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par bluetouff

Une fumisterie souveraine... mais libre !

Ce n'est pas comme si on ne nous avait pas déjà fait le coup de la souveraineté mal placée.

Ce n'est pas comme si on ne nous avait pas déjà fait le coup de la souveraineté mal placée. Nous avons tous encore en tête ce holdup sur des fonds publics occasionné par le "cloud souverain", un projet initié par François Fillon en 2009 qui est aujourd'hui devenu pour l'un, un cloud americano britanico luxembourgeois (bâti sur de l'argent public, lui, parfaitement souverain de chez nous) et pour l'autre un cuisant échec commercial avec ses 150 millions d'investissements et ses 108 millions d'euros de pertes.

Flashback

L'erreur était pourtant grossière : on distribuait 75 millions d'euros à des acteurs qui n'avaient pas grand chose à voir avec le cloud (Orange et Thales pour Cloudwatt et Numericable et Bull pour Numergy), tout en écartant des acteurs légitimes comme OVH, Gandi et d'autres qui réalisaient déjà à l'époque une part significative de leur chiffre avec des offres clouds compétitives.  Tout ceci ne pouvait déboucher que sur un lamentable échec, avec des offres loin d'être compétitives et des clients qui ont préféré du Google ou du Amazon à cette souveraineté hors de prix et techniquement pas au niveau. Reflets s'est longtemps posé la question d'aller s'héberger dans le cloud souverain de Bull mais pour une raison dont nous ne nous souvenons plus, ça ne s'est pas fait.

Bug de souveraineté

Le cas Numergy est très intéressant puisque...

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