Analyse : la stratégie de la fin du pétrole

Chacun connaît le discours univoque qui condamne le pétrole : polluant de l’air (réchauffement climatique), de l’eau (marées noires), du sol (contamination des sous-sols), source de conflits, épuisable, sale, etc.

La liste des tares est longue à propos du pétrole, à juste titre. Ces problèmes sont réels. Mais si l’on prend un peu de recul, que l’on ne regarde pas que les problèmes, que l’on accepte de sortir du discours uniquement négatif, qu’en ressort-il ? L’honnêteté intellectuelle peut-elle s’accorder d’un discours à charge contre le pétrole, en opposition frontale avec la réalité du monde, de son évolution et des progrès incontestables qui sont survenus en moins de deux siècles par le biais de cette ressource ? Et surtout, de ce qui risque de le remplacer ?

La civilisation du pétrole

Si un saut « quasi quantique » de l’humanité s’est effectué au cours de son histoire, c’est avec l’apparition du pétrole et de son utilisation industrielle. L’or noir est connu depuis l’antiquité, mais jusqu’au XIXe siècle, il n’a jamais trouvé d’application importante. La conjonction de l’invention de l’électricité et de l’utilisation du pétrole raffiné comme source de carburant des premiers moteurs à explosion, ainsi qu’ensuite de la matière plastique (et d’autres dérivés), sont une révolution de tous les domaines touchant la civilisation humaine dans son ensemble.

Les déplacements individuels, collectifs, commerciaux passent par le pétrole : premières voitures, camions, paquebots puis avions. La médecine est transformée par le pétrole, l’agriculture est radicalement modifiée par le pétrole, ainsi que la chimie, puis survient l’informatique (au début du XXe siècle avec Jacquard en France et IBM aux USA), qui avait déjà fait ses premiers pas sans pétrole (métiers à tisser, machines à cartes perforées) et n’avait pas pu se développer sans celui-ci : elle explose cette informatique et peut se développer grâce à lui après la seconde guerre mondiale et l’invention des transistors. L’industrialisation de l’informatique débute.

Bien entendu, tout n’a pas été positif à tous les niveaux dans les « progrès » vendus comme tels : l’étude de la « révolution verte » des années 50 en est un exemple frappant. Si les productions agricoles ont augmenté, la santé humaine, elle, en a été totalement affectée. La paysannerie traditionnelle, de même.

Il n’en est pas moins certain que le pourcentage d’éléments de la vie courante composés de pétrole qui rendent service, sauvent des vies, permettent d’améliorer les activités humaines est énorme. Notre civilisation est une civilisation du pétrole. Cette matière piégée dans l’écorce terrestre est le centre de gravité de l’humanité moderne. Sans lui, l’espérance de vie en occident serait encore au niveau du XVIIIeMais, c’est quoi ce discours incorrect ?

Oui, dans une vision manichéenne des choses, écolo-anti-capitalo aveugle, il faut uniquement parler de toutes les horreurs générées par l’exploitation et le commerce du pétrole : guerres, corruption, pollutions, captation de richesses, la liste est très longue. Cet article n’en fait pas l’impasse et ces constats sont évident. Mais le refus de parler d’autre chose est dangereux.

Parce que cela est-il le propre du pétrole, ou bien ne serait-ce pas le propre de toute ressource rare et surtout indispensable dans la recherche des sociétés humaines à caractère conquérant et vouées à se transformer sous la pression du progrès technique érigé comme modèle ? Des sociétés capitalistes, en réalité ? Et ces progrès amenés par l’utilisation du pétrole sont-ils une « horreur » ?

Les sociétés occidentales ont tué, envahi d’autres civilisations pour l’or. Pour avoir de la main d’œuvre humaine aussi : l’esclavage a été aboli quand les machines utilisant le pétrole ont pu remplacer les esclaves. Quand la monarchie absolue a été détruite et que l’esprit des lumières, féru de progrès technique, s’est répandu, la révolution industrielle, déjà en marche, a explosé. L’or noir a remplacé l’or et les esclaves. L’argent qu’il générait a remplacé Dieu, le « dieu dollar » s’est ensuite imposé, sous le joug du pétrole. Mais la logique est implacable : une autre matière capable d’autant de possibilités, exploitable avec la technique du XIXe siècle aurait donné exactement le même résultat.

Vient donc ensuite l’énergie atomique. Qu’on ne peut absolument pas comparer avec le pétrole. Il n’est pas discuté du nucléaire ici, mais de l’énergie atomique. Le nucléaire était utilisé dès la fin du XIXe siècle avec les découvertes de Marie Curie. L’efficacité nucléaire (rayons X, radios etc.) aurait pu être développée en médecine sans l’énergie atomique. L’énergie atomique est un changement assez curieux dans la civilisation humaine planétaire. On parle de civilisation de l’atome, ce qui est une ineptie puisque l’électricité produite par des centrales nucléaires sur la planète est inférieure à 16 %. L’énergie atomique a simplement changé les rapports de force géostratégiques par le biais de la bombe atomique. Mais il n’a pas changé la progression technique et technologique des sociétés humaines : si c’était le cas, l’énergie atomique serait aujourd’hui utilisée pour une grande part des activités humaines, il n’en est rien. Heureusement, puisque sa dangerosité est avérée, sa pollution mille fois plus dommageable que le pétrole, ses déchets impossibles à rendre inoffensifs. Le pétrole est d’ailleurs resté le facteur géopolitique central.

Imaginons un monde sans pétrole

Si le pétrole s’éteint (certains pensent qu’il va s’épuiser, d’autres pensent au contraire que c’est une matière créée en permanence et qui est quasi infinie), ou qu’il est interdit à terme de l’exploiter, il faut donc le remplacer. Pas seulement en tant que carburant et qu’énergie mais aussi en tant que matière fossile pour la fabrication de matières plastiques et autres dérivés. Quelles sont les possibilités ? Pour le carburant, il y a les agrocarburants. Les rapports de la FAO sont accablants : la ruée de grandes nations vers cette exploitation agricole pour remplacer le carburant issu du pétrole détruit les terres arables et génère des famines et une perturbation colossale dans les pays les plus pauvres. Ce choix des carburants agricoles affame littéralement des millions de personnes chaque année.

C’est donc du côté des agrocarburants que se trouve la cause principale de la hausse de la demande. L’industrie des agrocarburants, basée dans les pays émergents comme dans les pays développés, absorbe 40 % du maïs produit aux États-Unis et les deux tiers des huiles végétales de l’UE. Ce développement spectaculaire a été rendu possible, souligne la FAO, par un soutien public massif sous forme de subventions, d’exonération de taxes et d’obligations d’achat, estimé à 5,6 milliards d’euros en Europe et aux États-Unis. En parallèle, le soutien à tous les autres secteurs agricoles s’amenuisait.

Ce qui amène la FAO à conclure que « l’actuel emballement de la demande mondiale n’est pas la conséquence du développement économique mondial, mais le résultat d’une politique publique menée par les États-Unis et les gouvernements de l’UE, le résultat d’un choix politique clair et réversible. » Pour Jayati Ghosh, économiste indienne tenant un blog sur le Guardian, ce rapport renverse ainsi « le mythe selon lequel la consommation accrue des pays en développement (Inde et Chine avant tout) mène à une hausse de la demande globale et donc à une hausse des prix des céréales. » (source : Lemonde.fr – Famine : la FAO pointe les biocarburants et la surexploitation des sols)

Le véhicule électrique ? Oui, mais rechargé par quoi ? Des centrales électriques. Une majorité sont au charbon sur la planète, et les énergies fossiles représentent 80 % de la production d’énergie primaire totale. De plus, les défenseurs actuels de l’écologie (dans les gouvernements et les populations) refusent toute exploitation du charbon à des fins de production électrique puisqu’il est censé réchauffer le climat par le CO2 qu’il rejette dans l’atmosphère. Des panneaux solaires ? Difficile de croire, vu le parc automobile mondial, qu’il soit possible d’en construire suffisamment au regard des mines de silicium et des capacités de rechargement de batteries dans des pays peu ensoleillés. Le nucléaire ? Un monde recouvert de centrales nucléaires serait donc plus enviable au monde du pétrole ? La dangerosité de cette énergie est telle qu’il semble impossible de concevoir cette approche. Sachant que de nombreuses nations se voient interdire de développer une filière nucléaire par crainte qu’ils ne se dotent de l’arme atomique, comme l’Iran. L’énergie hydraulique, quant à elle, est très dépendante de la géographie.

D’autres solutions ? Oui, les énergies fossiles autres que le pétrole, comme les gaz et bitumes de schiste. Mais là encore, la piste est très inquiétante, et en réalité, bien plus que celle du pétrole. La liste des problématiques de l’exploitation des gaz de schiste est tellement importante qu’un article entier serait nécessaire. En résumé : coût technique et de transport très élevés, épuisement de l’eau, destruction des paysages, contamination des nappes phréatiques, risques sismiques, technologie propriétaire, destruction environnementale… Avec, de plus, un bémol majeur : le gaz de schiste est un carburant. Il ne permet pas de créer des dérivés solides comme le pétrole. Et puis, c’est un détail, mais il émet, à la combustion, des gaz à effet de serre, et donc, réchauffe le climat (selon ceux qui adhèrent à cette théorie)… comme le pétrole ou le charbon.

Restent les moteurs « atomiques ». Et des nouvelles technologies nucléaires. Là encore, la prudence reste de mise, la radioactivité n’est pas une mince affaire. Le coût. La maîtrise technique. L’impossibilité pour les nations en voie de développement (en réalité en sous-développement entretenu) de se doter de tels véhicules, de telles technologies. Mais… mais, mais…

La voie est-elle déjà tracée ?

S’il y a une guerre qui fait rage depuis des décennies et qui régit le monde moderne, c’est celle de l’énergie et de la production industrielle. Cette guerre a lieu depuis plus d’un siècle, à partir du pétrole. La géopolitique mondiale est en permanence influencée par l’or noir. Mais avec quelques orientations originales parfois, avec un pays comme le Venezuela qui a effectué une transformation sociale et économique sans précédent grâce aux revenus du pétrole. Un État comme l’Arabie saoudite disparaîtra le jour où le pétrole cessera d’être le centre du commerce mondial et d’un enjeu technique majeur. Les États-Unis tentent de se rendre auto-suffisants en équivalents pétrole issus des ressources non-conventionnelles.

Et nous sommes, aujourd’hui, à une croisée des chemins puisque l’économie mondiale est en voie d’effondrement. Ou peut-être en voie d’une radicale transformation si elle ne veut pas s’effondrer. Tous les indicateurs sont dans le rouge et les limites du système d’échanges spéculatifs sont atteintes. Avec un horizon à atteindre pour ceux qui activent et profitent de cette guerre énergético-industrielle : basculer l’économie pour éviter l’effondrement qui pourrait bien les atteindre eux aussi. La seule voie logique est celle d’un changement de paradigme énergétique : le saut quantique du XXIe siècle, deux cents ans après celui du pétrole. La nouvelle révolution industrielle. Sans pétrole.

Les voies les plus évidentes semblent se diriger vers des technologies du « futur », à fusion nucléaire, centrales à hydrogène « propres », couplées à l’exploitation des sources fossiles mais dans des mesures bien moindre. Additionnées à des centrales solaires installées en Afrique pour la consommation européenne, énergies hybrides, capture des émissions de CO2 avec des technologies ultra modernes.

Ce saut quantique doit relancer les pays industriels. Et confiner les pays en voie de développement les plus pauvres dans une dépendance technologique et énergétique bien plus grande encore. Si cette voie est prise, portée par des foules d’occidentaux anti pétrole, écologistes pro Giec, pro-nouvelles technologies « propres » non-émettrice de CO2, avides d’un nouveau monde « vert » (sans pétrole), les conséquences seront terribles : pour les peuples qui ne « comptent pas », ceux qui subissent les sauts quantiques énergétiques des civilisations du Nord. Mais aussi pour l’ensemble des êtres humains, asservis à des technologies tellement chères et pointues, potentiellement dangereuses (la fusion nucléaire est vendue comme inoffensive) et inaccessibles aux compétences humaines normales, qu’ils ne pourront plus que prier pour… un retour de la civilisation du pétrole. Cette civilisation qui pourrait tout à fait exploiter et gérer intelligemment cette ressource qui fonde sa modernité.

Mais si l’histoire se répète, elle ne revient jamais en arrière. A chacun, s’il pense que cette approche peut s’entendre, d’en tirer des conclusions et des actions pour s’en… prémunir.

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93 thoughts on “Analyse : la stratégie de la fin du pétrole”

    1. Moi, ce qui m’intéresserait, c’est de voir où Yovan voit qu’on aura des centrales à fusion ou à « hydrogéne propre » un jour.

      A ma connaissance, la fusion on est même pas sur que ce soit techniquement possible, tout court. Il y a des choses qu’on ne sait juste pas faire et qui sont nécessaire pour une centrale à fusion.

      Tant qu’à l’hydrogéne propre, c’est gentil, mais d’où vient l’hydrogéne dont parle Yovan ? Usuellement, d’une usine qui utilise de l’électricité pour en faire. L’hydrogéne marche comme stockage d’énergie (disons, solaire ou nucléaire), mais pas tout seul.

      A partir de là, la thése de Yovan a tendance à s’effondrer : elle implique que les décideurs seraient assez intelligent pour faire une conspiration mondiale contre les pays pauvre, mais pas assez intelligent pour attendre d’avoir de quoi remplacer le pétrole avant de le remplacer.

      (ca, et le fait que ni la production ni la consommation n’est à la baisse dans les pays en développement et qu’ils refusent de se serrer la ceinture de toute manière)

      1. Yovan a mis entre guillemets l’adjectif « propre ». Le lien de Yovan mène à un article, qui dit ça :
        (Edit, manquait le chapô qui stipule source d’énergie propre)
        Le groupe italien Enel a inauguré lundi près de Venise une centrale électrique à hydrogène, la « première au monde » de cette dimension qui représente un « premier pas » dans le développement de cette source d’énergie propre qui n’est pas encore compétitive.
        « Cette centrale « est la seule au monde en mesure de produire de l’énergie dans ces dimensions-là en utilisant de l’hydrogène », a déclaré le directeur général d’Enel, Fulvio Conti, au cours de la cérémonie d’inauguration.
        Cette centrale se situe à Fusina (nord-est) dans le même complexe qu’une immense centrale du groupe fonctionnant au charbon.
        L’hydrogène qui y est utilisé est un résidu du raffinage d’hydrocarbures effectué dans un pôle pétrochimique situé à quatre kilomètres.
        La puissance de cette centrale, qui n’émet pas de CO2, est de 16 mégawatts et sa production sera de 60 millions de kilowatts/heure par an, ce qui permettra de fournir de l’énergie à environ 20.000 foyers en évitant l’émission de plus de 17.000 tonnes de CO2 par an.
        La phase expérimentale de la production avait commencé en août 2009 et la centrale, qui a nécessité un investissement de 50 millions d’euros, est désormais totalement opérationnelle.
        Selon M. Conti, cette centrale « n’est pas une solution pour une large utilisation de l’hydrogène pour produire de l’énergie mais le premier pas d’un parcours qui nous amènera au cours des prochaines années à un développement significatif ».
        Il faudra « malheureusement des décennies » pour que la production d’énergie à partir d’hydrogène, qui est actuellement « cinq à six fois plus chère » que la production dans une centrale thermique classique, soit réellement compétitive, a-t-il souligné.
        « Mais est-ce une raison pour arrêter d’investir ? Non », a poursuivi M. Conti, se disant « confiant » dans le fait que « notre technologie nous permettra de développer cette importante source d’énergie » dans l’avenir.

        Le groupe pétrolier britannique BP s’est lui aussi lancé dans le développement de centrales à hydrogène. Une centrale développée à Abou Dhabi avec la société locale Masdar doit entrer en activité en 2014 et une autre en Californie, développée avec le groupe minier Rio Tinto, en 2015. »

        Pas de Co2, c’est ça le secret. Le mal, c’est le Co2.

        Et les technologies à fusion sont en cours de développement. Sans Co2. Mais il y a toute une somme d’autres technologies, sans Co2, ou peu de Co2, en cours d’activation pour la transition énergétique. Donc Yovan ne fait que retranscrire. Et il n’y a pas de besoin de conspiration, juste des intérêts. L’exemple des agro-carburants est-il une conspiration ? Ben non, zut alors, c’est la réalité. Mince. Peu de Co2.

        Yovan n’a pas de théorie toute faite, il émet une analyse. Et prend les éléments factuels qui sont à disposition. Mais le remplacement du pétrole ne va pas se faire en 5 minutes. Le pétrole c’est le mal, mais on en a besoin. Bien qu’il soit en cours de remplacement en tant qu’énergie, que carburant. Les données des USA sont éloquentes entre le charbon, et les gaz non conventionnels. Plus des agro-carburants, et de la techno en cours de développement.

        Mais ce n’est qu’une analyse, hein. Et comme Yovan est un con, y’a pas vraiment lieu de discuter : suffit de lui faire savoir qu’il est à côté de la plaque, qu’il émet des analyses fumeuses et totalement délirantes, et on n’en parle plus :-)

        P.S : Yovan pratique l’ironie, même dans ses articles.

        1. Le problème, c’est que tu sais, tes lecteurs cherchent aussi à comprendre ce que tu dit.

          Ton analyse, surtout sa fin, se repose sur l’idée qu’on culpabilise le CO2 pour faire persister la supériorité occidentale. Ca ne marche que si on a une méthode pour remplacer le pétrole (et autres hydrocarbures) dans l’électricité.

          Sauf qu’on en a pas une fois qu’on regarde un petit peu les publications scientifiques.

          La fusion, actuellement, c’est inutilisable, et on ne sait pas si on pourra en faire une version utilisable un jour. On a juste pas de matériaux permettant de faire un réacteur permanent, et la physique ne nous as pas encore donné de piste pour savoir comment en faire.

          Les centrales à hydrogénes demandent de l’hydrogéne. Comment on en fait ? Soit avec du pétrole (et en relachant du C02, (olol²)²), soit avec de l’électricité (qui doit bien venir de quelque part …). C’est bien pour faire des batteries ou stocker de l’électricité, mais fondamentalement ca ne peut pas remplacer le pétrole.

          Les biocarburant ? Ils relachent du CO2 aussi (étrangement) ; c’est au plus une autre méthode pour faire du pétrole. Si ca prouve quelque chose, c’est que les pays développé ne veulent pas sortir du pétrole, pas l’inverse.

          Enfin, je n’ai toujours rien trouvé qui laisse à penser que la Chine ou l’Inde stoppent leurs développement industriel parce qu’ils veulent pas faire de pétrole. C’est l’inverse : tout les pays pauvres ont dit à plusieurs reprise, de façon unifié ou non, qu’ils ne se brideraient pour de l’écologie.

  1. Hellow, il y a la biomasse du chanvre qui fut massivement utilisé avant le siècle dernier
    Je me permets simplement de citer Jack Herrer :
    « Si l’on interdisait toutes les énergies fossiles et leurs dérivés, ainsi que l’utilisation des arbres pour le papier et la construction, dans le but de sauver la planète, d’inverser l’effet de serre et d’arrêter la déforestation ; alors, il n’y a qu’une seule ressource naturelle et renouvelable qui est capable de fournir la totalité du papier et des textiles sur la planète ; répondant à tous nos besoins en termes de transport, d’industrie et d’énergie, tout en réduisant simultanément la pollution, en reconstruisant le sol, tout en nettoyant l’atmosphère… Et cette ressource est – la même qui était utilisée à cet effet auparavant – le cannabis, le chanvre, la marijuana ! »

    tiré de « l’empereur est nu »

      1. C’est pourtant tout à fait constructif et réfléchi. Mon pseudo, c’est volontaire … les gens les plus informés sur le chanvre sont ceux qui le consomme, car ils s’intéressent à son histoire.
        Malheureusement le débat est mondialement évité, et le risque de dérive est certain.
        Tout le monde est informé sur l’effet récréatif .. mais peu connaissent les divers utilisations qui en ont été faites au niveau industriel.
        Effectivement planter des hectares de cannabis en arguant qu’il va etre transformer en carburant, matieres composites polymeres/chanvre, cordages, papiers , textiles … ça fait un peu désordre. Pour peu que ça viennent d’un fumeur, ça en devient folklo-utopique.
        A bon entendeur

        Peace

        1. Si c’est la réputation du chanvre qui t’inquiète, rassure toi: le cannabis est une forme dégénérée du chanvre, à la suite d’une acclimatation ratée.

          Tu peux fumer ton jeans en chanvre, ça ne te fera strictement rien (enfin, rien des effets attendus d’un fumeur de joint).

          1. Dégénaration .. pas vraiment, simplement des croisements pour obtenir des plants monoïque à très faible taux de THC (>0.0.2%) et donc en conformité avec la legislation européenne et francaise … mais ca c’est une autre histoire

        2. Oui, Peace, bisou, toussa.
          Ne crois pas que je sous estime l’intérêt du chanvre Inspector.

          Mais de là à voir du chanvre partout et du chanvre pour tout, il y a… une taf que je ne prendrai pas.

          Love.
          (joueur ;) )

          1. « Le chanvre fut très largement utilisé par le passé et il côtoie l’être humain depuis le Néolithique. Il a toutefois peu à peu été interdit ou fortement réglementé au cours du XXe siècle en raison de ses propriétés psychotropes. Cela est dû à la propagande puritaine de l’époque aux États-Unis, qui en voyant l’échec de la prohibition, s’intéressa au cannabis, aidé par différents lobbys industriels (coton, papier, pétrole, nylon) et en réglementant très durement l’usage. Voir Histoire du chanvre. » (Wikipedia)

            « Le chanvre connaît de multiples utilisations, telles les tissus, la construction, les cosmétiques, l’isolation phonique et thermique, la fabrication d’huiles, de cordages, de litières, l’utilisation sous forme de combustibles, en papeterie, pour l’alimentation humaine, l’alimentation animale, comme biocarburants, pour des usages médicamenteux, pour un usage récréatif ou comme matériaux composites en association avec des matières plastiques. La filière chanvre trouve un regain d’intérêt avec l’augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience environnementale. Les pays européens et les collectivités locales de ces pays tentent ainsi de favoriser à nouveau la culture du chanvre. » (Wikipedia)

            Il est clair que le potentiel du chanvre et largement sous-usité. D’autant par son caractère robuste de « mauvaise herbe » qui ne nécéssite pas de pesticide pour sa culture (contrairement au maïs, au colza, etc) (pour l’anecdote j’en avait planté dans mon potager, et alors que mon potager s’etait fait ravagé suite à une absence plus prolongée que prévue le chanvre lui se portait à merveille.

            Après les agrocarburants posent enormement de problèmes et ne réglent au final pas les problèmes écologiques que posent le pétrole en terme de co2, voir en amènent de nouveaux (besoin de terre arable donc deforestation etc). Donc dire que ce pourrait être une solution de rechange et sauver le monde me semble un peu tirer par les cheveux et plutôt naïf.

  2. Concernant le remplacement du pétrole comme énergie de transport :
    Il ne s’agit pas de déterminer quelle type d’énergie permettra de maintenir le fonctionnement actuel, mais plutôt quel nouveau fonctionnement adopter, ou quel ancien fonctionnement retrouver.
    Le pétrole a permis le développement de centres de production et de centres de consommation éloignés géographiquement. On se retrouve aujourd’hui a pouvoir consommer des denrées alimentaire qui parcourent plusieurs milliers de kilomètre pour arriver dans nos assiettes.
    Un raisonnement pertinent serait de se demander : « comment faire pour consommer des produit tout en minimisant la distance entre le producteur et le consommateur? » et non pas : « quelle nouvelle source d’énergie pourrait-on gaspiller? »

  3. C’est vrai qu’il faut parler des bienfaits du pétrole. Même si cet article donne un peu l’impression du « tu ne me dis jamais que tu m’aimes » dans un couple.

    Le pétrole a permis d’effectuer un bod technologique c’est incontestable.. comme à chaque fois que l’on a inventé une chose (roue, élevage, machine a vapeur, …). Et on en inventera d’autre.

    Maintenant dire qu’on ne peut pas remplacer le pétrole. c’est vrai, dans la mesure où notre style de vie est basé sur celui ci. Ce n’est qu’en chageant nos habitude qu’on le remplacera : utilisation d’autres matériaux (amido, etc…), utilisation des transports en communs, utilisation d’appareil faibles consommation qui permettront d’utiliser l’énergie solaire (ca ne vous a jamais choqué d’avoir des composants électroniques qui fonctionnent en 12 ou 24volts, dans les machines mais deles alimenter en 220… cad de passer du solaire(24v-220v-24v) c’est de la perte de rentabilité énergétique.)

    Pour remplacer le pétrole, il ne faut pas penser qu’une autre énergie prendra sa place, mais qu’une multitudes le feront. N’espérez jamais avec des panneaux solaires alimenter votre voiture. prennez le vélo, il parait qu’on fait pas assez de sport :)

    PS : fin de l’esclavagisme ? tien j’en parlerais aux chinois qui font les Iphone, ils seront contents.

    PPS : la révolution de l’atome a été surtout dans le fait que nous avons pu pour la première fois utiliser une énergie qui n’était pas liée au soleil directement ou indirectement.

  4. Le pétrole va disparaitre. Il se régénère, certes, mais à un rythme bien plus lent que notre consommation actuelle. Et cette consommation augmente.

    Les seules solutions viables ont en effet l’air d’être :

    1) le solaire à grande échelle en Afrique, peut-être avec des tours type Aora (http://aora-solar.com/);
    2) le nucléaire.

    La question est : quel nucléaire. À court terme, probablement ce qu’on a déjà en France. À plus long terme, la fusion se fait attendre. Une autre idée intéressante (soutenue entre autres par Bill Gates) est celle des « Traveling Wave Reactors » (http://www.terrapower.com). Malheureusement, c’est Intellectual Ventures, un des plus gros patent trolls du monde…

  5. « PS : fin de l’esclavagisme ? tien j’en parlerais aux chinois qui font les Iphone, ils seront contents »

    Les ouvriers qui luttent pour leurs salaires (et parviennent à les faire augmenter depuis deux ans avec des grèves) en Chine et la classe moyenne qui s’est créée en là bas, te remercient pour ce commentaire qui les présente comme des esclaves. Tous ceux qui sont venus des campagnes pour échapper à la grande misère des campagnes aussi, te remercient de les comparer aux esclaves du 18ème siècle. Merci encore…

    1. Je ne mettrai pas du tout ma main au feu qu’il n’y ai pas eu, même exceptionnellement, des esclaves plus heureux, et mieux considérés que les chinois en question…

      Ce n’est pas parce qu’eux ne se considèrent pas comme des esclaves qu’il n’en sont pas. Ce qui est sur, c’est qu’ils ne sont certainement pas traités comme des êtres humains devraient l’être.

      1. Je ne polémiquerai pas au delà de ce commentaire sur ce sujet qui demande des développements assez larges, historiques, économiques, sociaux qui ne peuvent souffrir les caricatures que l’on entend partout (par chez nous) et ne reflètent qu’une course à la bonne conscience et au discours ethno-centré. La chine est bien plus complexe que ces réductions effarantes qui donnent des équations pitoyables : peuple chinois exploité-pouvoir politique décide de tout-économie subie-population esclave-etc…

        Voir la Chine peuplée de sous-citoyens qui ne peuvent et ne disent jamais rien avec les seuls membres du parti qui « luttent » est un manque profond de connaissance, de compréhension de cette société, une civilisation qui a 4000 ans.

        Sachant que depuis plusieurs années des mouvement syndicaux très importants remportent des victoires fortes contre les mauvaises conditions de travail, les salaires trop faibles, avec des ouvriers qui se mettent en grève et parviennent à des augmentations de salaire conséquentes (du 20%, impensable ici). Et ils ne sont pas « membres » du PCC. De toute manière tout le monde est au PCC, puisque politiquement, c’est une dictature.

        Mais politiquement.

        Avec d’ailleurs pour conséquence, des entreprises occidentales qui délocalisent des usines de la Chine vers d’autres pays asiatiques désormais moins chers en main d’œuvre…

        Pour pas mal de monde à l’étranger : Tu vis dans une république monarchique de type socialiste, sans liberté de payer ta retraite ou ton assurance santé en dehors de la collecte de l’Etat obligatoire, un pays qui empêche ses citoyens de réussir en les écroulant d’impôts, et qui produit avant tout des parfums, du luxe et du vin. Le PIB de la France est le 5 ème au monde, celui de ses habitants ets le 17ème. Les Français sont pauvres et mal éduqués (leurs élèves sont parmi les plus mauvais de l’OCDE).

        Les français portent des bérets, le plus souvent, se promènent avec une baguette de pain sous le bras, ils sont des obsédés sexuels qui mangent des horreurs comme les escargots, les lapins ou les escargots. Leurs dignitaires sont reçus avec des types en perruque qui portent des gants et des cannes du 17ème siècle. La France torture ses prisonniers (amnesty International le stipule), et parque des millions de personnes d’origine étrangères dans des ghettos appelée « banlieues ». La police française est réputée pour sa cruauté envers les personnes d’origine étrangère,l’Etat renvoie ces personnes par avion dans des pays en guerre où ces personnes ne survivent pas la plupart du temps. La France soutient de nombreuses dictatures pour assoir sa puissance économique, grâce à ses entreprises pétrolières et du nucléaire.

        Donc, pour ce qui est de rigoler, je crois qu’il y a pas mal de monde qui peut le faire, oui. Mais en te lisant.

        TF1, M6 comme référence pour la société chinoise ? Quelques articles sur les ouvriers qui fabriquent l’Iphone ? C’est ça qui fait référence pour une société de 1 milliards 368 millions de personnes et qui est devenue la deuxième puissance économique au monde, avec une classe moyenne de 150 millions de personnes ? Avec des touristes sur toute la planète ?

        Ah oui, bien entendu…j’oubliais : c’est ainsi que va la vision du monde : réduite, tellement simple à comprendre qu’une phrase suffit.

        C’est chouette, comme ça tout est simple.

        1. Avec Free t’as tout compris !

          (heu, non en fait je citais juste la publicité de Free qui quand je suis passé devant une étrange lucarne m’a beaucoup fait rire. Je n’ai pas d’avis sur la question. Ma machine ramait aussi pour accéder à l’article, et je ne suis pas chez free)

          1. Plait il ? :)
            Mais pourquoi donc Free est corrélé avec ce widget là qui rame à mort crénom ?

            Ps. Dis donc, ça te le fait souvent at 16 h 44 min de parler de toi à la troisième personne du singulier? Ca fait chic certes, mais fais gaffe quand même / rire ;)

          2. Re.
            Je perçois un trouble dans la force.
            A part ce nouveau soucis de widget qui m’intrigue, Free convient très bien à mes différentes activités en ligne à ce jour.
            Après, plus tard, peut être, on verra, je prendrai la généreuse offre que quelqu’un qui travaille chez un FAI associatif qui tire généreusement de la fibre optique m’a faite, à savoir me connecter, et me montrer généreusement des choses très « techniques ».

            Reste que personne à cet instant ci ici pour m’offrir une info sur ce widget à la noix.

          3. Bon, le widget ne fait plus chier maintenant, pour info « technique ».

            Allah ouakbar, et merci gentil petit Jésus aussi

  6. Je voulais simplement ajouter quelques idées.

    Lorsqu’on parle de pétrole, on parle de déplétion plutôt que d’épuisement des réserves, ce dont personne au monde ne peut quantifier ou prévoir.
    Pour cette déplétion, on estime la date aux environs de 2017. Aujourd’hui très peu d’experts (encore que le mot ne signifie rien) peuvent estimer l’état des réserves en pétrole sur notre planète. Il semblerait que deux hommes soient convenablement informés, guère plus (source : J-L Wingert – http://www.amazon.fr/La-vie-après-pétrole-nouvelles/dp/2746706059/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1349808209&sr=8-1).

    Enfin, on ne peut écarter l’option optimiste. En effet, à chaque perte de ressources comme se fut le cas pour le bois ou pour le charbon, il s’en est suivi un boom industriel. (Source : Ngô – Bigot – http://www.amazon.fr/Lénergie-technologies-environnement-Christian-Ngô/dp/2100515314/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1349808319&sr=1-1)
    Pour le nucléaire, quelques spécialistes s’accordent sur son statut d’énergie de transition. On peut donc admettre que son apogée ne se fera pas sous le même registre que les trois sources d’énergie dont je faisais ici allusion.

    Enfin, et c’est un aspect plus général concernant ces billets, toujours intéressants puisque cela fait réfléchir, je ne suis pas de ceux qui craignent l’après. Après, ce sera mieux. Je pense qu’à défaut de croire en des divinités ou en un seul Dieu, l’homme peut raisonnablement croire en lui-même. Nous avons les solutions à tous nos problèmes ! Ce qui n’exclue bien évidemment pas la vigilance. Une vigilance qui ne s’associe pas bien à mon sens avec le pessimisme, le complotisme ou toutes ces affres de l’obscurantisme dans lesquels l’esprit se perd volontiers faute d’une bonne estime de soi. :)

  7. Et la sobriété et l’efficacité énergétique, ça ne parle à personne ???
    Le scénario négawatt arrive à 10% d’énergie fossile en 2050 tout usage confondu et sans rupture technologique.
    Il y a déjà plusieurs voitures qui parcourent plus de 1000 Km avec 1 Litre d’essence.
    Toujours la même logique ces articles sur l’énergie, il ne pense qu’à la production alors qu’il faudrait d’abord s’attaquer à la demande…
    Société du toujours plus, société du gaspillage, vous n’arrivez pas en sortir. A croire que c’est le propre de l’homme occidental…

  8. Je ne sais plus qui a dit que le pétrole était une ressource bien trop précieuse pour être brûlée dans un moteur à explosion. Quoi qu’il en soit il n’y a aucun concurrent sérieux question rendement. Le pétrole est un vrai miracle, et perso je préfère 1000 fois une civilisation pétrole avec sa pollution atmosphérique et ses marées noires à une civilisation nucléaire…mais bon c’est vrai avec le nucléaire pas de CO2, l’épouvantail à écolos.
    L’hydrogène est propre, c’est vrai, c’est juste sa production qui pose problème . dans le cas cité c’est un résidu de raffinage d’hydrocarbures. C’est déjà bien qu’on récupère ce résidu pour en faire de l’énergie, c’est déjà ça, bien que l’écolo de service va nous servir un bilan carbone négatif. Je me souviens d’une expérience de bus à hydrogène dans ma petite ville du Bénélux, trois merveilles de bus qui n’émettaient que de la jolie vapeur d’eau et n’empoisonnaient pas l’atmosphère. Les accrocs aux vapeurs de diesel apprécieront. Moteurs alimentés par des piles à combustibles. Résultat du test grandeur nature sur 6 mois : moyen de transport tout à fait viable et économique. Je rêvais déjà d’un parc de bus municipaux entièrement sous hydrogène, et de centres-ville plus cléments pour mes petites bronches. Ben non : l’écolo a décrété l’expérience négative, car l’hydrogène était produit à partir de gaz naturel, donc bilan carbone etc..etc…etc….Merci, en attendant le grand soir écologique on continuera à se farcir de la particule de diesel. Bon alors il reste quoi pour la production d’hydrogène propre ? Des parcs d’éoliennes ? Va falloir un sacré paquet . Des centrales marémotrices ? On a encore rien trouvé pour remplacer le pétrole, rien de rien. Juste des rêves d’ado-technos.

  9. Article intéressant dont la thématique me rappelle quelques conférences de Jean-Marc Jancovici.

    http://www.manicore.com/index.html

    Taillées à la hache, ses analyses situent problèmes et perspectives de solutions dans leur globalité. Bien que sa conclusion sur le rôle bénéfique que devrait jouer inévitablement le nucléaire – « sans CO2 » – soit contraire à mes souhaits, elle me fait reconsidérer quelques évidences. Tenter d’échapper au choléra en s’accommodant de la peste ne s’envisage pas dans la joie. Ne resterait-il donc que la fumée du chanvre !?

    1. Oui et non, car certains scientifiques parlent d’une génération du pétrole via la tectonique des plaques.

      Reste qu’aucune preuve tangible ne valide cette hypothèse, et que le pic pétrolier semble bel et bien déjà dépassé.

  10. Concernant les réserves des mines de silicium, il y en a largement sur terre (et à portée de main) pour couvrir tout les toits des habitations du monde en panneaux photovoltaïques (ce qui rendrait alors superflus toutes autres centrales électriques).
    Et il ne faut pas enterrer rapidement le nucléaire, c’est une technologie qui en est encore à ses début (non je bosse pas pour edf, suez, ou autre), le potentiel à en tirer est encore grand. Il y a des recherches menées en ce moment même qui permettront un jour (une ou deux décennies) de diminuer la durée de vie des déchets radioactif de plusieurs millions d’années à quelque milliers d’années et d’augmenter le rendement de l’uranium par recyclage de ses déchets.
    Biensur à l’heure actuel seuls les quelques nations en bon termes avec les usa, otan, etc y auront accès.

  11. Un article très intéressant cher Yovan.
    Un bémol toutefois : vous parlez su nucléaire comme n’étant pas une filière d’avenir. Dans sa forme actuelle c’est on ne peut plus vrai je suis bien d’accord.
    A ceci près qu’il existe une variante qui, si elle n’est pas la panacée, existe depuis les années 50, a fait ses preuves mais je vous laisse deviner pourquoi n’a jamais été développée comme elle le méritait : la filière thorium.
    D’autant plus qu’avec les travaux des petits gars d’Oak Ridge on sait concevoir des réacteurs à sels fondus (gros avantages en matière de sécurité sur le REP,REB et RBMK. cf https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_%C3%A0_sels_fondus pour de plus amples explications) surgénérateurs, c.à.d capables de « recycler » une grande partie de leurs propres déchets.
    Bien évidemment il y a toujours des déchets, à moins longue demi-vie que la filière classique cependant, mais personnellement j’approuverais de tout coeur le développement d’une telle filière en France (d’autant que les réserves de Thorium sont assez abondantes dans le pays pour se passer d’aller exploiter les autres).
    Reste à convaincre les pouvoirs publics de cesser d’écouter le lobby du nucléaire qui veut maintenir des centrales hors d’âge en fonctionnement ou prône le développement d’un type de réacteur (Superphénix) pas sûr (plusieurs arrêts d’urgence toujours inexpliqués à ce jour sur Superphénix).

  12. Je me suis branché sur le Thorium il y a 6 mois à cause d’un article sur une boite américaine qui prétendait avoir créé une voiture au Thorium, donc avec un carburant infini. Il y a des essais en Inde sur les centrales au Thorium. Mais quand on parle de filière d’avenir, tout dépend si on est centré sur les pays du G20 ou pas. Cet article parle de l’avenir énergétique de la planète, pas des pays développés seulement. Les pays développés vont trouver des solutions énergétiques, personne n’en doute. Le fond du problème que je soulève, et qui préoccupe mes recherches à ce sujet est celui des pays en voie de développement (les 130 autres…) face à la « dictature » possibe anti-carbone, et donc anti matière fossiles.

    Pour avoir vécu en Afrique (de l’Est surtout), je sais que les super technologies du futur ne pourront jamais être développées là bas, et dans pas mal de pays pauvres (une bonne centaine). Donc, si les filières d’avenir se développent dans un sens de la fin du pétrole (voulue ?), il va se passer une fracture énergétique assez unique. Jusque là, le pétrole est une énergie que l’Afrique peut utiliser, et peut développer. Pas l’uranium, même si il est très présent, ou le Thorium : la technologie est hors de portée de ces pays.

    1. Pour avoir été dans le même cas (c.à.d résident en afrique) je ne peux hélas qu’abonder dans votre sens.
      Malheureusement à part procéder à une redistribution massive des richesses à l’échelle globale (ce que beaucoup ne sont nullement prêts à accepter) je ne vois pas vraiment comment on pourra éviter de transformer les pays pauvres en esclaves (et non plus simples serfs) des pays développés.
      L’idéal serait sans doute de les aider massivement pour les amener au même niveau que nous, mais encore une fois je doute que cela arrive eu égard aux enjeux.

      1. Pas besoin de redistribuer des richesses !
        Les richesses, les Africains les ont déjà chez eux. Nos chères centrales nucléaires sont alimentées avec de l’uranium, yenapuchénous, yenachélavoisine, le voisin plutôt ; au hasard le Niger, et tiens ya areva kélaba – notre président s’en rejouit d’ailleurs ; faut accélérer la manoeuvre qu’il dit le président. Plus que 10 à 20 ans de production pour les 2 mines en service, on en ouvre une troisième le plus vite possible. Mahamadou Issoufou l’actuel président nigérien espère une stratégie gagnant-gagnant… Suis pas certain que le citoyen nigérian soit inclu dans la stratégie ; sauf si le président du Niger met dehors la multinationale, ou la nationalise, et encore. (« Mahamadou Issoufou connaît bien Areva : il a été l’un des dirigeants de sa filiale nigérienne, la Somaïr »)

        Les richesses sont déjà sur place. L’Afrique a été découpée en rondelles en 1885, par quelques aristocrates réunis à Berlin pour l’occasion . Depuis, la découpe et le désossage continuent.
        La meilleure « aide massive » qu’on leur doit aux africains, c’est de ne plus aller se goinfrer chez eux, de ne plus leur envoyer nos poubelles et qu’on leur foute la paix ! Ils sont parfaitement capables de gérer eux-même leur pays, leur ressources, leurs cultures et leur culture sans qu’ils aient besoin d »une quelconque « aide » ; européenne ou non d’ailleurs.

        Pour finir l’acte général de la conférence de Berlin de 1885 en francais :
        La première ligne commence par « Au nom de Dieu Tout-Puissant », comme ça c’est plus facile ; allons-y :

        Au nom de Dieu Tout-Puissant,

        Sa Majesté l’Empereur d’Allemagne, Roi de Prusse, Sa Majesté l’Empereur d’Autriche, Roi de Bohème, etc., et Roi apostolique de Hongrie, Sa Majesté le Roi des Belges, Sa Majesté le Roi de Danemark, Sa Majesté le Roi d’Espagne, le Président des États-Unis d’Amérique, le Président de la République Française, Sa Majesté la Reine du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, Impératrice des Indes, Sa Majesté le Roi d’Italie, Sa Majesté le Roi des Pays-Bas, Grand Duc de Luxembourg, etc., Sa Majesté le Roi de Portugal et des Algarves, etc., Sa Majesté l’Empereur de toutes les Russies, Sa Majesté le Roi de Suède et Norvège, etc., et Sa Majesté l’Empereur des Ottomans,

        Voulant régler, dans un esprit de bonne entente mutuelle, les conditions les plus favorables au développement du commerce et de la civilisation dans certaines régions de l’Afrique, et assurer à tous les peuples les avantages de la libre navigation sur les deux principaux fleuves africains qui se déversent dans l’océan Atlantique;……

        Et compte tenu du bazar, tout comme vous moi aussi « je doute que cela arrive eu égard aux enjeux. »

  13. Le problème n’est pas de remplacer le pétrole par une autre énergie : s’il y a des écolos pour défendre ça, ce sont des rigolos.

    Le problème est de maîtriser la consommation : via l’isolation et l’amélioration du rendement énergétique.

    Il faut également révolutionner l’esprit humain et freiner notre dépendance à la consommation. La « sobriété heureuse » d’un Pierre Rabhi, par exemple, est nettement plus avancée humainement, philosophiquement et techniquement, que notre soumission à une consommation maladive.

    Sinon, billet intéressant.

  14. Et si on organisait un vote à main levée pour choisir entre tous ces moyens de produire de l’énergie pour la France disons à 10 puis 30 puis 50 ans, avec le tempo au rythme de l’Afrique chinoise pourquoi pas ?

    Noooon, je déconne, c’est fin de journée :)

    Mais j’y pense, un four, ça produit de l’énergie ?!!
    Tous au four !
    Mince, j’avais oublié le problème du combustible…
    Moi les trucs énergétiques, j’ai tout à apprendre ou presque, sauf pour les modèles d’organisation et encore, pffff, l’ignorance, l’ignorance, malheur.

  15. Je suis plutot d’accord avec la remarque selon laquelle toute autre ressource rare offrant autant de possibilites (comme source d’energie et comme materiau de fabrication) aurait ete la meme source de conflits. Inutile donc d’imputer a cette matiere premiere la cause de conflits: nous, humains, sommes doues pour nous declarer entre nous des conflits sur tout et n’importe quoi.

    Par contre, je n’aime pas le passage considerant que « sans le petrole, notre societe aurait 200 ans de retard ». Ce genre d’hypothese nie la possibilite que l’on aurait pu avoir de nous developper sur d’autres bases. Bases plus ou moins nocives, ce n’est pas la question. Nous centraliser sur le petrole n’etait pas necessairement la seule option. On peut meme emettre des hypotheses contraires. Un exemple: sans le petrole, nous aurions peut-etre utilise des ressources plus variees comme source d’energie et materiau de fabrication, permettant d’obtenir de bien meilleurs rendements sur le solaire ou l’eolien grace a une recherche moins centree sur l’idee que le petrole est ideal comme source de toute notre industrie. Je ne dis pas que ca aurait ete le cas, mais juste que ce genre de scenario alternatif n’est jamais que de la fiction.

    Alors on en revient au fait que le petrole nous a ouvert la voie vers notre societe actuelle. Il a ses bienfaits et ses mefaits.
    Etait-il necessaire pour notre developpement? Peut-etre, peut-etre pas. C’est une question inutile de toutes facons.
    L’est-il au point ou nous en sommes? La reponse est evidemment oui, et il le restera au moins un moment pour une phase de transition a partir du point ou nous deciderons de migrer vers d’autres ressources. (Encore faut-il se decider, et a un niveau assez large.)
    C’est ca ou faire une croix sur une large part de notre societe actuelle le temps de rechercher et exploiter les alternatives. Et je pense que peu de personnes sont reellement pretes a abandonner autant.

  16. Article intéressant, je suis du genre a penser qu’effectivement, les histoires du pétroles sont surtout économique, et que la problématique du réchauffement climatique est en partie une sorte de « bandeau » mis sur les yeux pour empécher de voir le problème de l’énergie, qui est bien différents.

    Déjà, je vais commencé par un rappel que je trouve utile dans cette période d’incultisme de quelques écologistes dans ce dont ils parlent, même si dans ce sujet n’est pas forcément d’importance : Ce n’est pas parce qu’il pourrait y avoir un effet de serre qu’il y aura un « réchauffement du climat ». Le climat est en effet un système comportant un nombre de paramètre juste énorme (et dont on peut supposer qu’une partie reste peut-être inconnue). Le CO2 et les autres gaz dits « à effets de serre » (comme le méthane qui est, rappelons le, largement plus puissant. Les vaches sont plus dangereuse que les voitures, ahah !)

    Je pense donc que la pollution a effectivement un effet sur la planète, mais que la nature exact de cet effet reste impossible a prédire, parce que la planète est un système largement trop complexe (j’éviterais de m’avancer en parlant de système chaotique), et qu’à une époque, la vision de cette problématique était sincère, provenant d’une réaction de la classe moyenne. Mais il s’avère que certains ont eut des intérêts dans cette vision, ceux qui ont investit dans les énergies dites « nouvelle ». Du coup, cela ne m’étonnerait pas qu’ils aient soutenus des études contre les énergies fossiles et tout.

    Vous vous demanderez : pourquoi est ce que j’ai parlé de classe moyenne ? Parce que je pense que en politique, cette classe n’est pas sans importance. Pourquoi ? Parce que c’est celle qui a souvent a la fois beaucoup à perdre, mais qui a l’espoir que ces enfants aillent plus loin qu’elle. Même si de nos jours, je doute que cet espoir subsiste totalement… Cette classe de société, en gros, a intérêt a ce que la situation aille vers le meilleurs, tout en évitant un changement trop brutale qui la détruirait. C’est donc celle dont on a le plus d’intérêt à manipuler avec du moralisme, cherchant a leur donner une vision du « Bien » (je dirais même du « Souverain Bien », pour faire une petite référence aux philosophes qui cherchaient ce Souverain Bien plutôt dans une Morale ou dans une éthique.) Ces populations se mettent donc a vouloir tendre vers ce « Bien », et du coup voient comme un problème moral la problématique qu’ils veulent mettre en avant. Parfait pour manipuler, hein ? Une autre technique dont je parlerais, c’est l’enfermement dans un paradigme. C’est a dire de faire en sorte que la personne ne voit pas plus loin que le bout de ce qu’il connait. Un bon exemple est le système d’économie de marché, dont certains pensent qu’il n’existe pas d’autre système alors que si (Après, je ne dis pas qu’ils soient meilleurs, je ne m’avance pas sur ce sujet parce que ce n’est pas le but de ce commentaire) En effet, quand quelqu’un devient dépendant du système (du genre en ayant des médicaments régulièrement a prendre et que sa vie en dépend, en ayant des dettes), il devient plus difficile pour lui de voir en dehors du système.

    On remarquera par contre une chose, même si c’est un détail : Ces deux techniques de manipulation ont besoin d’une base, même minime ! (Je pourrais prendre pleins d’exemple : Pour Hadopi, par exemple => Paradigme de la vente comme source de revenu + « Moralité » du problème des petits artistes qui manquent d’argent. Qui en veut d’autre, j’en ait pleins !). Je pourrais aussi rajouter une troisième technique : La peur et les autres affects. On fait en sorte d’exciter les affects sur un sujet, pour qu’ils en oublient la raison. (C’est quelque peut différents du moralisme, parce que le moralisme leur fait penser ça de manière qu’ils croient rationnel)

    Quel problème est donc caché derrière tout ça ? Parce qu’il y en a bien un. C’est celui de l’énergie. Pourquoi dis-je qu’il est caché ? Je vais prendre un exemple : Les voitures électriques. Si je me souviens bien, en hiver la France doit importer de l’énergie, avec l’existence des voitures a explosion. Il est donc impossible pour notre pays de remplacer les voitures à explosion par les voitures électriques, il faudrait faire exploser la production d’énergie de manière quasi-exponentielle. Pourtant, les écologistes ne voient pas ce problème, et je pense que c’est parce qu’ils ne voient pas le problème de l’énergie, alors que le pétrole n’est qu’une sous partie, que dis-je, un exemple de ce problème ! La planète s’en sortira bien même si nous l’abimons ! Les extinctions massives par le passé le trouve. Mais par contre, oui, le pétrole atteindra un jour un pic ou cela coutera de plus en plus cher de le produire, oui il est peut être bientôt ! Les estimations diffèrent, et c’est pour cela qu’il faut réfléchir à la question de l’énergie. Parce que nous sommes dans une société qui consomme de l’énergie, et nous allons en avoir besoin de manière exponentielle. Ils nous faudra donc réfléchir à tout ça. Et comme vous dites, les pays du Sud risquent de se retrouver dans des situations de pires en pires avec la fracture énergétique qui risque de se produire.

    Bref, moraliser, enfermer et faire peur pour éviter des questions de société (parce que c’est bien une question de société : Comment résoudre le problème de l’énergie, comment en avoir plus, ou si on peut consommer moins, comment faire en sorte que les appareils consomment moins (même si là c’est plus un problème d’ingénieurs) ?), a cours terme ça arrange, mais je suis pas sûr qu’à long terme ça arrangera éternellement. Mais bon, je pense aussi qu’une nouvelle énergie sera trouver. Laquelle, malheureusement a mon avis ce sera celle qui sera économiquement le plus intéressant (pas forcément pour les populations, plutôt pour les investisseurs.)

    1. Vous confondez écologistes et greenwashing, preuve d’ailleurs que ce dernier fonctionne bien.

      Aucun écolo digne de ce nom n’est pour un remplacement du pétrole par une autre énergie, mais plutôt pour une consommation raisonnée et de gros efforts dans l’isolation des bâtiments.

      1. Ce que je signifiait avec l’économie de marché était surtout qu’ils pensaient qu’il n’était pas possible d’imaginer autre chose qui marche.

        Sinon, a vrai dire, je pense que l’économie de marché est dépassable d’un point de vue surtout « philosophique » (oui, je sais que ce mot est mal vu ces derniers temps, parce que remplacé par une pensée de l’action qui est pourtant une certaine forme de philosophie, mais le mot n’est pas assez vendeur, je crois) : Je ne pense pas avoir les connaissances requise pour imaginer « mieux ». J’explique du coup pourquoi j’évoquais cela, disons que j’ai un peu appliqué le principe épistémologique de Kuhn sur l’économie.

        Mon idée est que les paradigmes économiques, sociaux et politiques existe en rencontrant des « difficultés » au fur et a mesure. Même les pires régimes autocratiques ont « marché » un moment. Evidemment, vous comprenez qu’ils ne sont pas « meilleurs ». Et ces régimes marche parce qu’il y a des gens qui respectent les règles du régime, ou qui tout du moins y croient ou qui ont des intérêt à qu’il reste. Un maître auquel ses esclaves n’obéissent plus n’a plus aucun pouvoir, pour prendre un exemple extrême et non politique.

        Mais au fur et a mesure, le paradigme rencontre des problèmes qu’il essaie ou non de corriger, ces problèmes s’accumulent (un peu comme les anomalies d’un paradigme scientifique). Et je pense que ce qui provoque des révoltes, ou des changements de régime, c’est quand l’accumulation de ces problèmes ont atteint un « seuil critique » (que je pense non quantifiable) et que du coup le paradigme pète.

        C’est cela qui me fait penser que notre modèle peut être dépassé, et si ça part d’une théorie de la société peut être étonnante, vous concevrez que c’est quand même plus consistant qu’une intuition ;)

        La question devient alors : Est-ce qu’on cherchera pour trouver mieux, et qu’est ce que ça peut être ! Aura-t-on quelque chose de basé sur une théorie économique ayant déjà été pensée mais jamais appliqué ? Ou quelque chose qu’on a encore jamais imaginé ? On peut supposer que bien des gens n’ont jamais imaginé un autre modèle dans des société du passé, jusqu’à ce qu’une théorie naisse. Pour ma part, je ne pense pas pouvoir penser une nouvelle société sur le plan économique, ce n’est pas tellement mon domaine.

        1. Oui, Kuhn, on est pile dans le sujet.
          Et l’intuition si elle est à la base de toute découverte ou de toute nouvelle façon de penser, n’est pas une fin en soi, il faut la travailler derrière, pour la valider ou l’invalider par les faits, mais, aussi pour lui donner une dimension opérationnelle.

          Là où j’émets des réserves par rapport à ce que tu écris, c’est que tu sembles penser, mais je peux me tromper, que le modèle économique EST l’impulsion.
          Je suis très réticent à cette idée de maintenir l’économie comme le LA de tout le reste, ce qui est devenu je crois le cas de manière totalement déséquilibrée suite à l’affaiblissement des autres formes de « pensée ».

  17. Thème musical de l’article et/ou de Reflets!

    https://www.youtube.com/watch?v=o34Y3vRnBRw

    Bon pour ceux qui aiment pas le rap c’est IAM « comme maime »!

    @Inspector Ganja : +1
    + Utilisations médicales
    + Régénération des sols (meilleur que la jachère!)
    + Création de plastiques-likes 100%% naturels!
    + etc

    http://www.youtube.com/watch?v=yysP9giObK0

    @Kazhnuz : +1 mais un espoir de « CHANGEMENT » reste encore possible…non?
    http://korben.info/comment-internet-transformera-un-jour-le-gouvernement.html

    @TZ et Steph :

    La différence est dans le marketing ^^

    Les deux sont écolos mais y’en a un des deux dont la finalité est pécuniaire, pas environnementale!

    Les hybrides et les gros sacs en plastique des supermarchés, les voitures électriques, les bios carburants(avec utilisation massive), les panneaux solaires et leur crédit associé… et la liste est longue des pseudos-arnaques aux arrières pensées GreenWashées!
    Le seul problème c’est que le message passe car rabâché par mainstream.

    Sinon chapeau bas l’artiste, encore merci Yovan pour TOUS ces articles de qualité supérieure!

  18. Hello,

    Vous ne pensez pas que le prochain  » saut quantique  » viendra de la création d’organismes vivant / bactéries à même de produire plus ou moins tout ce qu’on veut à partir de ce que l’on veut ? On en parle pas dans l’article / les commentaires.

  19. L’article est intéressant mais la fin me laisse sur ma faim … Je trouve qu’il y a pas mal de raccourci à la mode « yakafokon », une certaines simplification d’un problème beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Et je trouve particulièrement cynique d' »exploiter » l’afrique pour alimenter l’Europe avec des panneaux solaires ! Et eux ils font quoi ? Qu’ils crèvent avec leurs énergies fossiles de merde ? ^^

  20. Bon, personne ne va lire mon commentaire, car il arrive 3 jours en retard, et sur reflets c’est une éternité. Mais bon je voulais poster ses liens vers une conférence gesticulée: (Partie 1) http://www.dailymotion.com/video/xpqaex_inculture-s-4-faim-de-petrole-une-conference-gesticulee-par-anthony-brault-et-la-cooperative-d-educa_lifestyle?search_algo=1
    (Partie 2) http://www.dailymotion.com/video/xpqabe_inculture-s-4-faim-de-petrole-une-conference-gesticulee-par-anthony-brault-et-la-cooperative-d-educa_news
    (Partie 3)http://www.dailymotion.com/video/xpqaa6_inculture-s-4-faim-de-petrole-une-conference-gesticulee-par-anthony-brault-et-la-cooperative-d-educa_webcam
    Et de ce que je me rappelle d’un documentaire sur ARTE sur la fusion nucléaire, c’est qu’actuellement il y a trois labos avec trois techniques différents qui se font concurrence, et surtout ce n’est pas près d’arriver avant la fin de ce siècle.
    À part en Islande (grâce à la géothermie), la production d’hydrogène est un gouffre énergétique, donc un problème écologique majeur.
    Ce pays me plaît de plus en plus, vraie démocratie naissante et grosse producteur d’énergie à venir en puissance, je pense que je vais faire mes valises, et m’y installer.

  21. Je passais par là, par hasard.
    A mon avis, Reflets est bien trop sérieux pour considérer que 3 jours est une date de péremption, on n’est pas sur le Monde, Libé, l’Express, etc les zouaves à carte, ou même RueEx89 ici, à vue de nez :)

    Remarque rapide sur un sujet que j’ai un peu regardé de près : non, contrairement aux sourires complices de certains, l’Islande n’a pas su transformer l’essai démocratique impulsé par son courageux président qui refusa le dictat.
    Cette Constituante fut in fine assez triste, bilan établi.
    Et rien de « démocratique » n’en sortit vraiment, d’ailleurs.

    Sauf peut être des leçons à tirer, tout de même, c’est important.

  22. Fusion nucléaire, hydrogène et solaire en Afrique…

    La première n’est pas prévue avant plusieurs décennies, le deuxième n’est pas une source d’énergie, et la faisabilité du troisième est sujette à débat.

    Bref, encore un article pas très sérieux.

  23. Ce qui n’est pas sérieux, c’est de ne pas lire les articles.

    http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/710811-inauguration-d-une-centrale-a-hydrogene-grand-format-pres-de-venise

    Cette centrale n’est pas en Afrique, mais en Italie.

    En Afrique, le projet de centrale solaire est déjà en cours, mais c’est pas grave…

    http://www.developpementdurable.com/technologie/2009/06/A2038/projet-desertec-une-centrale-solaire-gigantesque-dans-le-desert-africain-pour-alimenter-leurope.html

    Quant la fusion, il faut se renseigner : tokamak sud-coréen kstar (Korea Superconducting Tokamak Advanced Research), installation de recherche qui a commencé à fonctionner en 2008.
    Il y a des tas d’article sur la technologie.

    C’est en cours.

    Et l’article ne fait l’apologie de rien, si on sait lire.

    Mais le jour où tu liras un article correctement et où tu auras le courage d’aller consulter les liens, tu pourras venir jouer au critique. Là tu passes juste pour un crétin.

    1. Tu n’apportes aucun contre-argument.

      Pour l’hydrogène, ton lien dit la même chose que moi, ce n’est pas une source d’énergie, dans ce cas particulier il vient du pétrole: « L’hydrogène qui y est utilisé est un résidu du raffinage d’hydrocarbures effectué dans un pôle pétrochimique situé à quatre kilomètres. »

      Pour le solaire en Afrique, les articles parlent au mieux d’une « première mise en service vers 2020 » pour atteindre « 15% de l’électricité européenne en 2050 » (ce qui ne veut rien dire puisqu’ils ne précisent pas 15% de combien), ce ne sont que des projets pilotes qui sont en cours.

      Pour la fusion, KSTAR est un réacteur de recherche, quand je disais qu’elle n’est pas prévue avant plusieurs décennies, je parlais de la mise en service de centrales qui produisent réellement de l’électricité en continu pour la consommation du grand public. Il y a une énorme différence entre savoir faire quelque chose en laboratoire ou sur papier, et le faire à grande échelle en pratique.

      « Et l’article ne fait l’apologie de rien, si on sait lire. »

      Ça tombe bien, je n’ai pas dit qu’il faisait l’apologie de quoi que ce soit, j’ai juste dit qu’il n’est pas très sérieux.

      « Là tu passes juste pour un crétin. »

      LOL

        1. Oh, que oui, le Troll est toujours capable du pire : l’article indique « Imaginons un monde sans pétrole » puis « Et si la voie était déjà tracée ? ».

          Le Troll ne lit pas ce qui est écrit, il spécule, extrait, pour arriver à exciter sans s’embarrasser des finesses : juste un imbécile qui en 3 phrases tente de détruire des papiers, mais sans lire. Comme je n’ai jamais affirmé que les énergies autres que fossiles devaient remplacer dès maintenant les énergies fossiles, en fait je me marre de voir ce pauvre anon s’échiner à démontrer que dalle. Il n’a pas lu, ou pas bien compris le sens de l’article. Par contre si le Troll anon pense qu’il ‘y a pas de pistes, pas de volonté pour remplacer le pétrole avec l’hydrogène, la fusion, les centrales solaires (ce n’est pas du photovoltaïque), nous sommes tous preneurs pour en avoir la démonstration. Les pays du G8 ne cherchent pas à faire de transition énergétique, c’est un scoop mon gars ! Vas-y, lance-toi ! Mais bon, don’t feed the troll comme dirait l’autre : c’est pas bien grave, hein, il reste quand même du monde qui sait lire.

        2. Que faire d’autre face à quelqu’un qui n’a que des insultes en guise de réponse ?

          Oui ça me fait rire, mais ça m’attriste aussi de lire ce genre de choses sur Reflets.

          Je l’avais dit précédemment et je réitère: les articles de Yovan ne font absolument pas avancer le schmilblick, et ses commentaires sont encore pires.

          1. Ce serait plutôt à Yovan de préciser à qui est destiné cet article. Clairement je ne fais pas partie du public visé puisque je n’y ai rien trouvé d’intéressant.

          2. Excuse moi façon de parler anon, mais ta réponse est minable.

            A. TU écris TOI « ne font absolument pas avancer le schmilblick ».

            B. Je TE demande à TOI :
            « De quel « schmilblick » parles tu au juste ? Sois précis. »

            C. TU réponds RIEN concernant ce que TU entends TOI pas « schmilblick ».

            Parce que si pour toi le « schmilblick » (???) à faire avancer,
            c’est un escargot le long de l’autoroute,
            ou la vitesse de pousse des cheveux de ma voisine,
            ou que sais je???,

            effectivement les articles de Yovan ne font pas avancer ce genre de « schmilblick ».

            Donc à moins que tu ne précises de quel « schmilblick » tu parles, je ne peux que répéter pour le moment :

            « Et en plus ça te fait LOL ???
            Yovan t’a sous estimé anon !! :) »

            ————-

            –> Last one :

            De quel « schmilblick » parles tu au juste ? Sois précis.

          3. J’avais répondu mais visiblement le commentaire s’est perdu en route… Comme j’ai la flemme de retaper ma réponse je te laisse réfléchir par toi-même sur quel est le schmilblick qu’un article de ce genre est censé faire avancer.

          4. :)
            La messe est donc dite.

            Ce n’était même pas de la sous estimation en fait,
            tu es carrément en dessous du zéro absolu quelque part dans le vide intersidéral !

            Allez, va, va…

            :/

          5. C’est plutôt toi le troll. Je parlais à Yovan et tu t’es inséré dans la conversation sans rien y apporter.

            D’ailleurs à chaque fois que je regarde les commentaires sur Reflets j’en vois toujours au moins un de toi, à l’utilité souvent discutable. T’as pas autre chose à faire ?

            (Question rhétorique, et j’arrête de répondre ici, ce n’est que du temps perdu.)

  24. Je vois dans ce genre de projet qui pourrait paraitre séduisant (mais pas pour les yeux si ça se généralisait!) une forme d’ « idéologie organisationnelle franco-française » tourner à plein, une fois de plus, dans un domaine de plus.
    A mon avis, il faut briser cette idéologie là, elle est devenue un boulet pour notre pays.
    Comment ? Il faut formater en partie ou complètement c’est selon les DD à partir desquels cette idéologie se répand.
    ->
    Une des plus puissantes centrales solaires d’Europe inaugurée en Eure-et-Loir
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/09/28/une-des-plus-puissantes-centrales-solaires-d-europe-inauguree-en-eure-et-loir_1767600_3244.html

  25. Les centrales solaires prévues en Afrique (il y en une déjà en construction en Espagne) ne sont pas photovoltaïques). Je chercherai les articles. C’est bien plus intéressant que le photovoltaïque, mais ça demande des endroits très ensoleillés.

    1. Ok ok, pas photovoltaique l’Afrique, mais oh hé hein bon comme je l’ai déjà dis, je suis léger sur les différents aspects technologiques des nouvelles sources d’énergie.
      Par contre, je suis un peu plus solide sur les questions qui relèvent de ce sur quoi je mettais l’accent dans ce post.
      Tu as sans doute compris le grand écart « idéologique » entre cette Centrale et le… allez disons ta maison ou allons y gaiement le P2P pour être dans un ton et un esprit que j’affectionne.

  26. Bien entendu : je ne prétends pas du tout avoir solutionné les problématiques énergétiques à l’échelle d’un pays, tu dois l’avoir compris :-) Et ce n’est pas du tout le sujet de l’article.

    L’analyse de l’ensemble (économique, géopolitique, politique, idéologique) me fait simplement penser que des solutions centralisées, hyper-technologiques sont en cours. Et ça ne sent pas bon, ça non. Donc, c’est certain, le P2P énergétique, comme pour de nombreux autres domaines est une réponse…citoyenne.

    Parce que face à l’eurocratie, l’OMCcratie, la FMIcratie, technocratie de tous poils et expertocratie à tous les étages, comment les citoyens, normalement en « démocratie », peuvent-ils encore faire, faire-savoir, compter pour quelque chose ?

    La dictature a plusieurs visages. Et croire que parce qu’on vous laisse gueuler dans des rues (pour du beurre), lire des journaux qui critiquent les marionnettes au pouvoir et voter une fois de temps en temps pour des cravatés corrompus (pour la plupart) est la Liberté et la Démocratie…c’est une vision un peu étriquée de la réalité. Nous sommes dans une dictature, et la plus vicieuse de tous les temps.

    A nous de trouver des issues concrètes en son sein. Ce que tu sembles vouloir activer, et il y a du grain à moudre, pour tous ceux qui en sont conscients et ont comme culture celle issue d’Internet : P2P, échanges, horizontalité, DiY (ou together), partage de connaissances et de ressources.

    1. « A nous de trouver des issues concrètes en son sein. Ce que tu sembles vouloir activer, et il y a du grain à moudre, pour tous ceux qui en sont conscients et ont comme culture celle issue d’Internet »

      Je Nous ai compris ! //rires (& taquinerie pour Sir Fab)

      Bon dimanche cher Yovan.

  27. C’est mort, nous sommes trop nombreux:
    – Il n’y plus assez de nourriture pour nourrir le bétail + les humains + le combustible bio.
    – La consommation de pétrole explose alors que les réserves sont limitées.
    – Il n’y a pas suffisamment de minerai pour fabriquer les futures batteries de voitures électriques.
    – Il faudrait (pour la France) un dizaine de centrales nucléaires pour alimenter un potentiel parc de voiture électrique.
    – (…)

    Bonne chance a tous ;)

    1. les faits sont là, mais on peut très bien se faire manipuler, d’accord.
      Personnellement, je préfère m’attendre au pire, explorer les différentes possibilités plutôt que de me faire surprendre ou de vivre dans le dénis.

        1. Ce sont des pistes personnelles: isolation, chauffage bois, éolienne personnelle (type voilier), panneaux solaires.
          L’augmentation du combustible limitera grandement les déplacements, préférer la campagne en famille aux appartements des grandes villes.

  28. « premières voitures »

    Ca, c’est une idiotie totale.
    Les premiers véhicules autres qu’à traction animale étaient à propulsion électrique. Le moteur à « essence » est à la base un moteur à alcool, le moteur diesel est un moteur à « huile » (corps gras). Le pétrole n’a fait que remplacer ces deux carburants ainsi que l’électrique, car beaucoup moins cher.

  29. Certes le pétrole a changé le monde mais ça ne veut pas dire que c’était la seule façon d’y parvenir. L’avantage qu’il a eu et qu’il a certainement encore, c’est la facilité (d’exploitation, de transport, de transformation, etc.). Il y a toujours eu d’autres sources d’énergie disponibles mais étant moins pratiques, elle permettaient un développement moins rapide, parce que le fond du pourquoi, c’est uniquement ça : dépasser son voisin. On aurait probablement atteint le même niveau de développement technique et technologique en prenant un autre chemin mais en un temps plus long.

    Par ailleurs il existe des personnes qui remettent en cause l’apport réel des changements liés au pétrole. Par exemple la voiture, certains expliquent que ne pas avoir de voiture revient au même fiancièrement que d’en avoir une. Si au lieu d’aller au boulot en voiture pour y passer 8h, on y va à pied ou en vélo et qu’on n’y passe alors plus que 6h (temps de transport plus long), on gagne moins d’argent, mais c’est compensé par la non possession d’un véhicule ! D’une manière plus générale, plus on se déplace rapidement et en fait plus on va loin, ce qui fait qu’au final on n’a rien gagné en temps. Bien sûr, ce que la voiture fait gagner, c’est qu’on a plus de temps pour produire (= PIB) et que cela permet de plus centraliser l’économie (distance raccourcies) et donc de mieux la contrôler, mais pas par le peuple évidemment !

    Si on prend l’exemple de la médecine, en fin de compte la majorité des médicaments sont des molécules naturelles reproduites par synthèse. Nos grands chercheurs copient sur les arborigènes d’Amazonie pour trouver de nouveaux médicaments. Certes il y a eu des progrès indéniables mais ça ne veut à nouveau pas dire qu’il n’était pas possible de les réaliser sans pétrole. Le pétrole permet surtout de simplifier la production (encore que…) et surtout, d’ôter au peuple sa faculté à se soigner par lui-même ! Par exemple les indigènes d’Australie savent faire des compositions de plantes aux vertus contraceptiques. Qui saurait le faire dans les pays occidentaux ? Moins le peuple sait se débrouiller par lui-même et plus il est contraint d’être un simple maillon docile du système – merci le pétrole.

    Enfin juste un dernier point : en permettant un développement très rapide, le pétrole a certainment causé la surpopulation humaine. Si on prend l’exemple des bio-carburants, le gros problème de cette technologie c’est uniquement qu’il n’est pas possible à la fois de nous nourrir et de produire le carburant avec les terres cultivables que nous avons. Si nous nous étions de suite orientés vers cette technologie, très vraisemblablement, on aurait mis cette contrainte dans la balance. Le problème est très vraisemblablement le même avec les autres énergies renouvelables.

    Mais maintenant c’est trop tard, certains avancent qu’il faudrait actuellement 2 planètes terre pour assurer le train de vie français à la terre entière, alors avec des projections de population de 15 à 20 milliards d’ici 50 à 100 ans, la catastrophe est inévitable. Plus on a de population et plus on a de PIB, et donc plus de poids dans l’économie mondiale. Le pétrole est venu soutenir cette croissance folle de la population, maintenant il faut gérer, et c’est là que les problèmes commencent…

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