Appel à un crowdfunding : un dictionnaire pour François Fillon

Vite, un dictionnaire pour le candidat Les Républicains ! Plus le temps passe, plus François Fillon semble manquer de vocabulaire. Il emploie des termes qui veulent dire complètement autre chose que ce pour quoi il les emploie. Quelque chose dysfonctionne chez le candidat de droite. Un crowdfunding peut-être ? Histoire de ne pas plomber ses finances.

Revenons aux termes utilisés.

Il y a quelques jours, François Fillon se fendait d’un communiqué :

« En tant qu’ancien premier ministre, en tant qu’élu de la Nation, j’accuse solennellement le premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie. Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes »

Guerre civile : Guerre entre citoyens d’un même État ou entre citoyens et le gouvernement, ou l’armée, de leur État.

Il nous faut aller voir la définition du mot « guerre » pour être précis : Conflit entre deux nations, qui se vide par la voie des armes ; action d’un peuple qui en attaque un autre, ou qui résiste à une agression, à une invasion.

Par exemple, la guerre civile en Espagne a fait à peu près 400.000 morts. La guerre civile en Yougoslavie à peu près 300.000 morts ou la guerre civile au Liban, pour les plus vieux d’entre nous (dont François Fillon), quelque 250.000 morts

Au cas où François Fillon aurait des difficultés à lire ou à comprendre, nous proposons quelques explications en images.

Voici la situation française aujourd’hui :

 

Voici la situation en Espagne pendant la guerre civile :

 

Voici la situation en Yougoslavie pendant la guerre civile :

 

Voici la situation au Liban pendant la guerre civile

 

La rédaction de Reflets.info tient à préciser aux familles des victimes de toutes les guerres civiles qu’elle a honte des hommes et femmes politiques français qui osent ce type de comparaison.

Aujourd’hui, François Fillon a dénoncé un « assassinat politique » à son encontre :

« C’est un assassinat, en effet, mais par ce déchaînement disproportionné, le choix du calendrier, ce n’est pas moi seulement que l’on assassine, mais aussi l’élection présidentielle. C’est la voix des millions de Français qui désirent une alternance qui est muselée, c’est la liberté du suffrage et la démocratie qui sont percutés »

Il y a nombre d’exemples d’assassinats politiques dans l’Histoire. Ce qui est certain, c’est que cette dernière ne retiendra pas celui de François Fillon qui, rappelons-le, est toujours en vie :

 

Voici quelques exemples d’assassinats politiques :

 

 

 

 

 

Décidément, cette campagne présidentielle atteint des sommets d’indécence…

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

8 thoughts on “Appel à un crowdfunding : un dictionnaire pour François Fillon”

  1. Bonsoir Antoine
    Je ne partage pas franchement ton point de vue sur la notion d’assassinat politique. A mon humble avis, tu confonds l’assassinat d’un homme politique -par un fanatique, un opposant, un déséquilibré- et l’assassinat d’un homme politique par une puissance politique.
    En d’autres termes, Ravaillac n’est pas un assassin politique, c’est un régicide illuminé et manipulé. Idem pour ce qui concerne l’attentat de Sarajevo. Les motivations invoquées sont peut-être politiques, mais l’acte relève de l’initiative individuelle. Tous les exemples que tu donnes appartiennent à cette catégorie.

    En revanche, lorsque Napoléon orchestre la mort du duc d’Enghien, fusillé dans les fossé de Vincennes, c’est l’oeuvre d’un politique à l’encontre d’un autre politique, pis encore, d’un régime, d’un système tout entier contre un homme politique. Lorsque Brutus assassine Jules Cesar (toi aussi mon fils) c’est encore un assassinat politique. Et c’est le cas également de l’élimination de Léon Trotsky. Le système ou régime évince de manière brutale un opposant qu’il considère comme dangereux. C’est une constante des régimes totalitaires, que l’on retrouve aussi bien dans la Rome antique, le régime soviétique, le Chili post -Aliende, la France médiévale -particulièrement la période des « rois fénéants » dont l’espérance de vie était assez courte.

    Ce distinguo est d’autant plus important que la personne qui a utilisé cette formule en tentant de se victimiser accuse directement, et sans que le moindre doute soit permis, le pouvoir en place. C’est une parole aussi déplacée qu’irréfléchie, une exagération sémantique inacceptable.

    Confraternellement

    1. Je pense que vous confondez tous les deux. Dans assassinat politique, le « politique » est le mobile, et en aucun cas la cible ou le commanditaire.
      Mais pour revenir à l’article, je suis toujours extrêmement choqué par le choix des mots des politiques. Waukiez qui nous dit que « Si François Fillon se retire ce serait l’apocalypse ».
      Donc on est actuellement « quasi (sic) en guerre-civile » et s’il se retire c’est la fin du monde.

      1. bonsoir
        je ne pense pas confondre quoi que ce soit et ne donne qu’un éclairage conforme à la définition des historiens. A noter que Wikipedia France commet la même bourde et confusionne à mort
        C’est un truisme que de dire que le mobile politique est à la base d’un assassinat politique. Cela ne fait pas que tous les assassinat ayant un mobile politique soient ipso-facto des assassinats politiques (vous savez… Barbara, Festino, Cesaro, Bocardo etc)
        La déportation des juifs, des Accadiens par exemple, repose sur un motif politique (aussi discutable soit-il). Ce n’est pas un assassinat politique pour autant, c’est un crime contre l’humanité.

        Marc

  2. « assassinat politique » fin de la carrière politique ?
    ‘fin c’est comme ça que je le comprends, mais je suis d’accord, les termes sont totalement inadaptés.

    Je trouve par contre déplorable ceci: Le couple Fillon fait l’objet d’une enquête pour différents motifs, notamment l’emploi de l’épouse par son mari avec soupçon d’emploi fictif. On apprend tout récemment qu’il y a entre 1/10 et 1/6 des parlementaires qui emploient un membre de leur famille (au moins) comme assistant parlementaire.
    Et ?
    Et les autres alors?
    Je veux dire: aucune réaction des parlementaires, même pas une « petite commission » (« une de plus », cynisme inside) pour vérifier que le cas Fillon est bien un cas isolé, ou même une opération communication histoire d’être transparent avec le peuple et les médias, genre « oui effectivement un pourcentage non négligeable de parlementaires travaillent avec des membres de leur famille, nous procédons actuellement aux vérifications pour s’assurer que les assistants employés ont bien les qualifications déclarées » etc. (bah, quitte à nous enfumer et à nous l’enfoncer bien profond, autant que ça soit bien fait, non?)

    Ce que je regrette le plus, c’est l’inertie (et l’absence d’anticipation) :/

  3. Désolé mr Champagne, je crois que vous êtes un peu dépassé par les évènements et par votre manque d’ouverture d’esprit critique. Votre « planche » manque singulièrement d’objectivité, mais est-ce surprenant?
    Devant tant de mauvaise foi et d’arguties complètement déplacées par l’importance du débat, devant le dévoiement total du rôle de la Justice, de son impartialité subjective aux ordres de syndicats qui confondent idéologie et défense des droits du citoyen, des instructions précipitées pour ne par dire illégales, devant une mise en examen par un juge inféodé sans que la défense ait jamais eu connaissance du dossier d’accusation, je crains qu’e vous ne soyez capable de voir que le frimas de surface sans comprendre le fond réel de ce qui se passe,
    Continuez donc à distiller votre haine personnelle, vous ne manquerez sûrement pas d’auditeurs, mais ce n’est pas ce genre d’endoctrinement que j’attends sur ce site. N’hésitez pas, montez vite dans la loge du camion-balai Macron, il y reste sûrement encore quelques places dans la benne, vous y serez plus à l’aise, et bien entouré pour continuer à parler du sexe des anges.

  4. Je veux pas me faire l’avocat du diable, mais je trouve assez logique d’utiliser des mots percutants, et des images fortes dans un discours. L’actualité politique est rythmée par le choix des mots qui seront martelés durant un temps donné…

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