Journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking
par Laurent Chemla

La surveillance de masse induite par la loi sur le renseignement n'empêchera aucun attentat

(très très librement traduit de l'article de Bruce Schneier http://digg.com/2015/why-mass-surveillance-cant-wont-and-never-has-stopped-a-terrorist) Un des arguments les plus entendus de la bouche des défenseurs de cette loi est "si nous ne la votons pas, nous serons responsables du prochain attentat". Autrement dit "vous autres, opposants, vous faites les complices du terrorisme". L'argument porte, comme tous les arguments bassement populistes qui parlent aux tripes plutôt qu'à la cervelle.

(très très librement traduit de l'article de Bruce Schneier http://digg.com/2015/why-mass-surveillance-cant-wont-and-never-has-stopped-a-terrorist)

Un des arguments les plus entendus de la bouche des défenseurs de cette loi est "si nous ne la votons pas, nous serons responsables du prochain attentat". Autrement dit "vous autres, opposants, vous faites les complices du terrorisme".

L'argument porte, comme tous les arguments bassement populistes qui parlent aux tripes plutôt qu'à la cervelle.

Il est faux, et voici pourquoi.

Le texte prévoit de repérer des "signaux faibles", en comparant (via un algorithme tenu secret) les activités en ligne de terroristes connus avec l'activité quotidienne de l'ensemble de la population. On espère repérer ainsi ceux qui se cachent dans la masse. C'est - donc - de la surveillance de masse, mais comme (en théorie) l'algorithme n'indiquera que de potentiels terroristes, le gouvernement prétend que ce n'en est pas.

C'est comme de dire que les surveillants de nos prisons ne surveillent que les prisonniers qui déclenchent une émeute (puisque seuls ces derniers seront punis): un mensonge total.

Mais, là encore, à première vue ça semble cohérent, si on considère que tout est acceptable quand on entend lutter contre le terrorisme.

Sauf que ça ne marchera pas.

Le comportement des terroristes avant un attentat,...