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par Antoine Champagne - kitetoa

Analyse d'une rumeur sur les victimes du Bataclan

Le phénomène de la rumeur a produit des tonnes de littérature. Jean-Nöel Kapferer est l'un des auteurs qui fait référence sur ce sujet, pour ceux qui veulent pousser plus loin. Peu après l'attentat au Bataclan, une rumeur s'est propagée comme une traînée de poudre sur les sites d'extrême-droite, dans des journaux étrangers et même, en France dans les colonnes de Valeurs Actuelles. La rumeur veut que des personnes aient été castrées, éviscérées, on leur aurait arraché les yeux, on en passe.

Le phénomène de la rumeur a produit des tonnes de littérature. Jean-Nöel Kapferer est l'un des auteurs qui fait référence sur ce sujet, pour ceux qui veulent pousser plus loin. Peu après l'attentat au Bataclan, une rumeur s'est propagée comme une traînée de poudre sur les sites d'extrême-droite, dans des journaux étrangers et même, en France dans les colonnes de Valeurs Actuelles. La rumeur veut que des personnes aient été castrées, éviscérées, on leur aurait arraché les yeux, on en passe. Cette rumeur est fausse.

La semaine dernière, un couple, qui sachant que je suis journaliste et que j'écris sur le sujet des attentats, me livre sur le ton de la confidence l'information suivante : "il y a des choses qui ne sont jamais sorties dans la presse. Nous avons un ami gendarme qui était parmi les forces de l'ordre entrée au Bataclan après l'attentat. Il a vu des gens éviscérés, des parties génitales coupées et placées dans la bouche des victimes".

 

Les plus vieux se souviendront immédiatement du cliché faisant référence à la guerre d'Algérie et des horreurs pratiquées à cette époque et déjà, à l'époque d'une rumeur très similaire lors d'une attaque contre les forces françaises.

N'ayant pas, au cours de mes propres recherches sur l'attentat du Bataclan trouvé de validation de cette rumeur, je décide de me replonger dans l'affaire. Cette rumeur a été démentie par plusieurs journaux, dont l'Obs ou...