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Reflets poursuivi par Altice : la liberté d'informer menacée

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par Antoine Champagne - kitetoa

Agence H : la cellule "Black LULZ" - S01 E02

C’était un territoire inconnu. Mais vaste. Une nouvelle frontière pour ceux qui iraient. Mais un territoire inquiétant pour ceux qui ne le connaissaient pas encore. Internet vu depuis la fenêtre des agences de com, c’était d’abord… Rien. Et puis les agences se sont dit que, finalement, il y avait des djeunz sur ce réseau. Traduisez : des cibles. Des acheteurs potentiels. Alors elles y sont allées. D’abord avec leurs habitudes. Mais ça ne suffisait pas.

C’était un territoire inconnu. Mais vaste.

Une nouvelle frontière pour ceux qui iraient. Mais un territoire inquiétant pour ceux qui ne le connaissaient pas encore.

Internet vu depuis la fenêtre des agences de com, c’était d’abord… Rien. Et puis les agences se sont dit que, finalement, il y avait des djeunz sur ce réseau. Traduisez : des cibles. Des acheteurs potentiels. Alors elles y sont allées. D’abord avec leurs habitudes. Mais ça ne suffisait pas. Elles ont développé leur habituel discours creux. Du vent, mais du vent qui se vend.

Quand un ours dans son garage pouvait développer un site vitrine en quelques heures pour un coût ridicule, elles sont arrivées avec un habillage graphique à plusieurs dizaines de milliers d’euros, à base de Photoshop d’abord, puis de flash. Et les sites sont devenus de plus en plus lourds, de plus en plus longs à afficher, de moins en moins ergonomiques. Il faut dire qu’elles vous faisaient un site sur Powerpoint, pour montrer au client -forcément neuneu-, à quoi ça ressemblerait. Elles ont ajouté de la base de données, des développements très coûteux sur la base de logiciels libres qu’elles se sont appropriées et qu’elles ont revendu.

La bulle Internet leur a permis de prendre le train en marche. Tout était rasé par le tsunami de la bulle, il suffisait de se positionner. Elles ont vendu de l’ergonome, du spécialiste de la navigation optimisée, du flasheur, du spécialiste du concept apétant… Du vide.

Et puis est arrivée la déferlante des blogs. Le Web 2.0 disaient-elles.

Vraiment ?

Elles ont donc « embauché » des blogueurs. Des « influenceurs ». Payés à donner un avis positif sur telle ou telle marque. Invités choyés. Inondés de « produits » à tester.

Et puis sont arrivés les réseaux sociaux. Il a donc fallu se munir de « community managers », de petites mains ayant pour mission d’occuper le terrain sur Facebook et autres Twitter.

Les agences se sont prises à croire qu’elles pourraient créer ex nihilo une image positive pour une boite grâce aux réseaux sociaux. Que les réseaux sociaux allaient bouleverser le monde de la pub. Qu’elles pourraient contrebalancer la mauvaise perception d’une entreprise à coup de twitts. Et même, mener des guerres informationnelles.

C’est un peu ce que nous explique M. H., Directeur Media chez Agence H. Vous le constaterez dans « Agence H : All your LULZ are belong to us », Saison 01, épisode 02. Mais aussi dans une parodie pas très amusante de notre épisode,  réalisée par l’Agence H, en dessous.

Et vous comprendrez probablement, qu’avec des Internetautologues de cette qualité, les agences peuvent essayer encore longtemps « d’influencer » les Internets. Avec le même succès que celui qu’elles ont eu jusqu’ici.

(Écoutez à partir de 3:20, si vous êtes pressés, mais ce serait dommage.)

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