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par drapher

De la dystopie actuelle : par delà les apparences, avec Stiegler

  Réfléchir sa propre époque est une gageure, puisque l'histoire que nous tentons de comprendre est, par essence, en cours de construction. Pour autant, le présent n'étant que l'accumulation d'instants passés, il doit être possible de décrire avec suffisamment de recul — au delà des apparences et de l'illusion qu'il produit — sa réelle substance.

 

Réfléchir sa propre époque est une gageure, puisque l'histoire que nous tentons de comprendre est, par essence, en cours de construction. Pour autant, le présent n'étant que l'accumulation d'instants passés, il doit être possible de décrire avec suffisamment de recul — au delà des apparences et de l'illusion qu'il produit — sa réelle substance. Ainsi, des discours circulent sur la démocratie française qui ne serait plus véritablement une démocratie, ou bien encore décrivent —plus ou moins bien — la "crise globale" sensée nous avoir recouvert. Il semblerait, en réalité, que nous vivions surtout une dystopie mondiale basée sur un changement intérieur massif de l'humain. Sous le coup de phénomènes complexes. La dystopie : l'antithèse d'une utopie, un cauchemar concrétisé, l'une des pires versions du monde — et décrite dans le passé — serait donc devenue réelle. Comment cette dystopie s'est-elle construite et peut-on y échapper ? Est-il sensé de ne croire à la construction dystopique de notre monde que par des choix politiques qui nous échapperaient ?

Massification des comportements et individus hypersynchronisés

Ce que les entreprises de marketing ont inventé au début des années 50, puis amélioré au cours du temps, est fondamental pour comprendre les rouages de la dystopie actuelle. Bernard Stiegler, dans un article de 2004 du Monde Diplomatique, rappelle comment les comportements ont pu être massifiés par les...

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