Et si on posait des boites noires à la Poste et chez les cybercommerçants ?

Nous vous en parlions sur Reflets en octobre 2013, une proposition de loi portée par le sénateur Richard Yung visant au renforcement de la lutte contre la contrefaçon est actuellement en train de faire son nid, totalement
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9 thoughts on “Et si on posait des boites noires à la Poste et chez les cybercommerçants ?”

  1. Quitte à me répéter (« Toutes choses sont dites déjà ; mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer. »), puisqu’on en est au « cyber », faudrait commencer à tilter la puissance de ces données pour la cybernétique appliquée à la sociologie.

    « C’est seulement dans les sociétés élargies, où les maîtres du monde se protègent de la faim par la richesse, de l’opinion publique par la vie privée et l’anonymat, des critiques personnelles par les lois contre la diffamation et par la détention des moyens de communication, que l’absence de scrupules peut atteindre son zénith. Parmi tous les facteurs anti-homéostatiques que comporte la société, le contrôle des moyens de communication est le plus efficace et le plus important. »

    Norbert Wiener, La Cybernétique, 1948, chap.8 : information, langage et société.

    (si vous voyez pas le rapport : just remember me what does « IT » mean please ?)

    PS : et je peux vous assurer que le père Wiener tient plus du libéral que du marxiste…
    PS² : vous pouvez aussi lire Propaganda, d’Edward Bernays, pour comprendre l’usage qui peut être fait de toutes ces données.

  2. Ne jouons plus les vierges effarouchées.

    Les dispositions prises par nos gouvernements, comme cette loi sur le renseignement, ne sont qu’une conséquence directe des pratiques observées depuis plus de 20 ans par le pouvoir économique (en faillite de surcroît).

    Ce ne sont plus des révélations, mais des mises en conformité juridique de pratiques jusqu’à présent inavouables.

    Sans états d’âme, nos si chers politiques usent et abusent des effets de manches pour faire passer ces dispositifs en pratiques légales.

    La pilule ne pouvant être gobée en une seule fois, elle est découpée en plusieurs morceaux afin de la rendre plus digeste.

    Mais tout ceci n’est pas le plus monstrueux !!!

    Ce sont bien les pratiques de certaines Multinationnales qui deviennent préoccupantes. Ces sociétés, comme les assurances par ex, ont le pouvoir depuis si longtemps qu’elles sont en mesure de décider de votre sort, à l’insu de votre plein grès, il en va de soit.

    Tout de votre généalogique, de vos relations, de vos idéaux, de vos pratiques, vos croyances,…, sont « en boîte » ou fichier, si vous préférez. Vendre ces informations, sans votre consentement, est pratique courante. Interdit dans certains pays, il suffit de les obtenir chez le voisin.

    Déjà en 2005, une société comme Google connaissait plus sur votre pedigree que vous-même sur votre propre vie ! Et alors me direz-vous.

    Face-de-merde, vous y êtes sans y être inscrit.

    Et alors, miam-miam tout cru, juteux à souhait, pas besoin d’assaisonner juste multiplier ces pratiques et les conserver pour les servir à la bonne heure, celle qui rapporte le plus.

    Vous recevez de la pub depuis Tombouctou ? Normal, vous intéressez quelqu’un qui a quelques choses faites sur mesure pour vous. Crache ton jus.

    Votre téléphone sonne tous les quatre matins ? Normal, votre fichier est mis à jour par un nombre d’acteurs florissants comme des champignons après la rosée.

    Que fait la CNIL ? Comme les autres, elle attend sa subvention.

    Que font les médias officiels ? comme les autres elles attendent leurs subventions.

    Que font les syndicats et autres organismes protections des consommateurs ? comme les autres, ils attendent leurs subventions.

    Que font nos politiques ? tout le contraire de ce qu’il faudrait entreprendre, avec ou sans votre consentement, mais avec nos impôts, comme-même.

    Faut dire que nos gouvernements au vu des événements actuels, prévoit certainement une monnaie standard mondiale, style Bite-en-coin, sécurisé façon pied-ni-clé-à-mollette.

    Matrix, c’était mignon tout plein, nous sommes dans une mondialisions furieuse en guerre de tous contre tous. à chacun ses armes, en espérant que vous avez les meilleurs et que vous semez de l’intox aux fins fonds des serveurs jusqu’à péter le Cloud par saturation d’erreurs virtuellement vraies, pour que tous recoupements des infos deviennent inopérables.

    Nous n’avons plus le choix, puisque c’est de notre peau qu’il s’agit.

    Un homme de paix se prépare toujours à la guerre qu’il ne veut pas.

    C’est le printemps, il fait beau, respirons encore un peu… il a toujours des trous dans gruyère.

    Excessif ? à vous de voir.

  3. Je sors un peu du sujet pour revenir sur les métadonnées. Un terme très ambigüe je trouve non? Il a été défini dans leur projet de loi?
    Si je ne me plante pas les métadatas d’une couche d’un protocole sont dans le payload de la couche précédente. Du coup comment peuvent ils prétendre n’enregistrer que les métadonnées sans toucher au contenu?

    1. Il est probable que le terme « métadonnée » n’est jamais employé dans le texte de loi. Il s’agit plus certainement d’un terme qu’ils utilisent pour faire un peu savant, comme ils utilisent « algorithme » à tort et à travers. Il n’y a qu’à voir ce que ça donne quand Hollande parle d’algorithme : ils ne comprennent rien à ce qu’ils font.
      Métadonnée, c’est un terme assez vague pour qu’il ne veuille absolument rien dire. Du coup, c’est un mot impeccable pour la com’.

      1. Je m’excuse de te demander pardon, et qu’on comble les trous dans mes lacunes si besoin, mais de ce que je me souviens de mes cours de réseau, il y a les données et leur encapsulation (en-tête de paquets, infos pour les couches OSI, etc.) ; comme on ne parle pas strictement de TCP/IP, il y a aussi toutes les informations liées aux données selon le moyen de communication concerné ; alors métadonnée c’est tout ce qu’il y a de plus clair comme truc, c’est toutes les informations liées aux données mais qui ne sont pas les données elles-même, donc c’est vaste, certes, mais ça a rien de vague.

      1. « Des données peuvent être soit utiles, soit parfaitement anonymes, mais jamais les deux » (Paul Ohm. Broken promises of privacy: Responding to the surprising failure of anonymization)

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