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par Antoine Champagne - kitetoa

Qosmos renvoyé à son DPI par la 17ème chambre du TGI de Paris

[Full disclosure : l'auteur de cet article était cité comme témoin par la défense dans ce procès] Dans son jugement du 26 janvier, la chambre spécialisée dans les délits de presse a savamment assaisonné Qosmos qui poursuivait pour diffamation James Dunne, un de ses anciens salariés, et une journaliste de France 24. Alexandra Renard avait signé un reportage intitulé "Des logiciels français vendus aux dictateurs ?" dans lequel était interviewé James Dunne.

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[Full disclosure : l'auteur de cet article était cité comme témoin par la défense dans ce procès] Dans son jugement du 26 janvier, la chambre spécialisée dans les délits de presse a savamment assaisonné Qosmos qui poursuivait pour diffamation James Dunne, un de ses anciens salariés, et une journaliste de France 24. Alexandra Renard avait signé un reportage intitulé "Des logiciels français vendus aux dictateurs ?" dans lequel était interviewé James Dunne.

Qosmos estimait être diffamée par les propos suivants :

"Il travaillait pour QOSMOS, une société française d'informatique qui a créé une technologie hyper-perfectionnée, une technologie capable de surveiller de d'analyser avec précision des nations entières via Internet, le tout en temps réel. C'est ce bijou de surveillance massive qu'a vendu leur partenaire français AMESYS au colonel Kadhafi, une arme numérique idéale pour traquer les opposants du régime". _"A l'époque je ne savais pas qu'on avait livré à la Libye, je ne savais pas qu'on était en train de livrer à la Syrie"._"Ce que je souhaite, c'est qu'on ne puisse plus vendre impunément de tels logiciels, de telles technologies à des dictatures tout simplement".

Il n'est pas inintéressant de noter que Qosmos n'a pas poursuivi les dizaines de media qui ont relayé le même type d'analyses. L'auteur des propos, James Dunne, était sans doute l'homme à faire taire,...