Comment la politique disparaît au profit d’autre chose

C’est un sujet qui hante (presque) tous les observateurs de la chose politique : comment est-il possible que plus rien ne soit sous contrôle au point que l’on ne puisse absolument plus savoir qui va
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Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d’autres médias. Ni « désengagé » ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

14 thoughts on “Comment la politique disparaît au profit d’autre chose”

  1. C’est plus simple que cela. La politique est soit faite, soit promise.
    Ce n’est pas la politique faite qui disparaît( politique pensée et validée depuis longtemps), c’est la confiance des électeurs pour une promesse de politique qui va apporté leur bonheur qui a disparu, ça été long, mais a force de se faire avoir, l’électeur a enfin compris. Maintenant l’électeur cache son vote, il est de plus en plus malin, et puis c’est une revanche de toutes les couleuvres qu’il a avalé. Certain ne comprenne pas cela et tienne toujours le peuple pour une bande arriérés d’ou leur incompréhension de ce qui se passe.
    En plus tout le monde a compris que ceux qui tirent les ficelles ne se présentent pas aux élections, ils envoient des mégalos incapables de quoi que ce soit au charbon, genre Macron ou consort par exemple.

  2. J’admire le temps que vous avez passé à essayer de comprendre l’écart croissant qui il y a entre le peuple et ses représentants (politique, médiatique, bref tous ceux qui on la parole…)
    Mais la réponse est plus simple que ça, si il y a divergence entre le peuple et ses représentants ET que l’on considère que la démocratie c’est le peuple, alors il faut changer de représentant.

    « Et c’est ainsi que ce pays aura ce qu’il mérite en mai 2017. Ou pas…? »
    Pareil, cette question ne se pose pas si l’on respecte la démocratie. A moins de considérer que le peuple n’est pas majeure, mais dans ce cas il faut s’orienter vers autre chose qu’une démocratie.

    1. bonjour
      vous avez écrit
      « Mais la réponse est plus simple que ça, si il y a divergence entre le peuple et ses représentants ET que l’on considère que la démocratie c’est le peuple, alors il faut changer de représentant. »
      J’aurai plutôt conclu il faut se passer de représentants !
      La démocratie c’est notamment quand le citoyen (et pas « le peuple ») écrit et vote les lois . . .

  3. Cette analyse intéressante tombe dans le même travers que le reste de la presse qu’elle critique : elle amalgame tous les partis qui n’ont pas les faveurs de la presse sous l’étiquette simpliste « populiste » et donc « fasciste ». Peut-on mettre dans le même sac Trump, Sanders, Corbyn, Mélenchon, Dupond-Aignon, Le Pen, Podemos, le Mouvement 5 étoiles et Syrisa ?

    1. L’argument du « Si ils sont proches du pouvoirs, ils sont corrompus » me parait discutable, dans le sens où cela condamnerait tous les politiques à finir corrompus, ce qui est, on peut l’espérer, faux.

      Mais pire, le corolaire de cette pensée est finalement qu’on ne pourra jamais voter, sachant qu’un candidat pour être crédible, et donc élu, doit accumuler une certaine expérience, et donc, être corrompu.
      Donc le plan de Draph’, si j’ai bien compris, c’est de rester chez soi à chaque élections ad aeternam ?

      Pour ma part, il me semble que le système politique évolue par la marge : un peu de pression du FN et même le PS pond des lois « de droite », un peu de pression des communistes, et même le gaullisme fut social.

      Donc je vais aller voter, méluche, à défaut de mieux, en regrettant que, comme d’hab, les gros bourrins bas du front soient mobilisés, et de l’autre coté les humanistes se sentent trop « purs » pour oser tenir un bulletin de vote.

  4. Il n’y a pas que des candidats qui ont 30 ans d’infusion dans un monde politique et qui donc n’inspire confiance à personne. Il existe aussi des personnes n’ayant aucune expérience politique, peu médiatisé, et qui n’inspire non plus confiance à personne. Le problème n’est jamais le manque de candidats (surtout pour des élections moins médiatisé comme les législatives) mais le manque d’electeurs prêts à voter pour eux (la majorité des électeurs seront abstentionnistes parce que « tous pourri », iront « voter utile », ou choisiront le candidat le plus « populiste » en ayant l’impression de « faire crier le système » )

  5. Bon, c’est une façon de dénoncer le problème et j’apprécie tout autant certains des commentaires et tout particulièrement ce questionnement :

    La démocratie est-elle le régime politique idéal ?

    La réponse est évidemment « non » mais (se) poser la question a pour conséquence la nécessité de (se) remettre en question.

    L’anarchie (encore un projet à re-définir) ne devrait-elle pas être envisagée ?

  6. La démocratie représentative par l’élection est en effet en crise, et j’espère qu’on se dirigera rapidement vers un autre modèle.

    L’arnarchie passe par le fait de sortir du cadre de l’obéissance de nos sociétés de contrôle. Ça veut dire aussi devenir nous-memes acteurs politiques et en finir avec notre infantilisation.

    La démocratie délibérative promue par David Van Reybrouk est une voie intéressante :
    http://www.telerama.fr/idees/on-a-le-droit-de-vote-mais-on-n-a-pas-le-droit-a-la-parole-david-van-reybrouk-historien,150894.php

    C’est même organisable numériquement via Internet, Blockchain, etc…

    1. la « démocratie représentative » est un oxymore
      Nos anciens ne confondaient pas « gouvernement représentatif » et « démocratie »
      je vous invite à saisir « abbé sieyes démocratie » dans votre butineur préféré . . .

  7. Excellent article.

    Je ne saurais vous dire si vous avez raison (ça serait prétentieux), mais cet article est une bonne synthèse de mes propres pensées impressions.

    Serions-nous enfermés dans la même bulle ? ;-D

  8. > L’anarchie (encore un projet à re-définir) ne devrait-elle pas être envisagée ?
    Ce n’est pas à exclure a long terme.
    1) Quelles sont les conditions nécessaire pour que cela puisse marcher?
    2) Quels en sont les avantages par rapport a une démocratie directe?
    3) Quels moyens, applicables à un territoire, peuvent être utilisés afin d’unifier les individus?
    Dans le projet Debian, qui a une gestion souvent comparée à l’anarchique, le lien qui unifie
    les participants est l’adhérence a un contrat social définissant des buts communs.

    A plus court terme, je pense qu’il faut au contraire un état très fort et très contrôlé par ses citoyens.
    – Très contrôlé par ses citoyens: Cela permet une indépendance vis a vis des personnes morales ou physiques ayant du pouvoir afin d’avoir l’intérêt des citoyen comme priorité.
    – Un état très fort: Cela permet justement de pouvoir faire plier les personnes morales ou physiques ayant du pouvoir, afin de pouvoir mettre en oeuvre certaines politiques bénéficiant les citoyens au dépit de ces personnes morales ou physique ayant du pouvoir.

    1. J’adore ce genre de propos ^^ :o)

      Comment dire… Les millions de morts du XXème siècle ne vous ont donc pas permis d’apprendre que même si cela part d’une bon sentiment, et que celui qui veut le mettre en œuvre est animé d’une ferme volonté désintéressée, vouloir le « bien » de l’autre à tout prix ne se termine jamais qu’en dictature ou guerre, et donc bain de sang ?

      L’humanité n’apprend que très lentement certes, mais c’est son rythme propre que rien ni personne ne peut changer, que l’on peut seulement faire bouger de manière infime dans un sens ou dans l’autre, et il faudra par conséquent faire obligatoirement avec.

      En fait pour conclure, je trouve ce type d’idée et de phraséologie tellement irrespectueuse de ce que chacun est dans son individualité, et ce que « les gens » sont en tant que « peuple », que je n’arrive personnellement pas à comprendre qu’on puisse déjà l’énoncer, voire la penser dans se rendre compte immédiatement du danger intrinsèque qu’elle représente…

      L’histoire, ça vous parle ami ? Pour moi, c’est le retour d’expérience indispensable qui opère en boucle fermée afin (d’essayer) de faire en sorte que demain soit moins pire qu’hier…

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