Changer la société (3) : la politique du code source ouvert

(Le concept d’archipel des hackers doit être développé pour mieux comprendre comment une autre société pourrait émerger en suivant d’autres modèles que ceux qui nous écrasent actuellement. Si l’on prend la politique, peut-on essayer d’envisager
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43 thoughts on “Changer la société (3) : la politique du code source ouvert”

  1. Après le premier titre « Analyser, faire, échanger, proposer et laisser faire »,
    « l’attitude et la passion qui caractérise » : caractérisent

    Le grammar nazi a encore frappé !

  2. J’ai du mal à imaginer jusqu’à quel point on pourrait optimiser la société si tout fonctionnait comme tu le décris avec la « sécurité routière »… C’est tout juste gigantesque ! Mais faut-il encore qu’assez de gens s’y impliquent.

    Merci pour tes articles, ils sont vraiment très appréciables en ces temps troublés…

  3. Ce que tu propose, c’est un peu de revenir à une société plus « primitive » et il y a un problème majeur qu’il ne faut pas oublier, c’est que les hackers vont tout donner, et que d’autres vont chercher à en profiter, même sans le vouloir directement, au détriment même des hackers, parce qu’ils vont « pomper » toutes les ressources produites et libérées sans rien rendre derrière.
    Ex : Regarde wikipedia, aujourd’hui ça marche bien, Orange et Voila ne renvoyent déjà plus vers wikipedia directement, ils en tirent profit et ne laissent rien pour les contributeurs (qui attendent en réalité que d’autres partagent leurs connaissances), si demain tous les moteurs de recherche faisaient de même, qu’adviendrait -il de wikipedia, il stagnerait, voire même mourirait-il parce que d’autre on « pompé » ce qu’il y avait dessus et tout ceci légalement.

  4. Ah ca laisse rêveur d’imaginer un monde comme cela…
    Est ce qu’il existe une liste des Hackerspaces dans l’hexagone?(ou ailleurs?)

    Sinon c’est difficile de resister… :

    Pouce vert si toi aussi tu as pensé qu’on trouverait des surprises en analysant l’emplacement des radars par rapport à la frequence des accidents!!!! :-D

  5. @kiw : « c’est que les hackers vont tout donner, et que d’autres vont chercher à en profiter » : et alors ? Internet, les hackers ont tout donné, et tout le monde en profite, non ?

    « parce qu’ils vont « pomper » toutes les ressources produites et libérées sans rien rendre derrière » : tu n’en sais rien, moi non plus. Au détriment des hackers ? Je vois mal comment… Les hackers n’en ont rien à cirer qu’on pompe, ils sont pour le pompage massif, l’échange donc.

    Réfléchir en termes de gains/profits est ringard, c’est mon avis. Et puis à ce compte là, il ne faut rien faire puisque de vilains profiteurs vont profiter…

    Et puis Wikipédia ne mourrirait pas, mais mourrait, à la rigueur. Un wiki peut-il mourir ? Dans quelles souffrances ? C’est une bonne question. L’euthanasie pour les wiki est-elle envisageable ?

  6. Bonjour,

    Il me semble que ce tu décris là ressemble très fortement à des chercheurs !
    Je sais bien que c’est différent, mais il y a BEAUCOUP de ressemblance.
    Les labos sont tes îlots, les chercheurs tes hackers, ils ne font que proposer des modifications, en économie, en politique, en informatique, etc…

    En pratique, ils ne sont pas écoutés, c’est triste, mais n’arriveront nous pas au même résultat avec des hackers ?

    Je sais où se situe la différence : dans ton modèle, les hackers sont les citoyens, mais en pratique, une spécialisation et une expertise se formera, ça demandera du temps, de l’argent, et on retombera sur le modèle de la recherche.

    Peut-être que ça veut dire que la (r)évolution que tu préconises peut arriver par les chercheurs ? Pourquoi pas :)

  7. C’est drôle ce besoin de mettre des mots établis sur d’autres…

    Internet s’est développé grâce aux hackers, et ils s’intitulent hackers parce qu’ils travaillent sur un mode particulier. Tous les hackers sont des « chercheurs », mais mieux, ce sont même des « trouveurs », parce qu’ils ne se contentent pas de chercher, ils font.

    Les expertises existent, elles se développent et le modèle du hacking est au centre des ces expertises. Je ne préconise rien du tout : je réfléchis, donne des pistes, renvoie des idées basées sur des constats. Les « labs » sont des labos, mails ils ne sont pas l’équivalent des labos de chercheurs dont tu parles dans leur fonctionnement.

    Et tu oublies un point central dans la démarche des labs ou hackesrpaces : les gens n’y viennent pas sous conditions, ni pour y gagner leur vie, ni sous contrôle d’une autorité, ni avec des financements privés ou publics…

    Grosse, grosse différence.

    L’Internet s’est développé par cette indépendance, et pas par des chercheurs à grosses têtes, même si certains (souvent dans leur coin) ont pondu des choses formidables qu’on utilise encore aujourd’hui.

    Les gens du MIT étaient des « chercheurs », mais avant tout des hackers : et c’est là que la différence s’est faite. L’Open source n’a pas été pondu par des chercheurs. Les changements peuvent être accompagnés par les hackers. Et leur fonctionnement, totalement différent de celui des chercheurs peut servir dans la construction de nouveaux modèles de sociétés. Plus horizontaux. Moins pyramidaux. Entre autres.

    1. Je pense que lorsque tu dis « chercheurs », tu en as une idée vague et une considération non-opérationnelle. Je suis chercheur, et crois-moi qu’en plus de « trouver », j’accompagne au changement les sujets de mes enquêtes (que ce soit dans un modèle up-bottom ou top-down). Sinon je ne vois pas l’intérêt de procéder à une réflexion… si ce n’est pour transférer les résultats en les rendant opérationels.
      Pour finir, une hypothèse n’est pas par définition une réflexion mais une affirmation, un parti pris. La réflexion se trouve plus volontiers dans la problématique, en gros dans le contexte/événement/phénomène dans lequel tu situes ton hypothèse. ;)

    2. Pour compléter ce que ZangiPed, et ce que tu dis toi-même, il est clair qu’un chercheur et un hacker dans le cadre dans lequel tu l’entends sont bien deux choses différentes.
      Le chercheur tel qu’on le connaît est un mec dont c’est le boulot, contrairement à ton hacker qui est un citoyen.

      Mais ça n’empêche que le chercheur a la même éthique, objectif et mode de fonctionnement que les hackers que tu décris.
      Bien sûr le chercheur dont je parle c’est pas le mec qui trouve des nouveaux produits de beauté ou des médocs fait uniquement à base de paracétamol pour se faire de la thune et le vendre cher en Afrique à des sidaique.
      Je parle de celui qui se confronte à des problèmes réels, les étudie, les triture et en tire des propositions pour changer ce même monde réel.
      Ton exemple de sécurité routière est exactement un exemple de boulot de chercheur en sécurité routière.
      Un exemple à taille réelle de ça est par exemple ce fabuleux livre sur les brevets écrit par deux chercheurs en économie qui compile des années de recherches, résultats, faits historiques, etc, pour conclure à la contre-productivité des brevets dans leur globalité et leur effets néfastes pour la société : http://levine.sscnet.ucla.edu/general/intellectual/againstfinal.htm

      Et la recherche, c’est de la do-ocratie : les chercheurs n’ont aucun autre moyen de reconnaissance que ce qu’ils produisent ! Et le modèle « partage du code source » est exactement la façon dont les chercheurs innovent : ils s’appuient sur d’autres travaux, précédemment acceptés par la communauté, pour en fabriquer de nouveaux !
      Et ainsi de suite. Par exemple, je fabrique des langages de programmation (enfin pas exactement mais ça ira) et j’innove sur des points tout en reprenant ce qui est bien chez les autres en espérant faire un truc encore plus cool :)

      En revanche, ce qu’il manque au chercheur et ce qui apparaît dans ton texte, c’est le mouvement vers la politique. Autant des domaines comme les arts ont une pratique très orientée vers le public par l’obligation de travailler avec des musées, des journaux grand public, autant des gens comme les économistes que je cite au dessus ne sont PAS écoutés par nos politique.

      Le second truc qui manque c’est que la direction actuelle que prend la recherche en France (je ne parlerai pas des autres pays) à tendance à étioler l’éthique du chercheur contre de la productivité factice.

      Pour revenir sur la question : les hackers sont-ils des chercheurs ? Je ne pense pas, mais je me demande si toute cette dynamique lancée par XXX-lab ne devrait pas aussi s’appuyer sur les chercheurs.
      Et par « s’appuyer » j’entends que des chercheurs devraient se bouger le cul pour voir la chance qu’il leur ai donnée de se faire voir et entendre, d’ailleurs je pense que beaucoup d’entre eux ne m’ont pas attendu pour commencer.
      Par « s’appuyer » j’entends aussi comprendre que ce qui est fait dans les XXX-lab est déjà fait ailleurs (donc la on se place dans une sorte de méta-hacking où on s’intéresse à comment on hack bien) et peut-être aider ce qui est déjà existant à mieux exister.

      La question que j’ajoutais (justement dans cette dynamique de méta-hacking) et à laquelle je n’ai pas de réponse c’est : est-ce que sur le long terme, on ne va pas retomber sur un modèle de recherche avec des experts payés à faire ça, i.e. la recherche telle qu’on la connaît ?

      Voili voilou :)

  8. Very very interesting ton commentaire très développé et étayé.
    Là, je te rejoins sur pas mal de points.

    Mais quand tu dis : « Pour revenir sur la question : les hackers sont-ils des chercheurs ? Je ne pense pas, mais je me demande si toute cette dynamique lancée par XXX-lab ne devrait pas aussi s’appuyer sur les chercheurs. »

    Je crois quand même que tu te plantes : la plupart des hackers sont des chercheurs au sens de la démarche.

    Et là où tu as raison, c’est que les hackers sont politiques, et de plus en plus, alors que les chercheurs officiels ne le sont pas. Mais de nombreux chercheurs viennent vers les hackerspaces, et j’en ai rencontré. Et puis des labos underground se montent, indépendants.

    Ce que je veux dire, c’est que l’éthique hacker relie les hackers, et que par cette éthique qui se relie aussi à une culture hacker, une capacité à innover, proposer, inventer, modifier est là, en permanence.

    Pour peu que ces mouvements se solidifient, s’organisent un peu plus, osent aller vers le reste de la société, et tu verras que des choses changeront. En tout cas j’y travaille.

    Les hackers, sur le long treme, ne changeront pas. Si la récupération est là, qui met en cause leur éthique, ils se retireront dans les limbes du réseau. Pas plus, pas moins.

  9. Le fond de l’article est très intéressant, mais je lui trouve certaines faiblesses :
    – le paragraphe qui décrit comment se passerait la prise en charge du problème de la sécurité routière par les hackers ne fait que décrire ce que font actuellement les chercheurs en sécurité routière
    – les sous-entendus sur les chercheurs. Je vous invite à lire ce document : http://perso.obspm.fr/marc.joos/piliers_science.pdf. (extrait d’un livre de Guilame Lecointre, chercheur au MNHN, où il amène des arguments pour contrer les créationnistes en expliquant clairement ce qu’est la recherche scientifique). Peut-être y trouverez-vous des liens avec l’éthique des hackers ?

    La seule différence entre le monde tel que vous le décrivez et le monde actuel, c’est qu’entre ce qui est trouvé à l’heure actuelle dans les labos et ce qui se fait concrètement dans la société, il y a nos chers « décideurs » qui font la pluie et le beau temps. Hacker ce n’est donc pas tant changer ce qui se fait déjà, que sauter une étape : l’avalisation par nos – au choix – chefs, supérieurs, inspecteurs, élus…

    1. Ah bon ? J’aimerais beaucoup avoir accès à ces études des chercheurs en sécurité routière… Avec des Dataviz, en prenant en compte tous les facteurs des accidents routiers. Pourquoi, si les chercheurs font tout ça, rien ne sort ? Parce que je veux bien que les politiques bloquent les choses, mais les réponses des chercheurs, elles sont où ? Parce que laisser croire que les chercheurs font un travail parfaitement neutre, transparent, et que leurs travaux sont juste bloqués par les décideurs, c’est un peu facile. Pourquoi leurs travaux ne sont pas en ligne ? Si ils le sont, nous sommes tous ici intéressés pour y accéder. Merci d’avance. Hacker est travailler autrement que la manière dont on travaille aujourd’hui, et ce qui se fait déjà, comme vous dites, nous aimerions beaucoup voir ce que c’est : avec ou sans idéologie ? En toute liberté ? Sans pressions ? En toute indépendance ? Sans intérêts financiers ? Avec une mentalité de hacking ?

      Laissez-moi douter. Sachant que vous ne prenez qu’une partie de la pensée du hacking, celle qui « ressemble » à la méthode des chercheurs. Mais vous laissez en chemin pas mal de choses que les chercheurs n’utilisent pas.

      1. Les données d’accidentologie existent (ce que vous appelez les dataviz), c’est d’ailleurs en fonction de la fréquence et de la localisation des accidents que sont placés les radars automatiques, et pas au petit bonheur la chance…
        Je ne sais pas si ces données sont accessibles, mais c’est un autre sujet (l’open data).

        Pour ce qui est de la recherche publique, la réflexion concernant l’accès aux travaux des chercheurs est en cours depuis bientôt 15 ans maintenant (archives ouvertes : http://roar.eprints.org).

        Enfin, je persiste à dire qu’aujourd’hui de nombreuses données, de nombreux faits ont été mis en avant par les chercheurs dans différents domaines et sur tout un tas de sujets. Ce que la société en fait ensuite, c’est un autre débat… Récemment publié dans Science, un groupe de chercheurs a conçu et proposé un protocole à l’échelle planétaire pour fournir de l’énergie propre et renouvelable à l’ensemble des êtres humains, et atteindre les objectifs de réduction d’émission de CO2 et de limitation du réchauffement planétaire,, à condition d’un engagement international fort et immédiat. Ce protocole a évidemment fait débat au sein de la communauté scientifique. En avez-vous entendu parlé dans la société civile et les médias mainstream ? Est-ce la faute de la communauté scientifique ?

        Parce que laisser croire que les chercheurs sont tous des pourris payés par des transnationales et que leurs travaux visent uniquement à leur enrichissement personnel, c’est un peu facile.

        Excusez mes éventuelles exagérations, mais l’éthique de la démarche scientifique, telle qu’énoncée dans le document que je vous ai proposé (l’avez-vous lu), est pour moi au-dessus de tout soupçon.

        Comme je concluais dans mon précédent message, en effet : les chercheurs ne sont pas dans l’hacktivisme, au sens où ils ne vont pas forcément s’approprier le résultat de leurs recherches pour en faire quelque chose de concret, sans chercher l’approbation des instances publiques. Ils proposent et la société dispose.

        1. Non, ils ne sont pas dans l’hacktivisme les chercheurs, et si les radars sont placés en fonction de leurs études, il y a du souci à se faire…

          « Parce que laisser croire que les chercheurs sont tous des pourris payés par des transnationales et que leurs travaux visent uniquement à leur enrichissement personnel, c’est un peu facile. »

          -> Qui a dit ça ? Pas moi en tout cas…

          Ce que vous n’avez pas l’air de comprendre, et vous devriez lire le document mis en ligne pour cela, c’est l’approche du travail dans cette recherche :

          « Un point particulier mentionné par Himanen, qui 
          porte sur l’organisation et la coordination du 
          travail chez les hackers, mérite d’être ici 
          approfondi : selon l’auteur, les hackers 
          parviennent à s’affranchir du
          recours à l’autorité hiérarchique 
          pour coordonner leurs activités, 
          en lui substituant comme modalité
          principale la coopération directe. 
           » Comment cela pourrait­il fonctionner ? 
          N’y aurait­il personne qui dessine
          un plan d’organisation pour le Net et pour 
          le développeur Linux.  »
          En quoi donc consiste cette innovation
          sociale, au niveau du mode d’organisation 
          de l’activité productive ? C’est une organisation 
          productive qui, se caractérise par : un travail non 
          prescrit par une autorité hiérarchique ;
          ➢un travail sans séparation entre activité 
          de conception et d’exécution ;
          ➢une coordination assurée par la coopération 
          directe entre acteurs.

          La coordination se réalise par ajustement mutuel, 
          dans une sorte d’auto organisation, entre différents
          petits groupes fortement autonomes. Le travail en 
          œuvre dans ces communautés de hackers, tel qu’il se
          présente dans le projet Linux par exemple, est un 
          travail directement coopératif et volontaire, dont 
          la structure est celle d’un réseau fortement horizontal.

          http://repo.zenk-security.com/Others/L.Ethique%20Hacker.pdf

          Vraiment, faites l’effort d’aller au delà de votre auto-réflexion de départ qui veut à tout prix établir que les hackers « c’est pareil que les chercheurs » et qu’en gros, ce sont les autorités publiques qui bloquent, et que donc les hackers ne feront pas avancer le schmilblick plus que des chercheurs. Vous avez bloqué sur mon exemple, qui n’est qu’un exemple, peut-être pas le meilleur.

          Regardez ce qu’il s’est passé avec Wikileaks : tous les journalistes du monde ne sont jamais arrivés à faire quelque chose d’équivalent en termes de dénonciation d’une politique.

          Regardez Anonymous et leur capacité à faire bouger les lignes au niveau des grandes multinationales, regardez Telecomix en termes d’activité politique orientée vers une résistance envers un pouvoir dictatorial.

          Aucun organe officiel n’est capable de ça. Pour des raisons évidentes. Comme les labos de chercheurs ne peuvent pas aller dans certaines directions, comme les think thanks politiques en peuvent pas non plus…

          Mais, au final, je vous démontrerai sous peu concrètement ce que je veux dire par là. En attendant, renseignez-vous un peu plus sur ce qu’il se passe, ce qui est en cours. Et pas qu’en France. Ca bouge. Beaucoup. Ca agit. Ca propose. Ca avance.

          1. Manifestement, comme pour les commentaires de Victor et Zanziped précédemment, vous ne devez que survoler nos réponses.

            J’ai écrit dans le dernier paragraphe de mon dernier commentaire : Ils – les chercheurs – proposent et la société dispose, ce qui différencie leur travail de l’hacktivisme.

            Cela, n’enlève en rien ce que j’ai dit plus haut (et les deux autres personnes sus-citées également) sur la recherche scientifique et les parallèles que l’on peut faire avec l’éthique Hacker.

            Enfin, concernant le passage « chercheurs = tous pourris » je ne faisais que retourner le procédé que vous aviez utilisé pour sous-entendre que de mon côté j’estimais que « chercheurs = tous des bisounours désintéressés ».

            Pour terminer, comme vous je crois et place beaucoup d’espoir dans l’éthique Hacker, dans les réseaux, la philosophie du libre et les combats menés par Lawrence Lessig et consorts, ceux de Telecomix et la plupart des actions des Anonymous. Je crois en effet que nous allons vers une société plus horizontale, moins de rapports hiérarchiques et c’est pour le mieux.

            Néanmoins, ce n’est pas la première fois que je trouve un de vos articles trop simpliste dans son analyse (utilisant des exemples que vous ne maîtrisez pas cf la sécurité routière : http://www.securite-routiere.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=376) et manichéen sur le fond. C’est la raison pour laquelle je me suis permis de laisser un commentaire. Ce n’est pas tellement dans mon habitude de m’exprimer sur un site web.

            À part ça je suis un lecteur régulier de Reflets et je trouve le travail de l’équipe remarquable. J’ai fait circuler l’adresse du site et je pense vous soutenir avec quelques brouzoufs d’ici peu quand mes finances se seront assainies.

  10. En parlant de chercheurs, certains pourraient être qualifiés de hackers aussi. Ceux-là même qui sont priés « de rentrer chez eux et de se taire ». Je me demande bien combien de choses sont actuellement secrètes dû à leur capacité de « hacker la société », ou en tout cas une partie de cette société, souvent pas des moindres.

  11. Très drôle le lien vers le site du gouvernement de recherche sur la sécurité routière…

    Sur l’évaluation et perspective de recherche de stupéfiants ches lez conducteurs impliqués dans les accidents, ça commence comme ça, dans un esprit très ouvert à la compréhension objective des choses :

    « La conduite d’un véhicule sous l’influence de produits psycho-actifs (qu’il s’agisse
    d’alcool, de cannabis ou de médicaments) est l’une des causes principales des accidents de la circulation »

    Aahhhahhahha, quand je pense que c’est moi qui suis accusé d’écrire des articles simplistes, ahahahhaha, ils sont trop forts…!

    Il n’y a aucune visualisation graphique d’aucunes données : on ne sait jamais, tout le monde pourrait comprendre la réalité, juste des documents imbuvables, comme dhabitude, orientés, que personne ne lit.

    Vive la recherche en accidentologie !

    1. Je laisse juge les personnes qui ont eu la curiosité de parcourir le lien que j’ai proposé et qui ont suivi nos échanges.

      N’empêche, quand je vois que la première phrase de votre réponse est : « Très drôle le lien vers le site du gouvernement de recherche sur la sécurité routière… » et que vous me parlez d’idéologie….

      Manifestement tous les contributeurs de ce site n’ont pas la même éthique et exigence envers le contenu de leurs articles.

      1. Mais enfin, que ce soit gouvernemental ou pas, ces études sont absconses, pas besoin de sortir d’un labo pour le comprendre. Le plus déroutant, c’est ‘affirmation en préambule, pour laquelle vous ne faites aucun commentaire :

        « La conduite d’un véhicule sous l’influence de produits psycho-actifs (qu’il s’agisse d’alcool, de cannabis ou de médicaments) est l’une des causes principales des accidents de la circulation »

        Voyez-vous, quand on est véritablement en train de chercher des solutions, on ne part pas avec ce type d’affirmations qui fausse tout dès le départ. Où sont les statistiques pour étayer cette affirmation ? Nulle part. Et tout est mis dans le même sac : alcool, cannabis, médicaments. En gros, l’étude est déjà bouclée avant d’avoir commencée.

        Idéologie ? Je crois qu’elle n’est pas du côté que vous pensez. Parce que pour le coup, je ne suis payé par personne pour avancer des choses…

        Mais je reviens aux dataviz: leur intérêt est de permettre de comprendre des choses complexes très facilement, à l’inverse des rapports imbitables que personne ne lit depuis des décennies et qui encombrent les bureaux des fonctionnaires qui eux non plus ne les lisent pas. Ce site d’étude de la prévention routière est pitoyable. Et surtout, absolument pas à la mesure de l’enjeu, ni de l’époque qui peut produire bien mieux et surtout en plus objectif.

        Mais j’avais oublié : tout est déjà fait, tout est déjà là, les chercheurs bossent, c’est formidable…

        Les autres n’ont qu’à donc attendre que ces pauvres chercheurs soient plus écoutés.

        Quant au manichéisme, il faudrait chercher du côté de ceux qui ne font rien mais abolissent toute forme de possibilité de travail participatif et maintiennent leur pouvoir en abaissant tout ce qui n’est pas revêtu d’un titre pompeux.

        « Les données d’accidentologie existent (ce que vous appelez les dataviz) »

        Non, les dataviz, ce sont les données qui sont traitées graphiquement.
        Grosse nuance.

        Et les chercheurs en accidentologie ne font pas officiellement de datavizualisation.
        Faut me les montrer en France…

        Ils pondent des synthèse merdiques et orientées pour le compte du gouvernement.

        Mais c’est manichéen de dire ça. Mon dieu, sauvez-moi des griffes du manichéisme.

        Tout se vaut, le monde est formidable. L’accidentologie est neutre en France et il est normal que nous ayons plus de flics qui courent après les automobilistes sur des 2X2 voies que de flics qui traquent les grands criminels.

        Je crois rêver.

        End of discussion.

        J’ai à faire.

        1. Les articles scientifiques commencent tous par ce qu’on appelle un « abstract » : c’est un résumé concis du contenu de l’article et des conclusions auxquelles les auteurs sont arrivées (exemple ici, vous savez dans la banque d’accès libre aux données scientifiques dont vous n’avez pas parlé… http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/summary?doi=10.1.1.115.7807) La phrase « La conduite …. circulation » en est un exemple, ce n’est pas une « affirmation » comme vous le dites, mais elle est démontrée par des statistiques.

          « alcools , médicaments, cannabis… tout est mis dans le même sac » En effet, ce sont des substances psychoactives : qui modifient la perception de l’environnement par le cerveau.

          Enfin, contrairement à ce que vous laisser entendre, je ne crois pas – DU TOUT – que tout va bien dans le meilleur des mondes.
          La seule chose que j’affirme c’est que vous manquez de rigueur dans vos articles, et que cela décrédibilise Reflets.info

          1. Vous, vous manquez de rigueur dans vos commentaires, et votre lien sur la recherche sur le cancer en 99 n’amène rien. Les statistiques ou études sur les substances psychoactives, dont des psychotropes, comme cause « principale » des accidents est un abstract totalement bidon : principale ? C’est-à-dire ? Quel %. Plutôt quelles substances ? Et les autres facteurs, moins importants, dans quelle proportion ?

            Nous sommes en plus dans une période où les chercheurs sont légèrement mis en cause : je ne parle pas que du mediator, mais l’économie aussi. Il y a beaucoup à dire autour de votre phrase :

            « Enfin, je persiste à dire qu’aujourd’hui de nombreuses données, de nombreux faits ont été mis en avant par les chercheurs dans différents domaines et sur tout un tas de sujets. Ce que la société en fait ensuite, c’est un autre débat…  »

            Mais oui, bien entendu. je vous laisse ce lien de mon côté, qui résume très bien la problématique et le problème de l’éthique, de la collusion, des conflits d’intérêts et j’en passe :

            http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/04/02/dogmatisme-conflits-d-interets-la-science-economique-suspectee_1678875_3234.html

            Si les chercheurs n’avaient rien à se reprocher, et que ce n’était qu’un problème de « ce qu’en fait ensuite la société », très franchement, nous n’en serions pas là…

            Sur ce, je repars à mon manque de rigueur pour un peu mieux discréditer Reflets. (Ah, ah, ah…j’en rigole encore…)

  12. En fait, la méthode que tu décris est proche des méthodes de management mises au point entre autres par W. Deming dans le contexte de l’entreprise, et malheureusement trop peu mises en pratique aujourd’hui (de moins en moins semble-t-il…)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Edwards_Deming
    http://en.wikipedia.org/wiki/W._Edwards_Deming

    Deming insiste beaucoup sur la nécessité de baser toute décision sur la collecte et l’analyse des données, mais également sur le fait que les données « terrain » ne servent à rien sans une connaissance approfondie de la théorie.

    Il fait le distingo entre « informations » et « connaissance » :
    « The world is drowning in information but is slow in acquisition of knowledge »

    Par ailleurs, une question me turlupine, c’est celle du leadership.

    A partir du moment ou on s’attaque à un projet un peu complexe, on n’est plus dans ce cadre du mec qui bidouille un truc tout seul dans son coin, mais d’un système*, qui doit être d’une manière ou d’une autre « managé » pour éviter que tout se barre dans tous les sens. Les divers acteurs d’un projet ont beau être autonomes, ils sont interdépendants. Chacun a besoin des compétences des copains pour avancer, et il faut bien régulièrement recoller les morceaux ensemble pour s’assurer qu’on va dans la bonne direction.
    C’est sans doute ce que tu entends par « ceux qui l’ont instigué font tout pour… »
    C’est un peu court comme principe de management…

    * Pour citer Deming (chaque mot est important !): « Un système est un réseau de composants interdépendants qui agissent ensemble pour chercher à atteindre le but qui lui est propre. »
    in « Du mouveau en économie »

  13. « Par ailleurs, une question me turlupine, c’est celle du leadership. »

    Ah, oui ? Tiens, tiens, j’ai comme l’impression d’avoir entendu ça pendant des décennies…

    « Les divers acteurs d’un projet ont beau être autonomes, ils sont interdépendants. Chacun a besoin des compétences des copains pour avancer, et il faut bien régulièrement recoller les morceaux ensemble pour s’assurer qu’on va dans la bonne direction.
    C’est sans doute ce que tu entends par « ceux qui l’ont instigué font tout pour… »
    C’est un peu court comme principe de management… »

    Le nombre de projets qui ont été menés à bout sans aucun « principe de management » est colossal. Mais il faut y participer pour s’en rendre compte. Le problème actuel réside dans la résistance de nombreux acteurs à la mentalité ancienne et poussiéreuse, pétrie d’idéologie dont le « management » fait partie.

    Les morceaux se recollent très bien, avec des système de gestion collective, de méthodes très efficaces et qui se passent des méthodes de management,management qui bouffe la créativité et emmerde tout le monde. Les méthodes de management servent surtout à une chose : engraisser les « managers » qui sont des acteurs pyramidaux qui n’ont rien à faire dans les structures horizontales que les hackers créent.

    Refuser de penser et agir différemment est véritablement le principal frein aujourd’hui. Et tout « ne se barre pas dans tous les sens » : les projets aboutissent, avec d’autres manières que celles qui sont imposées dans les entreprises, entre autres… Si ça ne « marchait pas », comment les milliers d’outils open-source que tu utilises seraient-ils à disposition ?

    J’ai à la fois subi les « méthodes de management » et participé à des projets horizontaux sans leadership de type managerial : cette vision arrange ceux qui ne connaissent qu’une voie. Il faut essayer l’autre pour pouvoir critiquer à priori…

    1. Je suis bien d’accord sur ce point. La structure pyramidale des projets comme vue actuellement dans les grands groupes industriels n’est pas nécessaire dans l’absolu. C’est la complexification imposée des process par ces mêmes managers qui les rendent utiles (ou comment demander à un bureau d’étude d’Europe de l’Est de gérer le suivi qualité d’un moteur vendu au Brésil, assemblé en Turquie et conçu en France…).

    2. Je suis bien d’accord beaucoup de managers sont inutiles (j’ai moi-même été « manager ») et les structures pyramidales avec un mec responsable, ne sont pas les seules possibles pour mener à bien un projet. Par contre je pense que la discussion mériterait de se mettre d’accord sur les termes management et leadership, ils ne sont pas interchangeables, et le travail académique Français sur ce thème est bien pauvre. Si on fait simple, le management peut être vu comme un ensemble de pratique (humaine ou process) qui ont pour but de faire les choses bien. Le leadership est plutôt une compétence humaine, qui s’acquière dans l’action (et qui ne se proclame pas), que relève plus d’une posture humaine qui donne envie à d’autres d’accompagner le mouvement. Le leadership est à l’oeuvre dans des projets open-source, sauf qu’il n’est pas proclamé par une autorité supérieure mais accordé de proche en proche. Le management est entièrement décentralisé dans les projets open-source, chacun s’auto-manage et par exemple le code source et autre est géré par des outils automatiques.

      La vision de Deming est exactement celle-là : à tous les processus, contrôle, administration qui ajoute de la lourdeur et déshumanise les organisations, substituez le leadership, entendu comme le leadership de chacun et non le pouvoir de certains sur d’autres.

      Mon livre abordera ces points, qui sont en forte résonance avec l’éthique des hackers, la do-ocratie et la motivation intrinsèque. http://leanpub.com/hackteur (en cours d’écriture)

  14. Salut,

    Je viens apporter ma petite pierre à la discussion :)
    Je vais tenter de synthétiser un peu tout ce qui a été dit, de mon point de vue bien sûr.
    En fait je triche, parce que je compte donner mon avis perso et troller avant :)

    Je ne suis pas neutre, je suis chercheur.
    Mais je crois que, de la même façon que les autres personnes défendant les chercheurs ici, mon objectif n’a jamais été de dire que l’avis présenté dans l’article puait et que tout ceci n’était qu’une réinvention de la recherche.

    Disons qu’on a deux approches : l’approche chercheur telle qu’elle existe avec ses défauts et ses avantages, et l’approche hacker telle qu’elle existe et telle qu’elle se construit actuellement.

    Avant de faire mon synthétiseur, je me permet de m’adresser à toi Yovan : il me semble qu’il existe une bonne et une mauvaise recherche, qui sont toutes les deux une instanciation de l’approche dans un contexte qui permet des dérives. Et il me semble que tu t’ai peut-être focalisé sur la mauvaise. Je dis ça parce que ton ton moqueur et condescendant à l’égard de la recherche me fait penser que tu as une opinion bien arrêtée sur la question.
    Par exemple rapport à la sécurité routière, j’ai rapidement lu le document (qui n’est pas un article de recherche, mais un rapport) et celui-ci cite très clairement, pour appuyer l’affirmation qui te faisait rire, un article qui a été publié dans un journal et qui est reconnu par les pairs comme étant valide.
    Ensuite, il me semble que le problème du médiator est typiquement un exemple de quelque chose qui n’a rien à voir avec la recherche et qui a à voir avec des gens peu scrupuleux qui avaient des postes de chercheurs.
    C’est comme si je réduisais l’approche hacker à ces gens qui ont volé les no de carte de crédit chez sony, que je disais que les anonymous/lulzsec sont tous des crevures appâtées par l’argent et que l’inventeur du bitcoin est un pedonazi parce que des gens s’achètent des armes avec sur internet (oui je mélange tout :).
    Tu m’accorderas que ce n’est pas de ça dont tu parles.
    Donc restons en aux approches, on verra au fur et à mesure quelles contraintes elles demandent à leur contexte pour marcher comme il faut.
    Il est clair que l’instanciation actuelle de la recherche a un problème, mais ça n’empêche qu’il y a des choses bonnes à prendre dedans, et surtout qu’il y a une majorité de chercheur qui sont honnête et veulent vraiment faire avancer les choses (en témoignent les 2-3 personnes qui se sont manifestées ici).
    Voili voilou pour le troll :)

    Mon propos (et il me semble que c’est aussi celui des autres même si dans ce genre de discussion, on a tendance à se focaliser plus sur les arguments que ce qu’on veut démontrer, et que mes camarades chercheurs ont tendance à vouloir montrer ce qui ne va pas dans un texte pour que celui-ci se parfasse) est que l’approche chercheur a quelque chose à apporter à cette approche hacker.
    Déjà parce qu’elle est là et comme tu l’as bien dit, la première chose à faire c’est de voir comment les autres font. Et ensuite, parce que simplement, dans les faits, les deux approches ont, quoi qu’on en dise, des méthodologies de travail très similaire.

    Sur ce point, il me semble qu’on est à peu près tous d’accord.
    Et j’y inclus le fonctionnement horizontal et la reconnaissance par le résultat, même si l’instanciation actuelle qui en est faite à tendance à inverser ça.

    Ensuite, on est aussi tombé à peu près d’accord pour dire que l’approche hacker avait un certain avantage sur l’approche chercheur car elle existait en dehors de tout cadre dirigiste et que les gens qui y participaient étaient plus… honnêtes ? Ce n’est peut-être pas le bon mot, ce que je veux dire ici c’est que les gens qui font du hack le font avant tout pour répondre à leurs besoins, et que donc ils sont un peu plus à même de ne pas céder à des objectifs monétaires ou de mode.

    Il me semble que sur cette question, on rejoint les discussions sur le libéralisme économique classique (et non néoclassique comme celui qu’on connaît actuellement) qui aurait tendance à promouvoir le comportement des acteurs économiques et sociaux (et positif pour la société).
    Et qu’on retombe donc sur le contexte dans lequel une approche est instanciée.

    Ainsi, l’approche chercheur ne diffère surtout de l’approche hacker que par le fait que l’approche chercheur a été intégrée à la société, à ses lois, qu’elle a été reconnue comme utile, et que donc on lui en a demandé de plus en plus, on a commencer à vouloir l’organiser, la financer, la diriger, et puis pof, le libéralisme économique néoclassique est arrivé et le moyen (l’argent, les chiffres) est devenu le but !
    Donc pour conclure, peut-être que ce que l’approche hacker devrait en tirer c’est qu’il faut travailler sur la société comme un tout, pour éviter de refaire les mêmes erreurs… pas que la recherche en soit est à jeter, car il y a vraiment beaucoup de pratiques très utiles qui sont en fait réinventées dans le monde hacker.

    Sur la fin je me lâche un peu dans mes délires, pas sûr que ce soit des plus cohérents, et des plus étayés, je laisse la réflexion à d’autres…
    Il serait d’ailleurs pertinent de tirer une synthèse de toute cette discussion, que les gens intéressés ici se manifestent et qu’on la review à plusieurs !

  15. Merci à Victor, je partage exactement ton point de vue. Par contre, même si je défends la recherche scientifique avec un grand R, je ne suis pas un chercheur. Je suis prof de SVT (J’attends la petite phrase de Yohan avec ses a priori sur ma fonction…).
    Bien évidemment qu’il y a plusieurs types de recherche : celle que je défends a été résumée dans un lien cité plus haut sur les piliers de la recherche scientifique.Je ne suis pas sûr que Yohan ait pris le temps de le lire.

    Pour revenir à la dernière réponse de celui-ci sur notre échange :
    J’aimerais bien comprendre en quoi le scandale du Mediator ou l’implication des économistes discrédite la recherche scientifique ?
    Dans le premier cas l’AFFSAPS est directement responsable, les résultats démontrant les risques associés au Mediator existaient depuis le début des années 2000. Ici c’est donc bien la corruption du pouvoir politique et de certains chercheurs qui est mise en jeu, pas « les chercheurs » ou « la recherche » comme le dit Yohan. (Le parallèle avec l’amalgame tous les hackers = tous des voleurs de carte de crédit est très bien vu Victor).
    Dans le second exemple, cela fait un moment déjà que la communauté scientifique critique la « science » économique : pas simplement pour les collusions d’intérêt, mais aussi du point de vue de la méthodologie employée et de l’absence de prédictibilité des modèles proposés (je cherche le lien vers un appel il y a 2/3 ans d’une communauté de scientifiques venus des sciences « dures » qui avaient publié un appel dans la revue « Sciences » qui disait en substance : le GIEC regroupe de part le monde une communauté de centaines/milliers de chercheurs qui contribuent à l’élaboration de modèles opératoires sur l’évolution climatique modèles qui sont de plus en plus complexes et intègrent sans cesse de nouveaux paramètres. Il n’existe aucun équivalent en économie, aucun des modèles existant n’est prédictif => bougez-vous les économistes et produisez des modèles qui permettent de réellement comprendre et prédire avec succès ce qui se passe dans l’économie réelle).

  16. Salut à tous,

    Je suis avec intérêt cette série sur le hacking. Je ne suis pas chercheur. Je m’intéresse plus à la notion de meta-hacking par l’approche des 14 points de Deming sus-cité.

    Dans l’exemple choisi par l’auteur Yovan M. sur la sécurité routière, je choisirai de réunir tous les acteurs mobilisés autour de l’accidentologie : gestionnaires de voiries, DDE, Conseil général, Gendarmerie bien entendu mais également constructeurs automobiles, sécurité civile, services de secours tels pompiers, smur, etc

    car tous ces services et leurs évolutions inter-agissent dans l’écosystème « accidentologie ».

    Plutôt que de hacker dans son coin et partager ses découvertes (via internet, via un hackerspace, un fablab, etc) avec d’autres qui hackeront pour leur compte/dans leur coin, je me prends à rêver de vrais essaims de coopération.

    Comme dit Victor, l’approche « chercheur » peut sûrement bénéficier à l’éthique hacker, et réciproquement; car il serait dommage de se passer de fondements (méthodologiques, analytiques, systémiques ?) qui permettent d’unifier un effort, parler le même langage, respecter les même processus et les améliorer. Bref : s’organiser pour construire une œuvre collective durable.

    Quelle perte de temps sinon, alors que les ressources et les individus sont là ! Et si certains environnements « brident » les chercheurs, ils sont toujours libres d’amener leur aide aux hackers, dans d’autres domaines ou dans la méthodologie par exemple.

    L’article parle également de hacking basé sur les sciences molles : bien sûr, et tant mieux !

  17. L’exemple des accidents semble mal choisi.

    Et puis, les principes « hackers » très sujets à question.

    Pour ce qui est des accidents, personnellement (cela n’engage que moi), je dirais que l’analyse et le travail sont déviées et tronquées; il n’y a donc aucune corrélation à faire avec une ‘société’ de hackers.

    Un simple point de vue certes, mais je tiens à exprimer une très légère nuance sur le sujet des accidents : celle-ci.
    la plupart des accidents – quel qu’ils soient – sont d’origine criminels
    la question qui se pose est donc comment faire un accident et non pas pourquoi cela arrive
    la méthode chercheur ou celle des hackers est dès le départ fausse car elle repose sur une étude de cas, une filouterie « d’examen », un travail demandé, un exemple de préparation , un brouillon en somme … sans aucun lien avec l’objectif, le résultat, l’échange, l’enrichissement humain ou personnel …
    les accidents, pour être bien traité, sont une affaire d’experts, là, point de chercheurs ni de hackers.

    Il y a deux trois principes ‘hackers’ (voir le début de l’article changer la société 3) qui me gênent :
    il ne faut pas confondre anarchisme et individualité –
    le ‘sans condition d’âge ni d’origine’ est erroné (on fait appel à une team étrangère quand on y arrive pas).
    et ‘c’est la qualité qui prime …’c’est archi-faux, le niveau moyen est plutôt (chercheurs et hackers confondus à part de rares exemples) de niveau ouvrier pas de niveau conception malgré tout le flou ou l’intox cité abondamment et de partout d’ailleurs : c’est un travail de petites mains plus que de neurones.

    Il faudrait donc évoluer vers des principes un tout petit plus puissant et être capable d’appliquer une force de cohésion à l’ensemble des communautés. J’ai beaucoup de doutes que cela puisse être.

    1. Salut sven,

      Ce que tu dis là semble contenir des points intéressant, mais c’est beaucoup trop abstrait pour moi…

      Pourrais-tu être plus concret et/ou mieux préciser le lien entre les idées que tu exposes ?

  18. oui, mais sans préciser textuellement les points à développer, je suis contraint à uniquement présenter un plan de synthèse.

    1° les accidents
    2° les principes
    1° (a) analyse tronquée
    conclusion (reprise à la conclusion finale)
    1 (b) chercheur et hackers
    conclusion
    1° (c) raison d’une incompatibilité
    conclusion
    2° (A) théorie d’une société de hackers
    mise au point
    2° (b) anarchisme ou/et créativité
    l’imaginaire au travail
    2° (c) travail ou parasitisme
    compétence et réalité
    2° (d) la réalité virtuelle
    conclusion

    conclusion 1° 2° : les ratés réussissants ou naissance d’un échec.(exemples ? non, l’actualité est là pour signaler aux lecteurs – trices – vers quels « couacs » se référer)

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