Allez, hop, virage à droite toute, ça va nous sauver de la méchante crise de la dette !

Coucou, vous vous réveillez ce matin avec une Espagne qui a élu des représentants de droite avec une large majorité. Après la Grèce qui avait viré à droite aussi, avec même de l’extrême droite inside, on comprend que les choses vont aller mieux. Les méthodes avancées pour sortir du bourbier de la crise de la dette souveraine sont claires : plus d’austérité et pour la faire passer, le prétexte de « l’unité nationale ». Nul doute, dans un an, la Grèce et l’Espagne seront sorties d’affaire.

Ne soyons pas sectaires, il y a aussi les virages à gauche annoncés. Comme en France. Nul doute que là encore, tout ira mieux après.

Oui, sauf que non.

Pourquoi ? Parce qu’austérité ou pas, le monde (je n’ai pas écrit un pays ou un autre) le monde, donc, ne sortira pas de la crise dans laquelle il s’enfonce. Reflets a expliqué longuement en quoi cette crise vient de loin. Elle est le résultat de décisions toutes les plus idiotes les unes que les autres mais qui mises bout à bout, créent une crise profonde. Tellement profonde que toutes les cures d’austérité de l’univers ne permettront pas de la régler.

Passons sur le fait que les cures d’austérité minent la croissance et donc réduisent les chances de faire redémarrer la machine (la Grèce est un exemple parlant). Passons sur le fait que les cures d’austérité pénalisent les plus pauvres et aident les plus riches à passer le cap sans trop de pertes (le sauvetage récurrent du secteur financier en est un exemple).

Non, attardons-nous sur ce qui n’est pas fait. Sur ce qui reste une constante. Sur ce qui mine l’économie réelle. De petits détails qui ne sont jamais évoqués par les dirigeants lorsqu’il s’agit de préconiser des solutions de sortie de crise. Ou qui rentrent au stade des déclarations d’intention.

Tant qu’ils disposeront d’armes nucléaires, les marchés continueront de les utiliser. Donnez un jouet à un enfant, il jouera avec tant qu’il l’aura à disposition. C’est humain.

Les marchés financent l’économie réelle ? Vraiment ? Ils se financent eux-mêmes. L’économie réelle est leur combustible. Lorsque vous parvenez à 5.000 cotations par seconde sur une valeur, vous n’avez plus aucun lien avec l’économie réelle. Vous spéculez.

Lorsque vous pouvez balancer des millions d’ordres par jour dont la majorité sont annulés, tout ça pour enfumer les algorithmes des voisins, façon DDoS, vous ne financez pas l’économie réelle.

Est-il nécessaire d’avoir des dizaines de places de marché pour financer l’économie réelle ? Dont une bonne partie sous forme de boite noire (dark pools) ? Est-il raisonnable de laisser la majorité des décisions d’achat et de vente aux machines ? Est-il raisonnable de laisser des gens dans des tours de verre décider des prix des matières premières, pour leur plus grand profit, au détriment des producteurs ?

Et si l’on désarmait les marchés plutôt que de parler de cures d’austérité ? Une petite cure d’austérité pour le secteur financier, ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée…

 

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).


44 thoughts on “Allez, hop, virage à droite toute, ça va nous sauver de la méchante crise de la dette !”

  1. À propos de l’origine de la crise, je vous conseille de lire les écrits de Louis Even sur la création monétaire, par exemple Leçon 3 : les banques créent de l’argent sous forme de dette. C’est écrit simplement de manière très limpide. En voici quelques extraits :

    L’emprunt fait naître l’argent. Le remboursement fait mourir l’argent. […] Et le système est tel que le remboursement doit dépasser l’emprunt; le chiffre des décès doit dépasser le chiffre des naissances; la destruction doit dépasser la fabrication.

    Cela paraît impossible, et c’est collectivement impossible. Si je réussis, un autre fait banqueroute; parce que, tous ensemble, nous ne sommes pas capables de rapporter plus d’argent qu’il en a été fait. Le banquier fait le capital, rien que le capital. Personne ne fait l’intérêt, puisque personne autre ne fait l’argent. Mais le banquier demande quand même capital et intérêt. Un tel système ne peut tenir que moyennant un flot continuel et croissant d’emprunts. D’où un régime de dettes et la consolidation du pouvoir dominateur de la banque.

    La situation se résume à cette chose inconcevable. Tout l’argent qui est en circulation n’y est venu que par la banque. Même l’argent de métal ou de papier ne vient en circulation que s’il est libéré par la banque.

    Or la banque ne met l’argent en circulation qu’en le prêtant et en le grevant d’un intérêt. Ce qui veut dire que tout l’argent en circulation est venu de la banque et doit retourner à la banque un jour ou l’autre, mais y retourner grossi d’un intérêt.

    La banque reste propriétaire de l’argent. Nous n’en sommes que les locataires. S’il y en a qui gardent l’argent plus longtemps, ou même toujours, d’autres sont nécessairement incapables de remplir leurs engagements de remboursements.

    Multiplicité des banqueroutes de particuliers et de compagnies, hypothèques sur hypothèques, et croissance continuelle des dettes publiques, sont le fruit naturel d’un tel système.

    L’intérêt sur l’argent à sa naissance est à la fois illégitime et absurde, anti-social et anti-arithmétique. Le vice monétaire est donc un vice technique autant qu’un vice social.

    A mesure que le pays se développe, en production comme en population, il faut plus d’argent. Or on ne peut avoir d’argent nouveau qu’en s’endettant d’une dette collectivement impayable.

    Il reste donc le choix entre arrêter le développement ou s’endetter; entre chômer ou contracter des emprunts impayables. C’est entre ces deux choses-là qu’on se débat justement dans tous les pays.

    Soulignons aussi un point frappant: C’est la production qui donne de la valeur à l’argent. Une pile d’argent, sans produits pour y répondre, ne fait pas vivre. Or, ce sont les cultivateurs, les industriels, les ouvriers, les professionnels, le pays organisé, qui font les produits, marchandises ou services. Mais ce sont les banquiers qui font l’argent basé sur ces produits. Et cet argent, qui tire sa valeur des produits, les banquiers se l’approprient et le prêtent à ceux qui font les produits. C’est un vol légalisé.

      1. Je crois que depuis un certain temps les pays ne peuvent plus emprunter. Seul certaine banque privé on le droit de faire tourner les planches billets ( Billets utilisé pour les crédits et détruits après restitution ). On a fait ça car l’état ne savait pas tirer profit de l’argent et risque d’inflation.

      2. Oui, mais entre une banque centrale et une banque privée ce n’est pas la même chose, surtout si la banque centrale ne prête qu’à des banques ou bien peut prêter à des Etats. C’est la grande différence entre la FED et la BCE. La première prête à l’Etat, la deuxième prête à des banques qui re-prêtent aux Etats…mais bon, au final, oui, l’argent est créé par des banques…

      1. Il ne manque pas de brique : si quelqu’un (une personne possédant beaucoup d’argent par exemple) prête de l’argent à quelqu’un d’autre, il s’agit bien d’argent. Et cet argent, il a été créé par le crédit à l’origine.

        L’argent n’existe qu’entre sa création (par le crédit) et sa destruction (par le remboursement du crédit). Durant sa vie, il peut être prêté par quelqu’un à quelqu’un d’autre.

      1. Tu as tout-à-fait raison, Louis Even était un catholique, et il a fait beaucoup de choses en rapport avec cette religion apparemment.

        Mais il faut faire preuve de discernement, entre sa description très pertinente du fonctionnement de la monnaie et ses croyances religieuses (que malheureusement il met un peu trop en avant dans ses textes).

  2. « désarmer les marchés « ?
    D’accord, mais comment ? comment? bordel ?

    A titre perso, j’ai bien une idée, à base de débarquement massif dans les salles de cotations, avec des manches de pioches pour les traders et les vigiles, et des cisailles pour couper ce qui résiste.
    Un peu d’essence dans la salle des serveurs et hop !
    Et un trader viens un peu trop au renaud, on peu aussi lui coller vingt kilos de fonte au pied et le foutre a la seine en lui expliquant que c’est la lutte pour la vie, que s’il se noie c’est qu’il n’était pas adapté au marché…

    C’est une solution qui me ravirais, et qui a pour vertu d’être définitive (qui voudra devenir trader, sachant qu’on peu finir à la seine ?

    Par contre est ce que c’est une solution efficace ? j’en doute.

    Mais quand même, j’ai bien envie de l’essayer en premier, pour être sur…

    1. J’ai comme dans l’idée qu’on peut faire ça tranquillou derrière son ordinateur :-)
      Emma, d’où vient un tel accès de violence ? Enfin ! ;-) De la part de quelqu’un qui vient d’un pays qui a fait tomber un dictateur sans tirer un coup de feu (en recevant quelques balles, certes, mais sans violence en retour pour autant)…

      Et puis, les salles de marché, il y en a des tonnes, c’est pas comme s’il suffisait de mettre le feu au palais Brogniard…

      Par contre, des complicités et un trajoan dans un programme de HFT… là…

      1. Oh, je reconnais que ça ne va pas bien loin, mon idée…
        Disons que c’est le prolongement « pas content fâché tout rouge » de l’idée de Frederic Lordon :
        Fermez les bourses.
        Peu importe la manière.

        C’est sur, un bon trojan bien placé… mais c’est trop sophistiqué.

        Parfois, face à un problème complexe, il faut une solution simple et conne… exemple : le Nœud gordien !

  3. Bah il suffit d’interdire la spéculation et le HFT, en retournant tout ses charmants messieurs-dames a leur travail de base : Analyser les entreprises/Pays pour investir.

    Comment faire ?

    Bah obliger la personne a garder un certains temps ses achats en bourse déjà (par exemple 1 mois, 6 mois) hors matières premières (voir point suivant)

    Faire une seule cotation de matière première par jour/Mois/année (dépend du type de matière, mais en général une par mois suffit).

    Faire des autorisations d’annulation d’achats comme ma banque me fait une autorisation de découvert. Si je suis un bon client sérieux, j’ai le droit a X annulations. 3 fois moins si j’ai par le passé souvent annuler mes transactions.

    Bon, je suis pas économiste hein, m’enfin la je fais un truc qui coûte rien à personne (pas de taxe, système simple et existant déjà quand on parle de cotations de matière première) et simple. Sans doute avec des failles hein, mais bon, le système actuel en a aussi des failles non ?

    PS : J’autorise et insiste même pour que mes propositions soit critiqué et démonté, ca me permettra d’améliorer :)

    1. le bon sens près de chez vous vous donne des pistes. Demandez-vous pourquoi aucun politique n’applique une seule de vos propositions… Je suis certain qu’ils ne sont pas complètement idiots et pourraient y penser par eux-mêmes. Alors pourquoi n’est-ce jamais fait ?

      1. J’ai tendance à me dire qu’il y a sans doute une faille dans mon raisonnement (j’ai pas BAC + 25 ni même de connaissance en économie plus importance que celle que me donne mon double BAC +2 :P) qui fait que mes idées sont sans doute, soit contournable facilement, soit bloquant pour l’économie.

  4. Vos explications me semblent bien compliquées…
    Sur le site de Pickup-Mania il nous expliquent que pour sortir des bourbiers, la marche à suivre est la suivante :
    « Il faut essayer de garder une vitesse constante, en donnant éventuellement des coups de volant à droite et à gauche pour chercher de la motricité. »
    http://www.pickup-mania.org/agora/viewtopic.php?f=56&t=4289

    Là, c’est pareil, on est dans un sacré bourbier. Ou autre-chose. En tout cas la couleur correspond. Et tandis que les partis cherchent les adhérences des gens, le peuple donne de grands coups à droite et à gauche.

  5. L’article est intéressant, comme tous les autres articles, mais je ne suis pas d’accord quand vous dites que « le monde entier ne va pas s’en sortir ».
    L’argent perdu c’est de l’argent qui est passé d’une poche à une autre. Si certains pays perdent d’un côté, ça veut forcément dire que d’autres en gagnent.
    Je suis fan de F1. Bon, chacun ces vices.
    Je me souviens qu’il y a 4/5 ans , quand on demandait à Bernie Ecclestone – le propriétaire des droits de la F1, c’est lui qui décide de tout; pourquoi il semblait de plus en plus quitter l’Europe, terre natale de la F1, pour s’orienter vers des pays où l’intérêt des spectateurs n’était pourtant pas aussi fort (chine, inde, dubaï, etc.) il avait rétorqué : « dans 5 ans, l’Europe fera partie du tiers-monde, il n’y a plus rien à en tirer ».
    Vous savez quoi ? Je commence à me dire qu’il avait raison. Les empires naissent et meurent, les pays passent de la barbarie à la civilisation et de la civilisation à la décadence…
    Il n’y a pas besoin de complot, c’est juste un mouvement naturel.
    Donc, c’est peut-être le tour de nos voisins maintenant.

    Ceci-dit, je n’y connais rien en économie et tout cela n’est que pure spéculation, si j’ose dire.

    1. –> L’argent perdu c’est de l’argent qui est passé d’une poche à une autre. Si certains pays perdent d’un côté, ça veut forcément dire que d’autres en gagnent.

      Non.

      –> Je commence à me dire qu’il avait raison. Les empires naissent et meurent, les pays passent de la barbarie à la civilisation et de la civilisation à la décadence…
      Il n’y a pas besoin de complot,

      Qui a dit qu »il y avait un complot ?

      –> c’est juste un mouvement naturel.

      Le livre de la voie et de la vertu. Ce qui monte descendra. L’univers, toussa…

      1. « –> L’argent perdu c’est de l’argent qui est passé d’une poche à une autre. Si certains pays perdent d’un côté, ça veut forcément dire que d’autres en gagnent.

        Non. »
        >>

        Tu pourrais expliquer ?

    2. L’argent passe bien d’une poche à l’autre (ou disparait dans le pire des cas), mais rarement d’un Etat à l’autre.
      Dans la grande Logique des choses du monde qui fonce, les Etats ne peuvent pas prêter de toute façon. Manquerait plus qu’ils gèrent leur propre monnaie, imaginez ça!

  6. Je suis assez enthousiaste à l’évocation des manches de pioches maculés de cervelet de trader … Je le suis moins quand je regarde la donne géo-politique …
    Au final aucune puissance n’a envie de voir chuter le système actuel.
    J’aurais la faiblesse de penser (j’ai pas du bouffer assez de « pédagogie ump … ») que la « crise » actuelle est absolument indissociable du système, c’en est même un résumé parfait, une synthèse brillante : le politique soumis à l’économie, la souveraineté des peuples soumise au désidératas de la finance…

    Donc non, ça ne va pas se casser la gueule, ça va continuer, un moribond saoul qui tombe et se rattrape indéfiniment.

    Révolte des peuples ? …. ah ah ah … non pas ce soir y a Cauet sur TF1.

    En fait je place mes espoirs dans les nouvelles communautés ouvertes, (par opposition aux communautés qui se bâtissent sur le rejet de l’autre) le monde du hacking, les indignés … etc

    1. —> Donc non, ça ne va pas se casser la gueule, ça va continuer, un moribond saoul qui tombe et se rattrape indéfiniment.

      Heuu… Je connais un bloc de l’Est qui ne s’est pas relevé. Il y a peu de chances pour que le système dans lequel nous vivons soit là pour l’éternité.

  7. Pour ceux qui voudraient profiter du magnifique travail de Yovan « origines de la crise », par exemple sur un outil de lecture « style ipad » en étant off line, j’en avais fait une compil au format PDF.
    Ces articles aident bien à comprendre la situation actuelle en remontant un peu dans l’histoire récente.

    A télécharger ici : http://cxicbm.alterupload.com/Origines%20de%20la%20crise.pdf

    Sinon, vu le bordel généralisé, je suis assez partant pour les manches de pioches, la ficelle et les pavés, moi aussi.
    Un bon gros orage, avant de retrouver la sérénité… la planète étant délestée de quelques poids morts.. Hmmmm…

        1. Non, mais je dis ça parce que tout le monde veut s’en prendre aux traders. En fait, libéralisme ou pas, dérégulations ou pas, les « traders » (comme on dit), ne font que suivent les règles du jeu auquel on leur permet de jouer.
          Je ne suis pas sur à 100% que les traders ou les banquiers aient vraiment intérêt à ce que le système se pète la gueule.
          Je ne sais pas ce que c’est, mais le problème doit être ailleurs.
          On peut se douter que le HFT va mal tourner.
          Je vais donner un exemple débile:
          Le HFT c’est comme si tu prenais des paris sur les micromouvements de bras d’un joueur d’échec avec la possibilité que les parieurs puissent, en fonction de leurs moyens, influencer le mouvement du bras du joueur entre le moment ou le cerveau décide l’action de bouger et le moment ou il fait le mouvement de bouger la pièce.
          Ça ne sert strictement à rien au joueur et on peut s’attendre à ce que ça perturbe le jeu, puisqu’on s’est mis à une échelle qui n’a aucun sens pour le joueur.
          Bref, on crée du bruit et si le bruit s’additionne, on va avoir un problème.
          Je pense que nos politiques doivent comprendre ça.
          Je peux prévoir que ça va se peter la gueule, ou mal tourner, mais on le permets parce que sinon les mecs qui s’amusent à ça risque de partir ailleurs avec leur fric. En revanche, s’ils continuent, ils scient la branche sur laquelle on est tous assis ?
          Ça ressemble à ce qui se passe lors d’une bulle…
          C’est complètement con, quand on y réfléchit… C’est au politique de prendre ses responsabilités, à personne d’autre…

          1. Ou alors fait des paris sur les jeux entre gosses.
            Les gosses jouent pour s’amuser (logique 1), mais des que toi tu viens, ce qui t’interesse c’est de faire du pognon (logique2), donc tu as interet à influencer ce qui se passe.
            Donc ce qui etait un jeu risque de devenir une contrainte et on a perverti le jeu…
            Tu fais un truc à un niveau qui ne sert à la logique de base et qui en fait, fout juste la merde.
            Apres si on ne parle plus d’enfants, mais de sportifs et que ceux ci y trouvent leur compte, je veux bien.
            Mais j’attends qu’on m’explique l’utilité exacte d’un systeme qui n’aide pas les entreprises qui servent de pretexte à ce jeu (echelle de temps trop breve) et qui va en plus pomper de l’argent a quelqu’un qui investi, peut etre, lui, réellement dans l’entreprise…

  8. Bien sûr que les politiques peuvent jouer un rôle. Faudrait aussi qu’ils le veuillent..
    Un exemple: en 2009 Frau Merkel veut interdire les ventes à découvert mais la partie kozy de Merkozy refuse par « crainte de la réaction des marchés financiers »(= perdre le AAA qui fait sa gloire).
    L’Allemagne le fera, seule, en 2010 http://montesquieu.over-blog.fr/article-speculation-angela-merkel-jette-un-pave-dans-la-mare-50716743.html
    « la définition de la démence est de faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent » (Benjamin Franklin ?).

    1. Mais est ce que des décisions prises à l’échelle d’un pays peuvent changer les choses ?

      Je veux dire, même si demain le candidat idéal se présentait pour 2012 et était élu, est ce qu’il pourrait quelque chose face à la dimension globale du problème ?

      J’avoue que plus le temps passe et plus j’ai de doutes…

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