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Brève
par drapher

"Atteinte grave à la paix sociale" : Cazeneuve maintient la surveillance des mouvements sociaux

Bernard Cazeneuve maintient un amendement pour le projet de loi sur le renseignement établissant la possibilité de mise sous surveillance des mouvements sociaux [pouvant porter atteinte à la paix sociale].

Cette disposition était déjà présente sous la forme de la "prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique".

La question de l'orientation du gouvernement de Manuel Valls en matière de surveillance se pose très gravement aujourd'hui, en termes de libertés publiques et de liberté d'expression. Si ce projet était [selon le gouvernement] — à l'origine — une réponse à la menace terroriste, il semble qu'aujourd'hui, il est avant toute chose un verrouillage politique et social du pays. Cette dérive, clairement établie par le ministre de l'Intérieur, est particulièrement inquiétante. La question est : de qui se méfie le plus le pouvoir politique ? Des terroristes, ou bien de sa propre population et des forces en son sein qui pourraient s'opposer à lui ?

Cazeneuve refuse d'exclure les mouvements... par LCP

Le ministre "pense aux mouvements identitaires", et se demande à voix haute "devons-nous prévenir ces actes ?". Si Bernard Cazeneuve "pense aux identitaires" (mouvements d'extrême droite), d'autres, à sa place, penseront à "d'autres groupes contestataire", et l'idée même de "prévenir" — par la surveillance — n'est rien d'autre qu'un système policier prédictif et… politique. La contestation, d'un quelconque bord politique qu'elle soit, même quand elle "atteint la paix sociale", peut-elle être comparée au terrorisme ? Dans une société totalitaire, oui, et l'histoire le démontre. Mais dans la nôtre ?

Qu'est-ce que la paix sociale ?

Qui détermine ce qui est grave ou moins grave ?

Ah, oui… l'exécutif.

 

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