Comment j’ai découvert que PSA fabriquait des automobiles

C’est vraiment avec le plus grand étonnement que j’ai découvert, ce jeudi 12 juillet 2012, que le groupe PSA fabriquait des automobiles.

PSA venait d’annoncer pour 2014 l’arrêt de la production dans son usine d’Aulnay-sous-Bois (93) et la suppression de 8.000 emplois en France.

Là j’avoue que je suis tombé des nues. Ils fabriquaient visiblement des véhicules, et personne ne m’avait rien dit.

Je connaissais pourtant fort bien les filiales qui composent le Groupe PSA :

Faurecia, le spécialiste en ingénierie et de production d’équipements, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 4 milliards en 4 ans.

GEFCO, le groupe de transport et de logistique dont le chiffre d’affaire de 3 milliards aura permis de dégager 223 millions de bénéfices en 2011.

Et surtout Banque PSA Finance, qui représente 3 % du chiffre d’affaires mais 40 % du résultat opérationnel du groupe PSA en 2011, dont le chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros a permis de dégager un résultat opérationnel courant de 507 millions d’euros.

Je connaissais aussi les sous-filiales d’Assurance (pourtant discrètes) de Banque PSA Finance : PSA Services Ltd, PSA Insurance Ltd et PSA Life Insurance Ltd, qui sont domiciliées à Malte, sans aucun rapport bien sûr avec le fait que Malte soit un paradis fiscal, mais plus simplement parce qu’il y fait souvent un temps superbe et qu’il est fort agréable d’y aller pêcher au large.

Je me souvenais même que Banque PSA Finance avait réalisé avec succès une émission obligataire à taux fixe d’un montant de 600 millions d’euros il y a quelques semaines, le 20 juin 2012, opérée avec les banques partenaires Banca IMI, BNP Paribas, Bank of Tokyo Mitsubishi, HSBC, Unicredit et CM-CIC. Tout semblait aller bien pour Banque PSA Finance, petit poisson courageux parmi les requins de la finance internationale.

Le PDG Philippe Varin déclarait même dans le document de synthèse en s’auto-congratulant :

« Cette deuxième émission en euros de l’année vient confirmer la capacité de Banque PSA Finance à saisir les opportunités offertes par le marché obligataire et à accéder à la liquidité malgré la forte volatilité des marchés financiers. »

 

 Les Suisses ont su construire un très beau pays autour de leurs hôtels

Donc je savais que PSA était un peu équipementier, faisait un peu de logistique, et surtout était une Banque et un organisme financier. Mais un fabriquant de véhicules, ça j’avoue que j’étais totalement passé à coté.

Je savais aussi que la famille Peugeot était la première fortune française (4,4 milliards d’euros via une Holding crée en 1929) résidente en Suisse, puisque plusieurs membres s’y étaient installé il y a belle lurette, non pas pour échapper à l’imposition fiscale française, mais pour la qualité de l’air pur des montagnes helvètes et la beauté paisible et propice à la méditation, des pâturages verdoyants.

Comme l’écrivait feu l’écrivain anglais George Mikes, « Les Suisses ont su construire un très beau pays autour de leurs hôtels. »

Je savais que le dirigeant du groupe, Philippe Varin, avait été promu officier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2011, ce qui n’est qu’un début, puisqu’il est encore loin d’être Grand-croix comme Jean Todt (un type qui savait comment consommer beaucoup de pétrole super vite) ou Grand officier comme Bernard Arnault, (notre plus riche compatriote dont il faut bien savoir récompenser les 24 milliards). Je savais donc que Philippe Varin avait des progrès à faire, mais qu’il était sur la bonne voie.

Mais alors cette histoire de PSA qui fabrique des automobiles dans le 93, ça n’avait plus rien de cohérent.

J’avais aussi regardé qui étaient les salariés les mieux payés du Groupe :

Philippe Varin, Président du Directoire (rémunération 2010 : 3 253 700 €)

Jean-Marc Gales, Direction des marques (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Frédéric Saint-Geours, Direction des Marques (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Guillaume Faury, Directeur Recherche et Développement (rémunération 2010 : 1 266 000 €)

Grégoire Olivier, Directeur Asie (rémunération 2010 : 1 362 820 €)

Or, avec un Directoire de gens aussi correctement payés, (preuve est donc faite de leur extrême compétence) était-il véritablement nécessaire de continuer à fabriquer quoique ce soit ?

(Photo de Deep silence sous licence CCbySA)

Mais n’ayons pas d’inquiétude, aucun de ces salariés hyper-compétents ne sera heureusement impacté par le nettoyage qui va être fait.

J’ai en effet regardé depuis dans le détail ce plan salutaire d’épuration sociale et il va dans le bon sens : 1.400 postes vont être supprimés dans la recherche et le développement, ce qui est somme toute logique, et 4400 postes dans la production, ce qui est un véritable soulagement pour le département « Finances et comment faire du Cash » du Groupe PSA.

Philippe Varin est sur la bonne voie, comme le prouve son discours du 15 février 2012 :

« Nous mettons en place un programme soutenu de management du cash : les mesures d’économie de 800 millions d’euros annoncées en octobre dernier sont complétées pour atteindre 1 milliard d’euros. Par ailleurs, un programme de cessions d’actifs, d’un montant de 1,5 milliard d’euros environ, incluant CITER, est lancé. Il comprend la valorisation d’actifs immobiliers et l’ouverture du capital de Gefco. Notre situation financière reste robuste et sécurisée. »

Me voilà donc rassuré, le Groupe PSA continuera à valoriser ses actifs immobiliers, et à ouvrir son capital à d’autres organismes financiers. C’était un bon début, car après l’arrivée dans le capital de PSA du Groupe NATIXIS AM, du Groupe BNP Paribas, de la Banque Barclays, ou du Hedge Fund Templeton Global Advisors, je trouvais que le rythme de la financiarisation du groupe laissait franchement à désirer.

PSA peut faire beaucoup mieux pour que soient prises les bonnes décisions. Il serait bon de supprimer totalement les dernières velléités industrielles du Groupe pour se concentrer sur la finance, bien plus rentable. On pourrait par exemple envisager la création d’un département HFT (High Frequency Trading) qui permettrait de spéculer via des filiales opaques dans les paradis fiscaux sur les émissions d’obligations ou d’actions du Groupe.

C’est la synthèse des résultats financiers 2011 qui nous le dit :

« Banque PSA Finance dispose d’une structure financière solide grâce à un ratio de solvabilité Bâle II supérieur à 14% et d’une sécurité financière, via des lignes de crédit non tirées et une réserve de liquidité, permettant d’assurer en permanence plus de 6 mois d’activité sans recours à des financements complémentaires ».

Bien inspiré, Philippe Varin se concentrera désormais j’espère sur le recrutement de traders, d’analystes financiers, de courtiers, de spécialiste en optimisation fiscale, et de conseillers en placements off-shores de contrats d’assurance-vie.

Augmenter le taux de rentabilité des actionnaires du Groupe en fabriquant des voitures, je me demande bien qui a pu avoir une idée aussi saugrenue chez PSA.

Twitter Facebook Google Plus email

124 thoughts on “Comment j’ai découvert que PSA fabriquait des automobiles”

  1. « Nous mettons en place un programme soutenu de management du cash : les mesures d’économie de 800 millions d’euros annoncées en octobre dernier sont complétées pour atteindre 1 milliard d’euros. »

    Ce milliard d’euros correspond aux sommes allouées aux rachats d’actions (pour annulation) ces dix dernières années.

  2. J’adore ce genre d’humour, même si le sujet est loin d’être drôle évidemment.
    Non seulement, c’est fin, mais en plus, extrêmement bien documenté, comme toujours…
    Merci donc… :)

  3. C’est une très belle analyse bien étayée qui démontre une fois de plus la tendance très lourde de la finance à tout écraser sur son passage.

    Les grandes entreprises oublient peu à peu leurs métiers originels. Est-ce que le monde de demain ne sera fait que de banques ?

    1. Biensur, et on s’adaptera, on mangera des billets!

      « Quand le dernier arbre sera abattu, le dernier poisson pêché, la dernière rivière asséchée ou polluée, les hommes se rendront compte que l’argent n’est pas comestible »

    1. Licence Common Creative … c’est par définition, l’autorisation d’utiliser une image du moment qu’il ne s’agit pas d’une utilisation à but commercial- Ici il s’agit d’un blogg, rien de commercial. La licence est respectée.

      1. « La licence est respectée. »
        Ben non.

        C’est juste qu’on oublie de mentionner la source et l’auteur (En l’occurence : Deep silence), mais le lien vers l’image sur wikimedia suffit.

        C’est le plus important dans le cas des licences cc.

        Cela n’a rien d’anodin. Et ce n’est pas hors-sujet.

        Car après sa magistrale gamelle dans la finance, dont il reporte le problème sur les crédits d’Etats, le capitalisme est en train de coloniser le virtuel au travers de la propriété intellectuelle. Ce qui finira bien entendu par une gamelle orwellienne tout aussi merveilleuse. Alors autant s’en vacciner dès maintenant.

  4. Je ne comprends pas bien l’idée derrière tout cela.
    Une entreprise n’a pas le droit de diversifier ses prestations et couper là où ça ne fonctionne pas ?
    Non parce que si PSA licencie c’est aussi parce que la filiale automobile ne fonctionne plus des masses …

    1. Et oui c’est facile de virer les ouvriers qui branlent rien, alors que le jeux en bourse (ne correspondant en rien!) est bien plus rémunérateur.

      Sauf que….l’argent utilisé dans toutes ces filiales et paradis fiscaux, d’où tu crois qu’il vient?

    2. Peugeot a été contraint par General Motors (actionnaire à 7%) d’abandonner le marché Iranien ou elle détenait 30% du marché de l automobile à cause du boycott américain sur le pays. Cela représente 450000 véhicules par an soit 22% de ses ventes annuelles…
      Sources :
      https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151101301137612&set=a.393974702611.173278.367713397611&type=1&theater
      http://gestion-des-risques-interculturels.com/analyses/peugeot-contraint-de-renoncer-au-marche-iranien/

      1. Et oui! C’est pourtant dommage! Toutes ces voitures que les Iranien auraient achetés à PSA / GM (7%) auraient un peu équilibré la balance du commerce extérieur US et FR!
        Par contre le pétrole Iranien, pour faire le plein, chez l’oncle SAM, on veut bien!
        Les US doivent imaginer qu’une armée de 308cc peut rivaliser avec un char Mashall ;)

      2. Pas du tout, ces voitures vendues en kit et assemblées sur places représentaient un chiffre d’affaires très faible, et n’étaient pas comptées dans les environ 3 millions de voitures vendues par an par PSA.
        PSA n’avait aucune raison de renoncer à 22% de ses ventes pour recu

    1. Le rapport? Je consomme donc je ne m’autorise aucune analyse? Votre argument est invalide: on a 8000 gusses qui vont en bouffer pour retrouver un emploi, et un nabab qui spécule. Qui faut-il « essayer de comprendre » en priorité?

  5. Un article qui ne manque pas de sel quand on sait que Le VRAI, le SEUL Peugeot fabrique en fait des moulins à poivre (les meilleurs du monde car ils sont français, Monsieur – http://j.mp/Nw8rPb). Les activités que vous citez ne sont que couvertures pour masquer les formidables profits réalisés dans la fourniture d’appareil à moudre.

  6. Ah tiens, ça c’est déjà plus pertinent que l’article sur l’ARCEP.
    Car parler de ces grands patrons qui ne sont ni des managers (meneurs d’hommes) ni des capitaines d’industrie (développeurs, créateurs, chercheurs) mais simplement des (mauvais) gestionnaires pantouflards assurant leurs arrières à coups de parachutes dorés, ÇA C’EST BIEN DAVANTAGE du ressort d’un Reflets.

    Tant qu’on y est ce serait intéressant de creuser cette affaire d’élu ayant, fort opportunément (enfin un qui pense à l’intérêt général), réintégrer la gestion de l’eau dans sa commune au détriment de la Lyonnaise des Eaux.
    Apparemment, la Lyonnaise a engager un cabinet afin de décrédibiliser l’élu en question : http://www.marianne2.fr/Comment-une-multinationale-a-voulu-destabiliser-un-elu-du-Parti-de-gauche_a220420.html

    db

  7. bon… je vais ptet me faire taper mais tant pis. Tout ce qui chez PSA « gravite » autour de l’automobile … ne fait que graviter autour. (banque, assurance, logistique, équipements). Et oui la branche totomobile perds un fric monstre, vends à perte depuis des mois. Quand une branche va mal, il faut l’élaguer comme il se doit.
    Si PSA surnage encore c’est grâce à ces « gravitons », mais ça ne peut durer sans une activité centrale rentable… malheureusement ça va se faire dans la douleur.

    C’est sûr, ça fait mal, surtout que PSA s’y prends avec 15 ans de retard sur les autres grands licencieurs (Renault fin 90), on avait perdu l’habitude.

    Pour finir c’est assez amusant de voir les réactions politiciennes du gouvernement … qui fait mine d’exiger « un meilleur plan » … en proposant ni plus ni moins à la virgule près ce que PSA propose déjà (pas de licenciement sec, réindustrialisation du site d’Aulnay etc..).
    Au final, PSA fait (comme à son habitude depuis 1982, reconnaissons le) bien plus dans le social que n’importe quel gouvernement.

    1. Si, au lieu de créer ces « gravitons » que vous défendez, PSA s’était concentré sur son métier (faire des voitures et anticiper les évolutions de ce marché), ils auraient probablement pu faire de meilleurs choix avant (ne pas surdimenssionner des sites, nouer des partenariats, être bien plus attractifs que leurs concurrents, etc.). C’est un boulot, de faire de la veille et d’innover, mais pour ça, il vaut mieux y mettre toutes ses forces et pas aller faire mumuse en Bourse…

      1. Ou alors PSA aurait déjà coulé depuis longtemps …
        Il serait intéressant de savoir comment sont organisés les groupes qui gagnent de l’argent dans l’automobile. Là, on a une photo bien orientée qui manque « peut être » de mise en relief. Je ne pense pas que les activité « annexes » soient obligatoirement synonymes de mauvaise gestion.
        Il n’en demeure pas moins que les salariés licenciés vont vivre des moments terribles.

      2. s’ils s’étaient concentré comme vous dites sur les évolutions propres du marché, ils serait déjà dans nos mémoires, comme Saab, Rover…et n’aurait jamais pu racheter Talbot, Simca, Citroën. Ce qui avait à l’époque sauvé nombre d’emplois.

        Ces activités annexes ont permis de financer l’activité automobile, mais également toutes les autres activités sportives, comme le Football Club de Sochaux Montbelliard, le rallye…

      3. « ne pas surdimenssionner des sites », et donc ne pas sauver les emplois à l’époque.
        En effet cela leur éviterais de licencier aujourd’hui. En attendant ils ont permit à pas mal de monde de vivre pendant quelques années.
        Ce qui arrive est malheureux, mais avec -800 millions en 6 mois pour l’activité automobile s’ils ne font rien ce ne sera pas seulement 8 000 emplois qui seront supprimés mais bien plus dans toute l’Europe.
        L’article est bien renseigné, mais la compréhension économique des français fait parfois peur.

  8. Il faudrait réduire la taille de  » Les Suisses ont su construire un très beau pays autour de leurs hôtels ».
    On a tendance à penser que c’est un nouvel article alors que c’est toujours le même.
    Bel exercice qui gratte au delà des analyses mainstream des grandes chaines nationales.

  9. Billet en plein contexte tendu entre les dirigeants de PSA, l’état et les milliers de salariés de la firme.
    Il est bien plus rentable pour une société de faire de la finance plutôt que de la production.
    Ce virage est le signe des crises économiques qui perturbent le système financier mondial.

    Moins risqués sur le papier, bien plus rémunérateur, les entreprises sont devenues des banques ambulantes et passent plus de temps à optimiser leur avoirs qu’à lancer des programmes de recherche et développement.
    Il n’y a pas à s’étonner que les dépôts de brevets stagnent, et la compétitivité s’effondre.

    Par contre, en finance, les groupes du CAC 40 sont vraiment très bons.

    Ajustement des coûts par la baisse de la masse salariale: structure typique d’une entreprise qui manœuvre par le bas et est incapable de facturer ses produits devenus obsolètes.

  10. Est ce que l’on sait quelle est la marge de manœuvre possible pour PSA d’utiliser les bénéfices générés par ces sociétés annexes pour les injecter dans un plan d’investissement sur l’activité automobile. Parce que si la loi ne les autorises pas à utiliser cette argent, ils peuvent faire autant de bénéf qu’ils veulent, derrière la filaire automobile etant largement déficitaire ils sont obligés de couper dedans.

    Autre point, s’ils ont latitude à utiliser cette argent, est ce qu’ils ne l’ont réellement pas fait? Rien ne dit en fait que la situation actuelle ne serait pas encore pire si ça n’avait pas été fait.

    Je trouve qu’on tire à boulet rouge sur PSA, mais je trouve bizarre qu’on n’imagine pas que les partons de PSA n’ont pas fait ce qu’ils pensaient bon pour être rentable, mais qu’ils se sont simplement planté dans leur stratégie. Et encore pour dire cela, il faudrait me montrer une entreprise auto Française qui elle tire son chapeau du jeu avec la bonne strategie, ce qui ne semble pas être le cas.

  11. génial!

    Mais il manque que le groupe, suite à un accord avec General Motors, suit l’embargo sur l’Iran. Et ce pas plus tard que cette année

    L’iran, c’est le 2 eme marché, soit 420 000 bagnoles…

    @skouat, c’est sur c’est facile après ça que le marché se casse la gueules et augmenter la plus value sur les secteurs qui ne rapportent moins que 26%….

  12. En même temps, PSA emploie environ 200 000 personnes en France. Sans compter les emplois indirects. Au nom de quelle idéologie tordue une entreprise industrielle française serait-elle interdite de se diversifier dans la banque et la finance ? Faut-il réserver l’argent aux Saoudiens ou aux Anglais ? En même temps, PSA garde son siège social en France, alors qu’il serait tellement plus facile de le déplacer ailleurs. En même temps, PSA garde un plus grand pourcentage de sa production en France que Renault, par exemple, qui gave le marché intérieur avec du low-cost fabriqué dans des pays à main d’œuvre pas chère. Est-ce un exemple à suivre ? En même temps, un groupe doit-il systématiquement combler les pertes d’une filiale avec les gains d’une autre ? Est-ce de la bonne gestion ? En même temps, combien de temps faudra-t-il avant de s’interroger gravement sur le fait qu’une partie de ce ceux qui font la richesse de ce pays s’exilent fiscalement ? Au-delà de l’idéologie à court terme, je veux dire. Qui crée de la richesse ? Ceux qui lèvent des impôts, ou ceux qui créent la valeur ajoutée qui permet de lever des impôts dessus ? En même temps, l’automobile reste avec plus de 70% du CA l’activité principale de PSA. De plus comme le rappelle Wikipédia : « La langue de travail de PSA est le français, contrairement à de nombreuses multinationales françaises comme Alcatel-Lucent ou Renault. Dans les filiales à l’étranger, c’est la langue locale qui est employée, à l’exception du personnel en lien avec la maison mère qui travaille en français. Ainsi, lorsque le groupe s’est implanté en Slovaquie, il a dispensé des cours de français à ses cadres locaux. » Je trouve votre article intéressant, là n’est pas la question, mais dans le monde dans lequel nous vivons, que ferons-nous si nous perdons des groupes comme PSA ?

    1. (et même dans l’ex usine anglaise, la langue imposée était le français).
      Je plussoie : PSA n’est ptet pas un saint et va faire du mal à un paquet d’employés … mais ils sont loin d’être « les pire », bien au contraire. Son plan « social » n’a pas de « social » que le mot.

      Vaut-il mieux qu’il se laisse racheter par un géant états-unien … je ne pense pas.

          1. C’est ridicule comme seuil … c’est le niveau « à peine capable de lire un texte en anglais » d’un test par ailleurs grand public.
            même ma fac de province exigeait 800 … et en droit s’il vous plait, pour rechercher un boulot technique, c’est vraiment un minimum minimal…
            Le jour ou il exigerons un Score >à 3/4 au TOEFEL, ce sera un vrais filtre à l’embauche, 750 au TOEIC, ça tiens de l’épreuve de lecture du programme télé à la JAPD.

          2. Mad, le TOEFL est un test d’anglais académique, en gros il sert à voir si vous êtes capable de ne pas mourir de faim dans un pays anglophone. Le TOEIC est par contre tourné vers le milieu professionnel donc forcément un peu plus complexe et pour votre information, une note de 750 représente un peu plus des 3/4 de la note maximale qui est 990.

          3. Vince,amha :
            Le TOEIC est un gadget destiné à vérifier un niveau de compréhension orale basique et quelques connaissance en grammaire. Le niveau d’anglais réel n’est jamais vérifié.
            Le TOEFEL vérifie que vous êtes capable de comprendre un cour en anglais, et de vous exprimer dans cette langue (test sérieux à l’écrit, compréhension ET expression).
            Je persiste.
            Si vous n’êtes pas capable d’obtenir plus de 750 au TOEICavec un minimum de préparation (un test blanc pour prendre le rythme du test) c’est que vous avez un sacré problème avec les QCM.

          4. Mad
            Le TOEFL ( il n’y a qu’un E ) est un test d’anglais académique demandé par les universités anglo saxonnes pour vérifier si vous êtes capable de suivre un cours. Le TOEIC est un test d’anglais professionnel pour voir si vous êtes capable de participer à des réunions. Pas vraiment la même chose

            Puisqu’apparemment, vous avez passé le si difficile TOEFL, vous allez pouvoir donner votre note.

          5. Je n’ai pas passé le TOEFL (250 euros le test, merci, mais à moins qu’on me le paye ce sera non) mais j’ai passé le TOEIC (score 990/990 en 2010, je vous envoie la photo du certif si ça vous amuse).
            étant connu pour parler anglais comme une vache espagnole, je m’estime autorisé à dire que le TOEIC, c’est moins un test d’anglais que de concentration.

          6. On s’éloigne un peu, mais je confirme : Toeic = concentration + un peu de vocabulaire bachoté (800pt pour ma part). Rien a voir avec le Toefl, qui me fait flipper rien qu’à lire les exemples, moi qui n’ai jamais eu à survivre à Londres.

            Dans un axe plus équilibré, regardez du côté du bulats, avec un test écrit numérique et progressif (donc plus précis sur vos capacités), et une épreuve oral avec un être humain en face.

    2. « Au nom de quelle idéologie tordue une entreprise industrielle française serait-elle interdite de se diversifier dans la banque et la finance ? »

      Au nom de quelle lecture tordue tu as compris que je reprochais à PSA d’avoir une banque?
      Ce que je reproche c’est la capitalisation et la financiarisation des bénéfices tirés de l’automobile, dans le but ensuite de virer des gens de cette même branche.

      « En même temps, PSA garde son siège social en France, alors qu’il serait tellement plus facile de le déplacer ailleurs. »

      En même temps la famille à quand même foutu 4.4 milliard en suisse…. Regarde ce que ça représente au niveau d’un budget comme la france…

      « Qui crée de la richesse ? Ceux qui lèvent des impôts, ou ceux qui créent la valeur ajoutée qui permet de lever des impôts dessus ? »

      Ceux qui créent la richesse, c’est ceux qui transforme la matière, ceux qui transforme la matière c’est les ouvriers, c’est les prolo! Ceux qui ponctionne la plus value pour la mettre en suisse : c’est les patrons. Ceux qui lèvent l’impôt, c’est l’état, l’état c’est nous, le peuple, en majorité des prolo…
      Tu vois pas un problèmes dans l’équation là???

      « que ferons-nous si nous perdons des groupes comme PSA ? »

      On perd rien!! C’est les mecs rémunéré en puissance de 10 base smic qui nous arrache nos richesses (autant en terme d’emploi ou de salaires socialisé) qu’il faut dégager!

      1. Votre raisonnement est simpliste. Si une branche perd de l’argent et que vous utilisez l’argent d’une autre branche pour en combler les trous au lieu de réformer cette branche, vous prends le risques de devoir mettre tout le monde à la porte.

        Plus haut vous avez dit:

        « Et oui c’est facile de virer les ouvriers qui branlent rien, alors que le jeux en bourse (ne correspondant en rien!) est bien plus rémunérateur. »

        Je pense que vous ignorez la raison d’être des banques de constructeurs. Leur activité est de financer les voitures pour pouvoir en vendre plus; elles ne font que du crédit à la consommation pour les acheteurs de véhicules, et du crédit de stock pour les concessionnaires automobiles. Rien à voir avec du « jeu de bourse ».
        La seule raison de la présence des banques de constructeur sur les marchés financiers est leur besoin de fonds de roulement. Elles vont « louer de l’argent », ou chercher des prêts sur le marché interbancaire.

        Que la famille Peugeot mette son argent en Suisse n’est pas une grande surprise… Tellement de français fortunés, dont une bonne partie de l’équipe de France de Tennis, des chanteurs, etc… sont en Suisse qu’il est difficile d’en faire le compte. Mais la liberté a un prix…

        Après si vous avez une solution pour garder autant de personne en faisant des voitures, et les vendre à un prix compétitif par rapport à des voitures asiatiques ou la main d’œuvre est ridiculement chère je vous invite à créer une société dans laquelle j’aimerais bien travailler.

        Et si vous pensez que les dirigeants d’entreprise sont surpayés pourquoi ne pas prendre leur place? Il suffit de suivre une formation à priori… Je ne suis pas spécialement favorable aux salaires exorbitants mais faire leur travail ne s’apparente pas spécialement à diriger une petite PME. Il est très difficile de trouver des gens compétents au plus haut niveau, et c’est quand même sur eux que repose l’avenir du reste des membres du groupe. Donc plutôt que d’employer n’importe qui en le payant au smic je préfère un dirigeant de société payé très cher mais qui fait ce qu’il y a à faire.
        Comme ils le font avec ce plan de licenciement.

        Je comprends aussi un peu votre indignation mais il me semble qu’elle est plus basée sur une incompréhension de la teneur du problème plus que sur un motif légitime.

        Cordialement,

        1. Je pense que vu le niveau des banques associés à la banque du groupe PSA, il y a de quoi douter sur oui ou non la banque boursicote…

          Le siège de l’assurance lève le doute de manière évidente : les paradis fiscaux ne sont qu’un chapeau magique (par ici les bénéfs!) dont il ne ressort rien…

          Prêter de l’argent rapporte, donc augmentation de la marge brute directement sur le compte des acheteurs, et ceci sans aucune création de richesse matérielle. 0 risques, total bénéf.

          ça fait 2 arguments de plus à l’hypothèse que j’ai évoqué précédemment.

          La famille peugeot gagne de l’argent en france, donc sur le dos des français, de quel droit défiscalise-t-elle en suisse? C’est de l’argent, de la richesse crée par la société française en général mais qui n’est absolument pas socialisé (cad capté en impôt et distribué vers les hôpitaux, les routes, les administrations,etc…)

          Quand à une société dite compétitive, c’est bien là le problème. On ne parle que de COMPETITIVITé!! On mais est on obligés de s’écraser les uns les autres??C’est une fatalité?
          Dans tous les cas, et on le voit bien avec cette crise, le système n’étant qu’une immense table ou finalement la boucle est bouclée. Pour que le système marche votre voisin de droite doit plus vous écraser que vous avez écrasé votre voisin de gauche. (sans images politique)

          La société que je créerais s’appellerait une coopérative, elle trouverais son cadre légal et fiscal dans le socialisme. J’ai rien inventé, c’est écris depuis la fin du 19eme siècle, notamment par quelques penseurs barbus. Quant voitures issue du travail d’esclave chinois, et bien qu’elle reste bien gentillement chez elle v: taxes contre l’exploitation humaine (un genre de commerce équitable global mais pas que pour les bobos!)

          La question des dirigeants. Il faut plus que faire des études pour être à leur place, descendez de votre nuage… Il faut 11 000€ de frais de scolarité + appart en région parisienne+ etc, donc à fortiori des parents également dirigeants d’une grande société. ça s’appelle l’oligarchie.
          http://www.hec.fr/Grande-Ecole/Financement/Frais-de-Scolarite/

          Il se trouve qu’il est effectivement très difficile de trouver des gens qui décide de mettre d’autres gens dans la misère (qui d’ailleurs n’ont que la malchance d’être né prolétaire) et ce pour une rondelette somme.(joke!) -Eux même pourront alors assurer leur descendance d’une formation décente, vous noterez?- Non, non je le les plains pas. Je plains les mecs à la chaîne à qui on augmente les cadences, les femmes qui enchaînent les contrats précaires, les intérims d’amazon. Ceux qui pètent dans la soie, ceux là, qui se noient dans leur merde assurément.

          L’avenir du groupe dépend des producteurs primordialement, même si nombres d’improducteurs (au sens strict du terme, sans aucune appréciation morale) sont également important c’est évident. Pourquoi?
          Si les patrons s’en vont, les mecs pourront toujours faire tourner les machines, cf les montres LIP, les milliers de coopérative viticole, ne serait-ce qu’en france. En revanche si les ouvriers s’arrêtent de produire, là les patrons ne pourront plus se payer leur séjours à malte.

          « faire ce qu’on à faire » ça n’existe, pas, il n’existe aucune solution fataliste imposé par quelque situation. Il n’y a que des choix et la capacité de faire le bon.

          La teneur du problème est tout autre que celle de la compétitivité, du nombre de ventes ou encore je ne sais quelle tournure ou moyen de lobotomie… Elle réside uniquement, comme le disait Mde Patrisot la semaine dernière lors d’une conférence dite sociale de : « réduire le coût du travail ».

          Or le travail est la seule marchandise qui crée de la richesse, comment justifier sa réduction si ce n’est que pour augmenter les profits?

          Cordialement

          Décidement cet article ouvre le débat!

          1. « vu le niveau des banques associés à la banque du groupe PSA, il y a de quoi douter sur oui ou non la banque boursicote… »

            Ce raisonnement est ridicule et semblable au raisonnement suivant: « Leader Price est associé à la société générale pour ses paiements par Carte, donc Leader Price fait de la spéculation sur les valeurs alimentaires ». Et je parle en connaissance de cause.

            « Prêter de l’argent rapporte, donc augmentation de la marge brute directement sur le compte des acheteurs, et ceci sans aucune création de richesse matérielle. 0 risques, total bénéf. »

            Vous avez un problème avec le fait de gagner de l’argent? oui prêter de l’argent rapporte. Mais vous savez qu’aller au cinéma ne génère aucune création de richesse matérielle? Avoir un compte en banque non plus? Pourtant cela vous gène moins…? 0 risques? eh bien prêtez donc de l’argent… et si vous prenez les acheteurs pour des clients incapables de comparer une offre de crédit d’une banque de constructeur avec une offre de crédit d’une banque normale je ne sais pas ou vous vivez…

            « ça fait 2 arguments de plus à l’hypothèse que j’ai évoqué précédemment. »

            Celle ou les gens qui gagnent de l’argent sont méchants et ou on devrait tous être travailleurs à la chaîne?

            « La famille peugeot gagne de l’argent en france, donc sur le dos des français, de quel droit défiscalise-t-elle en suisse? »

            C’est son droit. Point. Comme vous pouvez demain déménager aux iles kerguelen ils ont le droit d’être en suisse. Je ne dis pas que je cautionne, mais c’est leur droit. Tout comme les 2/3 de l’équipe de France de Tennis, et nombre de chanteurs bien Français… (mais bon, c’est vrai qu’ils ne créent pas de richesse matérielle… sic.)

            « On ne parle que de COMPETITIVITé!! On mais est on obligés de s’écraser les uns les autres?? »

            Sur une échelle des 1 à 5 sur deux produits identiques, quelle est l’importance du prix? Pas idéologiquement hein, dans la pratique? 80% des consommateurs achètent « le moins cher » donc OUI il faut être compétitif. Il n’est pas nécessaire de s’écraser les uns les autres, mais encore une fois qui est prêt laisser son voisin ramasser un billet de 50€ qu’il a vu en premier?.. personne…

            « La société que je créerais s’appellerait une coopérative, elle trouverais son cadre légal et fiscal dans le socialisme. »

            Les coopératives sont un système qui marche au niveau agricole mais qui atteignent vite leur limite de principe pour des grandes organisations. Dans les 5 plus grandes coopératives françaises il y a 3 (grosses) banques… alors laissez moi rire!! Entre ça et le début de votre tirade il y a un décalage assez cocasse.

            « Quant voitures issue du travail d’esclave chinois »

            intéressante opinion. Je ne sais pas si vous êtes familier avec la notion de « coût de la vie ». Sans être des esclaves, il existe des pays ou la main d’œuvre est moins chère qu’en France. Comme quoi on s’habitue vite à son petit confort, tout ouvrier qu’on soit.

            « Il faut 11 000€ de frais de scolarité + appart en région parisienne+ etc, donc à fortiori des parents également dirigeants d’une grande société. ça s’appelle l’oligarchie.
            http://www.hec.fr/Grande-Ecole/Financement/Frais-de-Scolarite/ »

            Tiens, vous n’avez pas cliqué sur « aide au financement »? pourtant il y a une myriade de bourses / possibilités de prêts. Je ne pense pas que beaucoup de gens voulant rentrer à HEC le font par manque de financement. Il est en plus, comme pour toutes les écoles / universités possible de se loger dans l’école ou dans des résidences universitaires. Redescendez de votre nuage, HEC n’est pas beverly hills.

            « Il se trouve qu’il est effectivement très difficile de trouver des gens qui décide de mettre d’autres gens dans la misère »

            Assez facile de critiquer quand on vient de se dédouaner de ne pas pouvoir faire les études, alors que ça n’est qu’un manque de motivation / capacités.
            On ne vous entend encenser personne quand ces mêmes « exploiteurs » demandent à être plus taxés… (http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20110823.OBS8954/exclusif-l-appel-de-tres-riches-francais-taxez-nous.html)

            « (qui d’ailleurs n’ont que la malchance d’être né prolétaire) »

            20% ne me semble pas être une quantitée négligeable. C’est pourtant le pourcentage d’étudiants boursiers à HEC. Cela ne compte pas ceux qui n’ont pas eu de bourse et qui doivent faire un emprunt…

            « L’avenir du groupe dépend des producteurs primordialement »

            Vous n’avez jamais été aussi loin de la vérité. Si c’était « vrai » il y a 100 ans c’est totalement faux aujourd’hui! Trop d’entreprise ayant un produit technologiquement et qualitativement supérieur aux autres ont fait faillite pour qu’on puisse dire ça.

            « « faire ce qu’on à faire » ça n’existe, pas, il n’existe aucune solution fataliste imposé par quelque situation. Il n’y a que des choix et la capacité de faire le bon. »

            Donc le bon choix de peugeot est ici, au lieu d’essayer de reclasser des ouvriers, de les employer à ne rien faire puisque la production a tellement chuté qu’ils sont au chômage technique, sans leur ouvrir d’avenir, et en les préparant à être mis à la porte avec tous leurs collègues quand le groupe fera faillite pour n’avoir su s’adapter à la période qui vient?….

            « Or le travail est la seule marchandise qui crée de la richesse, comment justifier sa réduction si ce n’est que pour augmenter les profits? »

            Vous devez être fâché avec les études pour avoir des arguments de la sorte. Si le fait de faire travailler les gens produisait de la richesse, il suffirait d’embaucher tout le mon de pour devenir riche! Si Peugeot produit cette année 20% de voitures que l’année dernière parce que les gens en achètent moins, doit-il continuer à payer des gens à rien faire sous prétexte qu’il fait encore des bénéfices?… Je ne sais pas si vous avez une conscience économique, mais vous rendez-vous compte de ce que cela veut dire?

            Désolé si je m’emporte parfois, je n’en veux pas moins rester aimable.

            Cordialement,

          2. Excuse moi, monsieur Varin est un X Mines, il te suffit donc de faire une prepa en province (pas de frais de scolarité et tu peux même rester vivre chez papa et maman). Ensuite tu travailles dur et une fois à polytechnique (si tu es boursier, le concours est offert) tu n’as de nouveau rien à débourser: tu seras même payé! Que demande le peuple? Ensuite tu pourras faire ton école d’application aux Mines de Paris, c’est gratuit! Bref… ;-)

          3. Sauf que Philippe Varin est le fils d’un ouvrier d’une maison de Champagne, pas vraiment un fils de notable.

          4. C’est vrai que l’accès aux grandes écoles n’est qu’une question de capacités/motivation et pas du tout de déterminisme social, comme on peut le voir par ex. dans le tableau ici :
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Sociologie_des_grandes_%C3%A9coles

            Feignasses de fils d’ouvrier, sortez-vous les doigts du c.. et si vous le voulez très très fort, vous pourrez tous devenir des Philippe Varin. si vous échouez, ce sera uniquement de votre faute, car notre système éducatif français est très égalitaire :

            http://www.oecd.org/dataoecd/33/5/46624382.pdf

            http://www.leparisien.fr/societe/education-l-ocde-met-la-france-en-garde-12-09-2011-1604466.php
            extrait :
            http://www.leparisien.fr/societe/education-l-ocde-met-la-france-en-garde-12-09-2011-1604466.php

          5. La « reproduction sociale » dans les grandes écoles est manifeste, mais l’écart avec d’autres pays dans les tests PISA ne vient pas de là, car il ne font pas vraiment mieux que la France pour les écoles les plus sélectives. C’est vrai qu’à l’X les fils d’ouvrier comme Varin font plus figure de cache-sexe qu’autre chose par rapport au fait que la majorité des intégrés viennent de famille où l’on compte déjà plusieurs X, pour autant le passe-droit qui a permis à Bush Jr d’entrer à Yale reste difficile à imaginer en France.

            Le problème spécifique de la France est que la sélection sociale s’exerce aussi extrêmement fort dans l’enseignement « de masse » type collèges/lycées, et c’est ça qui nous fait dégringoler dans PISA !

        2. « Si une branche perd de l’argent et que vous utilisez l’argent d’une autre branche pour en combler les trous au lieu de réformer cette branche, vous prends le risques de devoir mettre tout le monde à la porte.  »

          Vous êtes conseiller en optimisation fiscale pour Total ? ;-)

    3. Superbe commentaire
      (précision : la famille Peugeot est une discrète famille de luthériens hèlvètes depuis le XVème siècle..et 2 siècles(1870)n’ont pas suffi aux Francais, ni journalistes ni autres, pour retenir cette simple information. Celà en dit long sur nos minables facultés d’adaptation. Nuls en histoire, on oubliera donc aussi que la famille Peugeot a inventé les coopératives alimentaires, l’Hôpital CMU,la Sécu,les pensions pour les veuves et handicapés et le sponsoring football, notamment! Côté chiffres vous avez raison PSA a maintenu 45 % de sa production en France contre 23% seulement pour Renault, cocorico! Mais en France on n’est pas plus féru de mathématiques que d’histoire. Pourtant il semble important de rappeler que cette famille n’a que 30% du capital Au diable, les 70% décisionnels donc! Soyons fous, soyons français!
      Je vais pourtant tenter de parler chiffres :8000 emplois à 2.500 euros nets par mois environ…+ taxes diverses = 5000 euros X 8000 = 40 Millions d’euros par mois donc 480 M par an…sachant qu’il y a 28 M d’actifs en France, en augmentant légèrement la CSG on obtient aisément les 480 M nécessaires pour sauver les 8000 emplois PSA…car 17x28M= 17 euros chacun et par an suffisent à sauver 8000 emplois! Est on prêt à cela? Ce n’est pas les syndicats qui tiendront ce raisonnement, c’est incompatible avec leur fond de commerce. Il sont un peu comme les Banques finalement, et tirent quelques avantages de nos malheurs..Ne pourraient’ils pas enfin devenir plus matures en expliquant un peu plus objectivement les choses, au lieu de faire de l’information spectacle à la manière des journalistes, qui eux ont pour excuses d’être des commerçants. Par expl,on pourrait apprendre qu’une restructuration peut sauver une industrie,comme elle sauve un ménage surendetté…que Michelin, grâce à une restructuration,a pu sauver l’usine et créer 6000 emplois depuis 99? Cette réussite est passée totalement sous silence, comme si journalistes et syndicats considéraient qu’on est juste bon à rester définitivement ignares et râleurs!

  13. Article très intéressant, j’aime cet état des lieux complet et argumenté.

    Par contre :

    « ne sera heureusement impacté »

    Le verbe « impacter », dans le contexte présent, n’existe toujours pas en langue française sauf dans le domaine médical (et n’est pas reconnu par l’Académie) et ne le sera certainement jamais.

    http://www.academie-francaise.fr/langue/dire_nepasdire/dire1.html

    Le substantif Impact, désignant le choc d’un projectile contre un corps, ou la trace, le trou qu’il laisse, ne peut s’employer figurément que pour évoquer un effet d’une grande violence. On ne saurait en faire un simple équivalent de « conséquence », « résultat » ou « influence ».
    C’est à tort qu’on a, en s’inspirant de l’anglais, créé la forme verbale Impacter pour dire « avoir des conséquences, des effets, de l’influence sur quelque chose ».

    La seule définition connue est : Solidariser avec force deux organes anatomiques ou un organe et un matériel, de façon que leur pénétration soit solide et résistante.

    Pas bien

    Dans tous les cas, vivement le prochain article !

    1. « C’est à tort qu’on a, en s’inspirant de l’anglais[…] »

      Pourquoi à tort ? Le français est-il une langue condamnée à ne pas évoluer ?
      Je considère pour ma part que vu sa fréquence d’utilisation, le verbe impacter existe déjà, je pense qu’il fera son entrée dans les dictionnaires, et que l’académie française soit d’accord ou pas n’y change vraiment rien…

  14. Ping : Jali
  15. Renault aussi a une banque (comme VW ou BMW en Allemagne)
    Ils utilisent celle ci je suppose comme Renault ou VW, pour faire du credit auto (ce qui aide pour vendre des voitures reconnaissons le)
    De meme Gefco, c est le transport des voitures

    Faurecia c est un peu plus compliqué. Cet equipementier etait une partie de PSA (ecia) qui a ete fusionne avec un autre equipementier (Faure). L idee initiale etait de rendre la societe independante de PSA afin qu elle puisse travailler avec d autres constructeur et aussi au niveau financier que PSa devienne un « pure player »
    C est pas specifique a PSA. Visteon est la meme chose pour Ford par ex. GM a aussi sa societe d equipementier
    Dans le cas de Faurecia, il y eut un moment au PSA a ete oblige de venir au secours de son ex filiale, qui etait au bord de la faillite (a force de tirer les prix vers le bas pour les sous traitants, c est des choses qui arrive). C est pas par bonte de coeur mais simplement il se sont rendu compte que sans celle ci, PSA ne pouvait plus fabriquer de voiture

    Bref PSA ce ne sont pas des enfants de coeur, mais l article est quand meme vraiment a charge. Ce qu ils font (banque, filiale autour de l automobile), c est ce que font aussi les autres constructeurs

    1. Et ?
      parce les autres font n’importe quoi, PSA devrait faire pareil ? Et la jolie charge de Varin contre le coût du travail en France (fausses affirmations par exemple démontées par de nombreux papiers) et l’article remis en perspective, tu ne sens pas une odeur de vaseline ?

  16. Mouaif, tout ça est facilement trouvable, c’est dans le rapport annuel, chaque année, et même sur le site du groupe. Beau « travail d’enquête ».
    Ce qui n’est pas dit dans l’article, c’est qu’ils ont une « banque » dont la seule activité est de faire du prêt auto (étrange). Ils ont une société d’assurance, dont la seule activité est de faire de l’assurance auto (surprise). Ils ont une société de transport, parce qu’il faut bien acheminer les pièces et les véhicules (merveille!). Ils ont un équipementier, parce qu’ils fabriquaient eux-mêmes une partie de leurs pièces et ont dû un jour racheter un de leurs fournisseurs pour l’empêcher de faire faillite (ça arrive plus souvent qu’on ne croit dans ce secteur). Ils sont aussi trop petits pour rentabiliser la R&D, et ils ne savent pas faire de grosses voitures de luxe qui feraient de bonnes marges malgré la crise. Enfin, tout comme Renault, ils touchent des crédits de l’État (=nos impôts) pour payer des ouvriers à rester chez eux, ce qui commence même à gêner leurs propres syndicalistes. C’est marrant, ça, c’est pas dit dans cet article.
    La vérité est ailleurs, comme dirait l’autre.

  17. Heureux de trouver un tel article il serait donc utile de donner plus de visibilité à celui-ci (je découvre votre site du coup) puisqu’il donne certains jalons et clés sur l’organisation de la dépendence des peuples envers les oligarques.
    http://www.pierrederuelle.com/de-obsolescence-du-systeme-politique/
    On pouvait retrouver et recouper l’info sur l’origine et les finalités de la création de la FED ici aussi
    http://philum.info/61597
    http://liesidotorg.wordpress.com/2011/12/30/la-creation-et-le-controle-de-la-banque-centrale-americaine/

    Compte tenu de la qualité de vos écrits et de votre large palette d’intérêts, vous intéressez-vous à la géopolitique, géostratégie, etc. ?
    car malheureusement les articles de reflets ne diffèrent pas de la propagande médiatique de l’OTAN dès qu’il s’agit de ces domaines.

    De nombreux articles et traductions mondiales, qui tranchent avec ceux de nos industries médiatiques qui sont toutes détenues par la Finance, marchands d’armes, ou réseaux oligarchiques liés, sont repris sur quelques sites comme celui-ci
    http://philum.info/module/All

  18. Reste que pour vendre du crédit aux consommateurs et faire du crédit aux concessionnaires ou agents faut commencer par avoir et par vendre des voitures…

    Parce que le pékin moyen autre que l’auteur du billet avait entendu parler de Peugeot comme fabricant de moulin à poivre ou de vélos, alors il lui viendra l’idée de prendre un crédit chez Riester (ou c’est la même famille UMP que mon concessionnaire) que lors de l’achat d’un moulin à poivre.

    Alors d’un côté faire des voitures chères et pas low-cost « Made in Roumanie » pour que le prix ait le sens de l’humour ça incite à caser du crédit, mais de l’autre les virés achètent moins de voitures ou se disent qu’avec leurs royales indemnités « on va quand même pas dépenser si peu » et paf ils se mettent au Golf pendant leurs nouveaux loisirs partent en Crosa avec leur nouvelle copine Mercedes.

    Donc faut rameuter du monde dans les magasins qui vendent des moulins à poivre et pour ça faut faire croire aux gens qu’ils viennent se faire plaisir là, pas qu’ils vont contribuer au cash-flow et au ratio de Bâle III de l’entreprise, c’est pour ça qu’il faut des gens super payés parce qu’ils ont pas un métier facile et qu’il faut en virer 8000 qui eux ont un métier trop facile à penser qu’à rembourser leur crédit et à faire leurs 35 heures.

  19. Pour ce qui concerne le salaire des dirigeants, il me semble qu’il est décidé par le conseil d’administration. Lequel conseil d’administration est composé d’autres personnes trop payées ou riches, et qui ne se représente même pas la différence entre gagner 1000 euros par mois ou 2000 euros par mois. Le salaire, pour ces dirigeants, s’apparente à une sorte de note, complètement détaché de la réalité. Pourtant, cette note est bien réelle et, une fois redistribuée changerait bien des vies.
    Et pour ce qui est de prendre la place des dirigeants surpayés, je veux bien, mais il n’y aucune chance qu’on me la donne jamais : il faut d’abord passer par tout un tas de filtres (et démontrer qu’on est bien docile)

        1. Certes, et qui définit les critères de « compétence » ? Il me semble bien évident que ceux qui arrivent à ce genre de poste ont bien accepté les règles du jeu. Je doute que quelqu’un qui arrive, et qui dirait par exemple : « moi je ne veux pas gagner plus de 5 fois le salaire minimum de la boite », ou encore « l’automobile entre dans la problématique globale du transport et ne peux se concevoir sans une réflexion intégrée avec les transports en commun à toute échelle ; la meilleur chose est donc de nationaliser PSA » ait la moindre chance d’être sélectionné. Je prends ces deux exemples, un peu extrême, mais même sur des choses plus petites, je pense qu’il faut a minima se voir reconnu la « compétence » de pouvoir se détacher de l’aspect humain, comme le sort des ouvriers par exemple.

  20. Critique (qui n’est pas de ma plume) formulée ailleurs concernant cet article:
    « Léger comme article, faurecia par exemple n’appartient qu’à 57% à peugeot, faurecia a perdu 1.244 milliard d’euro de 2007 à 2009, l’auteur oublie de le préciser ,et travaille pour tous les grands constructeurs y compris WOLKSWAGEN, avec 84.000 salariés partout dans le monde.
    PSA finance lève des capitaux 600 millions pour financer la vente des voitures peugeot, ou est le problème ? PSA banque finance 30% des véhicules. le résultat après impôt est de 354 ME et pas de 507 ME qui est un solde intermédiaire, l’auteur a juste oublié que cette boîte paie 180 ME d’impôts sur les bénéfices. Le reste est à l’avenant. »

    Réponses ?

  21. « Mais n’ayons pas d’inquiétude, aucun de ces salariés hyper-compétents ne sera heureusement impacté par le nettoyage qui va être fait. »

    Je vous trouve bien optimiste !
    Je suis persuadé qu’ils vont être impactés. Peut être même vont-ils recevoir – à leur corps défendant – une jolie prime…

  22. Ben moi ça me dégoutte de lire ça
    Juste des liens vers une info pondue par d’autres
    Juste un moyen de profiter d’une caisse de résonance
    Pas d’interrogation sur le fond des choses
    La SNCF fait du blé sur les TGV et perd des sousous sur les TER, pourquoi diable une boite comme peugeot ne pourrait-elle pas avoir des filiales plus prospères que d’autres.
    Pourquoi est ce qu’EADS est de droit néerlandais ? il fait aussi beau dans les frises qu’à Malte
    Est ce que ça vous gènes de prendre des paris sur des sites internet offshore ?
    Moi ce qui me gène c’est qu’un boite qui a manifestemment fait son possible pour garder sa prod en France (pas comme la régie hein !) et qui était le premier émetteur de brevet en 2011 (il me semble) soit l’objet de railleries à ce point
    Peugeot c’est (je ne parle pas que de PSA) :
    – de jolis moulins made in france (déjà dit)
    – de l’outillage et de superbe ciseaux à bois de même provenance
    – des scooters encore faits en france (pas tous)
    – des bagnoles, des moteurs
    – des camions bleus
    Et on voudrait les faire passer pour des bras cassés (on entend parle d’erreurs stratégiques ?), des menteurs
    A preuve du contraire il me semble que PSA n’a jamais rechigné à remplumer ses effectifs quand tout va mieux, y compris en France.
    Dans ce pays, c’est sûr on n’est pas chauvin, ah non.
    Tout ce qui brille n’est pas or et tout ce qui est français n’est pas de la merde.
    Il faut être fier, fier de ce qu’on est capable de faire
    Et à preuve du contraire PSA n’est pas une bande de looser qui ne sait faire que des Nano
    Ils ont tjs innové, parfois avec un peu trop d’avance (FAP / Electrique / Start and Stop) essuyer certains platre. Ils sont restés trop dépendant à l’Europe malheureusement, mais ça change vite (et il faut bien)

    Regardez en sport méca… ces pauvres nullard de français ?
    Rallye ? c’est quoi la référence?
    F1 ? c’est quoi la référence
    Endurance jusqu’à cette année ? c’est qui les seuls à avoir réussi à battre Audi ?
    Fier, il faut l’être
    Respectueux du travail des autres aussi

    A bon entendeur

  23. Merci pour l’article, qui est drôle, informatif, et qui remet les choses en perspective.

    Ce qui est moins drôle, et serait tragique si les arguments n’étaient pas aussi ineptes, ce sont les raclures de bidet qui viennent défendre PSA sous divers prétexte.

    PSA est blindé de thunes, ils licencient des gens qui ont travaillé comme des chiens, (on aimerait voir nos amis commentateurs copains du patronat dans les usines, payé au smic), pendant des années pour eux, par incompétence, incapacité à prévoir et surtout appât du gain.

    Je ne souhaite donc qu’une chose à ces bisounours/fanboy PSA: de vite se retrouver au chômage, histoire d’apprendre un peu la vie.

    1. Arrêtez d’écouter les syndicats, un smicard chez PSA, ça n’existe pas et puis les conditions de travail ne sont plus vraiment celles des Temps Modernes de Charlie Chaplin, le travail à la chaîne est chiant mais dur physiquement, faut pas non plus déconner.

      1. C’est vrai, y’a les intérim, les stagiaires, les alternances…
        Et pour ce qui est de la pénibilité du travail, ce n’est pas « déconner » que de la constater. On n’en est plus aux Temps Modernes, mais les corps continuent à souffrir, ne vous en déplaise.

        En même temps, dans une époque où l’on tente de dégager inspecteurs et médecins du travail, ce commentaire ne m’étonne même pas.

  24. Comme dit ailleurs dans des commentaires, bien que certains points soient justes, l’article est très à charge et occulte bien des choses sous un cynisme un peu léger compte tenu des circonstances.

    Je lis : PSA devrait se concentrer sur ce qu’il sait faire, la production de voiture. Oui mais voyez vous les amis, concevoir, produire et vendre une voiture ce n’est pas exactement aussi facile que de faire un site web… Ca demande du temps et beaucoup d’argent, ça demande une logistique énorme (Gefco, qui travaille principalement pour PSA), des pièces complexes (Faurecia qui était en perte et se redresse grâce notamment à la santé des concurrents de PSA, VW en tête, c’est ironique mais c’est ainsi) et un réseau de distribution (seulement un stock de voiture coûtant un peu plus cher qu’un stock de sucre, il faut des cacahouettes pour le financer et donc une banque).

    La Banque qui vous fait dresser les cheveux sur la tête est là pour vendre du crédit au particulier et aux entreprises mais également de plus en plus de services (et là, excusez moi, il y a création de richesse) tels que de l’assurance, des services de maintenance et d’assistance, de garantie, de gestion de flottes pour les entreprises, de cartes carburants… C’est également elle qui gère toutes les activités de Location Longue Durée et de Location avec Option d’Achat… Certains d’entre vous ont peut être été heureux de pouvoir prendre un pack Voiture + Assurance + Garantie + Crédit : Banque PSA Finance (BPF) est derrière cela. Quoi de choquant ?

    BPF finance également le réseau de distribution pour tout ce qui est pièces détachées et véhicules… Entre le moment où votre concessionnaire achète le véhicule à Peugeot ou Citroën et celui où il vous le revend… il peut bénéficier d’un financement.

    Forcément, le risque est maîtrisé parce que BPF connaît bien ses clients (dont une bonne partie sont des entreprises avec de grandes flottes ou des concessionnaires de son réseau) et est sur un marché hyper spécialisé qu’il connaît également bien. D’où des notations correctes. Enfin, comme toute banque, elle a besoin d’argent pour fonctionner, et se fournit donc sur les marchés et fait de la titrisation.
    Pas de boursicotage la dedans.

    Toutes les branches bénéficiaires que cet article décrit sont donc au service (et tributaires) de la production et de la vente d’automobiles… D’ailleurs, Banque PSA Finance ne finance pour l’instant que des Peugeot ou des Citroën…

    C’est donc bien de faire un travail de recherche de sources et d’analyse, mais s’il vous plaît ne vous arrêtez pas en chemin avant d’écrire. D’autant que la plupart de vos articles sont bien documentés et très agréables à lire, on y apprend plein de choses… Je suis un peu triste d’y lire quelque chose d’aussi rapidement écrit…

  25. Pierre Duruelle, Reflets, chapeau bas.
    Persiste dans ce que je pensais il y a un peu plus d’1 an: Reflets est vraiment un des très très très rare médias d’informations, qui peut avec fierté porter le nom de journalisme. Vous faites parti des derniers à pouvoir utiliser ce terme. Tout mon respect pour cette fabuleuse et éclairante analyse.

  26. Ah bin ça, merci pour cet article exquis. Rajoutez à cela qu’au niveau industriel PSA s’est coupé du marché iranien (soit la bagatelle de 200 000 véhicules par an) sous pression d’un groupe de lobby américain (appelé l’UANI) et tout ça malgré l’intervention en Iran de Michel Rocard, peu de temps après l’élection de François Hollande, mais qui n’a rien pu faire. Des sources ? Tout est ici : http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/peugeot-iran-general-motors-uani

  27. Super article. Les dirigeants sont toujours felicités par les marchés à l’annonce de plans sociaux même si les causes sont liées à une mauvaise gestion ou stratégie. Ce qui est frustrant c’est que ces dirigeants ne font que séduire les investisseurs qui nous représentent nous, les retraités US, la veuve écossaise…

  28. Il manque un gros point dans cet article très à charge, la mise en perspective des bénéfices de la partie finance et des pertes de la partie automobile car ce sont bien ces bénéfices qui permettent à la branche auto de garder la tête hors de l’eau depuis quelques années. Le problème actuellement est que les pertes deviennent trop importantes pour être comblées donc il faut malheureusement réduire ces pertes. Sans l’activité finance, Aulnay serait fermée depuis minimum 5 ans.

  29. Comme le dit Parisot « faut réduire le coût du travail » : donc pour que les travailleurs ne coûtent rien, y’a qu’à les virer.
    Notre siècle vit sa 1re « Révolution post industrielle » : les patrons n’ont plus besoin des travailleurs pour fabriquer de la richesse,
    la valeur « travail » n’a plus de valeur, la finance c’est bien plus rentable !

  30. Avant de dénigrer regardez vous ?
    Quelle voiture possédez vous ….certainement comme beaucoup qui se la ‘pète’ une AUDI …une BMW….un 4X4 …signe extérieur de richesse et de notoriété pour beaucoup.
    Alors réfléchissez vous êtes déjà a l’origine de ces
    suppressions …qd vous l’avez achetée vous êtes vous dis « c’est un emploi en moins chez PSA » NON certainement votre image d’abord!!!!!

  31. Patrons: Où est le temps des ENTREPRENEURS ?

    Cela fait bien des années que nous n’avons plus de patrons « entrepreneurs » en France ! Surprenant de ne le découvrir que récemment, à la lumière de catastrophes économiques très largement prévisibles…
    Depuis des décennies ces fils à papa, aux pleins pouvoirs !, ont délégué la gestion de leur patrimoine, le nôtre ?, à des financiers susceptibles de les enrichir davantage.
    Quoi de surprenant que ces financiers se désintéressent d’un certain nombre de tâches « secondaires » dont la production des entreprises?
    Aucun état d’âme à délocaliser, à licencier, à récolter des subsides de l’Etat, pourvu que le titre se valorise et que les dividendes croissent.

    Tant que les salariés seront exclus du partage de la propriété de leur entreprise, des actionnaires amoraux pourront continuer de sévir !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *