Et si on se fabriquait une bombe nucléaire en impression 3D ?

Franchement, qui veut se construire des flingues ou des porte-clefs avec l’impression 3D quand on peut tout simplement, le matin, en prenant son café, se faire une petite bombe nucléaire rigolote ? Il faudrait être idiot. On ne parle même pas de Kim Jong-un qui dépense sans compte alors que pour le prix d’une bonne imprimante 3D…

L’idée vous semble débile ? Oui, bon, c’est débile, mais pas au point où la presse n’évoquerait pas cette potentialité. Il s’est trouvé des journalistes spécialistes de la chose pour écrire des articles alarmants sur le fait que demain, il serait plus ou moins possible de fabriquer sa bombe nucléaire à la maison avec une imprimante 3D. A tel point que le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) qui publie des articles sérieux et maintient des bases de données précises sur la prolifération des armes, s’est senti obligé de produire un papier sur le sujet. Histoire de rassurer Gérard : non, on ne pourra pas faire de l’impression 3D de bombes nucléaires.

Le SIPRI rappelle par exemple que même si l’impression 3D peut être utile dans le process, il faudra toujours se procurer du plutonium et des explosifs puissants, toutes choses complexes à trouver au magasin du coin de la rue.

On respire…

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

8 thoughts on “Et si on se fabriquait une bombe nucléaire en impression 3D ?”

  1. Ouais on a l’habitude de voir les journalistes tout confondre.

    Je me souviens de cette vidéo ou un jeune homme bricoleur avait réussi à fixer une arme de poing sur un quadricoptère et à faire tirer l’ensemble approximativement sur une cible, aidé par la nature autostable de l’engin.

    Réaction de la presse « Regardez, les drones c’est dangereux ! »

    Euh… Le problème c’est le drone ou le flingue qui est accroché dessus ?

    Quand à l’impression d’armes à feu, ce sont les mêmes journaleux assoiffés de sensationnel qui oublient toujours de nous expliquer comment on imprime les balles.

  2. C’est ce qui arrive quand un journaliste lit le cluf de Dassault systèmes, ils donnent ce genre d’idées dans le document. (On ne le répétera jamais suffisamment, on clique sur la petite croix en bas sans lire les petites lignes, sinon on sait à quoi on s’engage.)

  3. J’ai jeté un œil à l’article cité, et je ne vois pas trop le problème.
    L’article est cohérent avec le second document donné: les deux documents précisent bien qu’à l’heure actuelle, cela n’est pas possible, mais que cela peut devenir une réalité dans le futur, et qu’actuellement, l’impression 3D peut lever des difficultés de production actuelles.

    Peut-être que vous trouvez l’article initial alarmiste, mais il ne l’est pas moins que certains articles sur Reflets (je me souviens de discussions entre Reflets et Jean-Marc Manach où Reflets démontrait qu’il défendait des positions alarmistes).
    Je trouve dommage de refuser une réalité potentielle à cause d’un biais idéologique (peut-être même inconscient, auquel cas c’est de l’incompétence).

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