Doctrine de l’infowar et des cyberconflits

Ces dernières semaines ont été assez riches d’évènements « Net centrics ». En très peu de temps, la perception d’Internet a très sensiblement évolué dans l’esprit des politiques, comme du grand public. Nous, internautes, n’avons pas franchement
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21 thoughts on “Doctrine de l’infowar et des cyberconflits”

  1. Si ma mémoire est bonne, ce n’est pas un élu du Congrès américain qui a appelé au meurtre, mais un membre du gouvernement canadien (et encore, son poste exact m’échappe) qui a lancé l’idée sous la forme d’une plaisanterie (douteuse et déplacée, en particulier compte tenu de son poste) à la radio (l’interview filmée est disponible sur les réseaux de partage vidéo). Pour ce qui est des Américains, un responsable politique a appelé à l’application de la peine de mort (qui est un meurtre, certes, mais légalisé, celui-ci). Bref, il serait bon de retrouver les sources précises pour corriger l’affirmation de l’article.

  2. Félicitation pour cet article !
    Je suis admiratif,
    j’espère que tu pourras faire évoluer les mentalités, ou au moins de permettre aux politiques(comme au Cercle de la Sécurité) de comprendre un peu mieux les problèmes(censure sur internet) et comment les aborder.

    1. Merci,

      Pour le Cercle tu sais c’est déjà des gens que je pense pour une grande partie très proches de nos positions, le problème à mon sens se situe plutôt du côté des politiques.

  3. Je me permet de commenter plusieurs points de ton texte que je trouve intéressant car ils forgent des représentations qui manquent à de nombreuses personnes pour comprendre les enjeux. Cependant, ça me semble trop approximatif dans certains cas. Ça mériterait une réflexion plus rigoureuse, notamment sur la définition des acteurs et leurs motivations idéologiques.

    « Je n’ai pas de formation de sociologue, loin de moi l’idée de vouloir dresser des profils psychologiques des uns et des autres en attribuant des bons ou des mauvais points, mais si Internet est le reflet de notre société… »
    Un sociologue ne cherche pas à dresser des profils psychologique. Quand le sociologue dresse des idéaux-types, il utilise des caractéristiques social qui n’ont rien à voir avec les phénomènes individuel étudié par les psychologues.(qui ont une autre utilité au demeurant)

    Sur la catégorie pirate, c’est dommage de clacher comme ça… Surtout que tu ne donnes qu’un versant de leur identité politique. Les pirates c’est aussi une certaine idée de la liberté. La mer autrefois comme internet aujourd’hui était un territoire non contrôlé par les états et donc perçu comme un espace de liberté et d’aventure où tout peut arriver. Sur ces mers il y avaient d’affreux pirates sans foi ni scrupules mais aussi des pirates avec un code de l’honneur et des valeurs. C’est un peu la même chose sur le net, t’as des mecs qui s’éclatent à héberger des sites de partages de liens truffé de pub pour se faire un max de thune et t’en as d’autres qui défendent la libre circulation de la culture sans chercher à s’enrichir autrement que par le savoir. (Y a aussi une petite classe néo-médiatique qui construit son pouvoir en propulsant des buzzwords comme tu le dis très justement)

    Ensuite, sur « monsieur et madame tout le monde », je crois que ça demanderait à être précisé, et peut être utiliser un terme moins condescendant ? Mais je te rejoins quand tu minores leur « pouvoir cybernétique » vis à vis d’autres catégories.

    Pour le reste, je m’instruis et te félicite pour cette réflexion d’intérêt public.

    1. En mer, il y avait des pirates et des corsaires, tout comme maintenant il y a des pirates et des hacker en informatique. Les premiers sont les stricts opposés des seconds, volant, pillant tout sur leur passage autant pour le plaisir que pour la notoriété de leur puissance, tandis que les autres s’évertuent à mettre en garde, qui son voisin, qui les entreprises pour leur éviter d’être saucissonnés.

  4. Belle déclinaison de l’état des lieux, analyse claire des réactions hélas prévisibles du politique et belle orientation prospective.
    On mesure à quel point l’ignorance et l’incompétence des politiques constitue un élément aussi dangereux sinon plus pour l’internet, que les actions désordonnées, parfois stupides ou cupides de quelques-uns.

    Car les politiques, comme tu dis, risquent de frapper indistinctement, trop fort et dans la panique qu’ils ont presque toujours démontrée lorsqu’ils faisaient face à une forme d’évolution sociale à laquelle ils ne sont pas accoutumés.

    Pour autant, les manoeuvres en temps et champ directs qu’ont été la Tunisie et surtout l’Egypte, montrent que l’élément de globalisation permet de contourner pas mal de bourrins étatiques.
    Pour autant, je partage ton inquiétude et je suis bien d’accord: nous sommes comme tu le dis si bien à une époque charnière entre la sécurité et le sécuritaire.
    Malheureusement, c’est pareil irl.

  5. Je suis un peu décu cette fois bluetouff…

    Personellement, j’ai l’impression que ce qu’il manque à ton article c’est lune critique du concept d’infowar.

    Tu nous présentes une guerre, dans laquelle il n’y a pas vraiment d’armées… Des guerres secrètes…

    L’infowar est une guerre du point de vue de ceux qui y appliquent des méthodes issues du champ de bataille. Depuis la bombe nucléaire, toute la partie de l’humanité qui s’occupe d’organiser les grands sacrifices militaire est désoeuvrée et cherche à organiser sa réinsertion dans la société : guerres secrètes, guerre contre la drogue, guerre contre la terreur.

    Ces pseudo-guerres sont avant tout destinées à occuper nos militaires, les gouvernement s’y pretant sans doute pour éviter d’avoir les forces armées contre eux.

    L’image de l’homme seul face au gazoduc : la guerre asymétrique. L’explication habituelle de l’asymétrie serait que face à la surpuissance américaine les ennemis usent de techniques de guerilla car c’est plus efficace. L’asymétrie est peut etre au contraire : celle des militaires qui débarquent avec leurs grosses bottes dans le magasin de faïence des civils.

    Le champ de bataille de la décennie, annoncé depuis les 80s, sera peut etre les internets. Il est évident qu’a moins qu’une junte militaire globale ne détruise toutes les usines de semiconducteurs, on ne pourra pas empêcher les gens de se construire des réseaux p2p.

    Ils se trouveront quelques cartels de medelin, quelque julien assange qui joueront pour la gloire le role d’un ben laden ou d’un escobar.

    Peu importe. Ils ont déjà perdu avant meme d’engager la bataille. On ne leur pardonnera pas, mais on pourrait les oublier plus vite qu’on ne le croit.

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