Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking
Édito
par Laurent Chemla

Les macarons du diable

Peut-être est-ce dû à la façon dont je choisis mes sources d'information: il semble que ces derniers temps le débat sur la publicité en ligne soit présent partout, et plus particulièrement concernant l'impact des bloqueurs de publicité sur l'économie numérique.

Peut-être est-ce dû à la façon dont je choisis mes sources d'information: il semble que ces derniers temps le débat sur la publicité en ligne soit présent partout, et plus particulièrement concernant l'impact des bloqueurs de publicité sur l'économie numérique.

On pourrait penser que tout a déjà été dit sur ce sujet: "trop de publicité tue la publicité, qui va devoir survivre en devenant du contenu sponsorisé, parce qu'il faut bien payer les créateurs de contenu, et puis si vous n'aimez pas la pub vous n'avez qu'à ne pas nous lire !" (l'ai-je bien résumé ?).

Il me semble que tous ces articles négligent un aspect pourtant fondamental (mais tu vas devoir te taper tout l'article pour le connaître).

There is no alternative

Tout se passe comme si, dans l'esprit des auteurs sinon celui du public, le seul modèle économique possible du numérique était celui de la publicité. Comme si c'était l'alpha et l'omega du Web, l'unique façon de financer le contenu, sauf à vouloir - horresco referens - faire payer l'utilisateur final.

C'est un peu court.

D'abord parce que - bien sûr - il existe bien d'autres façons de financer un service. De l'abonnement au don, en passant par le mécénat, l'associatif, la vente de produits dérivés... Si le logiciel libre nous a appris une chose, c'est qu'il n'y a pas toujours de rapport entre la liberté d'accès et la rentabilité...