Désolé, on a déjà vu le film (alerte : spoiler)

Mais où est donc Reflets en pleine discussion sur la constitutionnalisation de l’état d’urgence, sur la déchéance de la nationalité, sur les énièmes projets de loi liberticides ? Où sont donc les articles ? Nous n’avons bien
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

76 thoughts on “Désolé, on a déjà vu le film (alerte : spoiler)”

  1. Je suis reflets depuis moins de deux mois.
    Je suis comme tout les lecteurs désemparé de voir un État se donner des droits anti constitutionnel sans que personne ne réagisse (j’ai travaillé chez un grand hebdomadaire, pas un seul « journaliste » n’a même conscience de ce qui se joue).

    Je suis depuis le départ résigné (j’ai la 20aine mon diplôme en poche), mais lire des articles de gens comme vous qui se battent pour chercher la vérité, pour dénoncer cette hypocrisie collective que l’on nous impose … Bah ça fait du bien, et ça laisse un peu d’espoir.

    Cet article me fait vraiment de la peine, mon lan est derrière un VPN, c’est ma petite résistance à moi. Mais je me demande si ça vaut encore la peine.

    Je sais que venant d’un lecteur occasionnel avec adblock c’est un peu culoté, mais continuez, ce combat est certainement perdu, cette société l’est tout autant, mais au moins je me sens moins seul en vous lisant.

    Amicalement,

    Nani (un rookie)

    1. Le phénomène que cet article reflète est une forme de burn-out suite à une excès de stimulations.

      La solution ne peut consister qu’à se détacher de ce qui se passe, ne pas être ainsi atteint par toutes ces lois et toutes les déclarations plus stupides les unes que les autres, de nos politiques, mais continuer à combattre.

      C’est un peu la voie du bushido, du samouraï.

      Sinon, tout ce qui a été fait auparavant aura été vain.

  2. Ha mince, moi qui pensais qu’à reflets.info vous etiez toujours gaillards quoiqu’il arrive, ben la pour le coup ça sent le gros coup de blues :)

    Plus sérieusement, cet abattement me semble t’il est assez partagé par tout activiste qui se respecte ces derniers temps. Trop d’impasses, trop de désillusions, des caisses et des caisses d’enfumages à tous les étages, et individuellement plus trop de patate pour continuer à s’investir aujourd’hui autant qu’hier…

    Tous les ingrédients sont présents pour qu’on prennent globalement tous bien cher la prochaine fois qu’un truc sérieux va nous tomber sur la gueule (Parce qu’en dehors du ‘virtuel’ j’aimerais bien savoir où est ce qu’on en est en terme d’armement innovant ? Hien, tous ces gros trucs en métal modernes bien lourds et bien chers qui blastent vraiment ?)

    Bref, à mon humble avis il n’y a pas grand chose à rajouter à cet article, tes propos sont justes, je n’y vois pas d’alarmisme facile, plutôt une lucidité qui semble faire défaut à nos gouvernants…

    Et ce sont précisément ce genre de constatations et de sentiments qui nous ont guidés pour mettre en place le prochain thsf.
    Parce que même si on fini carbonisés, ça va pas nous empecher de nous marrer :)

    1. Oui et non, je pense que nos gouvernements et le monde de la finance vont prendre, eux aussi, bien cher avec la crise économique qui s’annonce, sans même parler de la crise environnementale.

      Peut-être que, pour lutter contre ces fous, il faut arrêter de s’agiter et prendre un peu plus le temps de la réflexion. Certaines initiatives (que l’on voit notamment dans le film « Demain ») me semblent aller dans le bon sens et préparer une récupération du pouvoir par le peuple.

  3. Ce que j’en pense ?

    Qu’avant de lire ces lignes, j’avais le moral !
    Malheureusement je suis entièrement d’accord, ce sera dur …

    Depuis le mois de novembre j’ai, comme des millions d’autres, constaté à quel point les fauxcialistes gouvernementaux s’étaient jetés sur le prétexte daechien pour mettre en place un gouvernement en passe de devenir franchement totalitaire.

    La sidération, la peur, ont subjugué les masses et les politiques en place manipulent l’opinion d’une façon remarquable.

    Je sais aussi que nous ne sommes pas seuls à dresser un tableau sombre de notre avenir immédiat et si nous sommes « en guerre » comme à osé le déclarer Flambi ce n’est pas contre daech ou le terrorisme islamique seulement mais contre l’obscurantisme qui aura permis à un petit nombre de gouvernants occidentaux de manipuler les peuples.

    Il nous reste la résistance, la clandestinité, pour entretenir la flamme de la démocratie et pour que les symboles de la France, ce pays qui fut autrefois celui des droits de l’Homme, revivent fièrement aux frontons de nos mairies.

  4. J’en pense que si mon patron m’avait payé mes deux dernières paies je vous ferai volontiers un don pour que même si nous avons déjà vu le film, vous puissiez continuer à montrer les trucages et les effets spéciaux spectaculaires mais grossiers qui truffent ce navet qu’on nous rejoue… J’ai pas le sou alors je regarde section spéciale sur arte en lisant cet article sur notre impuissance.

  5. j’en pense que si une action n’aboutit pas il faut la faire évoluer mais certainement pas renoncer . aujourd’hui le problème me semble t-il est que beaucoup d’individu partage cette volonté de changement mais n’arrive pas a se rassembler s’organiser pour une multitude de raisons . Votre article me renvoi a mon inaction et me fait m’interroger , votre média ma appris beaucoup sur notre société .

    Je pense que si vous organisiez des rencontres avec vos lecteurs ,vous perdriez ce sentiment d’impuissance . il faut rompre avec cet isolement qui nous donne le sentiment que nos actions seront toujours vouer a l’échec . qu’en pensez vous ?

    1. Le problème est que pour gueuler au totalitarisme il y a toujours du monde.

      Réfléchir et proposer un vrai modèle de société alternatif autour duquel la population pourrai se rassembler, et qui ne suppose pas que chaque humain devienne soudainement gentil, plus difficile.

      Les gens ont une grande capacité à se rassembler quand ils partagent la vision commune d’un idéal. Ils peuvent alors œuvrer dans cette direction avec un vrai but. Partager un même constat sur les dysfonctionnements actuels ne suffit pas.

      1. En ce qui me concerne, réformer pour faire pire c’est aller dans le mauvais sens.

        « Réfléchir et proposer un vrai modèle de société alternatif »
        Mon modèle de société alternatif: ne pas faire pire.

        Le médicament que l’on propose à nos sociétés républicaines, va faire que l’on va mourir guéri.
        Mauvaise idée.

        1. C’est pas faux…
          Mais des « amis » nettement moins sympatoches aussi.
          L’article de Rufin sur la question me paraît le plus éclairant sur le phénomène Chouard, loin des accusations réciproques.

    2. Salut à tous,

      Merci pour les commentaires, j’aimerais entendre tout cela en live !
      Cela ne me réjoui pas de lire cet « aveu d’impuissance » de ta part, Kitetoa, mais il a l’avantage de me rapprocher encore plus de toi et de votre démarche à Reflets. Je soutien la démarche, parsemée de doutes et d’humilité et surtout de ces choses que vous n’acceptez pas.

      Si, personnellement, je ne sais pas si mes « solutions » idéales conviendront à tout le monde, je sais ce que je ne suis pas prêt à accepter. Se retrouver et discuter de ce qu’on n’accepte pas nous permettra peut-être de tracer l’intersection de tous ces domaines et agir dans l’intérêt commun. C’est un peu le but des parlements à la base…

      Je me demande s’il ne manque pas quelques outils chez Reflets, des petites antennes capables de relayer les infos locales, de contrer par l’analyse et la mise à jour d’infos certains projets locaux, etc… ?

      Vous ne pouvez pas tout faire mais nous sommes légion. :3
      Discuter (surtout lire en fait) me convient bien mais j’ai le sentiment qu’on a des marges de manoeuvres inexplorées qui permettraient de rétablir l’équilibre du pouvoir. Un enjeu est de rééquilibrer la parole des élus dans les médias et de débusquer les « unissons » médiatiques trop souvent relayés…

      Aucun individu ne peut supporter le poids du monde sur ses épaules et il faut que chaque individu en prenne conscience afin de ne pas se faire démoraliser systèmatiquement.

      Voilà mes 2 cents pour aujourd’hui… Ne vous découragez pas.

  6. Moi j’en pense la chose suivante: la connaissance libère. Uniquement la connaissance aura le pouvoir de nous libérer de la subversion, de l’ignorance, du conformisme aveugle, etc. Si vous ne savez plus qui vous êtes, continuez à chercher, et vous trouverez.
    Je sais, ça ferait presque New Age.

    1. Non. Ça renvoie à quelque chose de bien plus ancien. L’éveil. Un concept en marge des arts martiaux. LE problème c’est que c’est un processus lent et que même ceux qui se pensent éveillés sont en fait totalement dans le noir sans le savoir.

      1. Parler des gens éveillés, c’est tout de même aussi osé que de dire ce qu’est l’Éveil : mieux vaut dire ce qu’il n’est pas.

        Et je doute que quiconque soit capable de dire si un être éveillé est dans le noir ou pas, mais j’ai bien aimé la blague.

        Finalement, je crains que Reflets, tout comme tout activiste qui se respecte, passe par une phase de blues qui ne peut être que bénéfique car, sans cela, l’énergie s’épuise et nous pousse chez les hommes en blanc ;)

        Et nous ne sommes pas exempts non plus des tares de notre société moderne, qui voudrait que tout change au plus vite. Or les progrès et idées doivent infuser avant d’être répandues dans la société, et apparaître enfin comme des évidences.

        Reste que je suis moi-même estomaqué par la froideur et le manque de réaction chez nos concitoyens. Nous vivons apparemment dans une société de résignés.

        1. « Le contraire de la prohibition, c’est la liberté, alors que le contraire de l’abolition, c’est l’esclavage. » Robert Proctor, dans son livre Golden Holocaust

          Ça fait plusieurs mois que je médite sur cette formule, dans son contexte Robert Proctor parlait de la cigarette, mais il me semble que cette réflexion est adaptable à bien d’autres aspects de nos sociétés.

          L’Éveil, comme vous l’entendez, renvoie simplement à vous-mêmes. En quelques sortes, nous sommes tous en train de nous retrouver, de comprendre à nouveau qui nous sommes. Des Hommes, du latin humus, qui signifie la terre.

  7. Je ne suis pas moins fataliste malheureusement, j’ai l’impression qu’effectivement le scénario est écrit depuis longtemps. Des actions restent possibles à l’échelle locale bien sûr, mais je trouve l’avenir assez effrayant. Je pense que les 15 20 prochaines années vont voir l’avènement de la société panoptique dont vous nous parlez tant, et la question que je me pose vraiment c’est quelle porte de sortie ? Il y a quelques années encore on aurait pu croire à un nouveau cycle qui finirait par revenir sur des valeurs sociales et solidaires mais là, n’y aura-t-il pas des moyens surpuissants à la fois de propagande et de répression empêchant toute évolution positive ? Sans compter que d’ici là les inégalités vont augmenter et la haine de chacun envers l’autre aussi.
    Mais avant reflets me donnait un peu d’espoir quand même, c’est devenu dur sans vos articles.

    1. Il y a historiquement essentiellement deux portes de sortie à une dictature: la défaite militaire et l’effondrement économique.
      Faut-il commencer à travailler à l’une ou l’autre?

  8. Faire comme Mediapart à Grenoble? Peut-être mais est-ce que ce sera encore une énième indignation? Quelle sera l’électrochoc qui pourrait nous sortir de la lobotomie ambiante? Je suis bien perplexe.

  9. Nous pensons qu’après avoir pris acte, qu’après avoir fait ce constat qui nous rassemble et qui est aussi celui de cet article, il est possible de déserter. Déserter les usines, les bureaux, les stades, les musées, les autoroutes, les aéroports et se trouver, nous les humains, pour se réapproprier nos territoires et nos formes de vies.

    Plutôt que de travailler 35 ou 40 heures par semaines pour le capital et de passer le reste de notre temps libre à pester contre lui, nous donnons notre force de travail à la création de commun. Car déserter ne veut pas dire abandonner, non. Déserter c’est nous promettre de nous trouver, de discuter, de construire ce qui nous sera utile à tous le jour de l’effondrement matériel du capital (programmé le jour où il ne disposera plus des ressources suffisantes pour se maintenir). Déserter nous laisse l’espace de définir collectivement nos besoins et se donner ensuite les moyens d’y répondre matériellement, affectivement, intellectuellement. Nous ne voulons plus attendre qu’un marché dérégulé nous dépossède de chacun des éléments de nos mondes pour nous en proposer une version marchande.

    Avec ceux qui apportent un soutient matériel ou intellectuel, affirmé ou non, au capital
    Avec ceux qui continuent de s’indigner tout en proclamant qu’ils n’ont rien à se reprocher

    Désertons

  10. Je pense que l’une des batailles qu’il vaut encore la peine de mener c’est de convaincre tous ceux qu’on peut de ne pas faire des enfants qui devront survivre dans le monde qu’on est en train de leur préparer.

  11. Bah moi j’ai envie de vous dire faites donc une pause si le cœur vous en dit.
    N’allez pas vous tenir à l’angoisse d’une page blanche. Loin de moi l’idée de vous chasser, l’époque comme la saison morose inspire à la réflexion. Le printemps reviendra bien assez tôt. On ne va pas vous fixer des délais.
    les prises de consciences se heurtent à la grâce incompréhension globale mais ça ne fait rien: si vous ne voulez pas le faire on le fera nous le boulot :)

  12. Ce que j’en pense c’est que Reflet y est grandement pour quelque chose dans ma prise de conscience vis à vis de ces problématiques. Vos articles sont d’une grande qualité et vous avez un rôle à jouer dans cette histoire.

    Oui le grand public n’en a rien à foutre (pour l’instant). Ça n’empêche que des lecteurs vous suivent, partagent vos idées, s’informent. Et peut-être en effet que c’est une cause perdue mais il faut des gens pour la défendre et ça vous le faites à merveille.

    Alors pitié, ne baissez pas les bras !

  13. C’est vrai que c’est désespérant ! Parfois je me dis qu’il faut mieux laisser cette civilisation s’effondrer (voir même accélérer sa chute) plutôt que de tenter de sauver les meubles… C’est après la chute que l’on peut reconstruire. Sauf que j’aurais du y penser avant de faire des enfants…

  14. Qu’on le veuille ou non, nos sociétés évoluent sous l’impulsion d’Internet. Et les tenants de l’ancienne société s’accroche à ce qu’ils peuvent pour tenter de garder (en vain) une emprise sur le monde (sortons les gros mots : il y a du conatus là-dedans). Ce qu’ils ne peuvent pas comprendre, à mon avis, c’est qu’à insister de la sorte ils rendent inévitable la transition violente (révolutions et cie). :/

    1. Je partage cette analyse. La question qui se pose désormais est : quel modèle de société pour remplacer l’actuel ?

      Une démocratie plus directe par Internet ? Levée de bouclier générale systématique chez les « vieux réacs du net », mais ça me semble inévitable.

      Plus de rassemblement entre les peuples grâce aux nouveaux moyens de communication ? C’est plutôt l’inverse qu’on observe.. L’idée même fait souvent réagir violemment à droite comme à gauche – c’est pourtant une des rares possibilités que nous ayons pour mieux redistribuer la richesse et contrôler le capital.

      Face à un monde qui change, les gens – internautes ou non – se replient sur eux même et préfèrent accuser l' »autre » (les étrangers, les juifs, les riches, les pauvres…).

      Avant la révolution française, des penseurs avaient déjà bien posé les bases idéologiques qui ont permis par la suite l’avènement de la République. Fondations idéologiques d’ailleurs toujours en vigueur aujourd’hui pour légitimer le système, avec un certain succès.

      Sans véritable vision alternative crédible et partagée, une révolution ne pourra que mener à un nouveau pouvoir central encore plus totalitaire.

      1. La question de la société en train d’émerger est effectivement un autre problème. Pour l’instant, ça ne sent effectivement pas bon.

        Personnellement, je ne sais pas quel modèle serait le meilleur (certains ont l’air intéressant, d’autres moins : dans l’idéal c’est une question politique au sens large (comment on organise le bordel) auquel il faudrait que chacun puisse participer)

        En revanche, je suis aussi assez cynique : toutes les révolutions n’ont jusque là servi qu’à remplacer une aristocratie par une autre. Parfois il y a eut un (petit) mieux pour le peuple (c’est le cas en France) mais globalement, remplacer la noblesse par la bourgeoisie industrielle et cette dernière par une « techno-bourgeoisie » (c’est moche comme terme mais ça décrit assez bien nos nouveaux maitres) ne change rien aux structures qui sous tendent l’ensemble.

        On en est à environ 35 ans d’affaiblissement des mouvements sociaux et d’atomisation des individus dans la société. C’est à mon avis le premier truc pour lequel il faut lutter. Du coup, je rejoins le commentaire de Kitekoa plus haut, faut que les gens se rencontrent (mais pas le mercredi, j’ai aqua-poney :D)

        1. Je ne suis pas assez spécialiste sur la révolution française, mais je ne suis pas sûr qu’elle est été si fondamentale. Sur le moment, il ne fait aucun doute, mais aujourd’hui ? Si je fais un résumé rapide :
          – La « fameuse » déclaration => Combien de fois l’a-t-on bafoué, ces derniers temps.
          – La république par rapport à la monarchie => Ceux qui sont tout en haut font partit d’une néo noblesse (notre bon neo roi a pu gracier récemment et même, comble du comble, réécrire la constitution, elle même contre pouvoir…).
          – L’égalité des citoyens => pffff…
          – Les libertés fondamentales => pffff fois 2, avec en bonus la prolongation de l’état d’urgence.

    2. Effectivement, on dirait que Kitetoa et Bluetouff (voire toute l’équipe de Reflets, si ce texte parle pour tous) ont oublié la leçon de l’ami BB: on ne sait pas si c’est bien ou mal, mais il est absolument certain qu’on gagne à la fin – même s’il n’est pas exclu qu’il faille passer par une recomposition aussi violente que celle des guerres de Religion entre temps…

  15. « Alors j’ai fait la chose la plus stupide qu’un être déprimé puisse faire… j’ai réfléchi »

    La connaissance comme source de bonheur, d’éveil etc… c’est négliger que cette connaissance là (tchoung tseu etc) demande une volonté d’oubli.
    la connaissance que propose Reflet est (en partie) une réflexion à rebours de la propagande (volontaire ou non) des médias, à partir de là elle est forcément triste et esseulée (on imagine mal les grands médias réexpliquer les causes et les conséquences des guerres, par exemple).
    toutefois, n’est-ce pas aussi confondre la volonté de changement avec celle d’information ?
    il est, sans aucun doute, frustrant de voir les articles faire peu de rond dans l’eau, recevoir peu d’échos, alors que le monde autour ne change pas (ou plutôt si, il change en restant le même, personnellement c’est de voir la responsabilité des banques en 2008 jusqu’à nié de nos jours -oublié tout du moins – qui me maintient en éveil). Toutefois, est-ce vraiment le but visé « l’éveil des consciences », le « on se bouge »… parce que si c’est le cas, il faut avoir conscience que c’est une utopie (et encore heureux dès qu’on change de régime, ce n’est pas forcément pour le mieux).
    A votre échelle, vous permettez de penser un problème autrement, de sortir de la gangue de l’actualité formatée pour voir ou comprendre autrement.
    Parfois, aussi, vous permettez l’énervement contre le quotidien ou la remise en question, mais il me semble que la forme même de votre média impose un aspect « individuelle » à cette démarche. J’entends par là que c’est une mouvement à petite échelle.

    Maintenant, ce n’était pas forcément mieux ou pire avant, c’était différent (ou alors on continue de penser la presse selon « bel-ami » et on s’enterre sous le sable).

    merci pour tout et ne flanchez pas… nan mais !

  16. J’en pense que je suis Reflets depuis le début de l’affaire Amesys.

    J’en pense que je donne tous les mois pour vous soutenir parce que j’y crois.

    J’en pense que j’essaie de faire ma part de mon côté également pour ne pas être passif et me donner bonne conscience (je n’en suis pas au niveau de drapher mais bon).

    J’en pense que je comprends totalement le sentiment de lassitude, surtout vu ce que vous avez vécu.

    J’en pense que je continuerai à donner tant que la page d’accueil n’affichera pas « Désolé, Reflets est mort… ».

    Parce qu’on y croît les mecs. Merde. Nahmého !

  17. Ceux qui pensent que les problèmes sociaux seront résolus par Internet se trompent. On ne résout pas les problèmes sociaux par le progrès technique mais par la solidarité (cf les crises historiques). Penser changer le monde grâce à internet est une pure pensée bobo.

  18. L’article me fait penser au groupe de musiciens sur le titanic qui continue de jouer, bien conscient de ce qui va arriver.

    Attention, je ne sous-entend pas la fin de reflets, oula, jamais de la vie.
    Mais là, niveau abattement, je partage complètement après lecture de l’article.

  19. Je comprends votre lassitude. Je pense que tous les lecteurs de Reflets le comprends. Nous ne sommes pas arrivés (ou en tout cas restés) par erreur. Nous faisons partit des « sachant ». Ne sachant pas grand chose, mais un peu de vérité, en partie grâce à vous.

    Il est vrai que l’on se pose LA question de que faire de cette vérité. Vous, vous la partagez à ceux qui veulent bien la lire (et c’est le problème, mais c’est toujours le problème).

    Pour ma part, n’étant pas (h)ac(k)tiviste dans l’âme, je vais tout donner dans l’éducation de mes futurs enfants (contrairement à quelqu’un plus haut, je ne pense pas qu’il faille arrêter d’en faire). Nous savons que la nouvelle génération va être en face de problèmes majeurs (accumulation des actuels loin d’être terminés puis ceux qui arrivent tout doucement) et il faudra qu’elle soit prête.

    Cela peut sembler dérisoire, idiot et utopique. Mais ça sera ma pierre à l’édifice.

    PS : Bien sûr, je prêche déjà la bonne parole auprès de qui veut bien discuter avec moi. Mais au bout du compte, on sait que cela ne fait pas avancer le schmilblick

  20. Et blablabla et blablabla arretez de pleurez sur votre (notre) misere. Tout tient en un constat simple, je(nous) connai en partie les causes et consequences de la mer#* ambiente mais… Personne ne bouge car personne ne veut prendre la responsabilité de ou pour etre plus clair tout le monde adhere a « yas des leaders et des suiveurs » mais bor*# de mer** bougez vous le cul au quotidien, si tout ces guignols politicards industriels… Ne servent a rien developons notre propre reseau, on en a les moyens!?! mais faut s’interroger sur l’autre avant nous et aller a son devant. Donc oui il necessaire d’organiser des rencontres entre lecteurs redacteur journaliste…. Tout ceux qui veulent amener de nouvelles idees et faire avancer la societe mais pas un troupeau qui attends que d’autre prenne les decision et ca cest simple et ca ne tient qua moi(nous)
    Bizou quand meme et grand bien vous fasse, encore merci a vous Reflets

  21. J’en pense que je vous donne de l’argent (pas assez) parce que je pense que vous avez raison. Je parle autour de moi des sujets traités ici (et ailleurs), amesys, GIEC, revenu universel… Avec pas beaucoup plus de succès que vous. Votre énergie m’anime, sans vous ce serait pire. Je souhaite de tout coeur que vous continuez. Mais vous êtes libres (encore !) alors c’est votre décision….

  22. Je partage pas toujours votre point de vue mais à mon avis Reflets est indispensables à la lutte contre les totalitarismes.

    Voici un message de soutien des copains étasuniens, publié peu après le 13 novembre.

     » Bonjour, France, et bienvenue dans l’équipe de la Guerre contre la Terreur !

    Cela fait 14 ans que, depuis l’autre coté de l’Atlantique, vous levez un sourcil désapprobateur en observant notre politique étrangère. Maintenant, vous êtes sur le point d’avoir votre propre état d’urgence, votre propre parti d’extrême-droite au pouvoir, vos propres écoutes administratives sans mandat, vos propres scandales de waterboarding, votre propre Ministère de la Sécurité Nationale. Où allez-vous installer votre Guantanamo ? Pour un maximum d’effet, envisagez de déclencher une nouvelle guerre sans rapport avec la cause des attentats, afin de déstabiliser une autre région du globe et d’attirer d’autres peuples dans le conflit.

    Nous autres Américains connaissons bien le sujet. Cela fait maintenant des décennies que les États-Unis sont le gendarme du monde, alors que la France sociale-démocrate se cantonnait à en être la bourgeoisie confortable. Mais au XXIe siècle, tout le monde doit prendre sa part en matière de police. Pour se préserver, la France, pourtant alternative libérale aux États-Unis, doit désormais imiter le modèle antiterroriste américain. Permettez nous de vous montrer les ficelles. »

    La suite ici : https://lundi.am/Du-11-Septembre-au-13-Novembre-Quelques-lecons-d-Amerique

  23. En lisant l’article hier, je me suis dit “tiens, Kitetoa va encore attirer les trolls”. Au lieu de cela, il semble que ce soit plutôt la nostalgie qui soit au rendez-vous.

    Je discutais il y a peu avec un parisien (j’habite assez loin au-delà des marches), et la sensation qu’il m’a transmis était la trouille. Cela m’a surpris et surtout a changé un peu l’opinion que j’ai de mes lointains compatriotes.

    Il semble qu’une minorité ne soit finalement pas si inconsciente de ce qui se passe autour et aussi prétendument « au-dessus »… En tout cas c’est une minorité difficile à cerner et tant mieux, cela les rend moins visibles, parce que pour ce qui apparait être une majorité (écrasante ?), la messe paraît être dite, amen.

    A tous ceux qui ont une crise de découragement bleue, n’oubliez pas : le monde est grand, et vous pouvez encore aller prendre l’air dehors. Comme a dit ce grand philosophe moderne, « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ». C’est peut-être un message prophétique, justement.

    1. Si c’est la trouille des attentats dont vous parlez, je peux dire, en direct d’un des lycées parisiens qui se font menacer de feu d’artifice depuis une semaine, que tout le monde s’en fout (les lycéens, pas le personnel administratif).
      Mais point d’inquiétude, si vous évoquiez plutôt la trouille de Manu, de Jean Jacques et de l’état d’urgence, tout le monde s’en fout aussi (vraiment tout le monde, cette fois).
      Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

      1. Non, je ne parlais pas des attentats (bien essayé, cela aurait pu marcher). Je parlais de cette ambiance malsaine qui est en train de s’établir entre les gens (style « allo la police, mon voisin est basané »).

        Pas trop compris à quoi vous voulez en venir, avec votre jemenfoutisme. Si je vous lis correctement, habitant à 8000 km de Paris, je devais me taper de ce qui se passe en France, c’est ça ? Non plus.

        1. Hum, je ne voulais en venir à rien et donnais juste une information sur le niveau de trouille que je perçois. Mon ton pouvait certainement prêter à confusion mais de là à y voir une prescription, il y a me semble-t-il un océan (la faute aux 8000km? ^^)

          1. Pas les 8000 km, plutôt les quelques années en trop. Allez en paix (et avec prudence).

  24. « Reflets »…
    N’était-ce pas ce magazine pour lequel Bob Morane travaillait occasionnellement ?
    Un gaillard d’une trempe certaine…
    … qui n’avait pas peur, espérait jusqu’au bout, même lorsque l’Ombre Jaune, ou le Docteur Xhatan, ou les Whamps, ou l’homme aux dents d’or Orgonetz ne lui promettaient plus que quelques minutes à vivre !

  25. ça me fait penser à un vécu récent.

    Aujourd’hui j’ai discuté 3H avec un ami, il me parlait de sa vision du monde (pour simplifier). Je l’ai écouté en silence, et une fois qu’il eut terminé, je me suis senti gris, amère, neutre, vidé d’espoir, avec des réflexions que je retrouve dans l’article et dans vos commentaires.

    En relisant ce moment, ça me fait penser au poison des mots, et des idées, décrit dans les « 4 Accords toltèques ». Du coup je pense très fortement, que lorsque l’on regarde avec attention ces zones ténébreuses, on est envahie à son tour.

    Il me semble bon, de ne pas rester « seul » et d’échanger IRL, je ne cesse de découvrir à ma grande surprise de l’espoir. ça prend surtout la forme d’étincelles par-ci par-là, alors que j’aimerai des phares. Mais lorsque je regarde plus attentivement, il existe partout des Hommes qui ont tous le même sentiment hardent de fraternité, et qui construisent.

    Je sais que mes mots semblent souvent candides, mais mais mais.., il me semble bon aussi de constater que tout change et peu changer, que des dizaine et des milliers d’initiatives, existent et font grandir l’humanité. Bien entendu nous parlons de changements sur des dizaines de générations.

    Le savoir, et l’éducation sont nos outils, internet libre leurs support.
    (je pense à Michel serres – petite poucette)

  26. Pour se changer les idées tout en restant dans le sujet, je suis tombé sur cette pépite à propos de la vape : https://www.youtube.com/watch?v=dICNBzmO0uc (au cas où bluetouff ne l’ait pas encore vue, mais j’en doute)

    Le rapport étant la propension maladive de nos gouvernements à faire n’importe quoi pour notre bien, et ce qui se passe sur l’e-cig est je trouve un prisme intéressant.

  27. Ce que j’en pense ?
    En tant qu’ancien lecteur de Reflets, depuis le premier jour, qui avait déserté il y a 2-3 ans (environ) lorsque l’ambiance était devenue invivable ?

    [j’étais parti lorsque Reflets avait cru bon de traiter tous ceux qui osaient émettre des avis jugés non-conformes à la pensée en vogue, de « soraliens », de « fachos » et autres joyeusetés… sans aucun argument ni aucune preuve. Je défendais pourtant déjà à l’époque qu’on peut piocher des points de vue et approuver des déclarations – sur certains sujets en tout cas – avec des gens dont on n’est pas proche. Mais c’était trop demander en termes d’ouverture d’esprit. Depuis, je ne lisais Reflets que de temps à autre : les articles de kitetoa, Blue et Drapher/Yovan essentiellement… et je faisais l’impasse des commentaires, même si certains semblaient intéressants.]

    Fin de la parenthèse.

    Donc, je que j’en pense ?

    Déjà, je comprends la fatigue de kitetoa, le sentiment du « à quoi bon » puisque rien n’influe sur rien. J’imagine qu’il n’est pas le seul dans l’équipe d’ailleurs. Cette équipe a bien donné, je lui en re-tire mon chapeau, et mes « goodies » (rangées dans un tiroir) peuvent en témoigner.
    Je pense que vous vous contentez de faire des constats (et ils ne sont pas si durs à faire pour des gens « avertis ») sans en chercher (ou du moins les nommer) les causes et les protagonistes. La France glisse vers un état de dictature de moins en moins molle, et potentiellement très dure (état d’urgence inscrit dans la Constitution, perquisitions potentielles à tout moment chez n’importe-qui, droit de contestation uniquement d’ordre administratif (voir appel récent des juges administratifs), interdiction de manifester, etc etc…)

    Donc, en dehors du constat, quelles interrogations peut-on en tirer ?
    Qui veut cette société panoptique ? A quelle échelle ? Pour en arriver où ?
    Quels évènements internationaux peut-on mettre en perspective de ce qui se passe chez nous, « à domicile » ?
    Tous les pays sont-ils concernés, dans quelles proportions ?
    L’étape suivante, kitetoa se situe là.
    A mon humble avis (je n’ai pas de vérité pré-mâchée, juste une vision de convergence d’indices).

  28. Je comprends la lassitude (dans un tout autre ordre de souci, je partage le même sentiment vis-à-vis de la réforme du collège, contre laquelle nous avons échoué à mobiliser largement).

    Je pense que le découragement vient de la dissipation d’un rêve d’intello dans lequel il suffit d’éclairer le public par des idées, pour qu’il se mette en marche.
    Si on arrête de se mentir, quelle peut être l’issue d’un article de reflets.info ? quelques milliers de lecteurs sur la toile ? autant de retweet et de share sur les réseaux sociaux ?
    C’est très éclairant, c’est indispensable, ça fait du bien aux convaincus… mais je ne vois pas pourquoi ça devrait changer le cours de l’histoire.

    A cet égard, je trouve très intéressante la démarche de Libération (une fois n’est pas coutume) : http://www.liberation.fr/france/2016/02/09/etat-d-urgence-demandez-a-votre-depute-pourquoi-il-n-a-pas-vote-lundi_1432146

    Qu’un grand média de masse lance ainsi une campagne de spamming, invitant ses lecteurs à demander directement des comptes à leurs représentants me semble être une bonne chose.

  29. demande urgente de reconstitution de stock de francisque. Un premier contingent de 162 quémandeurs assaille déjà les standards de Vichy. Maréchal, les voilà (voir la liste nominative, car l’attribution de ce signe doit-être individuelle et nominative). A la revoyure, Maréchal!

    http://wp.me/p4Im0Q-WL

    1. On pourrait déja commencer par repenser au concept d' »indignité nationnale » ?
      En 3 mots, c’était une peine utilisé contre les collabos, une des rares lois rétroactives d’ailleurs, la sentence incluant au max l’inégibilité à vie, l’interdiction d’exercer certains métiers d’influence, la confiscation des biens…

      A vouloir raccourcir les hommes, on finit par raccourcir les idées !

  30. Ne reniez pas ce que vous avez fait. « Celui qui veut déplacer les montagnes commence par déplacer les pierres », disait Confucius. Le monde ne se fait pas en un jour, les changements prennent du temps et l’histoire millénaire des hommes est là pour nous le rappeler.

    Rien n’est acquis, alors je ne m’inquièterai pas trop de l’avenir si j’étais vous. Nos pensées, nos croyances, nos valeurs et nos actes sont de petites bombes à retardement, elles joueront leur rôle lorsque le moment sera venu, lorsque le Peuple se souviendra qu’il est le Peuple.

    Avant chaque période d’Âge d’Or, avant chaque grande transformation culturelle et civilisationnelle, tout nous paraît chamboulé, désordonné, on ne reconnaît plus rien. C’est ainsi, les choses évoluent à l’échelle de notre espèce, sur des milliers et des milliers d’années. Il vous faut sans doute prendre du recul avec tout cela. Voyez-vous, Hollande, Sarkozy et les autres, ce ne sont que des noms de petits êtres sans grande importance, dont l’histoire des hommes oubliera vite le passage.

    Nul ne peut dire ce que sera la fin, ni même s’il y en aura une. Mais quelle importance après tout ? N’est-ce pas ce voyage que nous faisons ensemble qui, finalement, compte plus que tout ?

    Belle journée.

  31. J’ai l’impression que vous n’avez pas conscience de ce que vous avez d’ores et déjà réalisé au travers de reflets. A l’impossible nul n’est tenu et personne n’a jamais pensé (je crois) qu’il suffisait d’un de quelques articles pour faire basculer les choses. Vous participez, à votre échelle et avec d’autres, à un mouvement de fond qui est bien plus solide que certaines modes éphémères.

    Et si vous en doutez, allez sur un navigateur sans historique ni cookies (en porn mode quoi) et taper « amesys »…

    Bref, juste merci d’avoir été là et merci d’être encore là.

  32. Bonsoir à tous.
    Pourquoi ne pas mettre à profit tous les enseignements que Reflets a pu apporter à ses lecteurs.
    Se rencontre IRL et monter ensemble des projets, en mutualisant nos ressources et compétences.
    Le système s’organise bien via des réseaux, emboitons-lui le pas !
    Et pour ceux qui sont trop loin, il y a bien des moyens de rendre plus humain nos interactions via la technologie.
    Qui lance les invitations?

  33. Salut à tous!!

    À la question « à quoi bon? », il vous suffira de regarder le travail accompli et d’y voir toute son importance (passé, actuelle et future) pour les citoyens.

    Concernant le nombre, nous sommes une minorité mais une minorité croissante qui saura s’affirmer le moment venu. Et vous n’êtes pas seuls, aussi bien en tant qu'(h)ac(k)tiviste que média conscient de la situation actuelle: si l’on s’intéresse à la programmation d’Arte (avec « Z » ou « L’aveu » de C. Gravas, voire « Trepalium »), ils sont bel et bien conscient du risque que notre société encoure. Ça ne sera peut-être qu’une minuscule portion de la population qui sera consciente, mais c’est sur celle-ci que repose les garanties de ne pas se réveiller un jour en plein cauchemar.

    Il nous faut continuer, et innover face à l’adversité!
    Rencontrons-nous et transformons la société à une échelle toujours plus grande!!

    Même si je ne peux avoir qu’un ridicule aperçu des difficultés que vous rencontrez, ne nous oubliez pas, ne vous oubliez pas!

  34. La fin du film est connue : l’appropriation capitaliste des bénéfices de l’automatisation et l’informatisation de la production et leur concentration aux mains des 1% prive massivement les gens de leurs sources de revenus, précédemment associées au travail.
    Le slogan de la lutte contre le chômage n’est que prétexte aux mesures de paupérisation, d’exclusion et d’asservissement massifs et planifiés de larges franges des populations européennes, occidentales et plus généralement mondiales. Sauf aux plus riches, le tiers-monde n’aura bientôt rien à envier au Titanic €uropéen.
    Dans un tel contexte de spoliation, l’épouvantail « islamiste » justifie fort à propos l’abolition de nos libertés et l’investissement panoptique indispensable à notre sujétion.
    Ne nous laissons pas leurrer : notre seul espoir réside désormais dans l’effondrement plus ou moins rapide du Baal-Moloch financier, victime de son insatiable avidité, et la déroute de ses laquais €uropéistes.

    1. PS : gare au burn-out aussi, çà peut bien casser!
      Moi, le trajet au bout de 27 ans de carrière, çà a été « chômage », divorce, exclusion sociale, dèche et – hors numérique – la solitude.
      Dans le désespoir d’un présent sans perspective individuelle ou collective, je m’efforce de résister au quotidien et – comme c’est le lot de beaucoup d’entre nous -, j’attends la marée!
      Bon courage à vous!

  35. Au final, on est sur une problématique similaire à celle que vit la gauche (critique / radicale / de gauche / ou toute désignation permettant d’en exclure le PS, le PRG et les cadres carriéristes d’EELV…)
    Le problème n’est pas la pertinence de nos arguments, ni le travail des (quelques) médias ayant bossé le sujet, ni celui de la coalition d’assos et d’organisations défendant les libertés.
    Le problème est de réussir à construire l’hégémonie autour de ces idées. Pour arrêter de systématiquement ramer à contre-courant. Car le pouvoir ne s’appuie pas seulement sur un « cliché instantané » des rapports de force entre pro et anti loi renseignement (par exemple), mais sur une somme d’idées ayant infusées dans la société depuis des dizaines d’années.
    Là où il ne faut que quelques mots à Valls pour que tout le monde comprenne ce qu’il entend par son idée aberrante « la sécurité est la première des libertés », il faut un minimum d’1 heure pour démontrer le contraire en déconstruisant méticuleusement chaque postulat étayant l’opposition entre vie privée et sécurité.
    Malheureusement, le seul parti ayant réussi à construire l’hégémonie autour de ses idées est le fn, qui après 30 ans à les distiller dans le débat public les voie désormais reprises par le gouvernement.
    « Il n’y a pas de force intrinsèque des idées vraies » disait Bourdieu.
    Il faut donc réussir à imposer dans le débat public quelques « concepts de base », ceux sur lesquels il sera possible de s’appuyer pour les raisonnements spécifiques, quand une nouvelle loi liberticide verra le jour, lors d’une prochaine attaque contre la neutralité du net, etc…
    Faire en sorte que la liberté soit une évidence pour le plus grand nombre, et que Valls (ou son successeur, les « grands partis » étant tous à peu près sur la même ligne) ne puisse plus s’en tirer avec une formule toute faite appuyée sur aucun argument rationnel.
    Diagnostic qui me déprime aussi totalement, ne sachant pas vraiment comment m’y prendre… Mon « activisme de proximité » ne portant ses fruits que sur des gens ayant un bagage critique un peu développé, et qui n’avaient pas franchement besoin de moi pour comprendre intuitivement l’entourloupe. Avec quelques bières et 1h de tête à tête avec un individu apolitique, j’arrive au mieux à planter quelques graines subversives, aussitôt passées au round-up™ du discours dominant.
    Réf : Gramsci pour la construction de l’hégémonie, Chomsky pour la pénétration des idées dan la sphère médiatique.

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