Cadeau de fin d’année, un casier scolaire pour tous les marmots

signal-ecoleLe ministère de l’Éducation nationale (MEN) use de méthodes déloyales pour imposer un nouveau fichier scolaire aux implications plus que sensibles. Le livret scolaire unique numérique (LSUN) est le dernier maillon d’un fichage méticuleux qui remet en selle le débat ouvert il y a 10 ans lors de la sortie fracassante du gros fichier des écoliers, Base élèves 1er degré (BE1D).

Ce livret scolaire est censé s’imposer du CP à la 3ème, commun à l’école élémentaire et au collège, c’est à dire durant toute la scolarité obligatoire. Là où ça coince, c’est que les données que doit recueillir le LSUN sont exactement celles qui avaient du être expurgées de BE1D, en 2008, afin que ce dernier puisse plus facilement être accepté en masse par les parents d’élèves et les enseignants. Quelques réunions houleuses sur ce « livret numérique » ont déjà eu lieu à Paris entre des enseignants et leurs inspecteurs de circonscription, qu’on appelle dans la grande maison les IEN. En question notamment, l’absence totale d’information que doit légalement obtenir toute personne – en l’espèce, les responsables légaux des enfants concernés – dont les données personnelles sont traités dans un fichier informatisé (article 32 de la loi informatique et libertés). Pour être plus clair : début décembre, cette information légale n’avait toujours pas été communiquée aux parents d’élèves, alors que le fichier a déjà été rempli par certains enseignants zélés. Ceci, au passage, étant une infraction pénale (article 50).

Comme à son habitude, le MEN joue la carte de la « confiance », en édulcorant la portée de ce livret scolaire informatisé par l’emploi de termes trompeurs pour espérer ne pas avoir à se justifier. Il parle ainsi d’une « application », mot connu de tous les utilisateurs de smartphones, pour désigner un fichier nominatif (rien à voir avec un « logiciel », vrai synonyme d’application), et préfère user du terme « numérique » pour éviter à employer celui d' »informatisé », bien moins flou et plus consensuel. Oubliant aussi de préciser qu’il sera partagé par une foule d’intervenants qui restent encore inconnus des parents d’élèves.

Le « Livret d’ouvrier » new age

Le LSUN est en effet bien plus qu’une simple application — en septembre 2015, avec l’aide de la ministre en personne, BFM le présentait comme « le nouveau carnet de notes » (sic)…. Par exemple, il remplace totalement le LPC, « livret personnel de compétences » qui a été « testé » sous différentes formes ces dernières années. Les plus réfractaires au LPC ont parlé du « retour du livret d’ouvrier », le premier outil de contrôle social créé par Bonaparte et abrogé sous la IIIème République. Ficher les compétences acquises par l’enfant à tel moment de sa scolarité est à double tranchant, car cela répertorie aussi les difficultés que l’élève à eu à les acquérir. Ce mode d’évaluation binaire (oui ou non) est aussi très discutable en terme pédagogique. Le LPC comprend donc bien plus qu’un listing des savoirs acquis par chaque enfant, il s’inscrit dans un projet politique qui vise à mesurer l’employabilité de l’élève et de faire de l’école un lieu de compétition pour préparer l’enfant au monde du travail. « C’est d’ailleurs pour ces raisons que le MEDEF s’est réjoui de la mise en œuvre du LSUN », écrit le syndicat SUD Éducation, le plus remonté contre le LSUN depuis plusieurs mois, dans un récent communiqué.

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Répertorier les évaluations faisait donc partie de la première version du fichier Base élèves, qui a fait l’objet d’une simple déclaration à la CNIL en décembre 2004. Il était question aussi de noter l’assiduité de l’élève, son comportement en classe et une foule d’autres mentions comme la nationalité de l’enfant, mais aussi la langue et la ‘culture d’origine’ des parents (sic) ainsi que leur « date d’entrée en France »; était aussi prévue de noter les prises en charge de l’enfant dans des programmes éducatifs spécialisés (notamment les réseaux RASED pour « élèves sen difficulté »)…

Tous ces éléments ont donc été retirées de BE1D en 2008. A l’époque le ministre Xavier Darcos avait parlé de données « liberticides » (sic), et ils se retrouvent donc, peu ou prou, parmi les champs du livret scolaire version 2016. Notamment la prise en charge d’un élève dans différents programmes spécialisés de « réussite éducative », pouvant, et c’est là le problème, identifier des enfants avec des handicaps ou ceux bénéficiant de suivis médico-psychologiques, ou encore ceux, d’origine étrangère, « allophones » (classes pour non francophones)… On est loin du simple « carnet de notes numérique »!

Avec un peu de recul, expurger ces données de BE1D avait un tout autre but: favoriser l’adhésion des instituteurs et calmer les craintes des parents d’élèves. Car BE1D, en ne contenant que des données d’état civil, a pu s’installer dans le paysage. Alors qu’il a surtout servi à générer un identifiant unique – pour ne pas dire un numéro de matricule – destiné à suivre à la trace les élèves pendant leur scolarité et toute leur vie professionnelle. Cet INE – identifiant national de l’élève – est attribué à chaque enfant dès son entrée en 1ère année de maternelle, à 3 ans, avant même que l’école ne soit obligatoire. Et ces INE alimentent une autre base de données restée longtemps dissimulée par les services de l’Éducation nationale, la BNIE (base nationale des identifiants), qui a depuis fusionné dans un méga-répertoire (RNIE) qui recense tous les écoliers, collégiens, lycéens et apprentis (ici pour plus d’infos). Dernier changement loin d’être anodin dans ce RNIE, effectué distretos par un arrêté de septembre 2016, la mention du « pays de naissance pour les personnes nées à l’étranger », qui remplace celle de « naissance à l’étranger ». Ceci expliquant pourquoi la nationalité de l’enfant fut retiré de BE1D en 2008. Un peu à l’image des poupées gigognes, les fichiers scolaires s’imbriquent les uns dans les autres subrepticement, diluant leur portée au gré des modifications successives.

Et la dernière poupée n’est, là aussi, pas vraiment mise en avant : le CPA, Compte personnel d’activité créé par la funeste « loi travail » qui a répandu dans l’air tant d’effluves de lacrymos dans les rues ces derniers mois. Dans un communiqué du 9 octobre, le CNRBE, le collectif de résistance à Base élèves, résumait ça très bien ici :

Le fichage commencé à la maternelle (18 compétences renseignées) s’étendra au parcours professionnel par le biais du « Compte Personnel de Formation » (CPF) créé en 2014, du « Passeport d’orientation, de formation et de compétences » inclu dans ce fichier, et, de 16 ans jusqu’au décès de la personne, du « Compte Personnel d’Activité » (CPA) créé par la loi « travail » du 8 août 2016, un immense fichier dont les données seront bientôt mises à disposition des employeurs et des financeurs de formation, en application de cette même loi.

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Comme lorsque le MEN cherchait à imposer la Base élèves en 2006-2007,  il a été plus que sportif d’obtenir les documents officiels à l’origine du livret scolaire informatisé. Seul l’arrêté ministériel, signé en pleine trêve des confiseurs, le 31/12/2015, était disponible, en cherchant bien (le voici sur Legifrance). En revanche, le formulaire de déclaration de ce fichier à la CNIL (effectué avant le décret, le 15/10/2015), n’a pas eu la même publicité. Reflets.info s’est démené et a obtenu, après plusieurs échanges disons fermes et diplomatiques avec le ministère, quatre documents complémentaires que nous mettons à disposition (lire en fin d’article).

On y apprend tout de même quelques éléments fondamentaux de ce vaste fichage scolaire. D’abord la durée de conservation des données : 3 ans (la durée d’un cycle) ajouté d’une année, soit 4 ans d’archives. Sans savoir à quel point les différentes modifications permettront d’aller plus loin dans les années à venir. Le formulaire envoyé à la CNIL évoque aussi des données relevant de la « vie personnelle (habitudes de vie, situation familiale) » comme « professionnelle (CV, scolarité, formation professionnelle, distinctions) », le tout recueillies « de manière indirecte », c’est à dire en siphonnant d’autres fichiers, le tout grâce au fameux matricule unique, l’INE. Un coup d’œil aux différents champs du fichier (cf document plus bas « Formulaire de collecte des données ») permet aussi d’y voir des fenêtres où les enseignants pourront y inscrire des mentions libres, voire subjectives, sans savoir là aussi si l’effacement d’un cycle sur l’autre sera automatique…

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L’usine à gaz du LSUN (extrait d’un document de synthèse du MEN, juillet 2016)

Quid de l’information des parents ?

Mais alors où est la « déloyauté » dont nous parlions au début? C’est la manière dont ce livret est rempli et déployé, alors qu’aucun parent d’élèves de France n’a encore été officiellement informé de son contenu, de sa finalité, de la durée de conservation et des réelles implications de ce livret new age. Le MEN joue avec la loi : certes, pour tout fichier émanant d’un « service public », il n’est plus nécessaire de recueillir « l’accord préalable de la personne » (ou de ses tuteurs), cf l’article 7 de la loi informatique et libertés. Mais tout traitement de données à caractère personnel doit faire l’objet d’une information claire et précise auprès des intéressés (article 32 de la LIL). Et contrevenir à cette formalité est une infraction pénale (article 226-16 du code pénal). En théorie donc, la CNIL aurait du dès maintenant transmettre à la justice ces éléments à l’encontre du « responsable du traitement », en l’occurrence la ministre Vallaud-Belkacem, et, par délégation, Florence Robine, directrice de l’enseignement scolaire — c’est d’ailleurs elle qui a signé la déclaration à la CNIL.

declaration-lsun-extraitPourtant, seules des réunions en conclave entre enseignant.e.s, directeurs/directrices d’école et inspecteurs (IEN), ont eu lieu à ce jour. Lorsqu’un prof ose évoquer l’absence de note d’information à l’adresse des parents, et à quel moment elle serait distribué, la réponse reste évasive ou menaçante. De leur côté, quelques parents commencent à envoyer des courrier d’opposition furibards, mais néanmoins très argumentés (modèle-type disponible ici), et convoquent des réunions avec les parents pour faire le boulot qu’aurait du faire, depuis des mois, le ministère et ses représentants. Pourtant, cf page 6 de la déclaration CNIL [cf capture], à la rubrique 9 « Le droit d’accès des personnes fichées », « Comment informez-vous les personnes concernées par votre traitement de leur droit d’accès ? », la case « Envoi d’un courrier personnalisé » a été cochée.

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Premier bug : la réponse du DASEN de Paris (grand manitou de l’éducation nationale dans chaque département académie), à la question « quid de l’information des parents? ». Voici l’extrait d’un mail reçu dans les écoles de Paris le mercredi 30 novembre (souligné par nos soins) :

Certains d’entre vous reçoivent en outre des courriers de parents dans lesquels il est fait mention d’un engagement ministériel concernant une information écrite et individuelle à destination des parents. Nous n’avons reçu aucune consigne ministérielle allant dans ce sens. En revanche, un document est en préparation au ministère relatif à la mise en place de téléservices à compter de janvier 2017. Ce document prévoit la présentation des identifiant et mot de passe aux familles.

D’autres familles expriment par ailleurs leur refus de voir le LSU renseigné pour leur propre enfant au motif que des informations confidentielles pourraient être désormais accessibles. Il appartient dans vos réponses de les rassurer en rappelant l’aval de la CNIL et les conditions d’accès à la plateforme, très contrôlées et restreintes. On peut également ajouter que la protection des données est mieux assurée par le LSU que par les versions papier des livrets, lesquels sont bien plus exposés au risque de rupture de confidentialité.

Notez avec quels termes rassurants on tente de calmer la plèbe qui gronde. Jamais la question de la pertinence des données n’est abordée, seulement la façon dont elles seront « sécurisées ». Et cela montre aussi que par « courrier personnalisé », le MEN entendait informer les parents non pas avant toute saisie, mais après coup, pour leur confier des identifiants et mots de passe avec lesquels ils pourront accéder à la base. Car c’est le dernière étage de la fusée « acceptation » : les impliquer dans le dispositif, bref les rendre complices et/ou consentants. Surtout pas avant toute saisie – ce serait trop tard alors pour s’y opposer – mais une fois que les profs auraient rempli les premières évaluations. Après la bataille.

Second bug : hier à la mi-journée, 1er décembre, on nous apprenait qu’un mail de Florence Robine, en personne, avait été envoyé à toutes les écoles de France afin d’éteindre l’incendie. Courrier qui allait contredire le DASEN zélé cité plus haut. Le sujet du courrier est plutôt vague (« Les bilans périodiques du livret scolaire »…), mais en fin de courrier la n°2 du ministère fait (enfin) référence à ses obligations légales :

Enfin, je vous rappelle aussi qu’il convient d’informer les élèves et leurs responsables légaux, quelle que soit l’application utilisée, de tout traitement informatisé de données les concernant ainsi que de leur droit d’accès et de rectification de ces données, en leur communiquant un courrier personnalisé, par exemple par l’intermédiaire du carnet de liaison. Pour le LSU, un courrier type est à votre disposition (…)
Avec toute ma confiance [sic],
Florence Robine
Directrice générale de l’enseignement scolaire
Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Le « courrier type » (le voici avec le lien originalici une copie, des fois que…) rappelle les mentions les plus élémentaires concernant les mentions devant accompagner un tel fichage de masse. Mais cette tâche revient donc aux enseignants, alors qu’il incombe logiquement au « responsable du traitement ». Allez, ok, on chipote. D’ailleurs, c’est sans doute un procès d’intention : ils sont tous débordés au ministère, et il était prévu de longue date que cette information soit communiquée aux parents d’élèves. Simple question de timing? Pas de bol pour Mme Robine, l’informatique laisse des traces, et elles sont plutôt cruelles. Dans le document PDF mis en pâture hier, on peut lire qu’il a été créé avec « Microsoft® Word 2010 » (c’est du propre – mais les liens entre Windows et l’éducation nationale ne sont plus à démontrer), qu’il est titré « Données personnelles », mais surtout qu’il a été créé le… « lun. 28 nov. 2016 14:22:43 CET ». Soit bien après les premières saisies de données, et surtout après les premiers courriers de parents s’offusquant d’avoir découvert l’existence du LSUN sans en avoir été informés. Oui, plutôt cruel l’informatique pour Florence Robine.


Documents communiqués à Reflets.info par le MEN :


Ecoutez une émission de radio sur le sujet, Les Amis d’Orwell, Radio Libertaire, 2/12/2016 — avec trois invités, parent d’élèves et professeurs des écoles, qui discutent du LSUN et reviennent sur Base élèves (1h30).

 

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37 thoughts on “Cadeau de fin d’année, un casier scolaire pour tous les marmots”

  1. « Il parle ainsi d’une « application », mot connu de tous les utilisateurs de smartphones, pour désigner un fichier nominatif (rien à voir avec un « logiciel », vrai synonyme d’application), et préfère user du terme « numérique » pour éviter à employer celui d’ »informatisé », bien moins flou et plus consensuel. »

    Mais quel SCANDÂALE ! Tous dans la rue !!1!

    Des fichiers d’élèves numérisées et accessibles 3 ans par Internet ! C’est le retour aux Heures Sombres de Notre Histoire…

      1. Pourquoi lui répondre avec un tel mépris ?

        Vous avez la chance d’avoir un profane qui vient ici, lit un article un peu technique et s’y intéresse au point de le commenter.

        La personne en question ne comprends pas les implications du passage d’un système papier à un système informatique automatisé. Pour nous qui sommes habitués à s’informer sur ces sujets ça peut paraître évident mais je pense qu’une grande majorité des gens partage le même avis que cette personne.

        Lui répondre « Lol, noob » plutôt que d’essayer de lui expliquer semble contre-productif. On ne cesse de lire ici que les gens doivent plus s’informer et s’intéresser activement à ces sujets qui sont importants, si on se moque d’eux lorsqu’ils essayent ça ne risque pas d’arriver.

        1. Merci pour votre réponse.
          Je m’intéresse depuis toujours à ces problématiques.
          Cependant, l’article ne parvient pas, malgré moult efforts manifestes, à mettre en relief un réel problème avec ce fichier.

          La principale problématique soulevée concerne la communication du gouvernement, dans le mode typique « on nous cache tout » (d’où mon commentaire), et le sophisme habituel de la pente glissante.

          La numérisation du carnet scolaire est une modernisation bienvenue, et l’État à travers l’Éducation Nationale est légitime pour mettre en œuvre et gérer le service, qui implique forcément la création d’une base de donnée. Tout un tas de gardes fous existent pour encadrer le bousin.

          1. Je vais essayer de vous donner quelques pistes pour vous faire comprendre en quoi ce genre de chose est problématique.

            Ici, d’une manière générale, on a du mal avec les bases de données qui référencent les personnes. Et c’est, selon moi, à juste titre puisqu’en terme de questions informatiques l’état est loin d’être très doué et\ou a tendance à sous traiter à des sociétés privées aux valeurs douteuses.

            Le premier soucis c’est que la mise en place d’une telle chose permet son développement ultérieur, ici on le voit bien avec le BE1D qui bien que d’apparence inoffensive permet la mise en place du LSUN qui déjà semble un peu plus corsé. Qui sait ce qu’il y aura dans la prochaine version ?

            Ensuite il y a clairement un problème d’approche du sujet de la part de ceux qui le poussent. La modernisation et l’informatisation du système éducatif n’est pas un problème en soi, mais cela devient dangereusement inquiétant lorsque cela se fait dans le dos et à l’insu des principaux concernés. On prends des décisions unilatérales sans maîtriser le sujet et sans consulter qui que ce soit.

            Une base de données recensant tous les élèves est un outil extrêmement puissant, sa mise en place doit être mûrement discutée avec tous les acteurs. Ici on a peu l’impression qu’on passe ça vite fait sous le manteau avant de laisser l’occasion d’en discuter. Soit c’est malhonnête, soit c’est que l’état considère que les gens sont trop bêtes pour comprendre que c’est une bonne chose. Dans les deux cas ça n’est pas très bon signe.

          2. @Wag : D’où sortez-vous que la numérisation du livret « est une modernisation bienvenue »? Si vous affirmez cela en étant persuadé d’être neutre, ça ne fait pas beaucoup avancer la discussion que j’ai tenté de susciter dans ce billet.
            En quoi cela serait « moderne » sans discussion, juste parce que l’informatique et la mise en réseau c’est moins ancien que le papier et l’imprimerie? La modernité n’est pas dénuée de portée politique.
            Partager un document d’une telle portée (qui catalogue en fonction de compétences acquises ou non-acquises, ce qui relève plus de l’employabilité que de la transmission des savoirs), qui suivra une personne une grande partie de sa vie, qui servira à le trier au gré des passerelles informatiques qui existent déjà ou vont exister (renseignez-vous sur l’algorithme « moderne » de la passerelle Affelnet…), n’a rien à voir avec la « modernité ».
            Le consentement de la personne est nié, on joue sur la fibre « confiance » pour convaincre les parents et les faire adhérer à ce qui va leur échapper.
            Et les garde-fous, ils existent, vous les avez rencontré? Vous parlez de la CNIL ou je rêve? Saviez-vous que pour un fichier comme celui-là qui implique plus de 10 millions d’individus qui ne peuvent pas donner leur avis, cette CNIL n’a fait que mettre un tampon sur un formulaire de 9 pages? Sans jamais avoir eu à se pencher sur la pertinence de ce fichier? Et quand on l’informe — comme je l’ai fait à de nombreuses reprises depuis la mi-novembre — que le responsable déploie cet instrument sans respecter sa seule obligation légale (informer les intéressés de leurs droits et de la finalité d’un tel « bousin »), cette même CNIL ne dit rien, et même si elle le voulait, elle ne pourrait que lui rappeler la loi sans aucun pouvoir de sanctions? C’est de ce « garde-fou » dont vous parlez? Je vous le demande sans ironie.

          3. (oops j’ai posté par erreur)
            @Jet Lambda L’école est obligatoire on ne demande pas aux parents leur permission pour l’organiser.

            C’est une modernisation bienvenue, je me souviens avoir déjà caché mon livret à mes parents au collège, et de manière générale ça fluidifie le contact parents/profs.

          4. @Anon Au final, il n’y a pas de reproche matérielle réelle, surtout des peurs concernant ce qui pourrait en être fait à l’avenir.

            L’administration n’a pas attendu 2016 pour « ficher ». Marx décrivait fin XIXème dans Le Capital que l’administration française connaissait la position de chaque colonie de rat dans la capitale.

            Je préfère que ce type de service soit offert par l’État plutôt que les profs se tournent vers des services des géants du net pour communiquer avec les parents.

          5. L’école n’est pas obligatoire; l’instruction est obligatoire.

            On peut instruire sans éduquer à la compétition et au « benchmarking » et dans un l’objectif avoué d’une adaptation au marché du travail.

            On n’éduque pas un enfant affabulateur en court-circuitant la relation personnelle.

            Vous avez planqué votre livret !
            Ils bidouilleront leur livret électronique !
            Et heureusement !

          6. Je réagis aussi sur « l’école » obligatoire. S’agit-il d’un (a)voeu ? Dieu merci, seule l’éducation est obligatoire. Elle peut même se faire à domicile. Je connais nombre de parents qui ont opté pour cette solution, qui se mutualisent et qui s’en sortent très bien. J’avoue réfléchir à la question pour mon gosse et que cette pratique du consentement tacite associé aux manquements répétés de l’administration à la sécurité et à la souveraineté des données m’inquiète aussi. Pour vous, ce ne sont peut-être QUE des données. Pour d’autres, c’est du pouvoir. Dommage que vous ne le compreniez pas.

          7. Le papier n’évoque pas « l’école obligatoire », mais la « scolarité », nuance, et dedans on compte aussi les enfants qui la font à la maison « en famille » (ou sous l’œil d’un adulte tiers), d’ailleurs il me semble que les élèves qui sont dans ce cas sont toujours sous la « bienveillance » de l’EN, les parents doivent rendre des comptes, et sont même susceptibles de se faire « inspecter », si je me trompe pas.

          8. La mission de l’Education Nationale a toujours été politique. Après avoir été le creuset des tueries de la Première Guerre mondiale en imposant le concept d’Etat-Nation, elle se réduit maintenant à former de la main d’oeuvre pour les multinationales. Mais voyez par vous même : personne ne croit plus au récit national. Les gamins encore moins que les autres.

            Pourquoi mon gosse devrait-il s’insérer dans le monde du travail ? Dans l’intérêt de qui ? Du sien ?

            Mon enfant aura une bonne éducation : D’abord, il apprendra à apprendre. Il apprendra à lire et interpréter un écosystème, se situer dans l’espace et dans le temps, décider de ses orientations, respecter ses semblables, se faire des amis, faire pousser des légumes, bricoler, faire ses expériences, être créatif, autonome et résilient, trouver de quoi vivre, multiplier les ressources possibles, connaitre ses besoins réels, savourer la poésie, l’amitié, jouer de la musique, ne rien faire, construire une maison, collaborer sur l’Internet libre, être souverain, continuer à apprendre tous les jours et toute sa vie, bref, il apprendra à hacker le Système d’Exploitation dans lequel l’Humanité s’est fourvoyée, il sera un Homme libre et responsable, héritier de deux cent mille ans d’histoires et d’expériences humaines, souverain en son royaume et colocataire d’une Planète de onze milliards d’individus.

            Au passage, je vous invite à vous renseigner sur la très riche polysémie du mot hack. Vous comprendrez peut-être un peu mieux les avantages de l’école buissonnière.

    1. Le terme exact est « Système d’Information », autrement dit une base de donnée, ou « big data ». C’est à dire que nous sommes assez loin d’une simple application.
      Mais vu votre ton faussement offusqué, vous le savez, n’est-il pas ?

      Excusez-moi, à qui avons-nous l’honneur ?

  2. Quand l’ bloc des pays communistes est tombé en 1989, avec le rideau de fer qui nous en séparait, j’ai cru, plein d’espoir, que notre modèle de société allait s’y répandre.
    C’était la fin de la terrible S.T.A.S.I de l’allemagne de l’Est à la surveillance angoissante.

    J’ai fait tout faux.

    En votant nous avons mis en place des gens qui veulent nous contrôler sous le même système. Flamby n’est pas tout mou et tout sucré, il est nocif pour nous et pour les générations qui viennent.

    Et personne pour protester …

  3. Au-delà de l’aspect « flicage », on peut se poser la question du contexte des apprentissages et donc des appréciations qui en découlent.
    Le fichier recense l’absentéisme de l’enfant mais n’indique pas les temps de présence effective de l’enseignant. Combien d’arrêts maladie ? Combien de jours d’absence non remplacés ?
    Quelle impartialité de la part de l’enseignant ?
    Et par exemple, en quoi le fait de ne pas aimer les travaux de groupe seraient disqualifiant ?

    En poussant le bouchon un peu plus loin, que faire des appréciations d’un enseignant x sur ses sordides « ateliers du goût » ?

    Or, le fichier semble verrouillé ….

    1. Les ENT [Espaces numériques de travail, NDLR] recensent heure par heure l’absentéisme des élèves et des profs, donc l’info est complète. Pour les commentaires, c’est un peu comme les bulletins, c’est le prof qui pose le contexte de l’atelier « du goût ». Donc le fichier ne pose pas la question, et est un problème qui se posait déjà avant…

  4. Bonjour

    Votre article est parsemé d’erreurs et d’imprécisions, qui en rendent la lecture pénible… Ce qui est dommage, sur un sujet aussi brulant… Si vous pouviez faire les quelques corrections nécessaires, ce serait un gain de valeur inestimable.

    – Le DASEN n’est pas le manitou de l’académie, mais celui du département. Pour l’académie, c’est le recteur… Peut-être votre exemple parisien vous a-t-il induit en erreur, l’académie de Paris recouvrant également le département de Paris…

    – Le titre « Qui de l’information des parents ? » devrait s’écrire « QUID de l’info… »… « Quid » = « Quoi » en latin… Signifie « qu’en est-il » en français…

    – « Un peu à l’image des poupées gigognes, les fichiers scolaires s’imbriquent les uns aux autres subrepticement »… « s’imbriquent les uns dans les autres » serait plus conforme à l’usage de ce verbe… Ou alors, il faut utiliser un autre verbe, comme « s’ajoutent les uns aux autres » (car « s’imbriquer » implique un emboitement, un recouvrement, une partie commune, ce qui n’est pas forcément le cas de ces fichiers…).

    – Accord dans la phrase : « Lorsqu’un prof ose évoquer l’absence de note d’information à l’adresse des parents, et à quel moment cela serait distribué, la réponse est restée évasive ou menaçante. »… Si vous employez le présent en début de phrase, mieux vaut le maintenir jusqu’au bout, et donc finir par « la réponse reste évasive ou menaçante. » J’aurais également mis « à quel moment celle-ci sera distribuée », plutôt que « cela serait ».

    – idem : « En question notamment, l’absence totale d’information que doivent légalement obtenir toute personne »… devrait être « Que doit légalement obtenir toute personne » (sujet = « personne »)… Cependant, la phrase reste assez mystérieuse, même avec ce changement d’accord en nombre…

    – Vocabulaire : « livret new age » ne me parait pas très adapté… Le New-Age est un mouvement datant des années 60-70, avec les hippies partant en Inde pour y chercher un renouveau spirituel… Quel rapport avec l’informatisation de la société ?? Peut-être « livret 2.0 » aurait-il été plus adapté… Et encore…

    – J’arrête là la revue, il reste tellement à dire que c’est un peu difficile de mettre cela dans un commentaire, qui ne pourra que paraître à charge, alors qu’il s’agit surtout de forme…

    – Mais par ailleurs, et sur le fond cette fois (et sans toutefois disposer d’informations supplémentaires par rapport à ce que vous écrivez là), il me semble qu’une durée de vie de 4 ans des informations portées à ce livret ne constitue en rien un cas de conservation indéfinie de ces informations… Ce qui remet en question fortement tout le raisonnement de la plus grande part de votre article, le fragilisant d’autant…

    Bref… Un sujet important, mais une rédaction non relue, non corrigée, et peu étayée sur le plan du raisonnement, ce qui entame le crédit de l’article… Pour un article traitant d’un sujet scolaire, c’est dommage ! « Peut mieux faire » comme on dit sur… les bulletins scolaires !!

    1. Merci à Mister Grincheux correcteur de m’avoir remis sur le droit chemin de l’orthodoxie orthographique. En revanche, sur e vocabulaire, vous dépassez vos prérogatives, « new age » j’aime bien, et rien à voir avec les hippies. Le « 2.0 », c’est d’un surfait, un lieu commun 1.0 pour le coup. (Et vous oubliez qu’il y a parfois des coquilles, cf le « Quid »)

      Mais sur le fond, car c’est bien ça qui m’intéresse finalement, il n’y a que le durée de stockage qui vous pose problème? Je me disais bien que quelqu’un qui préfère mettre le doigt sur la forme que sur le fond n’avait pas beaucoup d’affinité à percevoir le projet politique sous-jacent de ce fichage de masse qui s’évertue à se faire de manière dissimulée, ce qui ne vous semble pas choquant non plus. Peu importe la durée de conservation, ce qui change, c’est que le livret scolaire qui restait entre les mains des parents devient propriété d’État.

      Quant à votre remarque « peut mieux faire » (« pour un article traitant d’un sujet scolaire, c’est dommage »…), je l’attendais celle-là. J’espère en tous cas que vous ne faites pas partie des petites mains académiques qui expliquent aux parents que c’est pour le bien des élèves, pour qu’ils soient bien orientés à la fin de leur scolarité, et enfin qu’il ne faut pas être parano « si on n’a rien à se reprocher ».

      1. Rhooo l’autre ! Comment il s’est fait remettre à sa place par la maitresse !

        Sur le fond t’as pas tort. Mais sur la forme, c’est mieux de pas se planter. Sinon, ça dessert le fond.

        Perso, j’avais pas compris dans l’article que le fichier avait une durée de vie limitée à quatre ans. S’il est fusionné avec le CPA, alors les données continuent d’exister, non ? Quel interêt de les conserver, d’ailleurs ? A l’exception de l’Etat civil, beaucoup de ces données deviennent rapidement obsolètes, non ? Des précisions, svp.

        1. Dans la « note aux parents » dont parle dans sa lettre envoyée aux écoles le 1er décembre Florence Robine (n° 2 du ministère, cheffe de la DGESCO, direction de affaires scolaires et maître d’œuvre du LSUN), elle mentionne la durée de « 3 ans +1 », mais uniquement pour les « bilans périodiques », alors que pour les « bilans fin de cycle » (cad tous les 3 ans, fin de CE2, fin de 6e, fin de 3e), ils seront conservés « jusqu’en classe de 2nde », pour le passage au lycée. C’est sans doute ces données qui seront ensuite versées dans le CPA via le « passeport orientation formation » (un truc qui était lié au LPC, le livret de compétences, que le LSUN est censé complètement remplacer).
          Mais c’est encore trop tôt pour dire comment ces fusions de données se feront… C’est prévu, c’est l’essentiel.

  5. Quand je vois la soupe qu’on enseigne à mes gosses, je me dis qu’ils feraient peut être mieux de revoir leurs méthodes éducatives plutôt que de chercher à traquer tous leurs faits et gestes, c’est vraiment une curieuse gestion des priorités.

    1. L’école n’assure pas l’éducation, mais une instruction de base. Avec 90% de bacheliers, elle y arrive 90% du temps. Si tu veux une instruction supérieure, tu t’en occupe, tu as le droit. Et si tu veux des enfants éduqués, tu t’en occupe, c’est ton boulot de parent.

      1. @wang Quelle vision minimaliste… c’est affligeant. Vous m’expliquerez quand même ce que vient faire éducation dans « Education nationale ». Quand je vois l’entraint dont vous faites par cela sent énormément le discour partisan. C’est avec cette vision de l’éducation que l’on peut voir l’école francaise en queue de peloton des pays de l’OCDE.

        Prenons donc exemple sur les pays scandinaves, qui sont trés loin de la vision que vous avez de l’éducation et de cette soi-disant instruction de base.

  6. Pour la sécurité des données, j’ai un doute, Toutatis, l’ent des lycées bretons utilise la date de naissance comme mot de passe. Et le nom de l’élève comme identifiant… Il y a bien la possibilité de changer le mot de passe, mais ils sont régulièrement réinitialisés … Les choses ont peut-être changé depuis, mais dans le doute, facebook permet d’avoir les identifiants.

  7. Si je vous disais que les données personnelles ne sont pas chiffrées dans la base de données, vous ne me croiriez pas.
    Et bien vous avez tort.
    Tout est en clair.
    Le jour où tout cela fuitera, une manne bienvenue alimentera les dossiers du patronat.

    1. J’ai peut-être mal compris l’intérêt du chiffrement, mais il me semble que tu auras beau chiffrer tes données, si tu les mets dans un système informatique en fonctionnement, qui les exploites, elles seront systématiquement lisible pour l’application, sûrement l’os, mais surtout, l’attaquant y aura accès en clair,ou avec la méthode d’accès, donc ce n’est pas vraiment pertinent. ( Je rappelle que les bases élèves sont déjà informatisée depuis très longtemps, seulement pas systématiquement centralisée ou avec des infos inutiles dans un cadre bienveillant)

      1. Puisque personne ne se dévoue, je tente une analogie :
        Le serveur c’est ta maison, le chiffrement la serrure.
        Même en sachant que ta serrure peut être cassée en moins de 15 minutes par n’importe quel voleur professionnel, laisserais-tu la porte ouverte pour autant ?

        Concernant la lecture des infos déchiffrées depuis la RAM en temps réel, ça parait compliqué de reconstituer les données récupérées au hasard des accès. A ce compte, autant chercher les logins et la clé de déchiffrement (et là bon courage encore !)

        1. Oulah, non, le chiffrement est l’encodage d’une information pour en empêcher la lecture par une personne non autorisée. Tu peux chiffrer un document papier.
          Pour la serrure, c’est l’authentification. Du coup je rejette ton analogie.

          1. Bon … Je te laisse ne pas chiffrer tes documents et rester dans tes préjugés crasses.
            Et merci pour la leçon de cryptologie, mais de nous 2, au vu de ton message précédent, je ne pense pas que tu soit le plus à même de jouer au professeur.

  8. Je découvre… Merci pour ce travail!.. Et tant pis pour les grincheux et autres adeptes de la servitude volontaire… Le savoir mis au service de la liberté naturelle qu’il appartient à chacun de retrouver…
    « Sapere aude ! »

    « …Cette immaturité lui est imputable non pas si le manque d’entendement mais si le manque de résolution et de courage d’y avoir recours …en est la cause. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! voilà donc la devise de l’ Aufklärung. » Kant

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Qu'est-ce_que_les_Lumi%C3%A8res_%3F

  9. Je n’avais pas conscience de tous ça quand je suis allée consulter le dossier de ma fille et du coup donner mon accord. Avec le peu (pour ne pas dire le rien) d’info que j’ai reçu lors de la remise de son bulletin, je pensais que c’était uniquement un moyen de communication entre parents-prof et élèves entre eux pour s’entreaider (selon la maîtresse, il était question de pouvoir consulter un graphique de plus que dans le bulletin papier et surtout de pouvoir avoir accès à l’agenda des élèves, ce qui est pratique quand ils oublient de noter un devoir)!!! A aucun moment il ne m’a été dit que le bulletin dans son entier serait repris y compris les notes des enseignants et encore moins que ce serait conservé au delà de l’année en cours. C’est purement un fichage de compétences et autres info. Je trouve ça scandalisant!!!!

  10. vous avez de drôles de sources… bien faisandées

    ‘ Un an après « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » et l’entretien exceptionnel qu’il avait accordé à Réinformation.Tv, Philippe de Villiers nous reçoit à nouveau au Puy du Fou à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Les cloches sonneront-elles encore demain », paru chez Albin Michel. Durant 80 minutes, et dans ce nouveau document exceptionnel, l’ancien secrétaire d’Etat répond aux questions de Jeanne Smits et d’Armel Joubert des Ouches. Jamais Philippe de Villiers n’était allé aussi loin dans son analyse de la situation qu’il décrit dans son ouvrage et des révélations qu’il présente au grand jour. »

  11. Ce qui est grave dans le LSUN c’est ça (voir ci-dessous) , donc pour répondre à wag, « tous dans la rue, c’est un scandale ! » :

    Dans le LSUN, on trouve :

    des éléments relatifs à la vie scolaire au collège (absences, retards, comportement)

    des éléments de suivi des élèves en difficulté ou à besoins particuliers. Sous ce terme anodin se cachent des dispositifs dont la simple mention peut donner des indications sur les difficultés rencontrées par un élève, sur la date de son arrivée en France, mais aussi sur son état de santé ! On y trouve pêle-mêle :

    le PPRE (difficultés scolaires ponctuelles)

    le recours au RASED (réseau d’aides spécialisées)

    l’UPE2A (pour les élèves non francophones nouvellement arrivés)

    les ULIS école ou collège (unités d’inclusion scolaire, anciennement CLIS)

    le PPS (projet personnalisé de scolarisation, indiquant qu’un enfant bénéficie d’une aide de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées)

    le PAP (projet d’accompagnement personnalisé, coordonné par un médecin scolaire)

    le PAI (projet d’accueil individualisé, en cas de problème de santé nécessitant un protocole particulier à l’école)

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