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Édito
par Antoine Champagne - kitetoa

Europe : les gentils et les méchants

Il y a des sujets qui interdisent toute modération. On est dans un camp ou dans l'autre. L'analyse rationnelle est bannie. C'est le cas de la politique (on est de droite ou de gauche), mais aussi de l'Europe. On est pro ou anti-européen.

Il y a des sujets qui interdisent toute modération. On est dans un camp ou dans l'autre. L'analyse rationnelle est bannie. C'est le cas de la politique (on est de droite ou de gauche), mais aussi de l'Europe. On est pro ou anti-européen. Ainsi, si l'on explique que la construction Européenne est en panne et que l'Euro souffre terriblement, comme l'économie des pays membres, qu'à défaut de prendre des décisions radicales, le système court à sa perte, avec, dans le sillage les citoyens qui payent les pots cassés, on est forcément anti-européen, on n'aime pas sa monnaie, on est... un méchant.C'est en tout cas l'impression qui ressort à la lecture des récents papiers de Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles de Libération. Ses articles sont très souvent passionnants. Ces derniers temps, il s'en prend aux oiseaux de mauvaise augure qui relayent les mauvaises nouvelles concernant l'Euro et les pays de la périphérie, comme disent les anglo-saxons. C'est à dire les pays en difficulté (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Belgique, etc.). Ces derniers temps, ce sont en vrac, l'économiste Roubini, Reuters, Der Spiegel, qui en ont pris pour leur grade. Accusés de véhiculer de fausses informations et de pousser ainsi la pauvre BCE a racheter de la dette du Portugal pour éviter une catastrophe lors de l'émission d'hier. Malheureusement, la BCE n'a pas besoin de "rumeurs" sur l'état du...

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