CDO : Cupidité Dramatique Organisée

Comme promis, voici la suite de l’article sur les CDS. Le CDO (Collateralised Debt Obligation) a eu un rôle très important dans la crise dans la mesure où il a permis de revendre des CDS
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20 thoughts on “CDO : Cupidité Dramatique Organisée”

  1. Bon article, vous êtes bons en vulgarisation chez Reflets :)

    Plus je comprends les produits financiers et plus je suis d’accord avec Kitetoa : il faut interdire les dérivés.

    Les banquiers devraient lire plus de théoriciens du Chaos, en particulier Mandelbrot [1], Taleb [2] et Wolfram [3] (qui montre entre autres comment, avec des règles simples, on peut aboutir à une complexité indéchiffrable…).

    [1] http://www.amazon.fr/Une-approche-fractale-marchés-Risquer/dp/2738115365

    [2] http://www.amazon.fr/Black-Swan-Impact-Highly-Improbable/dp/0141034599

    [3] http://www.amazon.fr/New-Kind-Science-Stephen-Wolfram/dp/1579550088

    1. Merci beaucoup Pierre :)

      C’est un peu l’objectif que je me suis fixé : expliquer de manière aussi claire que possible le fonctionnement de la finance à tout le monde.

      Quand on découvre comment cela fonctionne réellement, c’est un monde de fous !!! De plus, du point de vue politique, les choses ne sont pas si complexes que ça a réguler… Enfin, c’est simplement une question de volonté.

  2. Il faudra vraiment qu’un jour vous vous concertiez pour que les auteurs trouvent un accord sur l’idéologie véhiculée…
    Je vous signale que la vidéo vient d’égalité et réconciliation, le site d’Alain Soral.
    Mon propos n’est pas de critiquer la forme, mais entre des articles ultra-libéraux du genre : « on va amener la « démocratie en Syrie » et celui-ci, il y a un fossé. Difficile de s’y retrouver.

    1. Très intéressante ton intervention, parce qu’elle marque quelque chose de super inquiétant : « Il faudra vraiment qu’un jour vous vous concertiez pour que les auteurs trouvent un accord sur l’idéologie véhiculée… »

      Parce que nous sommes censés « véhiculer une idéologie » ?

      Reflets a cette qualité : ne pas être le relai d’une idéologie, d’une marque, d’un dogme ou d’un corpus quel qu’il soit. Les auteurs sont indépendants, justement.

      Donc, le jour où « on se concerte », comme tu dis, pour « se mettre au point sur l’idéologie que l’on veut véhiculer », c’est fini, on est devenu une sorte d’officine de je ne sais quel parti ou mouvement.

      La vidéo n’est pas fabriquée par Soral & consors. Il l’ont postée. Point. N’importe qui aurait pu le faire…

      Sur la Syrie : ce serait inquiétant, non, que tous les articles soient univoques, tu ne penses pas ? Sachant que la Syrie a été traitée par plusieurs auteurs, avec des analyses et points de vue totalement différents. Evolutifs aussi.

      Reflets n’est pas E&R ou le journal des libéraux ou du FdG, ni d’une idéologie particulière.

      On peut réfléchir sans être un petit soldat d’une idéologie bien étiquetée ou c’est impossible dans ce pays ?

      1. Et puis il ne faut pas oublier que les internautes ne sont pas des victimes de l’information. Il appartient à chacun de dénouer les fils qui constitueront son propre point de vue.

        Personnellement, si je rejette la « pensée » antisémite d’E&R, je regarde Soral tous les mois pour me faire une idée. Tout discours n’engage que celui qui le produit, et il me parait très sain de faire de la gymnastique intellectuelle en comprenant ce avec quoi nous ne sommes pas d’accord. La bataille des idées ne se joue pas au nombre de clics ou de vues.

        Ainsi cette vidéo d’Attali sur YT au titre antisémite où il fait une blague digne de La Vérité si je mens. On s’en fout là du point de vue sur l’info d’E&R : ce qui compte est le contenu délivré par Attali qui n’est ni déformé, ni tronqué. Chacun se fait son idée.

        Le canal de l’information se critique sur la qualité de l’information délivrée (montage, explicitation du contexte etc…) pas sur son contenu

  3. Quelques remarques, détails, …

    * Un CDO, c’est une agrégation de crédits, pas de CDS (comme dit dans l’intro, une distraction, j’imagine).

    * Un élément important des CDO, c’est qu’il s’agit d’une entité juridiquement à part (un special-purpose vehicle ou SPV), légalement séparée de la banque qui a issué les prêts. Ce SPV est une société qui n’existe que sur papier, dont la gestion est sous-traitée à la banque qui a issué les prêts. L’avantage pour la banque: elle évacue complètement les risques de son bilan, mais touche quand même les très rémunératrices commissions de gestion des prêts.

    * Le succès des CDO, c’est qu’ils sont apparu à une époque où les retour sur des investissements sans risque (genre obligations d’état AAA ;) ) étaient très bas. Les CDO promettaient du AAA dans les tranches senior, mais avec des taux beaucoup plus alléchants, d’où leur succès auprès des fonds de pension. Mais il y a une règle générale: plus les retours sont élevés, plus les risques sont élevés.

    1. Merci pour tes précisions.

      * Pour le premier point, effectivement, les CDO sont habituellement formés à partir de créances ou d’obligations mais il me semble (peut être me contrediras-tu) qu’ils peuvent être constitués avec n’importe que produit financier. J’en ai entendu parler pour la première fois dans une présentation faite par quelqu’un qui travaillait comme MOA sur les dérivés de crédit et l’exemple était pris avec des CDS (du coup, ça donne des CDO synthétiques).

      * J’ai volontairement passé sur le SPV parce que ça ne me semblait pas très clair. Merci de préciser son rôle précis.

      * tout à fait d’accord : un management du risque ne supprime en aucun cas le risque. Mais à l’époque, les acteurs financiers voyaient surtout un moyen de s’enrichir rapidement (ce qui a réellement été le cas!).

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