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par Antoine Champagne - kitetoa

Les alternative facts de Trump : un instant dans une évolution

Selon les observateurs, il y avait bien peu de monde pour assister à l'investiture de Donald Trump. Qu'importe, selon Sean Spicer, le porte-parole de la Maison-Blanche, c'est "la plus grande audience à avoir assisté à une investiture. Point final", indique-t-il à la presse intriguée. Le lendemain, Kellyanne Conway, conseillère du président péroxydé, explique les propos du porte parole en les qualifiants de "faits alternatifs".

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Selon les observateurs, il y avait bien peu de monde pour assister à l'investiture de Donald Trump. Qu'importe, selon Sean Spicer, le porte-parole de la Maison-Blanche, c'est "la plus grande audience à avoir assisté à une investiture. Point final", indique-t-il à la presse intriguée. Le lendemain, Kellyanne Conway, conseillère du président péroxydé, explique les propos du porte parole en les qualifiants de "faits alternatifs". La presse s'émeut et un journaliste lui répond même que "les faits alternatifs ne sont pas des faits, ce sont des mensonges". Voici donc les Etats-Unis et le monde avec eux, replongé dans des débats métaphysiques sur la Vérité et le Mensonge. Ma vérité n'est pas forcément celle d'un autre...

 

Les faits alternatifs, qui sont une forme de mensonge ou d'embellissement de la réalité pour coller à la vision que se fait Donald Trump de lui-même et de sa présidence, ne sont ni une invention de Kellyanne Conway, ni de Donald Trump. Cette équipe a simplement poussé un peu plus loin la tradition. Tout le monde utilise des faits alternatifs.

La presse qui ment depuis des décennies sur son nombre de lecteurs ou de visiteurs sur ses sites Web, les politiques qui maquillent les chiffres fournis au public (économie, chômage, déficit, on en passe). Les entreprises qui vantent leurs produits via une publicité pour le moins trompeuse.

 

Le secteur du tabac a toujours fait ce qu'il a...