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par Rédaction

The Cure Tour 2026 : pas une ride, ou presque

Le monstre sacré de la New Wave était partout cet été

Douceur, introspection, littérature, poésie, humilité... Les mots qui viennent à l'esprit lorsque l'on pense à Robert Smith sont une suite d'imaginaires positifs. La tournée du groupe vient de se terminer. Reflets a assisté à l'un des concerts. C'était grand.

Extrait de l'une des affiches de la tournée estivale 2026 - The Cure
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Dans un effet de fumées, sur la scène sombre, apparaît une silhouette familière. Cheveux hirsutes, vêtements sombres, elle tient à la fois du lutin espiègle et de la créature de Frankenstein, mal à l’aise face au flot humain qui l’attend. Robert Smith, incarnation du groupe mouvant The Cure s’avance. Sa carrure imposante et son visage marqué par l’âge frappent celui qui a laissé le poète-chanteur sur le bord de la route de la vie il y 30 ans et le retrouve aujourd’hui. Peu à peu, les notes de musique s’égrènent et la voix familière emplit l’espace. Rien n’a changé, finalement. La même magie opère.

Auteur, compositeur, interprète, seule personnalité fixe et incontournable du groupe depuis sa création, il incarne The Cure. Lui qui ne se destinait pas forcément à chanter, déroule sa voix si particulière et absolument inchangée pendant près de deux heures et demi dans ce festival à Bordeaux, fin août.

Le monstre sacré a enchaîné les dates pour son Festival Summer 2026. Un tour d’Europe virevoltant, laissant planer au-dessus du public (qui commence lui aussi à souffrir des assauts du temps) les notes entraînantes de The Lovecats ou langoureuses de The Forest.

Depuis 1979 lorsque son premier album Three Imaginary Boys, The cure a marqué des générations. Le son du groupe est immédiatement reconnaissable, tout comme la voix de son chanteur.

Comme l’on reconnaît au premier couplet David Bowie, Mick Jagger ou Leonard Cohen, on identifie en un instant Robert Smith. Autre marqueur, la poésie des textes qui laissent percevoir l’énorme sensibilité du personnage. Cette même sensibilité qui se devine dans ses gestes et ses mimiques au moment où il remercie son public. On croit deviner derrière un sourire maladroit et des mains qui s’entrelacent fébrilement une profonde reconnaissance pour son public qui traverse le temps avec lui.


Le Festival Summer s'est terminé en apothéose à Rock en Seine. Le concert est disponible ici :

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