Electricité libre : la transition énergétique, c’est maintenant

L’article sur la propagande pro-nucléaire de  l’EGE (Ecole de guerre économique),  soulève de nombreuses questions sur la problématique de la production électrique, et de l’énergie en général en France. Serions-nous condamnés à consommer de l’électricité produite
Abonnez-vous ou connectez-vous pour lire le reste de cet article
Twitter Facebook Google Plus email

Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d’autres médias. Ni « désengagé » ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

78 thoughts on “Electricité libre : la transition énergétique, c’est maintenant”

  1. C’est un point de vue. Dommage que la « liberté » soit le seul axe défendu par cet article.

    Dire que lors d’intempéries, notre installation hors réseau continue de fonctionner est une phrase peut-être vraie (quoi que sous 1m de neige, des panneaux photo-voltaïques doivent pas donner grand chose). Par contre dans combien d’autre situations nous n’aurons plus d’électricité alors que le voisin sera toujours alimenté ?

    Le réseau n’est pas qu’un outil de contrôle (si on suit la thèse avancée ici), c’est aussi un outil de nivellement. Il est supervisé, équilibré et entretenu collectivement. Vous oubliez que la collectivité peut parfois rendre certains services.

    Il est par ailleurs étonnant de vendre l’autonomie au travers de l’électricité uniquement puisqu’il est nettement plus efficace de diversifier ses sources.
    Il est par exemple d’usage de se chauffer avec des panneaux photo-thermiques (au rendement bien supérieur au photo-voltaïque) plutôt que de produire de l’électricité pour ensuite transformer cette énergie en chaleur.

    Enfin, il y a une réalité technique que l’article occulte pour déverser une pseudo théorie du complot.
    Il faudrait cesser de vendre l’individualisme comme une liberté ou un quelconque avantage.
    L’interconnexion des réseaux permet aujourd’hui d’annuler bon nombre d’incidents qui ne sont même pas connus du grand public. Il n’est d’ailleurs pas avéré que vous puissiez écrire votre article sans ces différents dispositifs.

    Alors amusez-nous, soyez indépendant et libres. Appliquez ce que vous recommandez : alimentez votre serveur de manière autonome avec ces fameux panneaux solaires. On verra à quoi ressemble votre uptime une fois que ce sera le cas.

    1. Là encore, tout est une question de besoins.
      Vous parlez d’uptime de serveur, OK. On peut donc envisager, d’une part, les systèmes « critiques » dont le non-approvisionnement en électricité cause des dommages peu ou pas réversibles (serveur, réfrigérateur), et les systèmes à utilisation transitoire (lumière, chauffe-eau, etc.).

      Peut-être que la solution est dans l’entre-deux, tout simplement, avec une alimentation différenciée en fonction des usages :
      – alimentation critique : centralisée/reliée à EDF, avec un relais de secours (comme ce qui se fait actuellement lorsqu’on n’a plus de courant qui vient du réseau avec des générateurs thermiques)
      – alimentation transitoire : réseau différencié privé, avec utilisation de batteries GEL, onduleurs…

      L’idée reste de se poser des questions, et ne pas tout prendre pour argent comptant. Car il y a peu dans nos contrées, les gens vivaient SANS électricité. Et comme nous sommes nés d’une manière ou d’une autre, ils se débrouillaient pas trop mal ainsi.

      Là où je vous trouve très partial, c’est qu’à aucun moment vous ne prenez en considération les conséquences de notre mode de vie. L’individualisme n’est pas une liberté. L’asservissement non plus, au passage.

      1. Sans prendre partie sur le sujet, j’ai plus ressenti l’article comme un écrit ayant pour but de nous faire réfléchir à la question.

        Si le but était de nous convaincre que c’était LA solution, on aurait eu un peu plus d’argument, voir des exemples concret (les articles de reflets tendent à sourcer leurs dires ;p)

        un point soulevé dans l’article m’interpelle cependant, tous les collègues qui fabrique de l’électricité via différent dispositif, me disent systématiquement qu’ils sont obligé de se brancher et de revendre pour racheter. Hors dans l’article on est plus dans une optique que si on a pas besoin : on peut ne pas faire.

        1. « tous les collègues qui fabrique de l’électricité via différent dispositif, me disent systématiquement qu’ils sont obligé de se brancher et de revendre pour racheter. »

          Oui, jusqu’ici, l’électricité, ça se stocke assez mal. Celà dit, si tu conçois ta maison (isolation, éclairage, fonctions …) en fonction de ce que tu pourras produire comme énergie, il y a peut-être moyen d’arriver à l’équilibre avec des moyens de production personnels ?

          1. « Oui, jusqu’ici, l’électricité, ça se stocke assez mal »

            C’est faux.
            Je peux le démontrer, concrètement. Pas en théorie.
            Produire, stocker et consommer de l’électricité solaire aujourd’hui ne pose aucun problème. J’en produis trop pendant plus de 6 mois de l’année, par rapport à nos besoins.

            Des batteries solaires au plomb de type GEL à décharge profonde sont nécessaires : pas de maintenance, pas de risque de rejet de gaz, et très peu d’auto-décharge. Normalement, en les maintenant le plus possible près des 100% de charge, elles peuvent tenir de 10 à 12 ans. Je prends le risque de vérifier cette affirmation constructeur, tirée aussi des docs techniques et/ou de cabinets d’études.Le seul inconvénient : j’en ai 8, ça me prend 2 M2 au sol et j’en ai bavé pour les amener : 500 Kilos de batteries (65 kilos par batterie…gloups).

  2. J’ajouterai que l’Allemagne n’aurais jamais pu se le permettre si la France ne lui vendait pas de l’électricité via ses centrales.
    Ils n’ont plus de centrales mais c’est pas pour autant que 0% de leur électricité viens du nucléaire. En gros ils sous traitent. Cette décision est louable mais au final si ça pète en France les dégâts ne s’arreteront pas a la frontière.

    Maintenant c’est au tour de la France mais Flamanville et le Royaume unis (EDF Energy) montrent clairement que ce n’est pas a l’ordre du jour. Idem pour Linky le compteur un peu trop intelligent.

      1. qui se chauffe à l’electrique?

        les pauvres.

        pourquoi ils se chauffent à l’electrique?

        parce qu’un convecteur c’est le moyen de chaffage d’appoint le moins cher que tu trouve, quand tu te gèle l’hiver dans ton hlm en carton pate, ou dans ton quartier pas encore gentrifié.

        mais heureusement, grace à des conneries genre « 20% des foyers crament 50% de l’elec domestique en hiver », les proprios vont vite fait changer les convecteurs pourris contre un beau poele certifié HQE, foutre les loctaires dehors à la fin du bail, remettre un coup de peinture et roulez jeunesse, augmenter le loyer de 50%. dans le cas du HLM, le beau frère de l’adjoint au maire vient juste de décrocher un contrat mirobolant pour emballer l’immeuble de laine de verre d’entrée de gamme pas efficace, qu’il faudra remplacer dans 5 ans (mais il s’en fout c’est un contrat d’exclusivité)…

        c’est pas le chauffage electrique « l’abheration francaise », c’est que des gens crèvent de froid.

  3. L’Allemagne augmente ses exportations d’électricité de 50% en 2013

    En 2013, un total de 77,3 TWh d’électricité ont été exportés d’Allemagne vers les pays voisins, et 43,0 TWh ont été importés. Il en résulte une exportation nette de 34,3 TWh, ce qui représente une augmentation de 52% par rapport au résultat de l’année précédente, 22,5 TWh. Christoph Pellinger, chercheur au Centre de recherche pour l’économie de l’énergie (FFE) de Munich (Bavière), a déclaré que « si ces échanges transfrontaliers sont évalués au prix du marché EPEX Spot [1], il en résulte un excédent commercial de 1,2 milliards d’euros. »

    http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74924.htm

    1. C’est bien joli d’exporter de l’électricité de jour, en été, mais quand on en a besoin de nuit et en hiver c’est une autre histoire. L’Allemagne a beau être exportatrice d’électricité, c’est grace aux centrales nucléaires française qu’elle a du jus quand sa production « écologique » ne suffit pas.

      C’est un peu facile de dire « regardez, on a éteint nos centrales nucléaires » dans ces conditions.

      Sans compter que le tarif électrique en Allemagne a crevé le plafond, au passage.

      1. La variation de consommation électrique entre l’été et l’hiver, c’est du passé. Depuis presque une décennie déjà, on consomme autant d’électricité en chauffage l’hiver qu’en climatisation l’été. Ça pose d’ailleurs un problème de maintenance des réacteurs nucléaires, qui se faisait habituellement l’été, au creux de la demande.

        1. Pour connaître assez bien trois grandes villes en France, Lille, Lyon et Marseille, je peux dire que tout le monde a du chauffage. Quant à la climatisation, on en voit partout sur Marseille, à Lyon c’est assez rare, et à Lille pas du tout.
          J’ai du mal à croire que la consommation soit la même en été et en hiver, à moins que les clims du quart sud de la France pompe autant que le chauffage sur l’ensemble du territoire en hiver.

  4.  » Comme la part des renouvelables est de 18,6 %, le nucléaire a une part réelle de 36% dans l’énergie électrique primaire consommée.  »

    Petite erreur qui s’est glissée par inadvertance, je pense :

     » Comme la part des renouvelables est de 18,6 %, le nucléaire a une part réelle de 36% dans l’énergie primaire consommée. « 

  5. une question idiote : les assurances ? si un accident survient chez vous à cause d’une installation faite maison, beaucoup de chance que l’expert saute sur l’occasion pour ne rien rembourser je suppose. Il est nécessaire que des électriciens spécialistes de ces techniques existent pour s’assurer de l’irréprochabilité d’une installation électrique personnelle. La grosse différence avec un logiciel libre, c’est qu’un logiciel, quand il plante, ne risque pas de mettre le feu…

    1. et puis, cet argumentaure ne tient pas vraiment compte des foyers les plus défavorisés qui sont loin d’avoir les moyens nécessaires pour payer ce genre d’installation.

      1. On peut penser à mutualiser la production à l’échelle d’un lotissement ou d’un immeuble pour commencer ? Ça peut être une idée pour les personnes n’ayant pas la capacité financière ou simplement l’espace physique nécessaire pour les installations

      1. Comme tout le monde ici a l’air de bien mieux savoir sur le papier que ceux qui fonctionnent avec de l’énergie solaire— comment ça se passe, je ne sais pas si ma réponse a un quelconque intérêt. Il va y avoir un expert en assurances qui va se pointer et m’expliquer comment fonctionne mon assurance, donc…
        Mais bon, je suis assuré, comme n’importe quel particulier. Voilà. Et l’hiver, s’il neige sur mes panneaux, ce n’est pas grave, parce qu’ils sont au sol. Je les nettoie quoi. Et que je ne vis pas en Sibérie. Mais autour du 47ème parallèle. Que des batteries plomb ça dure 10 à 12 ans si on les maintient au plus haut de la charge… y’a des études dessus. Bref : moi, en tout cas, ça va. Je suis autonome en électricité depuis presque un an. Y’a moyen aussi de la partager cette électricité. Plein de truc à faire. Si on fait. Mais bon…Bien à vous.

        1. Roooh, mais arrete avec ton complexe de persecution ;) Plus serieusement, Je te posais la question parce que j’etais reellement interesse par ta reponse, vu que tu sembles etre le seul a avoir une telle installation chez toi, et que ca m’interesse d’en faire autant a moyen et long terme.
          Donc tu es assure. Tu n’as pas eu de probleme pour obtenir cette assurance ? Est-ce que ca couvre les feu d’origine electrique ?

          Et accessoirement merci pour l’article. Je ne suis pas d’accord avec tout, mais rien que les proportions des secteurs consommateurs en France m’ont permis de revoir mon opinion sur la sortie du nucleaire.

      2. Un consuel peut valider la conformité d’une installation de consommation et de production électrique.
        Ça coute un peu mais ça permet d’être tranquille et dans les clous au niveau de l’assurance.

        1. Oui, mais ce consensuel ne se deplace qui si t’es raccorde a EDF, non ? Et EDF ne te raccord que si tu reinjectes ton energie, au lieu de la consommer directement, si je ne m’abuse. Donc ca marche pas, au final, non ?

          1. A priori non, il se déplace si on lui fait la demande.
            Ils sont formés pour valider les installations autonomes avec stockage de l’énergie produite.

    2. Principe simple : les assurances font tout ce qu’elles peuvent pour trouver le moyen de ne pas vous rembourser. C’est valable pour ce cas comme pour tous les autres.
      Et les normes et garanties offertes par « le caractère irréprochable » de l’art n’empêchent pas des non-remboursements et des contentieux sur plusieurs années dont les tribunaux sont remplis (allez discuter avec les gens de l’ANIL, c’est très drôle… quand on aime l’absurde bien entendu).

      Une installation à domicile peut également être faite par des professionnels. De plus, tous les matériels commercialisés en France doivent respecter des normes, un cahier des charges, avoir une utilisation définie… L’argument des assurances tient donc assez difficilement.

  6. ourquoi parle-t-on de l’exemple de l’Allemagne qui a arrêté doucement 8 réacteurs, et n’évoque-t-on jamais le Japon, où dans les 2 ans qui ont suivi Fukushima, la totalité des réacteurs nucléaires ont été mis à l’arrêt, car les autorités locales ne voulaient pas prendre le risque politique d’autoriser leur redémarrage après chaque contrôle obligatoire ? Et là, on parle de dizaines de réacteurs, comme en France.
    Bon ok, ils ont pallié en urgence avec du gaz et du pétrole, et surtout avec de gros programmes de réduction de la consommation électrique. Mais il n’y a jamais eu de coupures d’électricité malgré la fermeture du parc nucléaire au bout des 2 ans…
    Donc, même dans l’urgence, c’est parfaitement possible d’envisager la sortie du nucléaire en France. Simple question de volonté politique. Electeurs, à vous de voir.

    Pour reprendre Laponche :
    http://www.global-chance.org/IMG/pdf/Laponche_AllFr13_02juin2011.pdf
    En 2009,
    Industrie 29,6%
    Habitat 37,6%
    Tertiaire 28,8%
    Avec 29,6+28,8=58,4% je pense que les entreprises sont le premier endroit où on pourrait trouver des sources d’économie d’énergie.
    Au lieu de toujours taper sur les particuliers. Et l’éclairage public, je parie que c’est dans habitat, non ?
    Tarif de l’électricité croissant pour les plus gros consommateurs ?
    Ras-le-bol que ce soit toujours les petits consommateurs qui soient pénalisés par les gros consommateurs ! Car ce sont eux qui ont besoin d’une consommation socle, stable et garantie : par le nucléaire. La consommation des particuliers est toujours en pointe et en creux.

    1. http://www.tepco.co.jp/nu/f2-np/date/plant/temp-j.html
      ssa c rien que pour tepco(le gerant de fukUshima)
      Il me semble qu’elles sont encore en marche, jme demande bien si ils les ont arrete a un moment…
      Et a part Tepco (ds le Kanto), ya dautres centrales dans d’autres regions, gerees par d’autres compagnies.
      Kler, en Europe l’example c l’Allemagne, autant dependant que la France, mais qui a reussit a sortir du delire nucleaire, gaz d’URSS(?) voire petrole.
      Comme le dit l’article, le plus gros probleme est « capitalistique et privatif ».
      Etant moi-meme interresse par produire a niveau personnel, il faut quand meme voir que c plus facile et moins cher d’acheter des vieux pentium 4 et d’en faire des serveurs, ou meme d’acheter un groupe electrogene, que des panneaux solaires, batteries etc etc.
      La ou je vis ya des solutions solaires qui ont l’air de marcher, mais si tu veux acheter ssa style clef en mains, c quand meme 4~5000 euro pour les moins chers.

    2. Le Japon est un pays plutôt discipliné; les consignes de limitation d’électricité sont suivies. Un truc tout bête assez révélateur; on trouve des distributeurs de boisson un peu partout. Une boisson a souvent le même prix en bouteille de 25, 33 ou 50cl, parce que les consommateurs prennent ce dont ils ont besoin. Un français va automatiquement prendre la plus grosse, quitte a en jeter la moitié. Parce qu’il y en a plus pour le même prix.

      Aucune chance que ça marche en France, on a trop la mentalité « tout pour ma gueule, rien a battre des autres ».

  7. Quel magnifique exemple que l’allemagne, ils sont tellement beaux et forts ces allemands. Ils ont arretés leurs réacteurs nucléaires, aux déchets ultra dangereux (je ne le nie pas) et ont réouvert de superbes centrales a charbon. Le gain est évident…

    Je ne suis pas contre une individualisation de la production d’électricité, mais comme l’a souligné Gustave, le lissage d’une production d’électricité renouvelable est un défi de taille… Qui ne peut se résoudre (ce n’est que mon avis) à une échelle locale, qui subit les mêmes conditions.

    On peut évidemment supposer assurer la production à destination nord de la France, sous la neige et donc sans panneaux, par le sud ensoleillé, et permettre aux régions possédant des courants marins autorisant les hydroliennes de transférer leur courant vers des régions sans atouts, mais il est de toute façon nécessaire d’assurer un suivi par une entreprise, qui n’est pas qu’une machine a faire du fric sur le dos des pauvres gens.

    Faire un parallèle entre le P2P et la production d’électricité serait peut être à creuser, mais (et la je te rejoins) il faudra de toute façon sortir du nucléaire. Nous avons les armes, elles ne sont juste pas applicable en l’état à l’echelle nationale. Et non, ce n’est pas moi dans mon coin avec mon éolienne qui vait changer cela, mais une véritable volonté politique « d’individualiser collectivement » la production d’électricité (le fameux diviser pour mieux régner des informaticiens, qui marche dans bien d’autres domaines.)

    Sur ce, bonne soirée à vous

  8. Je me demande quel est la part de déperdition d’énergie dû au transport de celle-ci.
    Avons-nous des chiffres concernant le coût du transport de l’énergie? Est-ce que la décentralisation de la production électrique équivaut à un meilleur rendement?

  9. « Comme la part des renouvelables est de 18,6 %, le nucléaire a une part réelle de 36% dans l’énergie primaire consommée.  »

    T’as pas lu le document que je t’avais conseillé petit padawan! :) c’est pas comme ça que tu deviendra le prochain Edwy Plenel…

    C’est pas 36%, c’est même moins de la moitié, à moins que quelqu’un m’explique ce que je n’ai pas compris et ou est mon erreur.

    Tes 36% c’est l’énergie primaire correspondant à l’énergie consommée, pas l’énergie réellement consommée.

    Regardes donc le tableau ici, pages 6 et 7 : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Rep_-_Chiffres_cles_energie.pdf

    Calcule les % de chaque coté de la chaine et admire comment on voudrait nous faire croire que les pertes due au rendement des centrale nucléaires sont en fait de l’énergie consommée. C’est en fait de l’énergie qui sert à alimenter les appareils de la centrale, mais surtout qui part dans l’atmosphère via les tours de refroidissement.

    Lire le petit 1 en bas de page 6, c’est plus clair? on compte les pertes comme de l’énergie consommée, mais que pour l’électricité. Par « convention »…

    Mais alors pourquoi ne pas aussi compter les pertes pour le pétrole? la chaleur perdue dans les moteurs, les rendements des chaudieres qui conduisent aussi à des pertes… Ahaaaaaaaaa! on compte un peu ce qui nous arrange, en fait. Surement un document pondu par l’école de GUERRE economique ou un thinktank financé par l’industrie.

    Donc:

    Consommation d’électricité : 37×100/168 = 22% (niveau 5eme) de la consommaiton totale en France en 2012

    Comme le nucléaire produit 76% de l’électricité, 22×0,76 = 16,7%

    Allez, je suis sympa, on arrondi à 17! donc pas grand chose. Imaginez tout ce dont vous devriez vous priver en vous privant de 17% de ce que vous consommez.

    Maintenant, on va contacter tous les journalistes qui ont écrit des articles faux, et donc participé à la propagande, dont les articles sont en ligne afin qu’ils corrigent.

    D’autres l’on déjà fait:
    http://www.challenges.fr/entreprise/20111117.CHA7088/les-vrais-chiffres-du-nucleaire.html
    Pour ceux qui ont repris mon calcul en se disant je vais lui foutre la honte, il y une erreur? voir uqi a écrit cet article http://www.reporterre.net/spip.php?article2396

    PS: j’ai découvert reflet avec les affaires un peu pointues de surveillance électronique, de vente de matériel sous le manteau. C’était bien. Là c’est un peu n’importe quoi, ça décrédibilise grandement ce qui a été fait avant… dommage.

    1. « PS: j’ai découvert reflet avec les affaires un peu pointues de surveillance électronique, de vente de matériel sous le manteau. C’était bien. Là c’est un peu n’importe quoi, ça décrédibilise grandement ce qui a été fait avant… dommage. »

      C’est clair, on a plus qu’à bruler le serveur et tout oublier ! drapher, gros méchant :/

          1. Pourquoi?

            Pour choisir en nucléaire ou sans nucléaire, la base c’est de savoir combien on en consomme:
            44% ou 17% c’est pas pareil.

            Tu maintiens 44%? ok prouve le (si j’étais journaliste, je ferai une recherche pour savoir d’ou vient cette convention qui consiste à compter les pertes… comme de l’énergie consommée). De mon point de vu, si tu soutiens ce chiffre, tu fais parti des propagantistes que tu dénonces.

            Tu acceptes que c’est en fait 17%, alors édite ton article et laisse pas trainer ces mensonges.

            Mais on a besoin de savoir pour prendre une décision, moi je suis pas prêt à me passer de 44% de mon énergie, par contre 17% ça me fait pas peur, je mettrais du solaire sur mon toit.

            Concernant l’électricté, ici on explique pourquoi c’est centralisé et non pas décentralisé ou acentré : http://www.arte.tv/guide/fr/050724-002/l-histoire-de-l-electricite-2-3

  10. Les allemands ont arrêtés leurs réacteurs nucléaires après Fukushima, mais ils les ont redémarres en loucedé en 2012 : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/08/20002-20120208ARTFIG00663-l-allemagne-reactive-des-centrales-nucleaires.php. Par ailleurs, ils ont compensé la perte d’électricité en redémarrant leurs centrales à charbon (pas certain que ça soit beaucoup plus propre) ou en achetant de l’électricité nucléaire en … France.

    Le fait est qu’il faut lancer la transition énergétique, c’est clair. MAIS il ne faut pas le faire n’importe comment et surtout il ne faut pas partir du postulat qu’une seule source d’énergie propre (si tant est que l’exploitation d’une source d’énergie puisse être propre) pourra remplacer le nucléaire. C’est impossible.

    La transition énergétique se fera au prix d’un mix de différentes sources. Et oui, il faut arrêter le modèle centralisé actuel ou moins de 50 centrales produisent de l’électricité en France (18 nucléaires et pas mal de petites centrales annexes) et arriver peut être à des moyens de production électriques à l’échelle d’une commune. La production autonome d’électricité à l’échelle d’un logement, c’est pas pour maintenant. Et ça risquerait de ne jamais l’être, ce qui sera pas plus mal, surtout si on prend en compte l’aspect sécurité. Prôner le libre sans prôner le partage qui va (selon moi) avec, c’est un peu fort !

  11. Je pense que les petites centrales individuelles combinées solaires-éoliennes mais aussi géothermiques, marée-motrices etc … pour les habitations verront le jour d’ici quelques années. On aura aussi les centrales portatives tirant l’énergie du mouvement pour alimenter tout ce qui est petite électronique individuelle comme les smartphones, de lunettes connectés etc ..
    Ce que EDF ne dit pas, c’est que les nanotechnologies suivent, elles aussi, la loi de Moore. Les performances d’exploitation, avec l’utilisation, par exemple, du photovoltaïque à base de nanotubes, stockage avec les supercapacitors et l’économie avec des isolants comme aérogel doublent tous les 2 ans en moyenne et leur prix est divisé par deux pour la même période. Pour comparer, très peu de gens s’attendaient de voir même les budgets modestes se permettre l’acquisition d’un petit ordinateur individuel qu’est un smartphone il y a 20 ans, pourtant c’est bel et bien ce qui arriva. Il est certain que l’appareil d’ l’Etat s’opposera bec et ongle contre l’individualisation de la production d’énergie, comme il s’est opposé à l’internet il y a 20 ans et qu’aujourd’hui il essaie désespérément de le contrôler. Internet a été une révolution qui a rendu inutile beaucoup de métiers, cette hémorragie va s’accentuer avec l’essor de la production individuelle d’énergie. Ce qu’on ne dit pas, c’est que par exemple l’informatique consomme de moins en moins: Il y a 20 ans, un ordinateur avec son écran à tube cathodique et ses ventilateurs consommait beaucoup plus qu’un smartphone aujourd’hui pour une puissance de traitement bien moindre. Cette tendance va évidemment se poursuivre. Les grosses consommations: le transport et chauffage/clime pourront aussi se réduire considérablement avec une gestion raisonnée. La voiture individuelle est en général la plus grosse dépense d’un particulier sera de moins en moins utilisée, en effet, la qualité de la connexion permettre à de plus en plus de travailleurs de ne plus se déplacer pour se rendre au travail qu’ils feront à partir de chez eux. De toutes façons, la consommation de l’énergie telle qu’on la connait aujourd’hui ne peux pas durer, il y a beaucoup trop de gaspillage.

    1. Ca suffit avec « la loi de Moore », allez lire sa définition au lieu de raconter n’importe quoi …

      C’est un énoncé, qui dit que le nombre de transistors dans un microprocesseur double tous les 18 mois. Ca n’a pas valeur de loi, et le nombre de transistors n’est pas synonyme de puissance… aujourd’hui on met des tonnes de cache, des contrôleurs mémoire, des contrôleurs vidéo, ca fait des tonnes de transistors, sans aucune puissance de calcul supplémentaire.

      La « loi de Moore », c’est de la merde, merci.

      Sinon, un « détail » que les pro énergie non polluante et libre oublient souvent, c’est le stockage de l’énergie. Les palettes de batteries au nickel / cadnium ou au plomb / acide, que vous ne manquerez pas de changer tous les 2 à 3 ans, elles sont gratuites ? Non polluantes ? Faciles à recycler ? Leur transport et leur stockage également ?

      On ne pourra pas passer généraliser l’énergie dite propre sans résoudre d’abord le problème du stockage de l’énergie.

      Pour être franc, c’est un domaine que je suis de près. Il y a eu énormément de progrès durant la dernière décennie. D’abord, les cellules lithium polymère. Bonne densité énergétique, mais des problèmes de sécurité … trop déchargée, trop chargée, percée, trop chaude ? Ca prend feu ou ca explose …
      Pour les reconnaitre c’est facile, une cellule a une tension de 3.7V.

      La encore il y a eu des évolution. Je teste en ce moment des cellules lithium fer phosphate (LiFePo4), et je suis franchement bluffé. C’est ultra stable, la densité énergétique est encore meilleure que le lipo. Ca a quand même tendance a prendre feu quand c’est trop chaud, mais on parle de température vraiment élevées, qu’on n’atteint pas sans une source de chaleur à coté.

      autre avantage : c’est léger et écologique … pas d’acide, pas de métaux lourds. Ca se monte dans n’importe quelle position. Il y a même plusieurs formats: le classique cylindrique, mais également une poche rectangulaire, fine, nommée « pouch ». La, c’est 3.3V par cellule.

      Je vous laisse trouver des infos la dessus. La Chine est leader dans ce domaine, et est je crois le seul pays à disposer de composants indispensables à leur fabrication, malheureusement.

      On peut trouver ce type de batterie dans certaines perçeuses portables. Ce sont aussi les cellules embarquées dans la voiture électrique tesla.

      Les boieng ayant eu des problemes de batterie embarquent eux des lithium manganese.

      1. Perso, dans une logique « long-terme », je regarde du cote des Fly-Wheel. Ca a pas l’air mal en terme de durabilite et d’entretien… Par contre, taille de stockage, ca pas l’air d’etre ca…

        L’autre solution : avoir pas mal de terrain et se bricoler un mini-reservoir d’eau :)

        Question con, d’ailleurs, est-ce que quelqu’un aurait un site regroupant les capacites des differents moyen de stockage en fonction du volume et du poids ?

      2. comme prétendre être exact sur la loi de moore, quand on raconte soi même une énormité …

        Il n’y a pas 1 loi de moore, mais 2 :

        – la première, énoncée en 1965, postule que la complexité des semi conducteur doublera tous les ans à coût constant. Cette première loi était basée sur l’observation empirique de l’évolution de la complexité des semi conducteurs depuis 1959.

        – La seconde, qui découle en fait de la première, prédit que le nombre de transistors doublera tous les deux ans. Et cela n’a rien d’une loin physique, c’est juste une extrapolation empirique formulée en 1975.

        Je ne sais pas d’où vous sortez votre chiffre des 18 mois, mais pour moi cela ressemble EXACTEMENT aux énoncés erronés de la loi de Moore que vous essayez de dénoncer.

        Les lois de Moore ne sont absolument pas de la merde, elles régissent l’évolution du marché des semi-conducteurs depuis des dizaines d’années.

        Sachez aussi que la puissance des microprocesseurs augmente tout aussi régulièrement que le nombre de transistors, sans pour autant augmenter la fréquence (qui elle, stagne voir régresse depuis quelques années)

        Parlez un peu de ce que vous connaissez, et non de ce que vous croyez connaitre.

        1. Une loi est une loi, un énoncé est un énoncé. Il n’y a pas de loi de Moore, il y a un énoncé de Moore. Vous ne faites pas la différence, c’est votre problème; la communauté scientifique en fait une.

          Je vous invite à observer une photo de die de cpu, et a comparer la surface de transistors dédiés à la partie calcul en lui même, et celle dédiée à tout le reste. Faites la comparaison de ce ratio actuel, et d’un cpu quelconque datant des année 70/80.
          Vous aurez le droit de relire ce que j’ai écrit, au moins sept fois, et ensuite seulement de réagir. Si et seulement si vous avez compris ce qui est écrit.

          La encore, j’utilise des mots avec un sens propre; leur sens est bien clair. Arretez d’imaginer des définitions, et faites en de même. C’est la base du langage…

          1. Je vous invite pour ma part à vous documenter VRAIMENT sur le fonctionnement d’un microprocesseur actuel et vous comprendrez que tout ce qui entoure la partie calcul concourt à l’augmentation de la puissance des processeurs et a une réelle utilité.

            Maintenant, je constate que dans vote premier message, vous parlez d’une période de 18 mois et là vous êtes revenus à la période réelle de 2 ans. Encore un petit effort …

            J’ai parfaitement compris votre message, et surtout parfaitement compris que vous êtes restés au 4004 concernant le fonctionnement d’un microprocesseur.

      3. Oui, la loi de Moore annonce le doublement de nombre de transistors sur une surface donnée dans une période de temps d’environs 2 ans.
        Comme tout est traité par l’informatique aujourd’hui, la loi de Moore peut régir, par extension, le nombre de découvertes dans un domaine où le traitement des données est automatisé, c’est à dire quasiment tout.
        Si la loi de Moore, c’est de la « merde » comme crousti nous assène avec autant d’assurance, comment se fait-il qu’un simple smartphone ait autant de puissance que le plus gros et onéreux ordinateur d’il y a 10 ans.
        Parmi les domaines qui ont le plus profité de l’augmentation constante de la puissance de traitement, c’est les nanotechnologies. Notamment en ce qui concerne la production, le stockage et l’économie de l’énergie.
        Crousti, vous semblez travailler dans le stockage de l’énergie. Je n’y comprend pas grand chose, mais je sais que c’est la surface qui compte. Pus un matériau est poreux, plus il a de surface et plus il peut stocker. On peut donc augmenter les performances des piles en utilisant les matériaux micro voir nano poreux. Et je soutiens, que la loi de Moore s’appliquera à des piles – le doublement de la capacité de stockage sur un volume donnée dans une période de temps qui est proche de celle nécessaire pour le doublement du nombre des transistors. Mais aussi la production: la quantité de l’énergie produite sur une surface photovoltaïque donnée doublera, elle aussi, sur une période données, que j’estime de l’ordre de 2 années.

      4. @Crousti: LiFePo4, pas de métaux lourds? Tel que vous l’avez écrit, il y a du du polonium (!). Donnez vous la peine d’écrire les formules chimiques correctement avant d’insulter vos interlocuteurs.

  12. La différence avec le logiciel libre, c’est que le logiciel libre est un bien non rival.
    Si je produis ma propre électricité, mon voisin ne peut en profiter qu’à condition que je ne puisse pas profiter de la part qu’il utilise.
    Au final, on risque de se retrouver avec des disparités électriques énormes: pas d’électricité ou des installations moisies chez les plus défavorisés.

    Je me demande si on va voir un article de Reflets sur l’instruction à domicile, parce que les écoles publiques sont évidemment là uniquement parce que l’État veut garder le contrôle et endoctriner nos chères têtes blondes.

    1. Le logiciel dit « libre » est non rival parce qu’il s’appuie sur un système de licences qui favorise et entretien cet état de fait. L’avocat Eben Moglen y est pour quelque chose, associé à R. Stallman dès le début de Gnu. Ils ne sont évidemment pas les seuls. Enlevez les licences type gpl, et vous obtenez ce qu’ils appellent un système privateur.

      Une production électrique pourrait aussi s’appuyer sur un ensemble de licences favorisant le partage plutôt que l’exclusion. Le prix d’acquisition, la durée d’exploitation, la connexion avec les installations voisines ET les licences associées, tous ces éléments sont à considérer avec autant d’attention.

      Pour ce qui concerne les disparités énormes des plus démunis, c’est déjà fait depuis longtemps : http://www.a-l-abri-de-rien.com/#/intro

      Partager les logiciels, l’énergie, les semences agricoles, et bien sur, l’éducation. Un article sur l’éducation en mode partagé plutôt qu’en mode hiérarchie pyramidale, ça me plairait bien. Il me semble même qu’il existe. Le problème n’est pas que l’État veut garder le contrôle et endoctriner, il est plutôt qu’il laisse (encourage ?) l’éducation se transformer en une marchandise : monnayable, industrialisée, standardisée… le contraire exact de ce qu’elle devrait être.

      Le passage d’une situation de consommation électrique ‘traditionnelle’ à celle proposée et vécue par Drapher, suppose un changement radical de mode de vie, relatif entre autre à la façon d’utiliser l’électricité. Ne raisonner que sur l’aspect technique de l’approvisionnement électrique est trop restrictif. En plus de la casquette de consommateur, on endosse aussi celle de responsable de sa production électrique, qui ne se limite pas qu’aux considérations techniques, mais aussi aux conséquences fortes sur le quotidien. Plus d’heures creuses ou pleines, alors comment s’organiser ? Est-il nécessaire de conserver autant d’appareils électriques, et lesquels ? Quels sont leurs consommations, quels services rendent-ils vraiment ? Existe-t-il des équivalents non électriques, ou beaucoup moins énergivores. Et le plus important à mon avis : votre entourage est-il prêt à basculer (le mot n’est pas trop fort) sur une autre façon d’appréhender le quotidien ?

      Fabriquer sa propre électricité ne signifie pas forcément le faire dans son coin. Les équipements actuels y tendent par ce que ce sont souvent des produits conçus pour des sites isolés. Techniquement, il y manque des points de jonction avec les sites voisins, avec l’aspect essentiel de l’équivalent des licences logicielles favorisant le partage et l’échange pair à pair plutôt que le contraire.

      Ça fait 5 ans que nous y réfléchissons en famille, c’est passionnant. Le plus délicat est de parvenir à prendre du recul sur notre mode de vie actuel contraint de multiples manières, et cela étant fait, de poser de nouvelles façons de vivre. Définir et mettre en œuvre un mode de production d’énergie réparti et libre (au sens du logiciel libre et de son écosystème) en est une.

      1. > Le logiciel dit « libre » est non rival parce qu’il s’appuie sur un système de licence

        Euh, non. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_rival
        Un bien non rival est un bien dont l’usage par un individu n’affecte pas l’usage que peut en avoir un autre. Cela a à voir avec la nature de l’objet, pas de sa licence (un logiciel non libre est également un bien non rival).
        Si je copie le logiciel sur mon ordinateur, cela n’affectera en rien le logiciel sur la machine du développeur. Je peux donc utiliser le « fruit du travail » du développeur sans que ça affecte celui-ci. Par contre, je ne peux pas utiliser l’électricité de l’éolienne de mon voisin sans que cette électricité ne lui soit plus disponible.

        > Une production électrique pourrait aussi s’appuyer sur un ensemble de licences favorisant le partage plutôt que l’exclusion.

        Mouais, on pourrait dire la même chose dans bien des domaines. Le fait est que la nature humaine est diverse et qu’imposer tes valeurs idéales ne conviendra pas à certains.

        > Pour ce qui concerne les disparités énormes des plus démunis, c’est déjà fait depuis longtemps

        Exactement, c’est donc un fait que ce système ne peut pas vraiment marcher.

        > Le problème n’est pas que l’État veut garder le contrôle et endoctriner, il est plutôt qu’il laisse (encourage ?) l’éducation se transformer en une marchandise

        Mon propos était de montrer à quel point l’argument « si l’électricité est centralisée, c’est à cause du grand méchant état » est stupide. Si je dis ça à propos de l’éducation, tout le monde me prend pour un idiot. Cela devrait être de même pour l’électricité: les raisons de la centralisation sont dominés par d’autres considérations, penser que c’est principalement une question de pouvoir est trop réducteur pour être soit intelligent, soit honnête.

        (On notera que la meilleure façon de transformer l’éducation en marchandise, c’est de la confier au privé. Donc, en réalité, l’État « sauve » une grande partie de l’éducation)

        > Ne raisonner que sur l’aspect technique de l’approvisionnement électrique est trop restrictif.

        Ne raisonner que sur l’aspect « les méchants décideurs politiques qui veulent contrôler nos vies en contrôlant l’électricité » est encore plus restrictif.
        Que les choses soient clair: je suis 100% pour des méthodes alternatives et locales de production d’électricité.
        Justement, une analyse plus objective aurait mieux soutenu le message. Je n’ai par exemple pas trop envie de suivre _tout_ les conseils de drapher lorsque je vois qu’il n’a pas tenu compte d’éléments aussi important que l' »aspect technique ».

        > avec l’aspect essentiel de l’équivalent des licences logicielles favorisant le partage et l’échange pair à pair plutôt que le contraire.

        Il ne faut pas confondre « centralisation » au sens « normal » et « centralisation » au sens « libre ».
        Un réseau où chaque élément est producteur et participent à une communauté pour décider de la production reste un réseau centralisé au sens « libre ».
        Un réseau décentralisé au sens « libre », c’est un réseau où chaque élément peut s’il le souhaite déconnecter sa production du réseau sans à avoir de compte à rendre à personne. Or, dans le cas de l’électricité, cela implique qu’on peut consommer l’électricité de ses voisins sans rien payer en retour (« consommer » des logiciels libres ou des pages webs ou des fichiers seedés sans rien payer en retour aux producteurs de ceux-ci n’est pas un problème).
        Au final, on a quand même une forme de centralisation, centralisation en communauté de producteur associé, mais ce n’est pas réellement de la décentralisation au sens du libre et de l’informatique, puisque l’électricité n’est pas un bien non rival.
        (Mais « centralisation » n’est pas un gros mot. Il ne faut pas éviter la centralisation pour éviter la centralisation. Et on peut avoir de bonne raison d’éviter la centralisation. Mais ne faisons pas de « libre-washing » en associant la démarche à la démarche du libre pour montrer que cette démarche est bien (même si elle peut l’être par ailleurs))

        > (au sens du logiciel libre et de son écosystème)

        Libre au sens du logiciel libre n’est possible qu’avec des biens dont la nature est non rivale (ce qui ne dépend pas de la licence, c’est une caractéristique intrinsèque du bien lui-même)

    2. L’instruction à domicile est possible. L’instruction « en général » est obligatoire sur une période donnée, pour éviter de se retrouver avec une générations de petits « Victor, l’enfant sauvage » d’Itard.

      Après, on peut éviter l’extrémisme complotiste en se posant certaines questions sur les méthodes, la pédagogie, les domaines abordés par le programme obligatoire, l’utilisation des ressources et des moyens matériels et humains par l’Education Nationale.

      Par exemple : est-ce qu’un enseignement dans une salle de classe produit effectivement un « bien non rival » ? (étant donné la nécessaire indisponibilité d’un enseignant donné pendant son temps de classe, la non-adéquation entre les niveaux de connaissances des enseignants, les capacités pédagogiques…)

      Réfléchir, faire son boulot de citoyen quoi.

      1. > L’instruction « en général » est obligatoire sur une période donnée

        C’est exactement le point que je voulais souligner: réduire l’enseignement obligatoire à la volonté de contrôle du pouvoir est stupide. Tout comme l’est cette réduction lorsqu’on parle d’électricité.

        > Après, on peut éviter l’extrémisme complotiste en se posant certaines questions

        Le problème, c’est qu’un complotiste extrémiste se posera ces questions et y répondra de manière biaisée, minimisant les éléments qui ne vont pas dans son sens et surestimant ceux qui vont dans son sens. Et après, il pourra dire: « je ne suis pas un complotiste extrémiste, vu que je me suis posé ces questions ».

        > est-ce qu’un enseignement dans une salle de classe produit effectivement un « bien non rival » ?

        Uh ? Le travail de l’enseignant est un service, comme l’est le travail des techniciens de RedHat (quand un technicien s’occupe de moi, il ne peut pas s’occuper d’un autre client en même temps). Le résultat de ce travail est une connaissance acquise par les étudiants, qui est de toutes évidences non rivales: lorsqu’un étudiant A répond à une question X, l’étudiant B ne doit pas attendre que l’étudiant A ait fini pour lui-même pouvoir utiliser l’information qu’on lui a transmis. Comme l’est le logiciel NetworkManager: quand j’utilise NM, mon voisin peut l’utiliser en même temps.

        > Réfléchir, faire son boulot de citoyen quoi.

        Ce qui m’inquiète, c’est que cette phrase revient pour tout et n’importe quoi. « moi je vois bien que la famille d’immigré du troisième gagne sa vie grâce aux allocations, alors que le gouvernement ne réagit pas, parce qu’il est trop éloigné du peuple, heureusement je réfléchis et je ne gobe pas la propagande des dirigeants qui expliquent que ce n’est pas si simple, je vais donc me plaindre et critiquer le gouvernement, faire mon boulot de citoyen quoi ».
        C’est évidemment un exemple caricatural, mais ça illustre le problème.

  13. Le taux de retour énergétique des nouvelles technologies de l’énergie semble faible (on peut espéré une amélioration). Donc pour l’instant on utilise des énergies fossiles et nucléaire centralisé pour faire des énergie « propres » décentralise.

    http://voir.ca/philippe-gauthier/2013/09/24/photovoltaique-rendements-discutables-en-espagne/

    On notera que l’article ne parle pas de l’énergie nécessaire pour démanteler les installations en fin de vie et du recyclage des panneau,ni de l’énergie nécessaire a la les solutions de stockage.

    Mais Wikipedia semble donner des chiffres plus favorable.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique#Taux_de_Retour_.C3.89nerg.C3.A9tique_des_principales_sources_d.27.C3.A9nergie

    Bref,wait and see. Mais il faut avouer que la démarche de précurseur est courageuse.

  14. Article intéressant, surtout pour sa dimension d’action politique. Mais puisqu’il est intéressant, je tiens à l’enrichir de critiques :

    – Pour compléter ce qu’a dis @Gustave, il est dommage d’attaquer uniquement sous l’angle de d’autonomie individuelle : cette autonomie est née d’un fantasme qui ne prend pas en compte la nécessité du collectif et de la solidarité.
    – C’est aussi oublier que le solaire et l’éolienne ont aussi leur multiples problèmes (matière première, durée de vie, etc.). Si ces solutions sont toujours plus enviables que le nucléaire, on ne peut espérer remplacer toute notre consommation énergétique par ces vecteurs là
    – Aucune espèce de « transition énergétique » ne peut marcher avec la technique seule. C’est oublier que la seule solution pérenne est de réduire drastiquement sa consommation énergétique, et donc sa consommation en général, et surtout de changer nombre d’habitudes et de pratiques.
    En ce sens, prôner le passage aux énergies douces sans autre critique est un leurre qui nous fait croire que la transition est facile et qu’elle ne remet rien en question (si ce n’est le nucléaire, ce qui n’est certes pas négligeable, mais largement insuffisant).

    Devenir autonome énergétiquement c’est déjà un grand pas, appréciable, utile et engagé. Mais sur le long terme, la croyance qu’ils peuvent remplacer à eux seuls l’ensemble des dispositifs actuels nous amènera dans une impasse…

    Néanmoins, sans

    1. Je pense que lire les articles sans lunettes déformantes serait déjà un grand pas.

      La « transition énergétique » du titre, c’est la mienne. Pas celle de la France. Pendant qu’un pays entier déblatère du soir au matin sur le « comment », le « oui, mais », le « mais non », étale sa pseudo science des énergies renouvelables sans JAMAIS en avoir mis en œuvre pour soi-même, il y a des gens qui font de l’énergie propre en production quotidienne. Tous les ordinateurs utilisés ici même par tous ceux qui commentent, sont bourrés de composants bien crades et pas spécialement recyclés. Tous ces discours pour expliquer que les panneaux photovoltaïques ne sont pas « propres » sont une belle énergie gaspillée au profit des industries très polluantes productrices d’électricité. Mais ça fait bien, celui qui en sait plus que la moyenne. Sachant que l’obligation de recycler les panneaux a été inscrites dans des lois européennes, mais c’est pas grave.

      En France on préfère parler et prédire plutôt que de faire. Et viennent obligatoirement les « pauvres », l’égoïsme, le partage d’électricité avant même d’avoir commencé à en produire, etc…

      C’est assez risible de voir une population passer plus de temps à décrier toute innovation, toute tentative d’autonomie qu’autre chose. Mais passons. Au final, je n’ai pas vocation à faire des émules. Chacun fait ce qu’il veut. Et raconte ce qu’il veut, surtout.

      Bon poussage de boutons raccordé aux centrales. Quelles qu’elles soient, en conclusion.

      Ou presque :

      « Mais sur le long terme, la croyance qu’ils peuvent remplacer à eux seuls l’ensemble des dispositifs actuels nous amènera dans une impasse… »

      Qui a dit ça ? J’ai dit ça ? Qui a des croyances ? Pas moi en tout cas.

      « remplacer l’ensemble des dispositifs actuels, mener à une impasse » : ça s’appelle de la langue de bois. On dirait du Balladur ou du Hollande.

       » il est dommage d’attaquer uniquement sous l’angle de d’autonomie individuelle : cette autonomie est née d’un fantasme qui ne prend pas en compte la nécessité du collectif et de la solidarité. »

      Mais qui es-tu pour venir expliquer que mon autonomie est née d’un fantasme ? La nécessité du collectif et la solidarité, tu fais quoi à ce niveau, dans l’énergie électrique ?

      Franchement, y’a des moments, ça donne envie de ranger son clavier une bonne fois pour toutes.

      1. Je me suis sans doute mal exprimé : ce n’est pas une attaque personnelle que j’ai voulu faire ressortir dans mon commentaire, ce que tu as l’air de prendre comme tel vu l’agressivité de ta réponse.

        Bien au contraire, (j’aurais du l’écrire en gros et le répéter pour éviter toute confusion), je te félicite pour ce que tu as fait, moi même je ne suis pas encore à la moitié du chemin pour en arriver là sur ce plan là.

        Ma critique ne pointe donc pas ta personne, mais le danger derrière les mécanismes qui découlent (ou peuvent découler) de certains résonnements derrière cette relative autonomie énergétique.

        Et puisqu’il faut bien le spécifier, mon commentaire ne visait donc pas à te porter un quelconque jugement, mais à pousser la réflexion de ton article un peu plus loin.

        J’espère que ma précision te dé-braqueras un peu, et te permettra un peu d’apprécier (ou de décrier) ce que j’ai écris…

        1. Aucun rapport, mais j’ai coché la case « Prévenez-moi de tous les nouveaux commentaires par email ». Je recois bien tous les commentaire, mais je n’ai pas reçu le tiens Draphner (je l’ai découvert en lisant celui de @eylith plus bas).

          Les réponses au commentaires sont-elle considérées comme des commentaires dans ce cas ?

  15. Disclaimer: Je travaille dans le domaine de l’electronique de puissance (convertisseur).

    Un de nos slogans (non officiel) est: « big is beautiful »

    La raison est que les système de grosse puissance/haute tension sont toujours plus efficace que les systemes de faibles
    puissances.

    Donc un réseaux distribué n’est pas forcement la meilleur solution. Une autre raison est que un reseau distribué devra etre
    fortemement surdimensioné.
    Au contraire le but des grand réseaux (comme entso-e en europe) est de mutualiser les ressources.

    De plus personne ne sait vraiment comment stabiliser un reseau alternatif sans gros générateurs…
    Si notre réseaux électrique fonctionnepresque toujours c’est parce que il y a des règles (centaine de pages):
    – horaire de production
    – plannification du transport
    – compensation reactive
    – injection d’harmonique
    – …

    Vos expériences sont interessantes mais en l’état de nos connaissances il serait irresponsable de vouloir généraliser cela.

    1. Cet article de Rue89 n’est qu’une pale interview de surface sur ce concept, pourtant vaste et profond.
      Quand au débat sur la négativité du mot « décroissance » (cf l’article), les adeptes de ce terme le revendiquent justement, affirmant qu’on ne pourra pas créer de rupture si on continue à faire croire que tout sera facile, et qu’on peut tout résoudre sans rien changer… En opposition a l’oxymore du « développement durable » !

      Mais en effet, je serais curieux d’entendre l’avis de Draphner sur ce thème.

  16. 12 panneaux 24 V en 180 Wc au sol = 2160 Wc en 48 V. Surface : 12 Panneaux de 1,80 m X 0,80 m

    Consommation moyenne : autour de 2000 à 2200 Wh / 24h. Souvent moins : 1800 Wh / 24h les jours sans machine à laver. Le système injecte autour de 2500 Wh à 6000 Wh par jour entre février et octobre.
    Cette année, de novembre à janvier, le temps pourri a fait que certains jours on tombait à 1000-1300 Wh /24h, donc les batteries perdaient de la capacité. Mais ça a tenu quand même :-)

    L’éolienne 800 Wh qu’on installe à l’automne viendra compenser cette période pourrie de 3 mois. Il y a du vent l’hiver, surtout la nuit.

    Le système complet, avec panneaux, boitiers parallèles, câbles, régulateur, 8 batteries 220 Ah et convertisseur 220V a coûté 11 500 €.

  17. Ok je comprends mieux. Tu consommes très peu. Corrige moi si je me trompe mais un foyer moyen en France consomme de 15 à 20 kWh par jour (presque 10 fois plus que toi!).

    Tu te chauffes à quoi ?

  18. J’ai beau chercher, je n’ai jamais consommé plus : nous n’avons pas moins d’appareils qu’avant. La seule différence est le fait d’avoir investi dans de l’électroménager basse conso (lave-linge et frigidaire ++.
    Je ne crois pas que ce soit autant pour les foyers. J’avais lu du 6 à 8 Kwh en moyenne. Mais le chauffage est central dans ces calculs. En réalité, réfléchir à la nécessité d’avoir un four micro-onde, un lave vaisselle, sèche-linge, cafetière électrique, etc, etc, se pose aussi, au vu du confort de ne plus avoir de compte à rendre à quiconque et être autonome en électricité.

    C’est un choix, je crois. Mais comme nous n’avons jamais envisagé le confort autour de ces appareils, nous n’avons aucun problème à ce niveau là. Le principe est de calculer sa conso quotidienne et de dimensionner son installation en conséquence.

    Nous nous chauffons avec un poêle BBC à double combustion feu continu (intérieur vermiculite – placé au centre des 110 mètres carrés au sol) : un investissement de départ indispensable : la maison était à 20° C cet hiver, sans forcer. Autour de 350 € de bois, pour le chauffage, par an. entre 8 et 10 stères de bois. Chaleur douce et flamme apaisante visible à travers une grande vitre :-) Les deux baies vitrées à l’ouest et au sud aident aussi : dès qu’il y a du soleil l’hiver, la maison se réchauffe par ce biais.

  19. Pour votre information (surtout les lecteurs aux vues de certains commentaires), le photovoltaïque n’est pas une énergie écologique et bien loin de là !
    Il faut plus d’électricité pour produire le substrat de silicium que le panneau solaire ne pourra en produire durant toute sa vie estimée.
    Le fabricant de qui je tiens ça, estime qu’actuellement il faut au total trois fois plus d’énergie à la fabrication de ce dernier qu’il ne pourra en produire lui même …
    Et en sachant que tout cela est principalement fait en Chine, c’est grâce à des centrales charbon (sans filtre ou autres dispositifs de traitement de l’air) que vos panneaux solaires sont fabriqués !
    Vive l’écologie !

  20. Oui, oui, c’est d’ailleurs pour ça qu’on a choisi le photovoltaïque : pour pourrir la planète. On est des terroristes en réalité. Et on a très envie de voir disparaître certains individus sous des nuages de charbon que l’on aura créés grâce à nos panneaux, d’ailleurs. Mais je pense aussi à créer ma propre centrale au charbon. Ou pourquoi pas, une mini-centrale nucléaire ? Vve l’écologie !

    1. Mon commentaire n’étais en rien provocateur (enfin je pense).
      Je tenais simplement à vous partager (rien de plus -> « pour votre information ») ce que je tiens d’un fabriquant (de la mine ou l’on extrait la matière première au produit fini) a savoir que chez eux (par contre je crois qu’il est bon de préciser cela et de ne pas généraliser) il estiment qu’un panneau solaire à destination de l’Europe demandera environ trois fois plus d’énergie qu’il ne pourra en produire.
      Système non viable qu’ils veulent changer car les aident des états pour les particuliers en faveur de l’écologie se font de plus en plus rares en Europe.
      Je sais pertinemment que l’on peut lire de partout l’inverse de ce que j’écris mais aussi que je ne cite aucune sources (quand vous pouvez penser au trollisme, je pense à de la confidentialité) mais come dit plus haut, je tenais juste a vous partager ce que je sais et que j’estime qu’il doit être su.

      Cordialement,

      1. C’est une excellente question à laquelle Drapher pourrait donner une réponse pragmatique : de quelles marques sont ces panneaux PV ? De quel pays proviennent-ils ?

        Le temps de retour carbone de ces panneaux varient de 2-3 ans pour les européens à 20-35ans pour les chinois. Avec une durée de vie garantie de 25ans, la question mérite d’être approfondie, ainsi que la réponse à l’autonomie énergétique.

        pour des sources (et sans faire de pub) :
        http://23dd.fr/energie/photovoltaique/rentabilite-carbone
        http://www.photovoltaique.info/Analyse-du-Cycle-de-Vie-ACV-du.html
        http://www.heliotrop.fr/actualite-bilan-carbone-et-temps-de-retour-energetique-26.php

          1. Sentiment étrange et dérangeant.
            On assite à des échanges de plus en plus distants et stériles au fur et à mesure du débat. D’un côté, Drapher et ses proches, avec sa situation, son expérience véritable, c’est à dire concrétisée, et de là : ses choix. Une connaissance certaine de ces questions, avec un vécu dans d’autres pays que la France, une réponse qui se veut la plus complète possible de son point de vue, enfin des prises de risques réelles et assumées. L’ensemble est exposé dans cet article ainsi que dans deux autres précédents notamment le premier sous forme d’interview, très intéressant aussi.
            Beaucoup d’avance de votre côté Famille Drapher et proches, beaucoup de réflexions, et partant de là, de choix concrétisés. C’est infiniment respectable. C’est la concrétisation de ces choix qui vous placent dans une situation particulière, vis à vis de la foule anonyme venant commenter à la suite.

            De l’autre donc, des gugusses qui commentent -j’en fais partie- qui viennent poser des questions de béotiens, qui se basent sur des faits le plus souvent théoriques : ils n’ont en effet rien concrétisé autant que vous, de ce qui est décrit dans l’article, ni dans les 2 précédents.

            D’où cette divergence croissante entre Drapher, ses proches et les démarches réalisées, très très en avance sur les points de vue exprimés dans les commentaires. Commentaires souvent intéressants, mais plus superficiels et partiels, portant sur des questions que vous avez évaluées depuis longtemps Famille Drapher, évaluées et validées on non suivant vos choix. Effectivement, vous n’avez de compte à rendre à personne sur ce forum, et c’est tant mieux. Mais bordel !! considérez aimablement aussi que nous autres gugusses n’avons pas, mais alors pas DU TOUT le même recul que vous sur ces questions. Quelques commentateurs avisés vont certainement me prendre pour un gros prétentieux, m’en fouts.

            Cette démarche d’autonomie électrique s’inscrit dans un ensemble beaucoup plus profond qui n’apparait pas ici, où très peu. Discrétion, volonté de votre part de ne pas tout dévoiler ? Là encore, choix infiniment respectable.

            Confusion générale entre votre démarche basée sur vos choix, et le brouhaha ambiant qui a tendance à la recaler dans un contexte écolo-machin-chose qui n’est pas le votre.

            Effectivement, me concernant en tout cas, vous êtes loin devant. J’en suis encore à me poser des questions 5 ans après avoir pris quelques claques dans la gueule. Cette démarche d’autonomie me plait bien. Mais je me rends compte que les aspects techniques sont littéralement annexes. Le plus important est le recul indispensable et la prise de conscience associée pour constater l’ampleur du désastre. De là ensuite,et seulement ensuite, décider quoi faire. Vous l’avez fait, réalisé, validé. C’est pas rien, c’est même très impressionnant. Et tant pis pour l’énergie grise, la durée de vie des panneaux photomachin, et de comment ils sont fabriqués qui reviennent régulièrement dans ces foutus commentaires, auquels il faut bien répondre.

            Alors NON Drahper Corp. Limited, ne range pas ton clavier une bonne fois pour toute. Trop facile. Oui je sais moi aussi j’ai cinquante ans et quelques. ça commence à faire, c’est pas simple, et ça ne va pas aller en s’arrangeant. Seulement voilà, vous avez de l’avance, vous pouvez éteindre vos feux arrières, on ne vous verra plus, tranquillité assurée ; ou alors continuer à envoyer des signaux, des infos, des trucs avérés, des coups de projecteurs (alimentés par les batteries…) qui nous permettront d’y voir un peu plus clair à nous autres derrière. On est là aussi, on avance moins vite, c’est tout.

        1. Se baser sur ces chiffres est fallacieux, la démarche idéale vise à quitter l’atome ET à fabriquer des modules photovoltaïques de manière vertueuse (au pied des montagnes là où l’hydroélectricité abonde par ex.)
          Et le simple fait de se prendre en main électriquement génère des économies inouïes (d’électricité nuke), à un point que l’énergie grise consommée pour couler le silicium du panneau solaire ou fabriquer une batterie parait dérisoire…
          Vous comprendrez quand 30% de la population aura franchis le pas!

        2. @quelqundautre : une question à laquelle pourrait répondre quelqundautre est celle-ci : combien de carbone/radicoactivité crée-t-il chaque année avec son logement ? Si accident nucléaire, quelqundautre aura-t-il une part de responsabilité dans les conséquences de par sa participation au nucléaire ? Combien de planètes faut-il pour assouvir la consommation de quelqundautre si chaque être humain fonctionnait comme lui ? Les actionnaires d’Arvea s’empiffrent chaque année : combien quelqundautre leur donne-t-il ?

          Mais le point le plus important : quelle rentabilité carbone quelqundautre a-t-il ? La rentabilité carbone des êtres est une question très très importante… SI tu es rentable niveau carbone, ça va. Le reste n’est qu’enfumage, il va sans dire.

          1. @Drapher : Tu ne manques pas d’énergie pour imaginer ce qui se passe dans ma tête et dans ma vie… C’est dommage de tomber dans les poncifs d’En-Haut genre « vous n’avez pas bien compris le sujet, ni l’enjeu, ni ce que je fais, ni pourquoi je le fais, en réalité… »

            Si c’est important pour toi que je dise tout ce que je fais et tout ce que je ne fais pas ou comment je vis ma culpabilité // Nuke ENR, je te répondrais si tu le souhaites…

            Mais,faut-il commencer par là : je salue ton initiative (merci pour le lien de sept 2013 que je n’avais pas cherché), je cherche et mets en place à ma manière une sobriété globale.

            La question du temps de retour énergétique des Renouvelables peut-elle se poser ? Est-elle déjà biaisée genre pro-nuke ? Et la provenance+prod de PV chinois (EROI de 2) n’est-elle pas discutable globalement ?

            Et pour sortir de la caricature carbone (400ppm tout de même atteint) ; peut-on s’interroger sur, par exemple, les nanotech qui arrivent dans l’éolien ou le pv notamment ? Dissémination ? impact sur l’environnement ? recyclage ?

            Enfin, quel serait un modèle parmi d’autre : tous petits producteurs ? à quelle niveau de consommation ?

            Enfin2, avec un smic pour 2 (ou 3 ou 4), comment on fait ?

            Merci pour les « coups de projecteurs alimentés par les batteries » (@Kride!)

  21. @kride : oui, oui, c’est une vieille démarche, c’est vrai. A se demander pourquoi j’en parle en fait : je trouve ça tellement cool que je dois avoir envie de partager le truc, je pense…

    Mais le « faire » emmerde beaucoup de monde, parce beaucoup de monde préfère donner des leçons, monter des théories, compter les points, faire les malins, « inviter à », etc.

    Donc, pour conclure le sujet : cet article était là juste pour établir que l’autonomie électrique individuelle est possible. Maintenant, pour les candidats aux calculs de la fin du monde, il peuvent postuler au GIEC ou au MIT, ce sera l’occasion de modéliser nos vies, l’impact de nos actions, et de démontrer qu’il n’y a point d’issue, et que mieux vaut se vautrer devant son écran en écrivant des commentaires sentencieux.

    Ce que je pense quand même, c’est qu’en se bougeant concrètement les lignes bougent. Dans des actions quotidiennes, des montages, des systèmes, alternatifs, qui prennent des contre-pieds, permettent de fonctionner en mode « semi-esclave » plutôt que « total esclave ». Voire arriver à « presque plus esclave ». Mais c’est du taf, ça demande un peu plus d’énergie et d’efforts que de se branler intellectuellement devant Reflets ou de façon plus concrète, devant youporn. Je ne dis pas ça pour toi, @kride, loin de là. Mais à force, on se dit que mieux vaut faire et discuter avec ses potes plutôt que de tenter d’en parler sur le net.

    En attendant, comme on est incorrigibles, on va monter notre propre radio à Reflets, et on va diffuser les émissions. Parce que mieux vaut créer sa radio plutôt que subir la merdouille ambiante que les ondes diffusent.

    A bientôt.
    On finit nos plans de travail là. C’est beau :-)

    1. Monter sa propre ferme solaire/éolienne va dans le bon sens, à mon avis : cela montre que la transition énergétique ne se fera pas vers une seule source d’énergie, mais vers plusieurs.

      Après, faut-il commencer par là ou par autre chose ? Personnellement, j’ai choisi de réduire drastiquement ma consommation d’énergie électrique et gazeuse (30% électricité, 50% gaz), sans produire moi même d’électricité. Pour le gaz, je n’arrive pas à réutiliser le gaz que je produis …

      Par contre, plutôt que de prendre ma voiture pour aller bosser, j’essaye de prendre au moins 2 fois par semaine mon vélo. 35 km aller/retour.

      mais chacun fait en fonction de ses possibilités, sans se donner de fausses excuses.

    2. Mmmh, vieille démarche en effet, mais démarche aboutie. Ca me fait penser à Véronique en Espagne sur son terrain de 10.000 m² :
      http://ecogite-insolite-andalousie.over-blog.com/article-c-est-mon-histoire-et-celle-de-l-ecocampementnomade-106714956.html
      qui a mis une vingtaine d’années avant de concrétiser la sienne de démarche. Le temps de mûrir le truc, de rencontrer du monde, de visiter, … Autonomie électrique sur le même schéma que vous, autonomie en eau aussi, en pleine pampa espagnole. Doivent-être bien…

      Il faut donc du temps, beaucoup plus que ce que j’avais pensé initialement pour concrétiser tout ça. Bon, je note.

      Le « faire » demande de se bouger, d’y réfléchir, de tester, de dépenser des sous et du temps. Bref ça peut rapidement devenir très chiant : c’est une course de fond, une guerre d’usure qui s’étale sur de lonnnngue(s) période(s). Ca peut devenir aussi une source d’isolement. Le fait d’avoir autour de soi un environnement positif famille amis, face à ce genre de projet est essentiel ; un vrai réseau social en fait, avec des vrais gens dedans. J’en ai mais pas assez. Pour contrecarrer un « travaillerpluspourgagnerplus » lapidaire, il me faut environ 3/4 d’heure d’échanges argumentés… et encore c’est pas toujours gagné. Alors développer un argumentaire sur l’autonomie électrique, financière, pfffff…..
      Donc pénible et isolé, on peut être tenté de se rassoir dans son canapé, de remettre à plus tard et donc effectivement de ne faire que du comptage de points. Certains me disent quand je parle de tout ça qu’après une journée de boulot transport machin, pas facile de se concentrer sur de tels sujets : ça fait mal (physiquement mal) d’avoir à re-réfléchir à nouveau, de remettre les neurones en marche et encore plus mal de devoir remettre en cause le confort électro-ménager-télé pour quelque-chose perçu comme terriblement incertain et qui demande recherches, réflexion, etc etc … ç’est piquant la liberté en fait. Je crois que c’est Castoriadis qui a dit : il faut choisir entre le confort (celui qu’on nous vends en permanence à grand coup de pub et de neuromarketing entre autre), ou la liberté. Une fois que le choix est fait, il faut avoir la force de concrétiser ET de s’y tenir dans le temps : une guerre d’usure que je dis.

      C’est très bien d’en parler-sur-le-net, il FAUT en parler-sur-le-net : il y a les commentaires -bien ou pas bien-, mais il y a AUSSI les lecteurs qui ne commentent pas mais qui découvrent, qui apprennent, etc…. bref qui progressent. Donc parlons-sur-le-net ! nom de Zeus (Dieu du triphasé et de l’éolienne) !!!

      En tout cas, bravo pour les bons plans, y compris les plans de travail, nous on n’y est pas encore, mais on avance, on avance…

  22. C’est clair @Drapher, tu es « loin devant » comme dit @kride alors je cherche tout seul et je réfléchis un peu contre moi-même et les infos proENR notamment sur cette question du temps de retour énergétique : à quoi bon acheter un truc cher chinois qui mettra 25 ans à produire à peine le double de l’énergie qu’il a nécessité à sa production dans des conditions très charbonnées…?!

    Mais ça peut intéresser certain.e.s, voilà une approche qui tord le coup à cette idée-là : http://reneweconomy.com.au/2014/its-not-where-solar-panels-came-from-that-matters-its-where-they-are-going-that-counts-63079

    Et qui va dans le sens de l’autonomie même à base de pv chinese !

    J’avais pas l’impression de poser des questions qui méritaient toute cette arrogance que j’ai l’habitude de trouver chez mes riches petits patrons de presque tous les jours… Et encore moins d’être renvoyer dans le ring de boxe de la modélisation giecmit.

    Si c’est moi qui ai été « sentencieux », dis-moi ou et quand stp ? ça m’intéresse encore un peu d’évoluer. C’est peut-être les limites comme tu dis @Drapher du net : la communication pour lever les insinuations, a priori, non-dits, ça marche mieux en se le disant dans les yeux qu’en tapotant sur son clavier… Désolé si ya eu malentendu !

    Enfin, pissque je me sens presque obligé de me justifier : On a réussi juste à réduire notre conso de gaz par 3 simplement à l’usage (genre 100kwh/m2 pour une bicoque peu isolée de 50m2) et l’élec nuke est toujours en veille, pas de télé… Plus de bagnole depuis 10 ans (mais vélo, covoiturage, train nuke). J’ai participé à un stage construction d’une éolienne pygott pour un gars déjà déconnecté réseau.

    On a le tarif première nécessité pour les énergies et on tente de monter un projet d’isolation avec tous les aides kafkaïennes de l’Anah… ça va être compliqué financièrement (genre 1500EUR/mois à 2) et avec les ombrages des maisons voisines de mettre du panneaux sur le toit… Se pose toujours la question de la production d’énergies.

    Quant au porn, tu t’es planté, je mate xv ! (à moins que t’aies des infos que je n’ai pas ????) Je sais ça bouffe de la bande (passante) et de l’énergie… Sinon comme moyen anonymous, c’est un peu limite pour clore une conversation (même si ça me concernait pas !) et ne pas répondre à de chiantes questions béotiennes (si t’avais envie, je comprends mais de là…) car I AM NOT YOUR ENEMY

    Vivement la radio que je puisse entendre ta voix et peut-être librement te parler ! Et poursuivre ma fraiche découverte de Reflets.

  23. Je n’ai pas d’ennemis, et en plus je n’ai pas d’avis sur la globalité : je tente seulement de partager une façon de faire en lien avec le hacking qui permet de fonctionner mieux, avec plus de plaisir et d’autonomie. Il y a 30 ans on programmait très souvent des trucs qui nous manquaient parce qu’ils n’existaient pas dans le commerce et qu’on avait pas accès à un réseau. C’est toujours possible de le faire. Comme plein de choses. Et en ayant cette démarche, on rencontre plein de gens passionnés et passionnants. Au passage, on arrête de claquer le peu de thunes qu’on arrive à rentrer chez des grosses multinationales qui nous traitent comme du bétail. Pour la radio, on a déjà commis quelques émissions ici, avec Reflets :

    http://reflets.info/?s=Radio+Reflets

    Et pour ma part, j’ai monté une émission qui a duré 8 mois sur le hacking au sens large ici :

    http://drapher.freeshell.org/?x=cat:1&paged=2

    Comme ça tu entendras le doux son de ma voix :-)

    Je compte bien relancer Do You Hack Me, une fois le studio en place. Il ne manquera qu’un peu de financement en crowd funding de la part des auditeurs, si ça les intéresse, parce que je ne peux plus payer de ma poche ces émissions…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *