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Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

Tiens, revoilà le vote contestataire... #oupas

Allez, c'est reparti. Comme à chaque élection un peu importante, le Front National tourne entre 16 et 20% des suffrages exprimés. Et comme à chaque élection de ce type, les politiques et la presse parlent de "vote contestataire". Les politiques ont une "excuse". Ils tentent de rameuter sous leur bannière les gens qui ont voté pour un parti d'extrême droite raciste. La presse... C'est plus difficile de lui trouver une excuse.

Allez, c'est reparti. Comme à chaque élection un peu importante, le Front National tourne entre 16 et 20% des suffrages exprimés. Et comme à chaque élection de ce type, les politiques et la presse parlent de "vote contestataire".

Les politiques ont une "excuse". Ils tentent de rameuter sous leur bannière les gens qui ont voté pour un parti d'extrême droite raciste.

La presse... C'est plus difficile de lui trouver une excuse. Elle n'a pas grand chose à gagner à tenter de minimiser la portée de ce vote. Mais bon, dire aux votants FN qu'ils votent pour un parti d'extrême droite et raciste, c'est un peu mettre le nez dans leur caca à des gens qui ont des pensées nauséabondes. Et ça, c'est prendre le risque de perdre quelques lecteurs. En ces temps de crise, c'est difficile.

Alors comme à chaque élection où le FN fait un score important et où tout le monde tente de minimiser les implications de ce vote, je ressors un vieux document. A vous de vous faire une idée sur les motivations de ce vote. Contestataire ? Et puis quoi encore ?

En 2002, Jean-Marie Le Pen arrive au deuxième tour. Surprise, il y a un vieux néo-fasciste au deuxième tour de l'élection présidentielle française. Tout le monde parle de vote protestataire. Manque de bol, un lecteur de Kitetoa.com nous signale la présence sur une machine du Front National de l'ensemble des mails envoyés au FN pendant quelques jours après le premier tour (le tout en accès...