’utilisateur qui choisit. A l’époque de la radio et des mass media ‘top to bottom’, on pouvait imposer un certain quota d’œuvres française dans la programmation, aujourd’hui, ce n’est plus possible. Après, on peut toujours financer des œuvres française sur internet, on finance déjà à hauteur de plus d’un millaird d’euro ces dernières années la presse française (ce n’est pas de la culture, vous me direz), mais il reste à établir les critères. Mais dans le fond, je n’ai pas de soucis avec ça.

      En définitive, j’ai l’impression qu’ici on confond neutralité et liberté d’expression et de création… Soutenir une création artistique locale n’impose pas nécessairement de censurer les autres…

      Pas du tout, mais prioriser certains signaux par rapport à d’autres, dans un univers où tout le monde est devenu potentiellement créateur, ça change tout et ça touche à la liberté d’expression.

      Et enfin, avec un tel raisonnement, le théatre, pour citer ce seul exemple, ce ne serait aujourd’hui plus que du boulevard et du jamel Comedy, et même si j’iame bien jamel, faut avouer que ce serait très très pauvre…

      …et la télévision ? et la radio ?

      Prenez de la culture qui se transforme en numérique (e.g. pas des arts plastique ou du spectacle vivant) et vous allez ressentir un certain malaise…

      1. Merci pour ces explications.
        S’il s’agit vraiment de discriminer les contenus par le biais de la technique, c’est effectivement un sujet qui mérite d’être explicité (en fonction de leur type, de leur auteur, etc…?) A première vue, je vois mal où est l’intérêt général dans tout ça. J’aimerais donc bien pouvoir recouper les infos avec d’autres sources (sans vous faire injure, comme vous êtes partisan, vous ne pouvez pas être totalement objectif).

        En ce qui concerne les quotas, estce vraiment dans le projet du ministre ? Parce que là aussi, ça me semble ridicule. Il y a cependant, et heureusement, de multiples autres manières de soutenir la production culturelle (statut, subventions, aides diverses), même si au final se posera bien entendu la question du financement.

        1. Je me permets de reformuler globalement les questions que cet article posent d’après moi.

          Une politique publique, c’est un objectif d’intérêt général, et ensuite des moyens (législatifs, matériels et humains, financiers, techniques,…) pour atteindre ces objectifs. Il y a également parfois (souvent…) des objectifs cachés.

          Vous me permettriez d’y voir tout à fait clair en apportant des réponses à ces questions :
          1/ Quel est l’objectif en termes de politique publique affiché par le ministère (officielement)? Cet objectif est-il selon vous bon ou mauvais, et pourquoi ?

          2/ quels sont les moyens sue le ministère compte mettre en oeuvre? La discrimination « technique » a t’elle réellement été évoquée ? D’autres moyens sont ils envisagés ? Ces solutiobns sont-elles les bonnes pour atteindre l’objectif politique ?

          3/ Y a t’il selon vous des objectifs cachés? Quels sont ils ? Pour quelle raison ?

          Vous en remerciant par avance

          1. 1/ Officiellement : dormez braves gens, tout va bien. Sauf que si on recoupe avec les négos en cours avec les opérateurs telecom, ça donne : ‘on va faire des concession aux opérateurs téléphoniques pour sauver l’emploi. Ca fait des années que ces derniers veulent se débarrasser de la net neutralité, et utilisent des argumentaires assez foireux que – justement – on retrouve dans la bouche du ministre (alors qu’elle ne maitrise pas du tout de quoi elle parle). Son objectif est de préserver l’emploi dans les telco et donc de leur faire des concession. C’est peut être bon pour l’emploi mais c’est très mauvais pour la démocratie (l’interet commun), on peut dire exactement la même chose du soutien aux dictatures via la fourniture de système de surveilance.

            2/ aucun, tout ça dépent en réalité de l’industrie et de la culture.

            3/ oui, ils sont explicité dans l’article.

    2. Complètement d’accord. En gros on a une ministre qui n’a pas assez potassé et s’est faite surprendre au bout d’1h30 de débat. Ca s’arrête là non ?

      Je ne comprends vraiment pas comment vous pouvez dériver vers de tels propos:
      « Pour un gouvernement comme celui de la France – tous bords confondus – perdre le contrôle de la télévision serait un drame qui mènerait à sa perte. On a vu ce qu’il advenait des oligarchies qui perdaient le contrôle de l’Internet (coucou Ben Ali), sans une dose de JT aseptisé et savamment censuré, le bon peuple aurait tôt fait de réaliser que « Par le peuple » est tout aussi faux que « pour le peuple ».

      Venez-vous sérieusement de comparer la France à la Tunisie ou ai-je rêvé ?

      Quant à votre argumentaire sur l’exception culturelle, on l’a déjà entendu des dizaines de fois et il sonne quand même très libertaire, anti-état, etc.

  27. Bon et bien finalement il est là cet article subodoré sur Twitter.
    #troll
    Bien sûr que la neutralité du Net est utilisée par l’idéologie américaine pour pénétrer les marchés de l’information. C’est exactement ce qu’ils ont fait durant presque 1 siècle avec la notion de libre échange dans le commerce.
    On parle de neutralité (ou bien de libre échange), on signe des accords avec les pays sinon ça veut dire qu’ils sont contre le libéralisme (et donc la démocratie hein ces méchants pays voyous remplis de pedosionazi terroristes hackers) ensuite on noyaute les médias pour enfin vendre la came.
    Vieux comme le monde…
    #troll

    A mon avis Fleur Pellerin va se faire taper sur les doigts par le président pour avoir dit une telle phrase : c’est une rupture potentielle avec les accords américains et certains accords internationaux et la France ne peut pas se le permettre.

    Pour terminer, mais ça l’article ni même F. Pellerin n’en parlent, un élargissement des perspectives serait très intéressant : comment créer une neutralité du Net « à la française » avec TOUS les acteurs du réseau (également les petits comme la FFDN ou même RHIEN). Et ça c’est à mon avis la ligne la plus démocratique et citoyenne que l’on pourrait espérer.

    1. Pas la première fois que les USA utilisent un principe valable pour en faire une arme de guerre économique. En fait, ils ne font guère que cela : leur culture est une arme commerciale pour gagner des PDM et « coloniser l’inconscient collectif » (comme le disait Baudrillard), « amener la paix et la démocratie » est la justification médiatique des guerres « préventives » US, « promouvoir la liberté et la sécurité » sert de prétexte pour toutes leurs initiatives diplomatiques, et dans tous les cas c’est instrumentalisé pour leurs propres intérêts.

      ça ne rend pas l’ensemble des USA odieux car les plus solides opposants aux stratégies qu’on dénonce sont souvent américains aussi. Et surtout, ça ne déprécie pas les principes invoqués, qu’il s’agisse de la liberté, de la démocratie ou, ici, de la neutralité du net.

  28. « j’enseigne à Science Po (prenez ça comme un full disclosure). »

    Vous y enseignez l’anglais?

    Vous connaissez le bouquin d’Orwell, « why I write? »

    Je suggère humblement, s’il vous est inconnu, que vous y jetiez un oeil…

      1. J’ai essayé de dissocier moi aussi, désolé d’insister mais votre « forme » m’a moi aussi troublé, quand au fond, je n’ai pas l’impression d’avoir compris votre réflexion, votre cheminement…

        Ça doit être lié au point de départ franchement non ?

        Pourquoi ne pas avoir attendu l’intégrale ?

        1. Vous allez rire… J’ai demandé aux journalistes de récupérer les pistes audios, et ils m’ont expliqué que vu les droits d’auteurs, ce n’était pas jouable, et qu’il leur fallait éditer la bande son pour en faire un truc qui fasse une émission de radio (enlever les blancs qui correspondent au temps que l’on met à passer un micro dans le public, ce genre de choses).

          Après, ils m’ont expliqué en quoi leur rémunération était liée aux droits d’auteurs, et surtout à quel point je les foutrais dans la merde en mettant un enregistrement pirate en ligne (plusieurs personnes dans le public en ont visiblement fait).

          Pourquoi ne pas avoir attendu l’intégrale ? Parce ce que selon mon analyse, cette sortie est une concession faite par FP (ou plutot Montebourg) aux Telcos (SFR/Orange) pour limiter la casse sociale en leur offrant le sacrifice de la Net neutralité, et que c’est en ce moment que ça se joue, pas fin aout. Fin aout, ce sera trop tard.

  29. Bonjour,

    J’estime pour ma part qu’Orange s’est déjà bien assez engraissé ces 10 dernières années. Free à permis de relancer le marché des FAI ainsi que récemment de la téléphonie mobile. La tendance à trop souvent était à fournir de plus en plus de services pour justifier des prix toujours plus haut.

    Concernant votre remarque vis à vis d’Apple (« et donc pas vraiment libre, mais super confortable et ergonomique »)
    Apple est sans doute LA SOCIETE par excellence du contrôle. Rien n’est libre. Pour déposer une application qui pourrai se révéler comme un service de bien public il faut payer. Elle n’impose pas ses produits certes mais crée un véritable besoin auprès du grand public ce que je n’aime guère surtout que ces arguments de ventes sont bien souvent pur mensonge(plus fin téléphone au monde…)

    Pour revenir au sujet même de cet article et plus particulièrement au projet de Loi Hadopi V3, j’estime que rien n’avancera tant que ce seront des personnes pour la plus part néophytes en NTIC qui seront à l’origine même des lois.

    Et dire que les pères fondateurs du net voulaient crée un espace libre…

    1. « Et dire que les pères fondateurs du net voulaient crée un espace libre… »

      Bonjour,

      Je me dois de réagir car cet espace libre est une réalité. Nous tous l’utilisons en ce moment même dans une de ces formes, le www aussi connu sous le nom de web, mais aussi sous d’autres protocoles, le ftp, le p2p.
      L’INTERNET, l’unique, est un espace d’echange virtuel libre et décentralisé.
      A l’inverse, les services stores fournis par des tiers, dont l’utilisateur accède via un terminal, en général une tablette , ce réfère à du MINITEL.

      Soyons tout de même honnête, le web est devenu un far-west depuis l’invasion de celui-ci par le système de recherche des profits et l’obligation de résultat.

      LE NET, celui du partage du savoir de la liberté d’échange, l’internet du savoir, l’internet libre est bien là et ne cessera d’exister.

      1. On peut ceci dit faire parfaitement abstraction des règles imposées par Google. Regardez Reflets : aucun SEO, des articles super long alors que tous les « pro du blog » vous affirmeront qu’il faut faire court, et bien plus « d’influence 2.0 » que tout ce qui bouge dans la bloggosphère techno machin truc française.

        Quand il s’agit de s’exprimer et de faire entendre sa voie, ces règles sont parfaitement superflues, et on peut s’en abstraire sans problème. C’est quand il faut faire du pognon avec le web qu’il vaut mieux respecter certaine règles (ou en inventer de nouvelles), mais si on se contente de faire usage de ses libertés fondamentales, on peut sincèrement se foutre totalement de ces règles.

  30. Tout cet article est ridicule, de comparaisons stupides on enchaine sur des conclusions stéréotypées le tout dans une posture de donneur de lecons.
    On est ici au mieux dans l’idéologie, au pire dans la propagande cachée du nouveau parti des ayant droit du net.

    Parfois je me pause des questions sur tous nos saint protecteurs à nous les internautes.
    Il est des lobbys dans toutes les branches, et j’imagine le poids de celui représentant le net dont 75% de la population est client.
    Le zèle en ce moment à taper sur Mme Pellerin me fait aussi me méfier.NKM avait avec le secteur une relation plus intime (on pourrait parler de promiscuité), certe mais on nous refait le coup de l’incompetence face a la belle et gentille communauté du net, qui elle a comprit la vrai économie.

    Pour conclure, j’en vie ,du net, alors pourquoi craché dans la soupe ?
    Parceque présenter le probleme comme un combat francais face de google, c’est ridicule. Nous n’en sommes plus a cette echelle. Le travail se fait deja et c’est au niveau europeen. Les francais traine la pate , mais d’autres sont plus engagés dans le procesus (qui sont les fénéants?)
    et , nous faire réver d’un télévision google , merci mais non merci. Déja que chaque site créé en france rapporte a google …. qui ne paye pas d’impot en europe.

  31. En réponse au questionnaire de l’APRIL, Fleur Pellerin (qui avait répondu a la place de francois hollande, c’est dire si elle est spécialiste attitrée)déclarait :

    « La neutralité doit être la règle » (p5 du pdf).

    Voila c’est tout. Elle dit juste ce qu’on lui dit de dire. Elle sort de sciencespo elle n’a pas vraiment d’opinion mais plutôt des avis. Contradictoires si il le faut.

    http://www.candidats.fr/docs/20120418-reponses-fleur-pellerin-candidatsfr-2012.pdf

    1. Les gamins de science Po ont plein d’avis sur tout un tas de choses, dont beaucoup sont assez bien construits. Le soucis c’est que le numérique, on ne l’a jamais enseigné a FP, elle a toujours abordé ça comme de l’économie (dans son introduction à Pétrarque, elle le reconnaissait, d’ailleurs), et que dans sa génération, c’est du chinois. La plupart des gens de cette génération (j’en fais aussi parti) ne comprennent absolument et sincèrement pas ce que le concept de démocratie vient foutre là dedans. Il y a quelques années, ils nous traitaient d’illuminés, depuis le printemps arabe, ils la ramènent un peu moins mais ils n’ont pas saisi pour autant.

      Sur ce plan, FP a le mérite de reconnaitre qu’elle ne saisi pas du tout les enjeux, c’est déjà beaucoup mieux que les couillons qui l’on précédé qui niaient qu’il y ait un tels enjeux.

      Les rapports entre internet et science politique, c’est enseigné a Science Po depuis deux ans et à Harvard depuis l’années dernière. A ma connaissance, il n’existe aucune autre école en France où c’est enseigné.

      Du coup, demander à quelqu’un qui a fait Science Po il y a 15 ans d’y comprendre quoi que ce soit… Par contre, lui demander pourquoi elle n’a rencontré personne parmi ceux qui sont le nez dedans, et qu’elle a jusqu’ici soigneusement évité de répondre aux très nombreuses sollicitations que nous lui avions envoyé durant la campagne et après…

      1. @Fabrice a Sciences-Po depuis plus de 4 années il y a la géographie de l’Internet… le tableau n’est pas si noir.
        Le véritable enjeu dépasse la technologie et c’est encore et toujours la décentralisation vs la centralisation.

  32. Ne pouvant répondre sur la réponse à mon commentaire, je réponds donc ici. Juste pour dire que je ne suis en service commandé pour personne. C’est une drôle de vision du monde que de voir des complots partout.
    Je précise également que ma remarque furibonde n’avait rien à voir avec une accusation de racisme. Il s’agit d’autre chose, et c’est presque pire.
    Avoir à vous justifier toute votre vie du fait que vous êtes français, française. A cause de vos foutues « origines ».
    Il n’y a pas que dans le net que la neutralité est essentielle.
    Bonne soirée.

      1. Ce n’est pas moi qui ai lancé le sujet des origines. Je respecte la neutralité des origines. Elles ne m’intéressent pas. C’est une question intime qui relève de la vie privée. Sans quoi il faut toujours se justifier de tout, de sa banlieue à sa Corée d’origine. C’est insupportable, même si c’est « politiquement correct » de s’en offusquer. Demande à tes « gamins » de SP. Autrefois on disait étudiants, élèves, mais pas gamins, décidément tout se perd.

        1. Comment ça la neutralité des origine ? C’est quoi ce concept ? J’ai un pote Soudanais – qui vit en France depuis un paquet de temps – et crois moi, ses origine ont un sérieux impact sur sa vision du monde. Ce n’est pas neutre, c’est enrichissant pour qui sait se nourrir des différences.

          Mes élèves sont une parfaite illustration. La plus grande réussite de Richard Descoing a été d’imposer un tiers d’étrangers dans les cycles master, c’est hyper enrichissant. Faire un cours devant un petit troupeau de petit français (on va dire… au Celsa) n’apporte, en tant qu’enseignant, pas grand chose, si ce n’est une confrontation avec une génération. Le même cours à Science Po est systématiquement l’occasion d’apprendre pour moi. L’année dernière, j’avais du chinois, une indienne, un turc, un américain. Le niveau s’en ressent de façon spectaculaire, et c’est précisément lié à cette diversité.

          1. C’est hors sujet. Je dis que les origines sont neutres, c’est aussi vieux que la République, une et indivisible et de son unitaire Liberté, Egalité, Fraternité. Ce qui est à enseigner ne dépend pas des origines de celles et ceux à qui on l’enseigne.

          2. Ha bon ? Parce que tu crois que quand on enseingne les sciences politiques appliquées à internet on adapte pas son discours selon qu’on ait face à soit un Syrien, un Gabonnais ou un Français ?

            Ma mère – elle aussi enseignante à la retraite – apprend aujourd’hui à lire à des population émigrées analphabète (autant dire un public aussi varié mais pas du tout de grandes écoles), elle a foutu à la poubelle les méthodes classique depuis longtemps et n’aborde pas de la même façon la nombreuse population Chinoise qui fréquente ses cours que d’autres communautés.

          3. Comme il nous le rabâche tous les 3 posts l’on sait maintenant que Monsieur Epelboin donne des cours a la si prestigieuse Sciences Pô !
            Et maintenant voilà qu’il nous parle de sa mère !
            Un problème de reconnaissance Monsieur Epelboin ?

        2. Ses origines sont une « question intime qui relève de la vie privée » ? Je pourrais comprendre l’idée si elle n’avait pas été jusqu’il y a peu présidente du club du 21e siècle, mais là j’ai du mal à penser qu’elle-même soit d’accord avec cette phrase, la vision du Club sur le sujet étant plus proche de celle de Fabrice (la diversité est une force).

          Après, sur le Web, un peu de contexte est toujours utile. Par exemple, votre profil Twitter (https://twitter.com/MBaujard/) peut éventuellement éclairer sur votre appartenance politique et votre emploi (cadre chez http://www.mirasys.com/ d’après LinkedIn) sur votre position sur la surveillance des peuples.

          1. 1- Je ne parle pas pour Fleur Pellerin en particulier mais pour tous les enfants de France en général, notamment les enfants adoptés, mais aussi les autres. Cette question de leurs origines est usante. Ils sont français, elles sont françaises. Quelles mentions d’origines voudriez-vous donc voir mentionner dans leur état-civil ?
            2- Vous pensez ce que vous voulez des déclarations de Fleur Pellerin, de la politique du gouvernement auquel elle appartient. Mais évitez de mélanger ça avec ses « origines ».
            3- Vous pensez que je vais m’excuser pour mon engagement politique visible par mon compte Twitter ? Je l’assume. Qu’il vous dérange ne me dérange pas. Je me suis exprimé sur la question des origines de Fleur Pellerin comme parent, père et grand-père ayant peur pour ses petits-enfants quand demain il leur faudra justifier de leurs origines avec une maman née dans le sud d’un pays d’Europe Centrale.
            4- Avec de telles réflexions sur les origines des gens il n’est pas besoin de faire appel aux réseaux de caméras IP pour gérer la « surveillance des peuples ». Le contrôle au faciès suffit. C’est celui que vous défendez avec ces « origines » qui expliqueraient tout.
            5- Au sujet de mon emploi, vous confondez une nouvelle fois l’outil et l’usage de l’outil. La vidéo sur IP peut servir à d’autres choses bien plus utiles que la « surveillance des peuples ». Vos recherches sur mes « origines » dans les réseaux sociaux pour savoir « d’où je parle » suffisent à prouver que les caméras sont d’une ridicule inefficacité par rapport à ces outils de délation.
            6- Si vous avez un emploi à me proposer n’hésitez pas, j’étudierai votre proposition avec intérêt. Merci.

            Note du BOFH Kitetoa : vous venez de passer les limites du ridicule. Même s’il ne tue plus depuis longtemps, votre projection virtuelle commence à devenir un handicap pour vous. Nous aimerions vous protéger de vous-même : Reflets ne vous plaît pas ? Allez lire le bulletin du Parti Socialiste comme d’autres lisent le Bulletin de l’UMP avec la même admiration. Votre appartenance politique vous aveugle. C’est chose courante. Elle a aveuglé une tripotée d’imbéciles sous le règne de Sarkozy. Je pensais franchement que l’on ne verrait pas la même chose sous celui de François Hollande. Raté, je me suis planté.

          2. Mon très cher Michel
            J’ai connu un oiseau semblable à ce Fabrice Epelboin qui prétendait ne souffrir aucune entrave à la liberté d’expression. Lui aussi était un grand donneur de leçons.
            Il s’appelle Robert Menard et se présente aux prochaines municipales sur une liste Front National…

          3. J’ai connu un activiste de la liberté d’expression dans le genre de monsieur @epelboin ! Robert Menard grand donneur de lecons ! Il est maintenant au #frontnational !

          4. Ca dépend… pour un petit blanc à tendance rouquine comme moi, c’est limite. Je risque l’insolation en traversant une rue.

            Pour un sale métèque avec du sang arabe tel que toi, c’est top :D

            L’inégalité des races, que veux tu :D

          5. @SaraLumb

            Franchement, vous dépassez les bornes avec vos insinuations vis à vis de Epelboin liées au ex-FN futur bleu-marine ou je ne sais quoi!

            Je ne suis lié à aucune parti. Et ce que je peux vous dire, et ce que les chiffres disent, et ce que les enquêtes d’opinion disent, c’est :

            1. ce ps comme « les autres » est considéré comme non fiable et corrompu par largement plus de la moitié des français (70% minimum, vérifiez) ;

            2. alors qu’aux présidentielles votre « petit boss » avait en face de lui le président sortant le plus honni de la 5e République, il est passé de justesse, alors même par exemple que ce pauvre Bayrou avait pris sur lui d’appeler à voter PS.
            Alors vous feriez mieux de ne pas trop la ramener au PS.

            3. Ceci d’autant plus qu’aux législatives il y a eu 44,6% d’abstention et 3,85% de blancs/nuls, choses assez inédites!
            Ne la ramenez pas trop pour ça aussi, qui en dit très long sur votre légitimité « démocratique », petit PS!

            4. Que cette Pellerin soit d’origine inuit bretonne ou serbocroate, c’est sans importance.
            Par contre, qu’elle soit la parfaite illustration de cette caste de gens qui plombent de pays et que vous semblez aimer!, mélange d’arrivisme, d’incompétence, de « mentaux » figés et archaïques, de suffisance, et de collusions en tous sens, ça oui ça a de l’importance!

            Sur ce…

    1. Sinon, pour développer ma pensée, je pense que l’idée d’intégration à la française est une particularité débile, et que justement, une origine étrangère est une richesse apportée à ce pays sclérosé. J’ai l’occasion de constater ça de façon violente, à la fois en tant qu’enseignant, mais également dans ma vie privée et dans mon entourage.

    2. Il ne faudrait pas avoir à justifier que l’on soit français(e), d’origine ou par acquisition. Les origines devraient relever de la vie privée.

      Mais alors pourquoi son argumentaire contre la neutralité du net ne repose que les origines des services et contenus (les fameux « américains ») ?

      Pour quelle raison faudrait-il discriminer et pointer du doigt un entrepreneur sud-coréen lorsqu’il fournit un service à des utilisateurs en France ? Il faudrait nous protéger du « péril jaune » ?

      En quoi ses origines importe sur le service rendu et sur le traitement qui lui est réservé ?

      Pourquoi est-elle favorable à un traitement de faveur pour les prestataires de services en ligne « bien français » ?

      => Sur le plan économique l’excuse serait les emplois (on a vu que la délocalisation pour les entreprises françaises n’est pas un problème, nos anciennes colonies du Maghreb étant parfaite pour ça), mais qu’en est-il sur le plan moral ?

      Voilà pourquoi son discours irrite : d’un côté madame joue la carte de la neutralité des origines dans la vie réelle (avec raison et je soutiens pleinement son positionnement), de l’autre elle fustige la neutralité des origines sur le net.

      Et ceux, pour des motifs économiques – est-ce le grand retour du mythe des étrangers qui volent le pain (travail) des français ?

      Ce manque flagrant de cohérence et d’intégrité morale est très décevant de la part d’une personne aussi compétente.

      La difficulté même de la fonction de ministre est de savoir faire la synthèse entre plusieurs intérêts, là Mme Pellerin se contente de lire la fiche que les telco lui ont rédigé, c’est pas jojo.

      1. Pour que je « balance un mail » à quelqu’un encore faudrait-il que je connaisse le quelqu’un en question et que je possède son adresse de courrier électronique ce qui n’est pas le cas pour vous cher, chère Touffe Bleue. Je pense que c’est le robot de Reflets qui informe de la pubication d’un post non censuré par le responsable du site. Quant à la réflexion « je l’ai bien mouché le Fabrice », elle ne m’appartient pas non plus. Je veux bien être accusé de surveiller les peuples, de qualifier Fabrice Epelboin de raciste et d’antisémite, ce que je n’ai absolument pas fait c’est une déformation complète de mes propos, être soupçonné de bientôt l’accuser de jihadisme et autre sornettes de ce genre, mais ça, non, je récuse la chose spammique que vous dénoncez.

        1. Excusez moi de m’intercaler :)

          Cher Baujard, avec un D « djihadisme » SVP.

          Nous sommes en France, pays des poussières tout de même,
          ultra hyper menacé par le Djihadisme,
          donc extra-vidéo-protégé,
          donc ultra-vigipiraté depuis plus de 10 ans,
          donc au net pas très neutre de tous regards « bizarroïdes » et insistants,

          donc parlons français SVP, pour rester dans le ton.

          Avec un D, merci d’avance, pour la Fraaaaance.
          ;)

  33. Bonjour Fabrice, content de te voir revenir avec ta verve chez Reflet – Cette stratégie gouvernementale (et des lobbys derrière elle) d’une part d’être malsaine n’a d’autre part aucune chance de réussir. Ils vont passer 10, 20 ans à batailler en retard d’une guerre, les américains auront d’ici là récupéré les quelques miettes sur lesquelles nous sommes positionnés.

    1. avec la crise, non, tout ça va se terminer rapidement… La suite risque d’être assez hardcore ceci dit…

      J’aimerais dire que leur foutage de gueule des libertés sur internet leur coutera la prochaine présidentielle, mais l’augmentation du prix de l’énergie sera plus efficace.

  34. Dans mon petit village de Bretagne, les élus n’y connaissent strictement rien – pour eux, c’est un truc de GEEK – ils ont entendu le mot à la TV – François Fillon en était un :)

    Ils n’y connaissent rien à rien mais dans ce monde des aveugles, ils ont un « croisé » qui lui à vue la vierge (fibrée) et qui enchaine discours sur discours.

    La fibre sera là pour tous ses habitants dans 15 ans. Bien entendu, pas tous en même temps, il faudra faire la queue. Je cite « Tous les habitants ne seront pas desservis en THD en même temps. Il nous faudra user de pédagogie pour expliquer toutes les contraintes de construction de ce réseau ».

    Sur le plan financier, no problemo – tout est prévu. Nouvelle citation : « Pour les zones rurales, le coût d’investissement serait en moyenne estimé à 2 000 € par ligne (400 €, fond européen (Feder) ; 310 €, état (FSN) ; 890 €, financés par la région et le département et 400 €, recette de commercialisation) »

    En fait ce discours s’appuie sur un rapport de l’arcep qui est consultable ici : http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/guide-fibre-collectivites-juillet2011.pdf

    La croisade que mène ce maire est particulièrement louable mais participe à un énorme mensonge d’état. Grâce à la propagande monsieur, les élus, les employés communaux, les habitants (ceux qui s’y intéressent un tant soit peu) sont tous persuadés qu’ils vont avoir la fibre d’ici peu. Le maire l’a dit.

    Pour ceux qui aime les belles histoires, le lien vers un article de ouest-France : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-enjeux-du-Tres-haut-debit-expliques-aux-elus-du-territoire-_35002-avd-20120712-63231888_actuLocale.Htm

  35. Ouh là ! Des gens qui veulent me « protéger de moi-même » ! Et qui parle de ridicule. Les derniers à m’avoir dit ça appartenaient au Parti Communiste Marxiste Léniniste je crois, le PCML pro-chinois dans les années 70 de ce bon pote de Pol Pot. Ha tchao bonsoir. MDR

    1. C’est bien ce que je disais, vous êtes ridicule.

      Vous récidivez avec allégresse. Enfermé dans des schémas d’un autre temps (cocos, stals, pcc, léninistes).

      Finir par un MDR est un must.

      Bravo.

      1. Non, non, Professeur. Je suis moi-même le directeur marketing et je n’emploie jamais ce genre de proposition absurde.
        Le dernier c’était bien ce militant du PCML à Dijon dans mes années étudiantes. Et le premier c’était le curé à ma « retraite » de première communion, avec un puissant coup de pied au derrière, pour m’empêcher d’aller parler aux filles premières communiantes retraitées et isolées des garçons.
        C’est un art martial étonnant la protection de soi-même par les autres. Les protecteurs des autres contre l’insu de leur gré sont légions, ils sont rares à se manifester, mais quand ils le font ça dénote chez eux un attachement à quelque chose de plus profond.
        Ce qui nous ramène à votre ami Robert du FN mentionné par mon amie Sara. En voilà bien un autre curieux protecteur des autres contre eux-mêmes en effet.
        Je termine ce post pour éviter d’avoir à en écrire un autre, en signalant à la personne qui trouve bien insignifiante la remarque sur les origines de Fleur Pellerin, que c’est par cette prétendue insignifiance que tout commence. Tout.
        Voyez les premières lois de numerus clausus anti juives dans l’Europe centrale dès la fin du XIXe siècle. Ces lois reposaient intégralement sur cette question des « origines ».
        Souvenez-vous également de l’affaire Mortara et de l’affaire Crémieux dans laquelle M. Thiers lui-même a dû écrire au pape pour exiger la libération de l’enfant qui avait été enlevé à sa famille française à Naples au prétexte qu’elle avait été baptisée par une employée d’un hôtel et que, partant des « origines » et de la religion de ses parents, elle devait être séparée d’eux pour être élevée dans la religion catholique au Vatican. Thiers avait écrit une phrase remarquable pour l’époque (je cite approximativement mais c’est l’idée) « cette enfant n’est pas à proprement parler une enfant juive mais une enfant française et en tant que française elle doit être restituée à la France ». C’est le seul cas d’enfant qui a pu être retiré de ces institutions du Vatican, pour être rendu non pas à ses parents mais à l’ambassadeur de France, lequel l’a bien entendu ensuite remis à la famille. C’est une histoire passionnante que celle des « origines ». Pour avoir entendu il n’y a pas si longtemps une paysanne hongroise dire « Hitler n’a pas fini son travail » en parlant des tziganes, je peux vous dire que non, la question des « origines » ce n’est pas une question anodine du tout, c’est même très actuel.
        Pour autant, je n’accuse personne de racisme ici,et je ne cherche pas à dévier la conversation de son but initial sur la neutralité du net menacée par une ministre, dont l’auteur de l’article ne peut malgré tout s’empêcher de noter son « origine asiatique ».
        Je répète que je ne réagis pas en militant du PS mais en père de famille. Au fond, quelque part, je cherche moi aussi à protéger de lui-même l’auteur de l’article. ;-)
        That’s all folks.

        Affaire Mortara : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Mortara

        Affaire Crémieux, très bien décrite et documentée dans ce livre, avec la lettre de Thiers au pape : David Kertzer, Natalie Zimmermann, Pie IX et l’enfant juif: L’enlèvement d’Edgardo Mortara, Librairie Académique Perrin, 2001 ISBN 978-2-262-01376-9

        NB : désolé de vous avoir éloigné de votre si important sujet sur la prétendue annonce de la mort de la neutralité du net, je n’y reviendrai plus c’est promis. Je dois travailler à la surveillance des peuples comme dit l’autre. -:)

          1. Longe les murs Fabrice, personne ne semble avoir sorti, encore, que tu es possiblement un djihadiste.
            -rires- :)

            Désolé…

      1. Il faudrait commencer par sortir du schéma bipolaire dans lequel s’est enfermé la France (les Anglais y ont bien réussi). Ca me parait la seul façon de faire à ce stade.

        C’est quand même les boules, tu avouera, de retrouver exactement la même chose, à quelques fines nuances près, après s’être battu sans relache contre Sarko et ses plans machiavéliques de contrôle de l’internet.

        Au final, PS ou UMP, ce sont bien les lobbies qui dirigent ce pays et écrivent les argumentaires des politiques.

        1. Hélas, j’ai bien peur que le problème franco-français dépasse le cas des seuls lobbies, ou des considérations droite/gauche.

          C’est « systémique », mot à la mode.

          Et les fondations, c’est Démocratie, tout repose là dessus, stratégie numérique y compris.

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