Journal d'investigation en ligne
Édito
par Yovan Menkevick

Face au mal-être moderne, une seule issue…

Ce qui fait que le "monde va mal" est compris dans une sphère qui absorbe toutes les énergies : celle des médias. Sans les médias, le monde n'irait pas si mal que ça pour une majorité d'être humains sur la planète. Particulièrement en Occident, cette partie de la planète composée des pays les plus riches qui ronronnent plus ou moins dans une liberté somme-toute assez importante, et un confort lui aussi conséquent.

Ce qui fait que le "monde va mal" est compris dans une sphère qui absorbe toutes les énergies : celle des médias. Sans les médias, le monde n'irait pas si mal que ça pour une majorité d'être humains sur la planète. Particulièrement en Occident, cette partie de la planète composée des pays les plus riches qui ronronnent plus ou moins dans une liberté somme-toute assez importante, et un confort lui aussi conséquent.

Mais bien entendu, chouiner sur nos malheurs reste un sport national qui n'est pas près de s'arrêter : les politiciens sont corrompus, on n'a pas assez notre mot à dire, c'est vraiment trop injuste, et toutes ces choses dites à longueur de journée qui nous confortent dans un état d'esprit très particulier. Celui de la plainte, du désespoir national. Un truc plutôt glauque qui paralyse plus qu'il ne permet d'avancer, de progresser.

Alors, face au mal-être moderne, de quoi est fait ce mal-être et que faut-il faire ?

Des lapins hypnotisés devant l'écran

Oui, c'est toujours ennuyeux de mettre en cause les autres. C'est vrai. C'est mal. Mais quand même, à un moment il faut oser le dire : vous n'êtes, majoritairement, que des crétins manipulés. Pan !

Tout ça ne va pas plaire, mais quelques explications bien senties pourraient aider à faire prendre conscience de petits phénomènes qui mis bout-à-bout démontrent un effet massif éclairant une situation étrange. Le monde va-t-il mal ? Selon les médias, oui. Mais que font les médias ? Les médias rapportent toute la misère du monde, au jour le jour, sans plus d'à-propos qu'un flic — qui une fois qu'il vous a arrêté et a décidé de vous verbaliser, le fera. Quoi qu'il se passe, quoi que vous disiez. Les médias, de même, ne peuvent faire autrement que mettre en lumière tout ce qu'il y a de plus dégueulasse sur la planète. C'est leur job. Et plus il y a de sang et de larmes, plus ils estiment avoir bien fait leur boulot. Et vous regardez, vous écoutez toute cette sordide misère, ces plans pourris à longueur de journées. Comme si c'était normal.  Comme si c'était vital. Alors qu'en réalité, cette information de malheur, déversée à longueur d'ondes ou de bits, est une façon terrifiante de maintenir les cerveaux dans un état de stress et d'angoisse permanente.

Si un scientifique, dans 200 ou 300 ans étudie ce phénomène, il sera stupéfié de notre capacité actuelle à recevoir de la merde en flot continu, et de notre interrogation permanente sur l'impossibilité d'améliorer les choses. Parce que la réalité est sans nuances, et terriblement triviale : plus nous nous informons, plus nous sommes paralysés. Comme le lapin devant les phares de la voiture. Cette énorme masse d'informations odieuses, inquiétantes, horribles, perturbantes, stressantes, paniquantes, a une seule et unique vertu, qui n'en est pas une : nous hypnotiser. Nous figer. D'où la sensation générale d'un mal-être et d'une impuissance.

Reprendre contact avec la réalité

Qu'est-ce que la réalité ? La lumière des phares de la voiture qui arrive en permanence à toute berzingue et nous paralyse ? Non, la réalité, c'est le monde qui entoure chacun d'entre nous : le monde vécu, sensible, celui que nous pouvons éprouver réellement.

lapin-cretins
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Avec nos cinq sens. Faire l'expérience de reprendre contact avec la réalité objective est possible et fort sympathique. Il se passe en général que le la réalité qui nous entoure n'est pas constituée de violences inouïes, de coups de Jarnac permanents, de malheurs sans issue. Non, dans la réalité les choses sont plutôt stables, équilibrées, harmonieuses. La température n'est pas en train de grimper chaque année, il n'y a pas des terroristes à chaque coin de rue, les gens ne sont pas massivement appauvris.

Il y a de la dignité humaine dans la réalité, même pour les plus démunis. Les politiciens n'ont pas beaucoup d'influence, parce que vous ne les voyez pas et vous ne les calculez pas. La liberté est présente, et si de nombreuses personnes ne l'utilisent pas, ce n'est pas parce qu'on leur interdit, mais c'est parce qu'ils n'ont absolument aucune velléité de quoi que ce soit. Dans la réalité, vous êtes cerné par un maximum de lapins hallucinés et hypnotisés qui vivent un monde qu'on leur a fabriqués. Et qui ne font quasiment rien. Mis à part chercher de l'argent, manger, regarder des écrans, se plaindre, stresser, angoisser, et dormir. Mais reprendre contact avec la réalité c'est aussi voir des ciels magnifiques, des animaux envoûtants, sentir le vent, la pluie ou le soleil, apprécier le silence, la lenteur et la langueur. Avec une nature qui elle, ne triche pas. Ne ment pas.

Quelques issues pour échapper au grand carnage

Il semble que de nombreuses choses soient possibles, permettent du mieux-vivre, du mieux-être, des actions positives et des rencontres. Si l'on sort de l'hypnotisme et que l'on aille vers la réalité avec l'envie de faire des choses.

lapin-no-dead
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Des choses simples. Sympathiques. Qui font plaisir. En toute simplicité, en oubliant ce que le monde dans sa globalité est censé être : un théâtre meurtrier à feu et à sang, une sombre manigance qui écrase la majorité. Parce qu'au fond, ce qui importe, c'est la possibilité d'apprécier son existence et celles des autres, ceux qui nous entourent et que l'on apprécie. Le reste n'est que lumière dans les phares, fabrication mentale, appréciation subjective de situations fabriquées. Et pour ceux qui penseraient être des sortes de soutiens aux victimes parce qu'ils se sentent "concernés" , qu'ils se rassurent : plus ils sont concernés, moins le sort des victimes s'améliore.

Il serait bon de commencer à se mettre au travail.

Sinon, les lapins finiront écrasés sous les roues de la voiture.

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