Climat : des voix scientifiques contre l’emballement politique

Le consensus scientifique asséné par le GIEC commence à agacer des climatologues pourtant engagés de longue date dans la défense du caractère anthropique du réchauffement/changement climatique. L’un d’entre eux est Judith A. Curry : Judith
Abonnez-vous ou connectez-vous pour lire le reste de cet article
Twitter Facebook Google Plus email

20 thoughts on “Climat : des voix scientifiques contre l’emballement politique”

  1. « l’on dispose de plus de temps pour trouver des solutions acceptables du point de vue économique pour décarboner l’économie » => J’en ris encore. Attention, je ne contredit pas l’article. Mais pensez que l’on prendra, demain, de meilleurs décisions qu’aujourd’hui me fait rire. Donner du temps aux politiques, c’est ce qu’ils cherchent à tout prix.

  2. Avec ce type d’article on touche vraiment le fond.

    On croirait entendre les chercheurs payés par les fabricants de tabac expliquer il y a 50 ans en quoi fumer est bon pour la santé.

    J’espère qu’au moment venu, Yovan aura le courage de s’excuser sur ce site et d’admettre qu’il s’était fait grossièrement manipulé par les lobby pétroliers.

    1. Avec ce commentaire on remonte pas plus haut puisqu’à aucun moment l’auteur ne prend position, il se contente de présenter des arguments autres que ce que l’on entend partout. La solution lobbies pétroliers que tu présentes me parait un peu trop facile et largement incomplète. Il est clair est net qu’aujourd’hui l’écologie c’est du business avant tout, puisque le système dans lequel on est c’est celà, et il serait temps d’ouvrir les yeux sur la récupération faites par certains de ces changements climatiques anthropiques ou non.
      J’espère que cette COP21 permettra de réduire les taux de pesticide, de produits chimiques, la consommation, etc. J’attends autre chose qu’une marchandisation toujours plus importante de nos ressources.

      1. @man,

        Vous avez écrit :

        « J’espère que cette COP21 permettra de réduire les taux de pesticide, de produits chimiques, la consommation, etc. J’attends autre chose qu’une marchandisation toujours plus importante de nos ressources. »

        Mais cela n’a rien à voir avec la thèse du réchauffement anthropique, et ce n’est pas la COP21 ou les suivantes qui décideront sur ces questions.

    2. Bon,

      @wag, Hervé Le Treut, dans Le Figaro, était étonnement moins péremptoire. Dans le cas de la thèse du réchauffement anthropique, la science n’est pas établie. Puisque vous êtes sensible à l’argument d’autorité, je vous conseille le bouquin de Postel, plus facile à lire (on peut sauter des chapitres pour une première lecture). Postel serait un idiot utile de l’industrie pétrolière ? Trouvez son CV !

      http://www.editions-jclattes.fr/la-comedie-du-climat-9782709647007

      Et il y a un siècle, on disait que toute la physique est comprise et qu’il n’y a plus qu’à gagner quelques décimales. On connait la suite.

      Pour la thése du réchauffement anthropique, on est loin du niveau où il n’y a plus qu’à gagner quelques décimales.

      Il me semble ?

      1. Vous répondez à Wag qui nous parle de l’activité de scientifiques au service du lobby de l’industrie du tabac dénoncé dans un autre très bon livre, Les Marchands de doute
        http://www.editions-lepommier.fr/ouvrage.asp?IDLivre=509

        Et vous citez l’interview de Le Treut qui serait moins péremptoire. Effectivement, puisque Le Treut parle de variabilité du climat et non du dévoiement de certains scientifiques. Bref de tout autre chose. C’est à se demander si vous avez lu cet article auquel, du reste, vous faite dire ce qu’il ne dit pas.

        D’autre part vous repostez ici un copié-collé d’une réponse que vous m’avez déjà faite (et qui n’avait d’ailleurs là aussi pas grand chose à voir avec l’interview de Le Treut).

        Le climato-scepticisme serait-il un signe de paresse intellectuelle ?

    3. Ah, à chaque article de Yovan il y a une petite frénésie dans les commentaires! Pourtant il y a une évolution de sa position, du « on nous manipule, regardez les quelques données que j’ai trouvées » à cet article qui se contente de relayer une position critique vis-à-vis du seuil des 2°C, sans remettre véritablement en cause les données sur le changement climatique.
      Et en passant la série d’article sur Al Gore était franchement cool ;)

      Je ne pense pas qu’il soit manipulé par les lobbys climato-sceptiques, juste qu’il rate la mise en perspective des infos qu’il nous sort.

      Peut-être que la suite de ses articles portera sur le conflit entre problèmes climatiques et problèmes environnementaux: http://www.reporterre.net/On-accorde-trop-d-attention-au-climat-par-rapport-aux-autres-questions

  3. Oui, c’est un copier/coller (et correction) d’une réponse faite dix minutes plus tôt.

    J’ai bien lu l’article du Figaro, et comme d’habitude Le Treut (comme aussi Dufresne) est beaucoup plus nuancé que certains troublions comme Jouzel ou Hulot.

    Pour la science, et l’histoire récente de la thèse du réchauffement anthropique, je conseille toujours le bouquin de Postel, qui est passé hier sur BFM.

    Quant à Oreske, pseudo historienne des sciences, elle s’est complètement décridibilisée il y quelques semaines sur l’histoire de la climatologie de ces dernières décennies (mais c’est un autre sujet : l’histoire des sciences et techniques).

    Soyons sérieux, regardons l’aspect scientifique.

    1. @ Roby W

      Pour la science, et l’histoire récente de la thèse du réchauffement anthropique, je conseille toujours le bouquin de Postel, qui est passé hier sur BFM.

      Ah, évidemment, s’il est passé sur BFM, c’est un gage certain de rigueur scientifique…
      Comme vous dites, Soyons sérieux, regardons l’aspect scientifique :-D

      Sincérement, vous avez un sens de l’autodérision remarquable, quoique probablement involontaire.

      Donc, pour la science, je vous conseille le dernier rapport du premier groupe groupe de travail du GIEC : « The physical science basis ». Il est public, gratuit, et disponible en ligne.
      http://ipcc.ch/report/ar5/wg1/

      Bien sur c’est une lecture assez exigente et depuis 2013, les connaissances ont un peu évoluées. Mais c’est une bonne base pour se faire une idée de l’état de l’art.

      Pour le reste, si vous aviez pris la peine de lire les travaux de Jouzel, Le Treut et Dufresne, vous sauriez qu’ils ne sont pas plus nuancés les uns que les autres mais expliquent tous les trois la même chose avec des approches différentes (comme beaucoup beaucoup d’autres, pour une biblio très complète voir le rapport AR5WG1).
      Jouzel et Le Treut ont d’ailleurs cosigné plusieurs articles. Le Treut a succédé à Jouzel à la tête de l’Institut Pierre-Simon Laplace, Dufresne étant son directeur adjoint.

      Je ne vois pas très bien ce que vient faire Hulot là au milieu. Que je sache, ce n’est pas un scientifique. Il ne l’a du reste jamais prétendu.
      Je ne vois pas non plus très bien en quoi Naomi Oreske, cette pseudo historienne, sans doute aussi pseudo prof d’Histoire des sciences dans une pseudo université qui s’appelle Harvard, se serait décrédibilisée. Pourriez- vous m’éclairer ?

      Quand à votre dernière hypothèse, la réponse est non (là encore).

  4. J’aime beaucoup les personnes qui crient au loup, en attendant aucun n’arrive clairement à contredire les points centraux, à savoir, je cite :
    • La suspension du réchauffement climatique depuis 1998.
    • Les estimations à la baisse de la sensibilité du climat au dioxyde de carbone.
    • Les modèles climatiques prédisent beaucoup plus de réchauffement que celui qui a été observé au début de ce XXIe siècle.

    Bref, en résumé, que la thèse du réchauffement climatique est complètement fumeux et exagéré. Quelqu’un pour réfuter ces 3 points, ou vous allez continuer à hurler au lobby? Il serait intéressant de commencer à admettre qu’au fond, on ne comprend rien de ce qu’il se passe, et jouer la prudence, plutôt que de sortir la carte de la fin du monde, et jouer les idiots utiles pour avancer l’agenda de politiques?

    1. Nous n’avons visiblement pas la même lecture des propos de J. A.Curry. Votre conclusion « Bref, en résumé, que la thèse du réchauffement climatique est complètement fumeux et exagéré », ce n’est pas ce que je comprends de « Le changement climatique anthropique est une théorie dont le mécanisme de base est bien compris mais dont l’amplitude est hautement incertaine ».

      Si c’est le terme « théorie » qui vous semble fumeux, il faut se rappeler que les théories de la relativité générale et restreinte d’Einstein n’ont toujours pas été prises en défaut par les expériences. La démarche scientifique fonctionne par théories successives, se complétant au fur et à mesure.

      – Sur la suspension du réchauffement climatique, j’ai trouvé l’article de @dobmec pertinent.
      – Quant aux deux autres points, on est là dans erreurs d’estimation, qui ne contredisent pas la tendance à la hausse de la température moyenne de la planète.

      Je pense que plusieurs personnes passent à côté des propos de Curry en la classant d’emblée comme climato-sceptique. Elle est davantage dans la critique du seuil arbitraire des 2°C que dans la négation du changement climatique. Il y a déjà quelques années, Nature faisait sa une sur les modifications d’un écosystème, étant déjà passé du « Y a t-il un changement? » à « Quelles en sont les conséquences observables? »

      Concernant la place des activités humaines, leur responsabilité n’est pas non plus écartées, elle se contente de dire qu’il ne s’agit peut-être pas du facteur principal.
      Mais ce qui me gêne c’est la logique selon laquelle la forte variabilité induit qu’on peut revoir à la baisse nos ambitions. Justement s’il y a de l’aléa, on a tout intérêt à limiter notre impact, et vite! Les mesures peuvent alors autant s’avérer exagérées qu’insuffisantes!

      Enfin,je trouve que l’emballement est davantage médiatique que politique: on va pas dire qu’il y ait eu de grandes avancées ces dernières années…

  5. N’est il pas possible que le hiatus soit dû au fait que toutes les pollutions que l’on rejette dans l’air crée un espèce de bouclier de particules fines, renvoyant une partie de la lumière du soleil, et donc contrebalancerai l’augmentation de l’effet de serre?

    Je ne suis pas météorologue mais je sais une chose à propos de cette science, c’est qu’on est très loin de tout comprendre à ce qui se passe. Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeux, certains que l’on ne soupçonne même pas, qu’il me parait impossible de créer un modèle mathématique parfait. De même il me parait complètement impossible voir même absurde d’avoir un avis tranché et intransigeant sur le fait que le réchauffement climatique soit dû uniquement à l’activité de l’homme, ou peut être un peu, ou pas du tout.

    Par contre ça me semble pas absurde de vouloir réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ça ne peut pas faire de mal. Le problème c’est qu’actuellement tout le débat sur l’écologie tourne autour du réchauffement climatique, en occultant tous les autres enjeux. (exemple: vouloir empêcher le réchauffement climatique en promouvant l’énergie nucléaire, O combien respectueuse de l’environnement…)

  6. Salut,

    Merci pour l’article, j’apprécie la distance voulue avec le débat actuel, notamment cet objectif des « 2 degrés » à ne pas dépasser qui est complétement irrationnel étant donné ce que l’on sait du climat à l’échelle d’une centaine d’années (ie, les liens entre les causes, les changements et les effets…).

    Mme Curry s’écarte du discours officiel pour cette raison. La je ne sais pas si ses arguments sont correctement rapportés mais si c’est parce que rien n’a bougé depuis 1998, c’est tout aussi irrationnel que l’argument en lui-même. (1998, 1978, 1988, peu importe en fait…) Ici, on parle de la thermodynamique d’une planète donc les échelles de temps sont à relativiser. Même à l’échelle d’une vie, on ne pourrait rien affirmer sur l’état futur de la planète, même en se raccrochant à des scénarios connus dans son histoire (période de glaciation ou autre).

    Je suis convaincu que l’activité humaine est mauvaise, ne serait-ce que pour elle-même ou les autres espèces. Pour la planète je sais pas… C’est résilient comme système une planète…

    Et puisqu’on en est à ouvrir les pistes, je signale qu’un autre élément peut entrer en jeu (de façon tout aussi importante voire plus) dans le réchauffement climatique : le soleil…
    On en connait toujours très peu sur la climatologie solaire mais on sait que les interactions sont serrées entre Terre et Soleil, avec des phénomènes violents qui peuvent s’étaler dans le temps (de l’heure au millier d’années).

    Est-ce que l’impact de l’humanité sur la Terre est plus influente que celle du soleil ?

  7. Je ne sais pas si le réchauffement climatique existe par la faute de l’homme, par contre ça serait bien que le monde soit moins dépendant au pétrole (sauf si vous voulez que l’arabie saoudite gagne en puissance).

  8. Yovan manque de souplesse pour exprimer ses doutes.

    Ceci dit, sans douter du réchauffement climatique en soit (le coin où j’habite n’a plus de neiges éternelle depuis cette dernière décennie, par exemple), les justifications et les explications qui en sont données sont assez difficiles à avaler, du style « c’est plus chaud, donc c’est plus froid, donc c’est plus chaud ensuite ».

    Mais effectivement je ne suis pas un expert en la matière, donc je n’ai qu’à la fermer. Puis-je cependant me permettre de demander aux « experts » (LES VRAIS) de s’exprimer un peu plus clairement (et para ailleurs de s’exprimer, tout simplement), au lieu de laisser des clowns politiques se pavaner et raconter des conneries ? Car le l’impression résultante, Yovan l’exprime fort bien, il me semble.

    Mais c’est sans doute trop demander.

  9. Pour une fois cet article sur le climat n’est pas aussi nul que les autres. Probablement, car tu ne l’as pas écrit. Dommage que toi et tes amis de http://pensee-unique.fr ne l’ai pas compris (biais de confirmation ?).

    Attention il y a tout de même quelques erreurs/imprécision , en voici une liste non exhaustive :
    -Quand ont parle d’une augmentation de 2° c’est une augmentation de 2° par rapport a la moyenne de l’augmentation de tout les modèles. Parmi ces modèles certains prédisent une augmentation de 5° d’autres de 0.5°.
    -Le plateau climatique existe que pour l’atmosphère. La température de l’eau à augmentée durant cette période.

  10. C’est peut-être le moment de prendre en compte de nouvelles variables dans la constructions des modèles. Exemple : l’élevage.

    Il participe activement à l’augmentation des émissions des gazs à effet de serre, il renforce la pollution des terres, l’acidification des océans (disparition des planctons > disparition d’autres espèces > augmentation du CO2), il augmente également la quantité de terres cultivées (75% des terres pour la nourriture des animaux > moins d’arbres sur la planète > plus de CO2, et aussi moins d’eau et moins de nourriture pour l’humanité).

    D’un point de vue purement physique, les gazs s’accumulent dans l’atmosphère et un réchauffement global est à prévoir. Il est quasi-impossible de construire un modèle qui prendrait en compte toutes les variables. Il existe aussi des contre-effets qui influent à leur tour sur l’augmentation ou la diminution de la chaleur ou de l’humidité dans l’air. A l’échelle locale, on ne peut pas prédire si il fera plus ou moins chaud, plus ou moins sec.

    Plus de gazs à effet de serre dans l’atmosphère > plus de chaleur sur l’ensemble du globe > plus de vapeur d’eau contenue dans l’air > plus de nuages > moins de chaleur à certains endroit du globe.

    Etant donné qu’on ne sait pas prédire la météo à J+3, on arrivera pas à prédire les conséquences de l’activité humaine sur le climat. Mais on peut s’attendre à de lourdes conséquences qui toucheront l’humanité, plus que la planète. Les conflits humains auront sans doute plus d’influence sur notre avenir que les fluctuations moyennes de la température à échelle globale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *