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Édito
par epimae

Indécences et pudeurs de la guerre

L’être humain est un animal social, doué de moyens de communication qu’aucune autre espèce vivante ne possède. Pourtant, son histoire est marquée par sa capacité à créer des conflits violents, des génocides ahurissants, des armes de plus en plus meurtrières. Ainsi, tout autour de la planète, des gens meurent, souffrent, pour des causes qui les dépassent.

L’être humain est un animal social, doué de moyens de communication qu’aucune autre espèce vivante ne possède. Pourtant, son histoire est marquée par sa capacité à créer des conflits violents, des génocides ahurissants, des armes de plus en plus meurtrières. Ainsi, tout autour de la planète, des gens meurent, souffrent, pour des causes qui les dépassent.

La photographie de reportage s’est intéressée à ces évènements et encore maintenant, elle tente de ramener au monde des images choquantes destinées à nous rappeler que la violence est présente, là, pas très loin de chez nous. Les images de guerre ne sont pas prises par pur voyeurisme mais bel et bien pour nous sortir de notre petit confort, pour nous arracher à notre cécité égoiste et naïve.

Durant ces dernières décennies, alors qu’on pensait que la seconde guerre mondiale avait marqué au fer rouge nos consciences, nous empêchant ainsi de reproduire les mêmes erreurs, de nombreux conflits internes ou extérieurs ont fait l’objet de l’intérêt des photoreporters. L’Irak, L’afghanistan, le Rwanda, plus récemment la Syrie, évitent l’oubli grâce au travail courageux de nombreux photographes qui vivent en plein cœur du conflit et qui, parfois, y meurent comme récemment Remi Ochlik en Syrie.

 

La photographie de guerre, une vieille dame

Les premières photographies de guerre semblent dater de 1855, lors de la guerre de Crimée. On peut imaginer la difficulté de l’époque pour capturer des images sur une surface sensible alors...