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Reflets poursuivi par Altice : la liberté d'informer menacée

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par Rédaction

Théories du complot : mais quelle bande de cons !

France Info en a fait son "buzz" en début de semaine, à grands coups de "tweets de comptoirs" et d'interventions répétées à l'antenne : 80 % des Français adhèrent aux théories du complot ! Le conspirationnisme est devenu un sport national, tous aux abris ! Plus personne ne croit en "rien de vrai", ils sont tous devenus fous, alerte générale : les gens sont cons, terriblement cons (surtout les jeunes cons) !

Tellement cons qu'ils gobent la première théorie délirante venue. Que voulez-vous ma bonne dame, c'est la faute à Internet où tout le monde peut raconter ce qu'il veut, et surtout des menteries. À L'origine de ces foudroyantes révélations, un sondage de l'IF(L)OP, « Enquête sur le complotisme », commandé par la Fondation Jean Jaurès, un think-tank proche du Radeau de la Méduse Parti Socialiste, et ConspiracyWatch.

À l'instar de bon nombre de médias, Le Monde s'en est fait l'écho :

Ces chiffres sont plus élevés encore s’agissant des attentats du 11 septembre 2001 : 29 % des personnes interrogées estiment qu’« au sein du gouvernement américain, certains étaient informés des attentats mais ils ont délibérément laissé faire pour ensuite justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak ». 6 % croient même que « des membres de l’administration et du gouvernement américain ont planifié et orchestré activement » ces attaques. Par ailleurs, près d’un demi-siècle après l’événement en question

Presqu'un tiers ! Mazette ! Vous rendez vous compte !? Ils sont presque un tiers à penser que l'administration américaine aurait pu "délibérément laisser faire" les attaques du 11 septembre ! FAKE NEWS  !!!

Hola, quand même, c'est grave : pourquoi ne pas raconter que le gouvernement américain aurait utilisé de fausses preuves de présence d'armes de destruction massive en Irak, tant qu'on y est ! La question ne leur a pas été posée, mais imaginez un peu : « un tiers des Français pensent que la décision d'envahir l'Irak était basée sur de fausses preuves ». Gros buzz ! Hahaha ! Enorme, ce que les gens peuvent être idiots !

Tiens, à propos des théories du complot, le saviez-vous ? Certains racontent que la première guerre d'Irak aurait été décidée après le témoignage d'une fausse infirmière à propos de couveuses au Koweit que les soldats de Saddam auraient démoli avec des nourrissons dedans ? N'importe quoi ! Une guerre avec coalition internationale provoquée par une fake news ? C'est une fake news en soi !  On vous le disait, les gens sont vraiment trop cons ! Et c'est sans parler de ceux qui pensent que la CIA aurait pu orchestrer le coup d'état en Iran de 1953 ? Non, vraiment, il n'y a pas à dire, les gens sont débiles.

Rappelons au public que les 200 000 morts en Indonésie par la répression de Suharto, soutenu par les Etats-Unis et la CIA dénoncées en 1998 par Noam Chomsky ne sont qu'une théorie de la conspiration de plus. Chomsky est un adepte des théories du complot, bien entendu, surtout lorsqu'il écrit en 1998 dans le Monde Diplomatique :

Les atrocités s’y poursuivent, avec le concours des Etats-Unis et de leurs alliés. Mais, désormais, les manifestations de protestation se généralisent et trouvent des relais en Indonésie même, où des dissidents courageux, dont nos grands médias ne parlent jamais ou presque, pressent l’Occident de mettre ses actes en accord avec ses discours démocratiques.

Ne parlons pas d'Allende qui le 11 septembre 1973 s'est juste mis une balle dans la tête parce qu'il avait compris qu'il était un méchant dictateur et que sa population ne l'aimait plus, voyant arriver les chars d'assaut du Général Pinochet "qui traînaient par là". Que l'économiste en chef des Etats-Unis, Milton Friedman inventeur du néo-libéralisme vienne tranquillement conseiller Pinochet par la suite et laisse ses Chicago Boys en place, ne doit pas nous faire oublier que toutes ces choses ne sont que de la real politik et n'ont rien à voir avec des complots. Même quand 30 ans plus tard la CIA admet avoir soutenu la junte de Pinochet.

Mais trêve de mauvais esprit, venons-en rapidement aux résultats du sondage dont les résultats font, comme le souligne Le Monde, "froid dans le dos", brrrr :

les résultats de l’étude sur le complotisme publiés dimanche 7 janvier par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, font froid dans le dos.

Nous, ils nous ont plutôt fait rire. Jaune.

Bonjour, c'est pour un sondage

Ce sondage, rappelons-le, est une enquête d’opinion sur Internet, auprès du sempiternel « échantillon représentatif » de 1000 et quelques personnes, et n’a rien à voir avec une « étude » scientifique, contrairement à ce qu’on peut lire régulièrement.

Le sondage mélange tout et n’importe quoi, met tout sur le même plan : d’authentiques thèses complotistes, du créationnisme (« Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans »), du totalement absurde comme des propositions auxquelles il est plus facile d’adhérer — soit parce qu’elles sont plus plausibles, soit parce qu’elles ont fait l’objet de publicité, soit encore parce que les questions sont formulées de façon alambiquée. En clair, tout le truc sent le savonnage de planche, du début à la fin.

Par exemple, dans la proposition remportant la plus forte adhésion, « le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins », sur quoi porte l’interrogation ? Sur la nocivité des vaccins, présentée dans la question comme réelle (sujet, d’ailleurs, qui a bénéficié d’une large exposition médiatique récemment) ? Sur la collusion entre le ministère de la santé et l’industrie pharmaceutique, quand la ministre en exercice, ancienne patronne de la Haute Autorité de Santé, ne fait pas mystère de ses liens avec les laboratoires ? La seconde proposition la plus populaire porte sur l’implication de la CIA dans l’assassinat du président Kennedy, théorie popularisée par de nombreuses œuvres de fiction, la plus célèbre d'entre elles étant sans doute le « JFK » d'Oliver Stone. Au passage, une commission d'enquête créée par la Chambre des représentants des États-Unis en 1976 (House Select Committee on Assassinations), a conclu en 1979 dans son rapport que :

"le président avait vraisemblablement été tué des suites d'une conspiration au cours de laquelle quatre coups de feu ont été tirés : trois par Oswald, qui tuèrent le président, et un quatrième tir venant de face au président qui avait manqué son but."

Zut alors…

Quoiqu'il en soit, ces deux propositions constituent la majorité du réservoir de nos vilains complotistes, avec respectivement 55 et 54 % d'adhésion.

Sur la théorie chère aux platistes, on aurait pu formuler la question de façon très simple, en demandant aux sondés quelle forme adopte notre belle planète bleue. Pensez-vous, pourquoi faire simple ? Le sondage à l'irréprochable méthodologie, lui, la formule ainsi : « Il est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école ». Outre le fait que l'aspect conspirationniste de la question, qui ne porte que sur la seconde partie de la phrase (« comme on nous le dit depuis l'école »), sera aisément repéré par ceux qui s'intéressent au complotisme mais probablement pas par tout un chacun, le truc rigolo c'est qu'à l'école, justement, on enseigne à nos chères têtes blondes que la Terre n'est ni ronde, ni sphérique, mais légèrement ellipsoïdale. Autrement dit, aux pôles, légèrement… plate.

Entre autres choses, demander à quelqu'un son opinion, par définition, nécessite que cette personne soit capable de s'en forger une. Le sondage fait tout le contraire. Lorsqu'ils interrogent sur l'origine du sida (« le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde »), les sondeurs supposent-ils que les sondés devraient être informés de l'origine animale des deux souches du virus ayant traversé la barrière des espèces ? Les notions de virologie sont-elles censées faire partie des connaissances de base de tout bon citoyen ?

Le sondage ne propose que des questions fermées. On est d'accord ou pas d'accord avec les énoncés, aucune nuance n'est possible. Il ne propose même pas d'option de non-réponse. Le sondé doit être pour  ou contre telle ou telle proposition. Pire, on demande aux personnes interrogées de se positionner sur des théories dont ils viennent de déclarer n'avoir pas connaissance. Ainsi, 27 % des sondés auraient (vaguement ?) entendu parler de la théorie selon laquelle « la révolution française de 1789 et la révolution russe de 1917 n’auraient jamais eu lieu sans l’action décisive de sociétés secrètes tirant les ficelles dans l’ombre », mais 28 % y adhèrent ! Doit-on en déduire, Ô ironie, que le sondage aurait pu contribuer à populariser ces thèses ?

Le lecteur attentif ne manquera pas non plus de noter que 12 % de personnes se déclarant « sans religion » semblent penser que « Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans. » Des pastafariens, sans doute.

Un pastafarien connecté en WiFi au Cosmos
Un pastafarien connecté en WiFi au Cosmos

Allez, cheese on the cake, le sondage nous apprend que la télévision, la radio et les journaux constitueraient le principal média d’information pour 70 % des sondés. Ceux-là même qui adhèrent paraît-il à des thèses complotistes. Assez cocasse quand on sait que c’est Internet qui est régulièrement pointé du doigt par les médias traditionnels, non ?

Comparer des choux et des smartphones

Qu'il y ait des théories du complot absurdes qui circulent sur Internet est une évidence. Ces théories étaient — avant l'apparition du Web — développées dans des magazines spécialisés : OVNIS et extra-terrestres alliés à des gouvernements, phénomènes surnaturels énormes, théories scientifiques délirantes, complots en tout genre y étaient traités, et que ces publications aient plus ou moins de lecteurs ne gênaient pas grand monde. Une grande partie ne croyait pas d'ailleurs obligatoirement dur comme fer à ce qui  était écrit dans ces magazines, mais le frisson, l'amusement, ou la possibilité que ce soit peut-être "vrai" jouaient en leur faveur. Un bouquin mettant en cause la réalité des missions Apollo est même sorti en 1974, suivi d'un film en 1978 qui reprenait cette théorie pour des faux voyages vers Mars. C'est dingue comme les gens étaient déjà tarés…

Alors pourquoi une telle inquiétude aujourd'hui ? Quel est le rapport entre des vidéos sur "la Terre plate", les "faux alunissages d'Apollo", "l'écroulement des tours jumelles le 11 septembre 2001",  la "nocivité des vaccins — cachée par la collusion du gouvernement et des labos", la "création du virus du SIDA en laboratoire", ou encore le "grand remplacement des Européens par les Arabes" ?

Aucun.

Certaines thèses sont des délires aberrants (Terre plate), d'autres sont des théories contestées officiellement mais qui ont été développées pas seulement par des Internautes agités du bocal, mais aussi par des scientifiques ou des enquêteurs tout à fait sérieux.

Dans le cas du 11 septembre et de l'écroulement des tours, les enquêtes officielles établissent qu'il n'y a "rien d'anormal", mais une somme énorme d'enquêtes de journalistes, d'études d'ingénieurs, viennent pourtant pointer des incohérences — réelles ou supposées, qui sait — dans le rapport officiel. Il ne prétendent pas tous forcément que le gouvernement américain est derrière les attentats, ou que l'effondrement était contrôlé mais demandent simplement, pour certains, des précisions vis à vis de ces incohérences ou des contre-expertises. Mais las, on met tout le monde dans le même sac, du plus raisonnable au complètement déglingué. Complotistes.

Pour les guerres d'Irak, ce sont des complots reconnus comme tels, mais l'étude de Conspiracy Watch ne questionne personne à leur propos. Normal, puisqu'ils sont avérés. Ce ne sont plus des "théories".

Quant à la fabrication du virus du sida testé sur les Africains, on nage là dans des histoires qui concernent surtout ceux qui posent la question : cette rumeur date des années 80, personne n'en parle plus. Mais elle a été utilisée pour fabriquer un faux documentaire par… le fils de l'ex président de la région Île de France, Thomas Huchon, dans des collèges et lycées. Pour montrer aux élèves comment on peut leur faire croire tout et n'importe quoi à partir d'un faux documentaire. Succès très mitigé : la vidéo-documentaire de Thomas a été vue 9300 fois sur Youtube en 3 semaines. Sans que l'on sache qui a adhéré à cette théorie du Sida fabriqué en laboratoire.

Qui sont les petites mains de la lutte contre les "anti-système"  ?

Huchon travaille main dans la main avec un jeune homme très obsessionnel sur ce sujet des "théories du complot et du conspirationnisme" : Rudy Reichstadt. Au point d'en avoir fait son "business-model" : Conspiracy Watch, "l'observatoire du conspirationnisme et des théories du complot".

Petit extrait de la page Wikipedia de ConspiracyWatch, au sujet du "principal… et quasi unique animateur du site" :

L'auteur principal du site, Rudy Reichstadt, est diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Il a été chef de bureau des affaires financières au sein de la sous-direction de l’administration générale et de l’équipement de la mairie de Paris8 jusqu'en 2017. Rudy Reichstadt, « désormais rémunéré, fonctionne maintenant en tandem avec Valérie Igounet », historienne spécialiste du négationnisme et de l’extrême droite9.

C'est une association loi 1901, mais soutenue, comme l'indique en petits caractères le footer du site (oui, en petits caractères, attention, complot) :

"Conspiracy Watch est une réalisation de l'Observatoire du conspirationnisme (association loi de 1901) avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah."

Rudy Reichstadt
Rudy Reichstadt

Quel est le rapport entre la "Fondation pour la mémoire de la Shoah" et un jeune homme exalté qui voit des conspirationnistes partout (et jamais aucune conspiration nulle part) ? Au doigt mouillé, il semble que la lutte contre le révisionnisme, du génocide juif, des chambres à gaz et de l'Holocauste — puisse être le point commun entre ces deux structures. Ce qui signifierait que la lutte contre le révisionnisme et le négationnisme — nécessaire autant que salutaire — pourrait mener à la lutte contre toute tentative de contester un fait politique, historique ou scientifique ?

Extrait Wikipedia sur les orientations et les polémiques autour de Rudy Reichstadt :

(…) il a été invité à deux reprises aux « séminaires » de La Règle du jeu de Bernard-Henri Levy11,12. (…) En février 2013, à la suite de la diffusion du reportage Les Obsédés du complot  de Caroline Fourest, dans lequel cette dernière interrogeait entre autres Rudy Reichstadt, Pascal Boniface souligne la proximité de Reichstadt avec la revue  ProChoix de Fourest et considère que le site Conspiracy Watch « est principalement consacré à la dénonciation des critiques de la politique israélienne13. »

Le site Conspiracy Watch ne fait qu'une seule chose : parler des théories de la conspiration et du complot. Exactement comme les sites qui font leur beurre sur ces théories. Rudy (et son équipe ?) font donc la même chose que les sites conspirationnistes mais avec une idée opposée : les démonter. Sauf qu'une grande partie des théories publiées par ConspiracyWatch ne sont pas connues du public et… que le site  les fait connaître. Ce qui ne manque pas de sel, quand on sait la difficulté à démontrer qu'une conspiration — par essence obscure et tenue secrète — est fausse ou totalement fabriquée, et qu'une part importante de l'histoire contemporaine est parsemée de complots politiques au plus haut niveau, de fabrications gouvernementales, de re-fabrication de l'histoire "officielle".

Les dernières cartouches de la presse agonisante ?

Les théories complotistes charriées par quelques comptes Facebook et Twitter après les attentats de janvier 2015 n'ont pas vraiment fonctionné, et après un petit emballement d'une poignée de jeunes en mal d'émotion, tout est retombé dans l'oubli : personne ne pense que les attentats de Charlie Hebdo ne sont autre chose que ce qu'ils sont : des meurtres effectués par des djihadistes. Pas de chance, le prétexte du sondage était justement de vérifier que la population adhérait à la thèse du complot concernant les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher.

Quoiqu'il en soit, il fût très intéressant d'observer les médias se jeter sur ce sondage comme la vérole sur le bas clergé. Sera t'on taxé de complotisme si l'on soupçonne que son succès pourrait s'expliquer par le fait qu'il permettrait de démontrer que la défiance d'une grande partie de la population est en réalité dûe au complotisme de celle-ci ?

Dans le traitement médiatique de cette « étude », on peut aussi lire une confusion entre complotisme et fausses nouvelles sur fond de projets politiques croquignolesques. Les fake news sont avant tout des informations fausses fabriquées volontairement, forgées spécifiquement pour tenter d'influencer les individus. Rien à voir avec une théorie sur la Terre plate  et autres débilités qui circulent sur le Web et emballent une poignée d'allumés adorateurs du Grand Nawak.

Un article du New Yorker sorti récemment (« Fighting Fake News Is Not the Solution »), devrait être consulté par tous les chasseurs de fake news, de conspirationnistes et de complotistes : cet article établit — à partir d'études d'universitaires — que le fact checking n'est lu quasiment que par les gens qui ne sont pas consommateurs de fake news et qui n'adhèrent pas à des réalités alternatives ou des théories conspirationnistes. La « chasse aux fake news », au final, ne sert pas à grand chose. Le taux d'adhésion à des fausses nouvelles par ceux qui les voient passer n'est pas de 100 %, loin de là. Chaque camp a tendance à adhérer aux fausses informations qui vont dans son sens, et cela n'a rien de nouveau. Le problème des fake news est un faux problème, basé sur la croyance que celles-ci influenceraient forcément les individus, les feraient changer d'avis, ce qui s'avère être assez contestable.

Nous sommes donc face à des problèmes dont personne n'a vraiment démontré l'impact, avec un sondage contestable, dans une période d'emballement autour du sujet des fausses informations.  Non, décidément, tout ça est très intéressant. Pas certain que ce soit vraiment là où se situent les menaces contre la démocratie — on ferait sans doute mieux de s'intéresser au phénomène de polarisation du débat public — mais bon : le président à annoncé que sa future loi contre les fake news allait rendre "transparent les diffuseurs" et  autoriserait le blocage de sites déclarés "colporteurs de fake news", voire leur "suppression" en période électorale. Après tout, ce n'est pas comme si, au dernier classement mondial RSF de la liberté de la presse 2017, le pays dirigé par Emmanuel Macron était classé à la 40ème place : derrière le Chili ou le Ghana. Comment mettre en place une telle mesure, digne des régimes autoritaires (tout le monde pense à la Chine ou à la Turquie)  sans que la population ne crie au scandale ? Nous verrons bien.

En  attendant le prochain sondage, toute la rédaction tient à remercier la (trop) grande partie des médias français pour le traitement de cette « étude », qui n'a aucune valeur scientifique mais pourrait s'avérer une aubaine politique. C'est ce qu'on appelle du journalisme nuancé et réfléchi.

Pour sûr !

En bonus, nous diffusons de nouveau cette vidéo pédagogique qui explique les "problèmes", sans doute bien plus graves, que posent les instituts de sondage à la démocratie française. Pour ceux qui l'auraient ratée :

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