Coucou… Tu veux voir mon gros Armageddon ?

Reflets ne peut (malheureusement) pas être partout (j’y reviendrai dans un prochain article) et pendant que nous nous occupions du DPI en Syrie et en Libye, nous avons négligé l’économie qui continue de faire des blagues. Ces derniers jours, les bourses ont replongé durement, les banques sont au plus mal, la peur revient et les politiques continuent de marteler que #toutvanbien.

Eh bien non, justement, tout ne va pas bien. Et honnêtement, Reflets ne voit que deux solutions dans un avenir plus ou moins proche. Et une seule sur le long terme.

On ne va pas refaire ici toutes les démonstrations déjà effectuées dans d’autres papiers sur ce sujet. Partons du principe que vous avez suivi les épisodes précédents sur Reflets.

C’est amusant hein, depuis la grosse crise d’il y a quelques semaines, ça allait un peu mieux (ou un peu moins mal, selon comment on voit les choses). Les journalistes titraient dont sur le « rebond », le « retour au calme », etc. Se contentant de regarder la situation au jour le jour et d’en rendre compte sans tenter la moindre prospective. Pourtant, la prospective, sur ce sujet, s’est d’une simplicité désarmante.

A court termes, deux solutions :

1) les politiques admettent la réalité. C’est foutu, l’Europe est en faillite sur tous les plans (économique et politique). Il faut en tirer les conséquences.

2) Les politiques ne peuvent (veulent?) admettre la réalité. Ils sortent 200 lapins de leurs chapeaux pour tenter de sauver les meubles. 200 tout petits lapins parce qu’ils n’ont pas les moyens d’en sortir un gros. Et chaque petit lapin aura une durée d’efficacité très courte. D’où la nécessité d’autant de petits lapins.

A long terme, une seule issue.

Le bordel généralisé.

Non il ne sera pas possible de sortir de la crise financière mondiale et plus particulièrement de la crise de la dette souveraine sans que l’économie ne subisse un fort ralentissement (c’est un euphémisme). Ce qui aurait bien entendu pour effet d’aggraver la crise de la dette souveraine et ainsi de suite. Il n’est pas beau le cercle vicieux ?

Les politiques peuvent toujours tenter de retarder le moment où, comme lors d’une explosion contrôlée l’immeuble « Economie mondiale » s’écroulera sur lui même, ce moment arrivera. Préparez-vous à devenir cannibales parce que ce jour là, on ne va vraiment pas rigoler.

En attendant, à chaque petit lapin sorti du chapeau, les journaux continueront de parler de « rebond » ou de « retour au calme ». Et nous, on continuera, en vain, de tirer la sonnette  d’alarme.

Twitter Facebook Google Plus email

Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).


34 thoughts on “Coucou… Tu veux voir mon gros Armageddon ?”

  1. Je note un progrès. Avant on allait droit dans le mur en appuyant sur l’accélérateur. Maintenant on va droit dans le mur en appuyant sur l’accélérateur mais on klaxonne. Le mur va bien finir par se pousser…

  2. Comment oses-tu critiquer le système financier actuel qui t’as permis de vivre heureux dans un pays riche !
    Comment oses-tu critiquer le système financier sur lequel repose le capitalisme et qui est obligé d’aller chercher du pétrole en arctique pour continuer à survivre !

    Rhàlàlà, y’a plus de jeunesse !

    M’enfin si, « la jeunesse » est là, elle attend juste que les anciens arrêtent de s’accrocher à un système qui s’écroule pour essayer de réparer leurs conneries…

  3. Bonjour, je suis ton banquier, je suis ton maitre, mets toi à genoux, peuple de gueux, ton president m’aime et me soutien, il a compris que j’etais plus fort que tout.
    Mon concept dépasse meme les frontières, USA, UE, pas de limite.
    Je remercie mes bons collaborateurs d’avoir poussé la mondialisation, de m’offrir en pature l’afrique.

    1. Oui. Ca c’était vrai en 2008. Maintenant, les banquiers commencent à faire pipi dans leur culotte parce qu’ils comprennent qu’ils vont se casser la figure dans un vortex terrible et que cette fois, ils ne peuvent compter sur les gouvernements pour les sauver. Ils ont tout pris la dernière fois, gloutons qu’ils ont été… Il n’y a plus personne pour sauver qui que ce soit. Ni banques, ni gouvernements…

      Quelqu’un a noté que « préteur en dernier ressort », ça donne PDR ? Pas loin de PTDR hein ?

  4. Bon quand Reflets parle de DPI et autres amuse gueule, c’est plus que TOP (respect). Quand Reflets cause économie, AMHA, c’est un poil léger… La sonnette d’alarme, tout le monde la tire, même et surtout le réputé pouvoir quand ça l’arrange (cf. Fillon sur « la France en faillite »), la peur tout le monde la suscite, et chacun sort ses petits lapins comme il le peut. La crise et la peur sont devenus consubstantiels au système, au point où chacun semble l’avaler comme une pilule mortelle, sorte de micro-bombe menaçant de nous déchiqueter tous à un instant T, par miracle toujours repoussé plus loin.

    Qui propose vraiment quelque chose pour sortir ce spirale, hein ?

    Je rêve, je rêve, je rêve que l’attention, les compétences et les critiques constructives de l’équipe de Reflets viennent à se porter sur ce qui me semble constituer de vraies alternatives.

    La crise actuelle n’est pas pas celle de la dette mais celle du système même de la monnaie. Le système à construire doit impérativement garantir à chacun un droit à l’existence inconditionnel (c’est bête à dire, mais c’est la base de tout). Il doit, dans le même ordre de priorité, être respectueux des libertés.

    Deux liens en ce sens :

    http://appelpourlerevenudevie.org (principes généraux)
    http://www.open-udc.org/fr/start (tentative opérationnelle)

    1. Bonjour Olivier.

      Pour le un poil léger… Pourquoi pas.

      Je vais réécouter tous les papiers de Jean-Marc Sylvestre et de Jean-Pierre Gaillard pour me mettre à niveau. :)

      Allez tout de même faire un tour sur aporismes.com et sur Kitetoa.com à la recherche de vieux articles sur ce sujet. Vous verrez, cela ne fait pas deux mois que l’on tire la sonnette d’alarme.

      Quand aux propositions, je pense qu’elles ne vous satisferaient pas. Et puis je ne suis pas sûr d’être le mieux placé pour proposer des choses. Je ne suis pas un « décideur », donc mes propositions finiraient à la poubelle, comme toutes les propositions « alternatives ».

        1. « Personne n’est décideur »
          hum hum… malgré tout, des personnes prennent des décisions, en petit comité.
          Décisions qui impactent les vies de millions d’autres personnes. Quand ce n’est pas leur mort, tout simplement.
          Ce ne sont pas des décideurs, non, ce sont des joueurs, de poker, qui gagnent à chaque fois.

          1. Désolé de n’être encore pas d’accord. Si abattoir il y a, c’est que « certains » ont décidé qu’abattoirs il y aurait.
            D’où le fait qu’il y a des décideurs.

  5. Ce qui est aussi intéressant avec cette crise, c’est le traitement qui en est fait. Particulièrement sur la différence entre les médias les plus classiques et le net. Autant il y a 20 ans certaines (la plupart ?) des propositions alternatives auraient été classées de ‘gauchistes’ et balayées d’un geste méprisant, autant maintenant avec le web et la possibilité de détailler ces propositions on entend des pistes intéressantes.

    Ce n’est pas encore parfait, mais on y vient.

  6. hello,

    1./ « Et nous, on continuera, en vain, de tirer la sonnette d’alarme. »

    ce n’est pas vain …

    2./ « A long terme, une seule issue.

    Le bordel généralisé. »

    Oui, mais le « bordel » pour qui ?

    3./ excellents papiers, comme d’habitude

    merci

  7. C’est très très con comme papier… Nous observons tous la crise au jour le jour parce qu’il n’y a rien d’autre à faire, point barre. Bon, les papiers « fin-du-monde », ça fait toujours rêver le lecteur… c’est là, entre autre, qu’on distingue le blogueur du journaliste : le premier utilise des ficelles grossières et populistes (quitte à écrire gratos autant se faire plaisir… et reluire). Ceci dit il existe de très bon blogueurs, plus proche des journalistes, lesquels évitent généralement de dire trop de conneries et s’en tiennent pour cela aux faits. Par ailleurs, plutôt que d’exposer les solutions économiques alternatives, qui auraient pu donner un peu de corps à l’ensemble, Reflets n’y fait même pas allusion. Conclusion : c’est un très mauvais papier. Très con.

  8. Mais c’est que c’est super utiles ce genre de billet/chose/blabla dites.

    C’est fou.

    J’etais pas venu depuis une plombe et un billet formidable qui m’avais pousser a définitivement ne pas revenir sur ce « site de merde », bref, ca c’est pas arranger.

    Alors oui je sais c’est pas très accessible, mais tout de même, et quand bien même vous pourriez au moins faire de la vulgarisation si vous le pouvez de ce genres de choses:

    http://blog.mondediplo.net/-La-pompe-a-phynance-

    J’dis ca, j’dis rien…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *