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Reflets poursuivi par Altice : la liberté d'informer menacée

Le groupe de Patrick Drahi tente de contourner le droit de la presse. Altice a des milliards, nous avons un site Web. Aidez-nous à défendre la liberté de la presse.

par Antoine Champagne - kitetoa

Pub en ligne : c'est une blague ou quoi ?

Il parait, nous dit-on, que la publicité en ligne explose. En termes de revenus s'entend. Pourquoi pas après tout. Il y a en a partout (pas sur Reflets). Il est donc probable, en effet, que les revenus augmentent. Maintenant, il n'est pas inutile de s'interroger sur le modèle de la publicité en ligne. Où vont les revenus ? Ils sont partagés entre le site qui les affiche et la centrale qui les diffuse. L'évolution du modèle est intéressant.

Il parait, nous dit-on, que la publicité en ligne explose. En termes de revenus s'entend. Pourquoi pas après tout. Il y a en a partout (pas sur Reflets). Il est donc probable, en effet, que les revenus augmentent. Maintenant, il n'est pas inutile de s'interroger sur le modèle de la publicité en ligne.

Où vont les revenus ? Ils sont partagés entre le site qui les affiche et la centrale qui les diffuse.

L'évolution du modèle est intéressant. Au siècle dernier, lorsqu'un journal décidait de publier une publicité, il avait une part de contrôle sur ce qu"il faisait. Bien entendu, il vendait des espaces de publicité plus ou moins chers selon l'endroit où ils se trouvaient dans le chemin de fer. Le chemin de fer, c'est le déroulé du journal, la place des articles, les espaces pour les illustrations, les publicités. Un journal vide. A chaque emplacement, on inscrit ce que l'on mettra dedans. Et puis au fil des jours (si ce n'est pas un quotidien), on remplit. Bref. A cette époque-là, on proposait des pages ou des espaces pour la publicité et on choisissait de mettre en regard un article qui ne soit pas critique de la marque ou qui "cogne" avec la pub affichée. Mieux, la pub et la rédaction étant totalement déconnectée, comme le répètent à loisir les responsables de presse avec le culot qui les caractérise parfois, on faisait bien attention de ne pas avoir en page 4 un article démontant les effets supposés des crèmes de jour anti-âge aux enzymes dermo-réducteurs post-ionisants et en page 10, une pub pour le leader des ventes de ces crèmes.

Aujourd'hui, le système à évolué. Un journal en ligne va proposer de l'espace pub dans ses pages. Et une centrale va vendre ces espaces à des marques. Les marques fournissent les pubs, les centrales les poussent vers les sites Web qui les affichent. Mais les journaux n'ont plus aucun contrôle. Et l'on assiste donc en permanence à des télescopages hilarants.

 

Ces temps-ci, c'est Rolex, la montre qui peut vous éviter d'avoir raté votre vie si vous l'achetez à temps, qui bat tous les records.

Ainsi, l'autre jour, HSBC annonce des bénéfices record et dans le même temps, des licenciements massifs. Une stratégie bien connue (voir les documentaires et bouquins variés sur le downsizing) qui permet de faire des économies, donc plus de bénéfices et dans le même temps, de générer une hausse du cours de bourse.

Et que voit-on apparaitre à côté de l'article annonçant cette démarche amusante et respectueuse de l'humain ? Une publicité pour une marque de montres qui symbolise l'argent, la réussite, et depuis 5 ans, le bling-bling.

Bien vu.

Notre président de la république et son ami Jacques Séguéla ayant fortement contribué à la dégradation de l'image de cette marque de montres, on peut se demander si Rolex est heureuse de voir ses publicités s'afficher à côté de chaque article évoquant Nicolas Sarkozy ?

C'est le cas ces derniers mois :

 

Encore un petit effort et l'on aura côte à côte un article sur Fikushima et une pub pour Areva... Pertinence, quand tu nous tiens...

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