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Reflets poursuivi par Altice : la liberté d'informer menacée

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par Antoine Champagne - kitetoa

De quoi "hacker" est-il le nom ?

***************** DISCLAMER ***************** Désolé... J'ai grillé des tonnes de zénitude pour éviter de parler de ça, mais je n'en ai plus en stock. Je parle à la première personne parce que cet article reflète mon opinion et non celle de la rédaction. C'est un appeau à trolls et j'anticipe déjà les commentaires variés. J'assume par avance, puisque je vais énoncer mes convictions sur ce sujet, je sais que certains diront que je joue à "je sais tout, vous ne savez rien".

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DISCLAMER

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Désolé... J'ai grillé des tonnes de zénitude pour éviter de parler de ça, mais je n'en ai plus en stock. Je parle à la première personne parce que cet article reflète mon opinion et non celle de la rédaction. C'est un appeau à trolls et j'anticipe déjà les commentaires variés. J'assume par avance, puisque je vais énoncer mes convictions sur ce sujet, je sais que certains diront que je joue à "je sais tout, vous ne savez rien". Oui, j'assume ce point notamment au regard du contenu du livre qui sera évoqué plus bas et qui ressemble à une sorte de condensé des articles d'Owni sur la thématique des hackers : j'ai vu dans ce domaine plus de choses que n'en a vu toute l'équipe d'Owni réunie. Donc, oui, je sais tout et vous ne savez rien. Normalement, celui qui sait ne parle pas (Lao Tseu). Notez que je n'ai jamais raconté dans un article ou un livre ce que j'ai vu et que je ne le raconterai pas non plus dans cet article.

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WORD : HACKER

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PROBLEM

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Définir le mot hacker est impossible. La diversité des profils est telle que toute tentative est vouée à l'échec. Ou plus précisément à une réussite partielle. Et partiale. N'importe qui peut reprendre les milliers de tentatives et ressortir les définitions les plus courantes. C'est par exemple ce que vient de faire Amaelle Guiton dans son livre "Hackers, au coeur de la résistance numérique". Alors reprenons avec elle : il y a les gentils Hackers qui tentent de bidouiller des trucs, de faire faire quelque chose d'inattendu à un logiciel ou à toute autre chose. Les méchants qui sont les "pirates" ou les "crackers". Vilains ! Qu'on se le dise, les hackers sont cools. Comme si tout était noir et blanc dans ce monde là. Justement, tout est gris (ou arc en ciel).

Attention, hein, ils sont un peu difficiles à rencontrer, mais armés du bon logiciel et en se connectant à l'IRC, on peut discuter avec, tenez-vous bien, des Anonymous. Ou même des membres de Telecomix.

Les journalistes qui se lancent à la poursuite des hackers ont rarement réussi à faire le tour de cette sphère. Ils en ont, et c'est bien normal, une vision partielle. Moi-même... Je n'en connais qu'une partie. Mais je sais une chose. Les hackers, ce n'est pas (uniquement) ce qui est décrit dans ce livre. Les hackers n'ont pas (que) vingt ou trente ans.

Pas plus que ça n'est ce que décrit Jean-Marc Manach qui a découvert ce monde à mes côtés à Transfert. Il doit d'ailleurs se souvenir, comme toute la rédaction de Transfert du "grand débarquement". Il y avait ce jour là une personne qui est au coeur du vrai monde des hackers depuis tant d'années que cela semble une improbable éternité.

Ce n'est pas Wikileaks. Ce n'est pas Anonymous. Ce n'est pas Lulzsec, ce n'est pas Telecomix.

Si je suis journaliste, que j'ai 25 ou 30 ans et que j'ai visité un FabLab, suis-je légitime pour décrire le monde des hackers ? Non.

Si je suis journaliste et que j'ai visité un Hacker Space, suis-je légitime pour parler des hackers ? Non.

Si je suis journaliste et que j'ai parlé à Julian Assange, suis-je légitime pour parler des hackers ? Non.

Si je suis journaliste et que j'ai échangé pendant quelques mois avec des utilisateurs de l'IRC, suis-je légitime pour décrire le monde des hackers ? Non.

Si je suis un journaliste et que j'ai parlé pendant des mois à un spécialiste de la DataViz, suis-je légitime pour parler des hackers ? Non.

Mais siiii... Bien sûr, je peux le faire. Parler c'est mon métier. Raconter, c'est mon métier.

Mais prétendre être entré "au coeur de la résistance numérique"... Franchement, c'est un peu présomptueux. Le coeur du monde du hack, c'est justement celui où aucun journaliste n'est invité. Parce que ce qui s'y fait, qui est au delà des capacités d'imagination des journalistes, n'est pas considéré par le législateur comme légal et que potentiellement, cela peut modifier en profondeur le monde tel que nous le connaissons. Pour y survivre et durer, la dose de paranoïa nécessaire est énorme. Les journalistes ne sont pas les bienvenus. First rule of fight club ? You do not talk about Fight Club...

Mais sans ces gens-là, pas de hackers du tout. Ils ont construit la route sur laquelle roulent ceux qui sont interrogés aujourd'hui (on est quand même en 2013, pas en 1996, comment peut-on faire des articles généralistes ou des bouquins généralistes sur ce sujet ?) par toute une tripotée de journalistes et qui sont présentés comme "les hackers".

Alors... Comment faire pour décrire ce monde ?

On ne peut pas.

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DESCRIPTION

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Les hackers, du moins tels que je les vois, se partagent en quelques catégories principales.

+Les fame seekers+ : ils aiment être sur le devant de la scène et font tout pour cela, principalement, parler aux journalistes. Corolaire, ils sont souvent pris par les journalistes pour "les hackers".

+Les hackers+ : pour vivre heureux, vivons cachés. Vous ne verrez jamais leurs nicks dans un article. Si l'on parle d'eux, c'est sous un autre nom, une autre appellation pour leur team (HFG ou Monsieur patate par exemple).

+Les old school+ : le temps a passé, ils sont parvenus à institutionnaliser leurs équipes (L0pht, Cult of the Dead Cow, CCC, par exemple) et peuvent parler sans risque (Kevin Mitnick par exemple). Leur passé ou leur "côté obscur" est parfois occulté, parfois pas (Chameleon par exemple).

Les script kiddies/kiddiots : ils sont souvent pris par les journalistes pour "les hackers" parce que -whouahou- ils ont changé une page d'accueil ou ont accédé à une base de données MySQL.

Les idéologues : ils attirent l'attention, c'est leur métier. Ils ont un message à faire passer. Souvent important (le libre, c'est bien, le partage c'est mieux, toussa, toussa). Les journalistes les adorent. Ça tombe bien, ils sont souvent très drôles et très pertinents (Richard Stallman par exemple, John Perry Barlow, etc.).

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POC

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wget http://wikipedia.org

cat wikipedia.org | grep hacker > brouillon_du_livre

joe brouillon_du_livre

tapetapetape-ctrlX-ctrlV-tapetapetape-tapetapetape-ctrlX-ctrlV-tapetapetape

Ctrl-kx

Done.

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REFERENCES

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etc.

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GREETZ

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ADM, Le Malin bien entendu, Shiv, Bawd, Nitro, Thana, Vacuum, Neonsurge, Horizon, Xaphan, RFP, Fyodor, Larsen, PAP, and many more.

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