AFP : existerait-il des choses que les journalistes ne savent pas ?

Bon nombre d’entre vous ont vu le « clash » qui a eu lieu entre l’AFP  (l’Agence France Presse) et des activistes suite à l’article « Homs  toujours pilonnée, des “blessés amputés” (militants) » (diffusée lundi à  08H50 GMT). Comme souvent, l’AFP (comme la plupart des médias) contacte un militant via le logiciel Skype, et l’annonce clairement dans son  article.

@jujusete voit ça, @okhin aussi, le ton commence à monter, Okhin publie rapidement un article un tantinet assassin « Stop killing people, stop using Skype! » :

« So, enough with the polite arguments. Each and every time someone uses Skype, Twitter, Facebook, MSN, Gmail or any other  widespread and centralized system (it includes relying only on one XMPP  servers, or status.net one) they’re putting their sources in danger.
So, fuckers, YOU HAVE TO STOP THIS. Get your fingers out  of you ass. Just think and do your jobs. You’re destroying everything  that people are trying to do by being a lazy asshole full of selfishness  and thinking without brains.
You knew that Skype is dangerous. But you did that call.  And you put the name. You’ve killed the person who trusted you, you’re  not better than the ones that are killing people in the street. »
Étrangement piquée au vif, l’AFP tentera de se dédouaner dans l’article « L’AFP, l’opposition syrienne et Skype ». Voici quelques morceaux choisis (la mise en gras est de moi) :
« Ce sont les militants qui cherchent par tous les  moyens à nous joindre et ce sont eux qui nous invitent à les rejoindre  sur Skype. C’est, la plupart du temps, leur seul moyen de communication avec l’extérieur.  Il s’agit d’un mauvais procès pour une agence qui a toujours cherché à  protéger ses sources, spécialement dans un conflit aussi dangereux que  la Syrie ».
« Nous utilisons Skype pour nos communications avec les  rebelles syriens quotidiennement, comme nous l’avions fait d’ailleurs en  Libye et jusqu’ici cela ne nous a jamais été reproché  ».

Et le meilleur pour la fin :

« Les opposants sont forcément conscients des dangers liés à l’utilisation de Skype. Mais c’est ça ou être totalement coupés du monde extérieur. Dans ce pays, tout le monde risque sa peau », poursuit-il. «Tous les médias utilisent Skype pour parler à l’opposition syrienne.  Accuser l’AFP de le faire est spécieux. Voudrait-on essayer de nous  empêcher de donner la parole à l’opposition syrienne qu’on ne s’y  prendrait pas autrement ».

Étonnante argumentation qui postule que si les autres sont adeptes des incongruités, il est admissible de faire de même.

Mieux : « Les opposants sont forcément conscients des dangers liés à l’utilisation de Skype ».

Ah bon ? Et pourquoi donc ? Et surtout, si eux le sont, les médias devraient l’être également,  non ?

A se demander si les journalistes dont les articles ont vocation à être lus pratiquent eux-même la lecture. Car à bien y regarder, il y a une longue liste  de papiers sur le sujet :

  • Septembre 2005 : « Skype banni des facs par la sécurité nationale » sur 01net.com et « Skype interdit de séjour dans l’enseignement supérieur et la recherche » sur zdnet.fr
  • 2 octobre 2008 : “Chinese Skype Client Hands Confidential Communications to Eavesdroppers” sur le site de l’EFF.
  • Août 2009 : le FBI publie des documents sur ses capacités à surveiller Skype (FOIA) 10 octobre 2011 : “Hackers Claim That German Officials Have A Backdoor Trojan For Spying On Skype” sur techdirt.com 29 juin 2011 : « Microsoft Patents VoIP and Skype Wiretapping » sur tmcnet.com
  • 14 mars 2012 : « Traqués, enquête sur les marchands d’armes numériques » (Under surveillance) documentaire de Paul Moreira diffusé sur Canal+ – disponible avec les sous-titres FR/EN ici (encore que… des erreurs peuvent être commises par les meilleurs…).
  • 2 novembre 2012 : « une faille dans Skype permet de jouer à l’Hadopi » Article de J.M. Manach
  • 2 mai 2012 : « Microsoft’s New Patent to Wiretap Skype + Their New Supernode Infrastructure Might be Concerning » sur filterfree.me

S’ils sont VRAIMENT au courant, comment peuvent-ils  encore seulement penser à utiliser Skype ? Skype n’y est peut-être pour rien, mais quand il y a  autant de « problèmes » visibles, mieux vaut réfléchir aux enjeux.

Quand on a la vie de quelqu’un entre les mains, on réfléchit deux fois avant de l’appeler avec un logiciel posant autant de questions sur  sa sécurité. Surtout quand il existe beaucoup d’alternatives.

Nous sommes en 2012. Et désormais, à peu près tous les journalistes savent envoyer ou recevoir un mail, surfer sur le Web, certains ont même approché des protocoles exotiques comme le (s)FTP ou Usenet. Mais combien on poussé jusqu’à GPG, SSH ou d’autres plus subtils encore ? Peu. Très peu.

Pour bon nombre de nos confrères, Internet, c’est la page Google que le navigateur affiche par défaut ou la page facebook permettant de garder contact avec les amis ou la famille. Ce n’est plus le petit « e » en forme de rond, bleu, sur le bureau, mais ça revient pourtant au même. Ce n’est PAS internet. C’est une partie infime d’un immense patchwork qu’il ne faut surtout pas oublier et qu’il faut prendre en compte.

La curiosité est une qualité, dit-on pour un journaliste. Pour ce qui est des techniques liées au réseau, ils en font preuve … avec parcimonie.

Et c’est fort dommage. Car chacun le sait désormais (ça c’est à peu près acquis par tout le monde), le réseau est écoutable, en particulier par des États policiers ou des dictatures (mais ce ne sont pas les seuls). Interroger des résistants dans ces contrées en utilisant Internet, c’est les mettre en danger, comme deux et deux font quatre.

Nous avons une vision de ce monde un peu différente. Parce que nous ne le voyons pas comme une ville, avec des immeubles, des rues, des galeries marchandes, des piétons. Non … Nous étions là quand la ville a été construite. Nous savons exactement quels matériaux ils ont utilisé pour la construire, nous connaissons les issues de secours des bâtiments, nous en connaissons les pièges. Mieux, nous pouvons parfois voir à travers les murs.

Et ce qui est étrange, c’est que nous avons passé notre vie à partager nos informations. À former les journalistes qui le voulaient. À leur passer le savoir dont nous disposions ou que d’autres nous avaient transmis.

Ami(e)s journalistes, faites preuve de curiosité, d’un tantinet d’humilité, venez, rencontrons-nous, nous vous confierons tout ce que nous savons. Pas uniquement pour vous mais également pour vos contacts. Pour que vous puissiez les protéger. On pourra parler des logiciels libre, du problème des logiciels privateurs et du concept de « boîte noire », de ZRPT et d’AES … de chiffrement symétrique et de chiffrement asymétrique, et même de comment fonctionne Internet

AFP et la suffisance journalistique

Un autre passage de la réponse de l’AFP mérite que l’on s’y attarde :

« Voudrait-on essayer de nous  empêcher de donner la parole à l’opposition syrienne qu’on ne s’y prendrait pas autrement ».

Il faut avoir travaillé dans un journal pour comprendre tout ce que cette phrase véhicule. Non, il n’y a pas seulement une petite pique à destination du Geek forcément autiste qui ne jure que par le logiciel libre et les trucs qui ne fonctionnent que sur sa machine après trois compilation souvent infructueuses. Non, non, il y a autre chose. Il y a ceci : « sachez monsieur le Geek autiste, que nous sommes journalistes et que nous faisons notre travail. Celui d’informer et de contacter des sources sur le terrain. Sans nous, l’information ne passerait pas cette frontière étanche qu’est la frontière syrienne. Et ce n’est pas vous, avec vos logiciels exotiques qui pourriez en faire de même. Nous, nous avons des méthodes éprouvées, un savoir-faire, une déontologie, des règles…»

Voyez-vous cela …

Il se trouve que sur ce coup-là, du haut de sa suffisance journalistique, le monsieur est tombé pile poil sur le mauvais « Geek autiste ».

S’il avait fait une petite recherche d’un quart d’heure, notre journaliste de l’AFP aurait sans doute vu que Okhin, comme tous les petits camarades de Telecomix ont plus fait pour faire sortir de l’information de Syrie que la plupart des journalistes français.

Oui, oui, c’est dur à entendre, mais c’est comme ça. Quand ça ne marche plus, que tout est fermé, il reste des « lignes » des voies, que Telecomix et tous ceux qui ont vu la ville se construire savent emprunter.

Telecomix a fait un travail particulièrement intéressant de compilation et de classement des vidéos tournées sur le terrain. Le groupe a détourné une partie du trafic Internet syrien pour amener les personnes à lutter contre la surveillance de leurs communications. Ils ont passés des centaines d’heures à former des militants afin qu’ils puissent communiquer sur le réseau avec les outils appropriés.

Telecomix OpSyria

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NOTE

1/ cet article est écrit à 4 mains et 2 claviers par Skhaen et Kitetoa.

EDIT

1 : Je viens d’avoir un coup de téléphone d’un journaliste de l’AFP, ça semble bouger dans le bon sens, normalement plus de détails dans les jours à venir.

2 : Ohin a rencontré des gens de l’AFP ce midi (mercredi 4 juillet 2012) pour parler des problèmes de sécurité et de skype, il en parle dans « I had a lunch with afp (and yes, it was interesting) »

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73 thoughts on “AFP : existerait-il des choses que les journalistes ne savent pas ?”

        1. hey mon Deadalnix, tu ne crois pas si bie dire. J’ai précisé sur IRC suite à ce commentaire que mon préféré reste Benjamin, hein. Faut pas déconner.
          Sinon, pour être plus sérieux deux minutes, on va essayer de faire qqch de bien. Avec Okhin, on va rencontrer des gens de là bas et voir ce que ça peut donner en terme de formation. Donc constructif.
          Juste désolée qu’il ait fallut un clash, des gens qui vont mourir à cause d’incompétents et surtout que rien n’ait été fait dans les deux jours qui nous sépare du bouzin alors qu’il y a URGENCE.

  1. J’ai failli m’étouffer avec mes haricots en lisant « l’article » réponse de l’AFP envers les hacktivistes. En lisant la phrase « Voudrait-on essayer de nous empêcher de donner la parole à l’opposition syrienne qu’on ne s’y prendrait pas autrement », j’ai failli vomir mes haricots. C’est ça l’Agence France-Presse ? J’ai honte pour eux.

  2. Bravo pour leur avoir secoué les puces, ils le méritaient ! Et maintenant, double kudos pour vous si vous partez sur une discussion constructive. *Il faut que ça passe dans les moeurs : tout journaliste qui utilise des sources sensibles devrait soit s’y connaitre un minimum en technos réseau et en cryptage, soit avoir dans sa liste de contact un crypto-geek qui peut l’aider.

  3. La dernière phrase fait tellement mal… « Voudrait-on… »

    Merci pour cet article, j’attends de lire leur « explication », et qu’elle sera plutôt tournée dans le sens d’une excusation!

  4. Houlà ! Que d’état d’âme, si on ne peut plus gagner sa vie sans se poser des questions sur les conséquences, ça va devenir difficile.
    De quelque façon que ce soit, dangereuse ou pas, ça n’empêche pas la manipulation de qui plus est.

  5. Ce qui m’attriste, c’est que même formés, les journalistes ne pourront pas empêcher une fuite d’infos sur leurs sources. Mais ça, c’est un peu long à expliquer (pour qu’ils comprennent). J’avais essayé à jhack. Et puis c’est déprimant.

    Les règles que les journalistes disent suivre (déontologie, toussa) sont ridicules et cachent souvent une mise en avant de l’auteur. Long aussi à expliquer. Faudrait que je fasse un papier spécifique là dessus. Ces règles ne devraient plus tenir à l’heure du réseau.

    Quel besoin de donner un nom, un pseudo, à un contact sur place ? Pourquoi pas simplement un membre de l’opposition, de la résistance, que sais-je ?

    bah…

    1. Si tu cherches qqch en VOIP sans être fixé, pour l’utiliser souvent, Mumble est très très bien et même avec un VPN qui tourne des deux côtés tu as un très bon rendu pour la voix… Bon, apres faut pas être 50 à papoter sur le même serveur…

  6. Jolie partition à 4 mains. Percutant d’info et encore bravo pour vos mains tendus.
    Oui cette profession de l’information parmi les plus nobles est totalement atrophiée et autiste, peut être qu’au moins pour la vie de Syriens, ils se responsabiliseront un peu.

  7. A propos de l’AFP il y a trois semaines avant de monter dans la voiture pour partir en vacances je regarde télé Poutine (RT) qui passe une déclaration de Lavrov, leur ministre des affaires étrangères.
    Qui disait (en substance)  » Pour certains de nos confrères la situation en Syrie a atteint un seuil insupportable ». Et dans la voiture, sur les radios françaises, la phrase devient « La situation en Syrie a atteint un seuil insupportable ».
    On peut pas dire qu’il l’a pas dit mais on peut penser que ceux qui informent comme ça ont d’autres choses en tête que la qualité de l’information et de comment on l’obtient.

    1. sinon comme source ou plutôt méta source, tant c’est une analyse tellement distanciée*, et gavé de sources et références de tous les horizons, y a ça : dedefensa.org

      le dernier avec de vrais bouts de Lavrov Syrie etc. included : http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_une_conf_rence_perdue_corps_et_biens_03_07_2012.html

      * : distanciée (je veux dire par-là, affichant un parti maistrien de méta-histoire, non partisane, observant depuis trèès longtemps, avec un esprit pour connaisseurs, une justesse – depuis ce trèès longtemps que je le lis tambien – assez époustourrifflante.. bref.)

  8. Ce que je ressens, c’est la « suffisance » des journalistes mais aussi, l’art de discourir sur des sujets sur lesquels ils ne comprennent rien. Et l’AFP, n’est pas la meilleure cible, lit un journal tel que Ouest-france, de chez moi. Tu apprécieras l’art de ne pas surtout pas s’engager, des articles au ton monocorde. Il y a bien de l’éditorial, domaine réservé à la famille Hutin, propriétaire du journal. Et pourtant, ces gens sont adorables, j’ai eu l’occasion d’y travailler mais ce ne sont pas des journalistes.

  9. Moi faudra un jour qu’on m’explique comment Google et Facebook auraient pu permettre les révolutions arabes selon la légende occidentale, alors qu’ils étaient largement surveillés par les services secrets des pays en question. Il y a vraiment un truc qui cloche. Ou alors c’est que les comptes utilisés pour cela était en fait alimentés par des personnes à l’étranger ???

  10. Excellent article !

    Deux petites coquilles :
    – 2 novembre 2012 : « une faille dans Skype permet de jouer à l’Hadopi » -> 2 nov 2011
    – Mais combien on poussé jusqu’à GPG, SSH -> ont (3 paragraphes en dessous)

  11. J’avoue être gêné par l’ensemble de cet article, sur plusieurs point, mais je pense que c’est principalement dut à ma naïveté. Néanmoins le point qui me gène le plus est celui la:
    « S’il avait fait une petite recherche d’un quart d’heure, notre journaliste de l’AFP aurait sans doute vu que Okhin, comme tous les petits camarades de Telecomix ont plus fait pour faire sortir de l’information de Syrie que la plupart des journalistes français. »

    => je me considère comme un citoyen lambda, peut être un peu plus au dessus de la moyenne car j’essaye (et je dis bien essaye) de ne pas manger de l’info sans essayer de la comprendre. Néanmoins quelque soit les tords de l’AFP, le fait est qu’ils apportent par leur dépêche et par leur utilisation par les mass-média une visibilité nettement plus importante que des groupes comme Telecomix. Plutôt que des faire un article comme celui-la qui crache (enfin c’est le sentiment que j’en ai eu) sur l’AFP, il aurait été plus intéressant de voir quelles sont les actions et possibilités pour que l’AFP puisse s’appuyer sur le travail de Telecomix pour apporter des infos plus vastes, pertinentes, vérifiés et limitant le danger pour les sources non? (Allez y, déglinguez moi, j’ai réécrit ce commentaire 4 fois avant de l’envoyer). En gros ce qui me gène dans cet article je pense, c’est son manque de constructivité peut être…

    1. Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans :

      – Nous avons tous participé (moi compris) bénévolement à des événement comme jhack pour former des journalistes à la nécessaire surprotection des sources lorsqu’ils utilisent le réseau pour les contacter.
      – Nous avons tous passé des journées et des nuits (bénévolement) à aider les gens dans des pays comme la Syrie pour qu »ils prennent les mesures nécessaires à leur propre protection lorsqu’ils utilisent le réseau parce que nous avons une vision assez claire de l’infrastructure mise en place par des boites américaines ou même françaises pour aider les autorités à traquer les opposants.
      – Nous avons indiqué dans l’article que nous étions tout à fait ouverts pour rencontrer les journalistes, quel que soit leur support, afin de les sensibiliser (bénévolement) à ces problématiques.
      – Nous avons cramé des tonnes d’heures à récolter et mettre en forme de manière intelligible des tétrachiées d’informations sur les entreprises qui vendent du DPI, du filtrage, nous avons aidé les journalistes (bénévolement) d’autres supports à avancer dans leurs enquêtes sur ces sujets.
      – Nous avons démonté (bénévolement) les mécanismes de la censure en Syrie, comme personne ne l’a fait.

      Vous ne voyez toujours rien de constructif ?

      Achetez une nouvelle paire de lunettes, peut-être ?

      1. bah, je pensais avoir nuancé ma remarque, en indiquant que c’était une impression personnelle…Je me doutais bien que je me prendrais un petit vent, mais je ne pensais pas recevoir une insulte (gentille mais quand même). Je suis d’accords sur vos remarques, c’est vrai. Il n’en reste néanmoins que la lecture global de l’article, par son ton, sa forme, fait disparaitre à mes yeux ces points effectivement constructifs. Mais est ce que ma remarque nécessite forcément de me rabaisser? Notez, ça m’apprendra à vouloir donner mon avis quand il n’est pas dans le sens du vent…

        1. Vous donnez votre avis, je donne le mien. Je ne vous agresse ni ne vous rabaisse. Juste, je donne mon avis. Je sais ce que l’on a fait, ce que l’on a pas fait. Je vous communique les informations en ma possession.

          1. Ok. Mais je trouve le « Qu’est ce que vous ne comprenez pas dans » et « Achetez une nouvelle paire de lunettes » condescendant, agressif et inutile, alors que mon avis était à mon sens dénué de toute agressivité, même si peut être à coté de la plaque…

  12. Ce qui me choque c’est qu’il n’y ai pas de RSSI (ou juste un service informatique interne ?) à l’AFP qui fasse en sorte que les PCs soient équipé des logiciels qu’il faut et fasse en sorte qu’ils aient le min de formation là-dessus ^^’

    [Mode Ironie =ON]
    Remarque on parle juste de question de vie ou de mort… c’est pas comme si c’était grave…
    [Mode Ironie =OFF]

  13. @Cryptie, ils ont bien un service informatique, tout à fait capable d’expliquer de quoi il retourne exactement. Malheureusement, comme beaucoup de boites, les informaticiens internes sont peu écoutés par leurs directions qui se doit de les supporter pour que les utilisateurs les écoutent à leur tour.

  14. « A se demander si les journalistes dont les articles ont vocation à être lus pratiquent eux-même la lecture. »

    De mon expérience, à part les fils AFP / reuters / bloomberg et leur boite mail, ça fait un bail qu’ils ont abandonné la lecture. Après tout, ils sont payés pour écrire, non ? …

  15. Je ne suis pas spécialiste du conflit syrien mais je travaille avec de nombreuses ONG à l’étranger dont plusieurs militants mettent leur vie en danger.

    Les militants prennent des risques en connaissance de cause en acceptant de communiquer avec les médias et les institutions internationales. Certes, ces derniers ont le devoir de les protéger mais ils ne peuvent pas non plus décider à leur place ce qui est bon pour eux.

    Il m’est arrivé plusieurs fois d’entendre un militant qui n’acceptait QUE Skype pour parler car cela lui paraissait être le support le plus sûr ; plus sûr que le téléphone portable, les emails ou n’importe quel logiciel « open source » qu’il trouve dangereux car il ne le connait pas forcément, ni ne connait ses auteurs, et qu’il n’a pas toujours les capacités Internet et informatiques pour installer des logiciels peu connus.

    Peut-être que certains militants sont de grands partisans des solutions que vous proposez mais les militants en danger en général vivent avec le soupçon permanent et doivent sans cesse se méfier de ce qu’ils ne connaissent pas. Si personne n’est venu leur prouver qu’il n’y avait aucun risque pour eux, ou certainement moins qu’avec Skype, et qu’ils n’ont pas encore expérimenté de problème avec Skype, les conseils du journaliste pour utiliser un autre outil ne seront pas forcément très convainquants à leurs yeux. Ils appliqueront la méthode « un tien vaut mieux que deux tu l’auras ».

    Je ne suis pas du tout choquée par la réponse de l’AFP mais je suis choquée par votre agressivité.
    Parfois, une telle communication est effectivement le seul moyen qu’un militant a pour faire connaitre ses positions et il en a désespéremment besoin. Il arrive souvent que la notoriété ou la publicité d’une action sauve son auteur. Aussi, plus le média sera important, plus le militant sera entendu…
    La presse est vitale pour les personnes en danger pour leurs opinions politiques. C’est véritablement une question de vie ou de mort.

    Alors oui, la presse a évidemment des responsabilités pour protéger ceux qui s’adressent à elle et doit leur proposer les meilleures solutions pour leur protection mais la traiter avec l’agressivité et la condescendance (en commençant pas le titre) que vous avez employée ne rend pas service à ceux dont elle fait entendre la voix.

    1. Je suis un peu trop fatigué et pressé pour répondre dans le détail à un commentaire aussi bien construit et auquel répond avec un même brio un autre nouveau visiteur (mais lointain, celui-là).

      Tout ce que je voudrais dire, c’est :

      – Les gens de Telecomix ont réussi à faire venir des militants sur l’IRC, à leur faire adopter des outils inconnus, plus sûrs. C’est donc faisable. Encore plus facile pour une grande agence qui peut déployer un canal de communication « sécurisé » officiel, lui appartenant, visible sur sa homepage.
      – Rien ne justifie que l’on indique dans le papier un pseudo pour le « militant » qui peut aussi bien être désigné par « un militant », rien n’oblige l’auteur à dire qu’il l’a joint lui-même, rien n’oblige l’auteur à donner le nom du logiciel utilisé (ou le canal, quel qu’il soit). Je suis surement un gros con condescendant et agressif, mais étant journaliste depuis plus de 20 ans, je sais très bien pourquoi ces informations se trouvent dans le papier. Il y a deux raisons : ça valorise l’AFP (on a des contacts sur place, toussa, toussa, ce sont les nôtres, pas ceux de Reuters ou une autre agence) et ça valorise l’auteur de l’article. Ego quand tu nous tiens…

    1. Le ton peut paraitre un peu violent, ok…..
      Mais voir ça pris autant à la légère par l’AFP et s’en dédouaner de la sorte il y a vraiment de quoi péter un plomb.

      Je le déplore un peu mais il me semble que ce clash a permis d’avoir une lisibilité -et donc sensibiliser- qui n’aurait pas été aussi importante sans se « ton ».

      1. La nuance qu’a apporté le post de Roxanne devrait faire réfléchir les auteurs de l’article (qui a beaucoup de qualité, dont celle apparement de faire bouger des choses un peu plus réel qu’un type quelconque derrière son ordi, je parle du contact avec l’AFP des suites de ce billet) et pas simplement sur le ton M. Kholl, car cette réponse va beaucoup plus loin. Elle va vers la nuance, ce qui est royalement absent de cet article, ce qui le rend déplaisant au final, alors que je suis d’accord avec. D’autre part, des affirmations, sans nuance non plus du type « on a fait sortir plus d’infos que vous » c’est pas hyper constructif, et j’ai pas été convaincu par votre démonstration… mais je ne demande qu’a l’être.
        Autre chose, l’article parle de rapport avec les militants, de formation aux techniques d’esquives du controle des sources.. Vous voulez dire que vous êtes allez sur le terrain? ou que vous avez formé des militans derrière leurs ordis? question naïve.
        Et enfin, dommage que cet article prenne le ton qu’il reproche aux journaliste, la condescendance, et qu’en plus il tombe dans le vieux discours assez facile du « les journalistes c’est tous des pourris et des glandeurs », dont la plupart des gens sont friand et prompt à renchérir (ce qu’ils ont raison de faire dans beaucoup de cas je vous le concède).
        Bref dénigrer aussi basiquement la profession alors que l’article part de choses plutôt sérieuse, c’est dommage, ça lui fait perdre de la force.

  16. Ok, mais est ce que vous avez considéré le point suivant en écrivant cet article:
    Vous avez (vous et d’autres groupes) tenté de mettre en place des aides, des formations pour aider les journalistes à mieux protéger leurs sources. Ils ne vous ont pas calculé, peut être snobé, voir considéré comme des billes.
    Vous écrivez cette article avec un fond tout à fait justifié, mais une forme qui, si j’étais journaliste un peu obtus ne m’inciterez en rien à travailler avec vous. Ben oui, mine de, vous les traitez comme même un peu d’incompétent d’une certaines façon. Résultat le journaliste ne va pas faire d’efforts, va être tellement irrité par la forme qu’il ne prendra même pas en considération le fond de votre article… Mettons que notre journaliste contact dans une semaine un autre militant sans prendre en compte vos remarques, et publie un article qui fait que le dit militant se fait arrêter, et lui et sa famille disparaissent…

    Maintenant, reprenons au départ…Vous avez cet article mais en y mettant des formes qui font qu’un journalistes qui le lirait ne se sentirait pas agresser. Il verrait peut être plus le fond, de plus, article publié et lu sur votre site, il se dirait peut être qu’il y a effectivement des choses à faire. Ne serait qu’un seul de ce journaliste accepte de voir avec vous comment faire pour mettre moins en danger ces sources…1 semaine plus tard le journaliste contact une source en Syrie mais en mettant en application ce que vous (ou d’autre) lui ont enseigné…

    C’est vraiment ce qui m’a gêné dans cet article. Effectivement il y a des points avec objectifs, constructifs. Mais ils sont à mon sens beaucoup trop masqué par la forme de l’article…Et au final qui y gagne? Vous êtes (probablement à juste titre) énervé sur certains comportement à l’AFP, et vous vous êtes défoulé…mais ne pensez vous pas qu’en rongeant votre frein un peu et en prenant sur vous, vous auriez put faire un article qui aiderait beaucoup plus les gens en danger sur le terrain?

    1. @johnj personnellement quelqu’un qui m’attaque comme ça sur la qualité de mon travail ,de façon public en plus, j’ai tendance à vouloir aller au fond des choses avec ce qu’il peut m’apprendre, soit pout pouvoir le démontrer s’il raconte n’importe quoi, soit pour monter que je suis quelqu’un d’intelligent qui accepte la critique et qui sait apprendre de ses erreurs.

      Du coup je trouve la forme intéressante si la personne en face a un minimum d’amour propre. Surtout que là ils sont un peu obligés de réagir.

      1. Il y a quand même des vies en jeu. Vous avez les compétences pour « éduquer » ces journalistes mais vous semblez adopter dans votre article le même ton hautains qu’eux. Pensez vous vraiment qu’utiliser le même ton qu’eux est la meilleure solution pour les amener à reconsidérer leur façon de faire? Vous rentrez quasi volontairement dans une démarche de conflit plutôt que dans une démarche de construction.
        Je trouve l’article « sécuriser une communication VOIP » beaucoup plus constructif, même si je la trouve loin d’être évidente à mettre en place pour un citoyen lambda n’ayant quasi aucune connaissance de l’informatique (n’oublions pas que skype s’installe sans rien y connaitre).

        Bref, vu les enjeux je trouve un peu risqué de leur rentrer dans le lard en espérant que ça réveillera leur envie de s’améliorer.

        1. Ouais sauf que c’est pas exactement la première fois qu’on trouve des articles qui expliquent la dangerosité de Skype. La bienséance elle fait long feu, mais comme dit l’article si ces journalistes sont réellement au fait de ce qui se passe là-bas, ils n’ont pas pu ne pas en entendre parler…

  17. Intéressant…
    Mépris, ignorance et vanité se conjuguent sans doute dans l’esprit des décideurs AFP pour traiter par-dessus la jambe le Net, et la vie de citoyens étrangers en dictature. J’y ajouterais « économies ».

    L’AFP a été restructurée et mise en devoir d’être rentable depuis des années. Conséquence, perte de libertés et perte de moyens. On peut donc voir dans cette bavure le simple fait que l’AFP ne veut envoyer de journalistes ou s’offrir les moyens de passeurs de messages fiables, sur place.

    J’ajouterais que la phrase « Voudrait-on essayer de nous empêcher de donner la parole à l’opposition syrienne qu’on ne s’y prendrait pas autrement ». », témoigne également, là aussi, d’une méthode bien particulière, celle de Sarkozy. C’est en effet sa technique rhétorique que de répondre à une accusation par une autre accusation sur un autre « terrain ».

  18. Questions corrélatives à l’article.
    Que sortent ces assocs de soutien aux citoyens syriens, pour ce qui est des manips US pour renverser le régime, présence d’unités d’élites, bref déstabilistion programmée d’un régime en maximisant et ses méfaits et en provoquant une guerre civile ?..Bref, qu’en est-il du syndrome lybien en Syrie ?…

  19. Ils sont encore dans le monde d’avant, celui où on ne pouvait pas vérifier tous leurs dires. Alors maintenant que certains esprits ont compris qu’il valait mieux vérifier plutôt que de croire #bullshit, ça oue les marquises froissées et les victimes outrées. Parce que moi, la dernière citation, je l’ai compris comme « essayer de nous empêcher de communiquer via Skype, c’est prêter main forte aux ennemis de la liberté. C’est de la haute trahison. » Un peu gros, Mr AFP, quand on montre des mains aussi tâchées de sang.

  20. Sympa le deferlement de haine… Toutes ces reactions prouvent surtout une chose: vous ne connaissez pas grand chose au travail de journaliste. Dire que ceux de l’afp se foutent de la vie de leurs sources releve de l’injure – ou de la manipulation. Oui, ce sont souvent les rebelles qui demandent a etre contactes par skype, et oui, ils connaissent generalement les failles de securite mais preferent ca a rien, nevoulant pas crever en silence. Et ils ont souvent cree des reseaux locaux pirates, ce qui exclut l’implication de particuliers en cas d’espionnage des conversations. Oui, souvent des rebelles donnent leur vrain nom et demandent a etre cites, et souvent c’est le journaliste qui choisit de ne pas donner leur vrai nom pour les proteger. Alors les lecons et injures venant de pretentieux planques derrière leur ordi, le cul dans un fauteuil, qui ne connaissent rien a la realite du terrain… Ben ca fait pschiiit, comme dirait l’autre. D’autant que votre opinion semble faite, sans même enqueter sur le sujet: l’afp est coupable, point barre. Surtout coupable en realite de couvrir de maniere la plus objective possible le conflit syrien et de se risquer sur le terrain pour le faire. Et ca, ca vous pose un problème?
    Hein?! Ben oui, chuis journaleux a l’afp.

    1.  » Oui, ce sont souvent les rebelles qui demandent a etre contactes par skype, »
      Il est donc de votre devoir de les informer du risque d’utiliser ce logiciel, le cas échéant s’ils ne comprennent pas de leur refuser l’entretien.

      Et le fait qu’ils vous contactent par Skype, c’est une chose, que vous l’écriviez à maintes reprises dans vos articles en est une autre, en cela vous n’êtes pas pardonnables.

      « Et ils ont souvent cree des reseaux locaux pirates, ce qui exclut l’implication de particuliers en cas d’espionnage des conversations »

      Waow, alors écoutez, en ce qui me concerne je ne connais pas grand chose au métier de journaliste, comme vous dites. En revanche niveau réseaux… Alors c’est quoi un réseau pirate? Il chiffre de bout en bout votre communication Skype votre « réseau pirate » ? Expliquez nous ça car ça semble intéressant, c’est un réseau non connecté à Internet ? Vous connaissez le principe d’une interception ? Regardez ce petit schéma http://reflets.info/wp-content/uploads/2012/07/ConnexionInternetNonSecure-413×550.png et venez ensuite me dire sans trembler des genoux qu’ils ne risquent rien avec leur « réseau pirate ».

      « Alors les lecons et injures venant de pretentieux planques derrière leur ordi, le cul dans un fauteuil, qui ne connaissent rien a la realite du terrain »

      Oui vous avez raison nous on ne connait rien à la réalité terrain. Vous en revanche la réalité terrain vous la connaissez bien bravo clapclap, vous aurez une médaille en chocolat.

       » D’autant que votre opinion semble faite, sans même enqueter sur le sujet: l’afp est coupable, point barre. »

      L’enquête a été vite vue, vous écrivez par 2 fois que vous contactez les rebelles par Skype… et oui il faut être vraiment con pour l’écrire quand on connait les moyens que nos belles entreprises françaises et américaines mettent à disposition de la SCS pour la surveillance du Net.

      « le conflit syrien et de se risquer sur le terrain pour le faire. »

      Oui on a compris que vous vous faites du terrain et pas nous, les planqués derrière un ordinateur.

      « Et ca, ca vous pose un problème? »

      Le fond non, la forme oui, et on vous le dit… ça vous défrise ? Grand bien nous en fasse.

      « Hein?! Ben oui, chuis journaleux a l’afp. »

      Ça, on avait compris que vous n’étiez pas administrateur réseau.

    2. Votre réponse est pleine de mauvaise foi, ils vous ont juste reproché – à juste raison – d’utiliser ce logiciel Skype qui ne présente aucune sécurité à ses interlocuteurs. Regardez ici, il y a de nombreuses alternatives sécurisées à skype, et que vous devriez utiliser pour *toutes* vos communications :
      http://cyphercat.eu/logiciels#VOIP

      Je crois qu’en terme de sécurité des communications, les auteurs de cet article sont mieux placés qu’un bon journaliste de terrain.

      Le problème c’est que si vous ne reconnaissez pas votre faute, vous n’en tirerez aucune leçon et ne changerez pas vos outils de communication. C’est là que votre réponse me fait un peu peur.

    3. vous ne connaissez pas grand chose au travail de journaliste.

      Mouis… en même temps, certains chez Reflets bossent au Canard depuis 20 ans, ce site parle de la Syrie depuis le premier jour de la révolution, de Qosmos et Amesys deux ans avant l’AFP, a participé à l’enquête Takkiedine… J’arrête là ?

      Dire que ceux de l’afp se foutent de la vie de leurs sources releve de l’injure – ou de la manipulation.

      Non, il se contente de relever votre incurie technique et de votre incapacité a entendre ceux qui ont enquêté longuement sur les technologie qui rendent possible le repérage des utilisateurs du dit Skype. Cf plus haut (Amesys, Qosmos, toussa)

      Oui, ce sont souvent les rebelles qui demandent a etre contactes par skype, et oui, ils connaissent generalement les failles de securite mais preferent ca a rien, nevoulant pas crever en silence.

      C’est justement pour ne pas être réduit a de telles alternatives que Telecomix a mis en place des communications sécurisées qui permettent à la presse de faire de tels interviews. Ca aussi on y a participé.

      Et ils ont souvent cree des reseaux locaux pirates, ce qui exclut l’implication de particuliers en cas d’espionnage des conversations.

      LOL

      Alors les lecons et injures venant de pretentieux planques derrière leur ordi, le cul dans un fauteuil, qui ne connaissent rien a la realite du terrain…

      Pas tant que ça, renseignez vous.

      Ben ca fait pschiiit, comme dirait l’autre. D’autant que votre opinion semble faite, sans même enqueter sur le sujet: l’afp est coupable, point barre.

      D’incurie technique et de suffisance, ce qui en effet fait des morts.

      Surtout coupable en realite de couvrir de maniere la plus objective possible le conflit syrien

      re LOL

      Enfin, sérieusement… Qui a sorti pour la première fois (il y a au moins six mois) la preuve de la présence de soldats iraniens sur le terrain en Syrie ? Qui a publié des éléments mettant en cause l’assistance d’entreprises Française (dont l’Etat est actionnaire) aux cotés de Bashar El Assad ?

      Vous voulez parler de terrain en Syrie ? Jettez un oeil au parcours de Juju. Sinon on peut parler d’Egypte ou de Tunisie si vous voulez.

      Vos préjugés sont à la hauteur de votre suffisance et de votre mépris des outils techniques que vous utilisez de façon si maladroite que vous mettez en dager vos sources.

    4. Et des interventions en vos locaux de l’AFP, en termes de formation aux outils, à la sécurisation des communication, à la compréhension du réseau, protection numérique des sources, pas intéressé ?

  21. Merci Bluetouff, il est important de critiquer, moins d’alimenter le troll (et je sais que c’est tentant).

    Voilà pourquoi, avec quelques uns de Telecomix, on a choisit d’essayer d’être constructif, on a donc créer un salon #SkypeSucks sur l’irc de Telecomix. Tout le monde est invité à venir nous parler de vos difficultés en tant que journaliste à utiliser autre chose que skype et nous aider à faire la promotion de d’autres moyens de communications plus sécurisés dans vos rédactions et sur le terrain, auprès des opposants.

    Donc à bientôt j’espère sur notre petit canal et n’hésitez pas à faire passer le mot.

    d1g1t4l

  22. Au delà des piques, des vexations, cette affaire de l’AFP, Skype, les réponses d’agents Telecomix, cet article et l’intervention du journaliste de l’AFP viennent mettre en lumière une chose importante : les plus grosses agences ou médias traitant de l’international ne sont pas assez au fait des finesses technologiques en cours. Et quelque part, c’est un peu logique : les journalistes, souvent de bonne foi, n’entravent pas grand chose au réseau, à la sécurité informatique. Ou bien ils croient qu’ils maîtrisent.

    Sur la Syrie, il est évident que ce n’est pas un problème de terrain : les journalistes ne sont pas sur le terrain. Le terrain est donc un terrain numérique, celui qui chemine à travers les réseau. l’AFP a fait une bourde, s’est justifiée, à tenter de prendre de haut des hackers qui sont sur le terrain syrien (numérique) depuis le début du soulèvement, des événements. Leur travail, à ces hackers est bien plus important, en terme d' »extraction de l’information », que celui des plus grandes agences de presse. Vexant ?

    Il est donc aujourd’hui temps, pour l’AFP, de s’allier aux hackers, plutôt que de vouloir venir donner des leçons de journalisme : quelles leçons ? Le monde a changé très rapidement, faire du journalisme, avec des outils numériques, en réseau, ne demande pas les mêmes précautions aujourd’hui qu’il y a 5 ans. Skype est un danger, le réseau est écouté, les dissidents sont repérés par des gouvernements équipés d’outils de surveillance à grande échelle : l’AFP doit prendre en compte cet état de fait et venir se faire aider par les hackers plutôt que de tenter de leur « donner des leçons ».

    Tout le monde y gagnerait : en fait surtout les dissidents, opposants aux régimes concernés. Et ça, c’est faire du journalisme. Parce que la protection des sources est centrale dans ce métier, non ? Enfin, je croyais…

  23. Bonjour,

    les dates que vous donné pour les articles sur Skype ne sont pas les bonnes.

    exemple: 2 novembre 2012 : « une faille dans Skype permet de jouer à l’Hadopi » Article de J.M. Manach

    La bonne date est 2011,
    etc

    merci

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