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Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

Le pied de nez du barreau aux politiques

Les présidentielles approchant à grands pas, les politiciens préparent l’avenir.

Les présidentielles approchant à grands pas, les politiciens préparent l’avenir. Histoire de pouvoir se recaser facilement si le pantouflage classique dans le privé ne fonctionnait pas, le premier ministre a pris un décret (n 2012-441 du 3 avril 2012) amusant : il suffira désormais aux « personnes justifiant de huit ans au moins d'exercice de responsabilités publiques les faisant directement participer à l'élaboration de la loi d'être dispensées de la formation théorique et pratique et du certificat d'aptitude à la profession d'avocat ».

Pratique.

 

 

Le Conseil national des barreaux (CNB), mi-rigolard, mi énervé, a répondu avec une nette pointe d’ironie aux politiques en annonçant un recours.

Il « n'y a dans l'attitude du Conseil national des barreaux ni parti pris de méchanceté, ni jalousie, ni frilosité, mais le seul désir que ceux qui nous font l'honneur de nous rejoindre, loin de banaliser le nom que nous portons, nous rendent au contraire fiers de les compter parmi nos nouveaux confrères », indique Thierry Wickers, le président du CNB.

Sous-entendu, tous les hommes politiques ne rendraient pas les avocats fiers de les avoir comme confrères ?

On se demande bien pourquoi et qui entrerait dans cette catégorie.

Des noms !

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