Une petite guerre mondiale pour 2026 ?
Trump, la brute épaisse à l'assaut du droit international
Après l'invasion du Vénézuela, Donald Trump, en bonne brute épaisse d'extrême droite radicale qu'il est, a décidé d'envahir le Groenland. Cela ferait voler en éclat l'ordre mondial né après la deuxième guerre mondiale. L'OTAN n'y survivrait probablement pas, Vladimir Poutine serait aux anges et Xi Jinping n'aurait sans doute plus aucune hésitation à envahir Taïwan. Il est minuit moins un demi-millième de seconde.
« Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en charger. Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois... reparlons-en dans 20 jours. » a lancé Donald Trump depuis l'Air Force One. Un message on ne peut plus clair après l'invastion du Vénézuéla. D'autant que juste après l'enlèvement de Nicolas Maduro, Katie Miller, dont le mari Stephen occupe le poste de chef de cabinet adjoint à la Maison Blanche chargé de la politique et conseiller à la sécurité intérieure, a publié sur X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain. L'image était accompagnée d'un seul mot : « BIENTÔT ».

Il y a un petit hic toutefois. Le Groenland fait partie du Royaume du Danemark. Et ce dernier fait partie de l'OTAN. Or le traité de l'OTAN (né, notamment, pour protéger l'Europe d'une attaque par l'URSS) contient un article 5 selon lequel, une attaque contre un membre de l'alliance est considérée comme une attaque contre tous les membres. Et chaque autre membre s'engage à lui porter assistance, y compris par l'usage de la force armée (pas uniquement) si nécessaire...
L'OTAN précise qu'un État agressé « peut demander à d’autres de lui venir en aide. Dans le contexte de l’OTAN, l’article 5 traduit ce droit de légitime défense en obligation d’assistance mutuelle. C'est à la suite des attentats terroristes perpétrés contre les États-Unis le 11 septembre 2001 que, pour la première et unique fois de son histoire, l’OTAN a invoqué l’article 5. »
La brute épaisse de Washington n'a personne dans la cour de récréation pour l'arrêter. Il n'y a qu'a voir la déclaration officielle d'Emmanuel Macron après l'invasion du Vénézuéla. Il va donc très probablement envahir le Groenland.

En toute logique l'article 5 serait alors engagé et les pays de l'OTAN entreraient en guerre contre les États-Unis, pays co-fondateur de l'alliance aux côtés du Canada, de la France, du Royaume-Uni, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, du... Danemark, de la Norvège, de l'Islande, de l'Italie et du Portugal. Le poids des Etats-Unis dans l'OTAN est le double de celui de pays européens...
Tiens, revoilà la souveraineté...
Dans notre scénario catastrophe, on peut imaginer que de l'autre côté du plateau, Vladimir Poutine serait malin de se lancer à l'attaque de l'Europe (il vise les pays de l'Est, anciens satellites de l'URSS). Tout le monde serait alors heureux de transiger et de les lui laisser pour qu'il arrête d'avancer.
Bien entendu, il y a les armées de chaque pays qui peuvent être un caillou dans la chaussure des deux dirigeants. Mais il s'agit tout de même des deux plus grosses puissances atomiques de la planète et cela reste un argument de poids. D'autant qu'ils ont tous les deux construit des mini-bombes, histoire de faire une démonstration définitive. Tant que les deux monstres atomiques se font face, aucun n'utilise ces moyens, mais s'ils sont alliés... Enfin, la Chine aurait un boulevard pour prendre Taïwan...
Et puis revient dans la discussion l'histoire de la fameuse « souveraineté » que nos politiques nous servent régulièrement comme une sorte de bonne raison de voter pour eux.
Il se trouve que Reflets, avec d'autres journaux européens travaille actuellement sur un sujet militaire impliquant plusieurs pays. La dépendance aux Etats-Unis est telle qu'il semble bien compliqué de s'opposer militairement à ce pays.
Les militaires européens travaillent avec du Microsoft sur leurs ordinateurs individuels et sur certains serveurs. E ils sont tellement au point que lorsqu'il y a une attaque massive sur des équipements Microsoft, ils sont incapables de dire s'ils ont été touchés. Leurs réseaux utilisent du matériel US (Cisco par exemple) pour fonctionner. Leurs visioconférences se font avec un produit Cisco. Ça va être compliqué. Ou tout noir.
Bien entendu, il n'est pas prouvé qu'il existe un kill switch dans les systèmes d'exploitation américains ou dans les switchs. Mais on l'a vu avec la mise au ban des juges de la Cour pénale internationale par l'administration américaine, Washington a les moyens de paralyser un pays en quelques instants.
Un simple arrêt des mises à jours logicielles, l'arrêt de l'accès aux satellites américains, l'arrêt des livraisons d'armes (l'Europe achète 65% de ses armes aux États-Unis) serait tout simplement catastrophique. Ne parlons même pas des logiciels (souvent des boites noires) intégrés dans les systèmes d'armes européens...
Allez, et bonne année 2026 surtout !