Freya : une néonazie très à l’aise sur X
Infirmière en Ariège
Racisme, antisémitisme, haine anti-migrants, propos anti-LGBT et appels à la violence : « Freya », militante néonazie très active sur X (ex-Twitter), publie depuis 2025 de nombreux messages sans crainte apparente de représailles. Ancienne militante du parti Reconquête, elle a récemment été admise au concours d’entrée à l’IFSI de Pamiers pour la rentrée 2026 et prévoit de partir prochainement en Ukraine.
Depuis le rachat de Twitter, devenu X sous l’impulsion d’Elon Musk, une nébuleuse de militants néonazis a trouvé refuge sur la plateforme, qui semble, pour l’instant, échapper en partie aux cadres juridiques européens imposant la modération des contenus sur les réseaux sociaux. La conception d’une « liberté d’expression à l’américaine », fortement marquée par l’influence du trumpisme, offre ainsi un espace d’expression peu régulé, avec des répercussions judiciaires limitées, à des discours racistes, homophobes et suprémacistes blancs.
Pauline L., alias « Freya », s’inscrit dans cette dynamique de l’extrême droite néonazie, qui a su se rendre visible au sein du réseau social. Bien qu’elle ne compte qu’environ 1.300 abonnés, cette militante néonazie basée en Ariège a une empreinte considérable dans ce réseau, notamment en raison de son profil de femme néonazie, un mélange relativement rare sur X qui attire l’attention. De plus, ces derniers mois, elle a, à plusieurs reprises, affiché son intérêt pour les armes ainsi que pour des combattants néonazis français engagés en Ukraine, ce qui en fait un modèle de radicalisation chez les militants néonazis masculins.

L’un de ces militaires volontaires « aimé par Freya » est connu de Reflets : un certain Gwendal D., alias « Kenneth ». Ce dernier avait, dans l’intention « d’emmerder » Alice Cordier,...