Adobe se tire une balle dans le pied, un terrain propice aux logiciels libres ?

Suite à l’annonce de Shantanu Narayen (patron d’Adobe NDLR) datant de mai 2011, Adobe a sorti sa nouvelle mouture Creative Cloud (en vente depuis le 17 juin 2013) remplaçant désormais les versions « boîte »
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42 thoughts on “Adobe se tire une balle dans le pied, un terrain propice aux logiciels libres ?”

  1. Article intéressant mais ne connaissant pas l’environnement en question, je me sens malheureusement un peu perdu.

    Et aussi, « user-friendly » sonne assez peu français. Dire « facile d’utilisation », « facile d’accès » ne coûte pas plus cher.

      1. Ce n’est pas parce que l’on est un technicien que l’on n’a pas à défendre la langue, bien au contraire. Une langue qui n’a plus les mots pour parler des nouvelles technologies, et des choses qui apparaissent en général, est vouée à disparaître.

  2. Salut !
    Je suis d’accord avec toi/vous sur le fait qu’Adobe se tire une balle dans le pied avec cette version « Cloud ». On est d’accord que pour les entreprises ce n’est pas réellement valable, mais pour un freelance par exemple, ça peut permettre de rester « légal ».

    Après, pour ce qui est de l’utilisation des logiciels libres, c’est clairement un problème d’interface utilisateur je pense. Personnellement, pour ce que je fais avec Photoshop, Gimp pourrait être une sacrée alternative gratuite, mais je n’aime pas du tout la façon dont l’interface est faite..

    Voilà :)

    PS : Pour le coup d’acheter une version légale et de crackée le reste des installations du parc informatique, c’est pas tout le monde qui le fait. Mon bahut paie 7000€/an pour installer des licences Solidworks pour une dizaine de PC marchant exclusivement si le PC « hôte » est allumé… Il devrait songé à changer de politique !

    1. Une interface on apprend à s’en servir ; il faut le faire pour n’importe quel logiciel, libre ou propriétaire. Qu’on arrête donc de nous rebattre les oreilles avec les interfaces des logiciels libres et leurs prétendues difficultés. Utilisateur de longue date de Gimp, je trouve l’interface de Photoshop très différente (ni meilleure, ni pire)mais avec un petit effort je m’y retrouve.

      1. On a encore le droit de trouver les interfaces de Gimp, Inkscape et Scribus objectivement pauvres et anti-ergonomiques, tout de même. Autant Blender, je suis d’accord, même si l’interface est très spéciale et implique une courbe d’apprentissage assez escarpée, il faut s’adapter, car elle est néanmaoins consistante et très performante. Autant les interfaces de Gimp, Inkscape et Scribus sont á l’antithèse de tout ce que pes récents travaux en ergonomie et en utilisabilité ont mis au jour.

        Si Adobe portait enfin sa suite CC sur compatibles *nix je serais ravi de leur donner 20€ / mois pour ces délicieux logiciels (20€/m c’est leur offre spéciale éducation, valable pour étudiants, enseignants et personnels des établissements éducatifs).

  3. Honnetement, il ne faut pas trop y croire.
    Je travaille dans le milieu vidéo/graphisme … Adobe regne en maitre. Le prix importe peu. Photoshop, Illustrator, After Effect sont des standards depuis si longtemps … impossible de s’en passer, impensable… autant changer de métier.
    Pour un utilisateur « lambda » ( no offense ) Gimp peut faire l’affaire, mais en milieu pro…
    Aprés, depuis que l’informatique existe, les softs sont piratés, meme du temps des Amiga 4000, avec des Lightwave 3D qui nécéssité des dongles… des copies pirates circulaient…
    Adobe va juste faire plus de bénéfices… je le vois autour de moi, des freelances qui utilisaient des versions pirates ( trop dur de sortir +de 1000 euros d’un coup pour une suite CS ) sont trop contents de payer 60 euros par mois pour se sentir en regle…
    Les autres vont continuer à pirater :)

      1. Gimp est tout de même à des années-lumière de Photoshop : calques d’effets, précision de l’édition, support du Raw, traitements batch, extensions, sélection magnétique, baguette magique, édition sensible au contenu (content-aware pour les franglish), j’en passe…

        Et en édition vidéo, dois-je parler d’After Effects ? Son principal rival me semble être Motion + Final Cut X, sur OS X, lui aussi payant mais (très) nettement moins cher.

        1. En fait non , GIMP est compatible via le support des brosses et autres calques , il y a un ensembles de plug in qui le permet …et c ‘est trouvable dans la débian 7.1 , pour le RAW , c ‘est plus problématique , mais cela évolue très vite , au pire il reste le JPEG

  4. Il est clair qu ‘ Adobe viens de donné les clé du royaume , certes tous n ‘est pas encore parfait sur Gimp , comme la gestion en interne du RAW ou un certain nombre de filtres / plug in qui devrais être standard en out of box

  5. Le logiciel libre n’est pas sexy.
    Le logiciel libre a encore la réputation d’être dur à aborder.
    Le logiciel libre c’est des barbus idéalistes qui les font, « moi j’ai des contraintes il faut que je sois productif.
    Le logiciel libre n’a pas des encarts de pub avec des mannequins à moité à poil et des flammes trop cools.

    Quand je discute avec des djeunz qui utilisent photoshop sur leur temps libre en dehors du lycée, ils m’expliquent que photoshop est un standard (hum) et que si ils veulent trouver du boulot dans une agence plus tard il vaut mieux s’y former dés maintenant.

    Est-ce qu’ils ont tort? Pas entièrement, les agences utilisent adobe, les clients utilisent adobe, tout le monde utilise adobe.

    Et du coup leur format proprio.

    On en revient à la question des formats, si la suite adobe utilisait des formats ouverts là effectivement Gimp & co auraient eu leur chance, mais l’écosystème est bien installé.

    Il y aura un crack pour la suite adobe, aucun doute. Retour à la case départ.

    C’est déprimant.

    1. Moi je trouve cette situation parfaite.
      Ca donne un bon appercu du combat et des avantages/inconvénients entre le libre et le propriétaire.

      En plus, devoir chercher et apprendre a cracker un logiciel, c’est un savoir utile surtout pour les designers qui sont souvent des brêles en informatique quand ils ne font que du design.

      Gimp n’aura (en tout cas chez moi) aucune chance, tant que son interface pourrie et ses fonctions avancées n’auront pas bénéficié d’une grosse amélioration.
      Pour c’est plus proche de paint que de photoshop (troll, un peu).

  6. On voit également le vent tourner dans le milieux du design web. Dans ce domaine beaucoup de designers utilisent encore la suite Adobe pour créer des maquettes graphiques des pages des sites web, qui seront ensuite assemblées par des intégrateur et développeurs. Mais, les intégrateurs, qui sont souvent aussi designers, ont maintenant des outils comme CSS3, HTML, JS, qui permettent d’étudier un design de site sans utiliser les outils Adobe. L’intérêt de la démarche est d’autant plus grand que la logique de création d’un design dans Photoshop va à l’encontre de la logique de la création d’une page web !
    De plus, travailler un design web directement en HTML/CSS/JS, permet une grande fluidité dans l’intéraction entre les différents acteurs de la chaîne de création : décideurs, designers, intégrateurs, développeurs.
    Un mouvement est même apparu pour caractériser/soutenir cette pratique, sous le tag Continous Design et #NoPSD mouvement : http://thoughtworks.github.io/p2/issue02/continuous-design.html
    Pour en finir, la balle dans le pied, en ce qui concerne le design web, Adobe l’a déjà tiré depuis un moment, et le pied en est au stade de la gangrène avancée !
    Le Creative Cloud va surement être l’instrument pour réaliser l’amputation.

  7. Il ne faut pas se leurrer, une chose qui fait la réputation et la supprématie d’Adobe, c’est, désolé de vous le dire, que ses softs sont supers bien foutus ! Pour faire ce qu’on leur demande de faire.
    Photoshop, After Effect, Illustrator défoncent leur concurents … ( en milieu pro ) Voyez Premiere, un des moins aimés, il doit affronter des softs géniaux d’ Avid, Apple… il est bcp moins utilisé…
    Pour ma part, je veux bien utiliser un system d’eploitation libre, avec plaisir ( jsuis sur mac ) , mais je fais de l’image professionelement, et pour le moment je ne peux pas me passer d’Adobe.
    Premierement parceque tous mes clients me donnent des fichiers Adobe, et surtout parceque c’est mon outils de travail ( principalement After Effect ) et que je le kiff ce soft. ( pourtant j’en ai éssayé à la pelle … )

    D’ailleurs dans mon milieu, nombre de personnes autour de moi aimeraient bien bosser sur Linux pour ne plus subir Microsoft et Apple… mais on ne peut pas… il n’y a pas la suite Adobe sur Linux :)

    1. Qui c’est les plus forts évidemment c’est les pros! Ils ont un bon public et les meilleurs supporters!

      C’est quoi cette histoire de « je suis pro je veux le top, la plèbe pourra récupérer Gimp. »?

      Pour faire 2 détourages de jambon pour une plaquette de supermarché ou une brosse pour faire un effet métalisé pour un logo à la con vous allez pas nous faire croire qu’Adobe est indispensable non?

      Pour le format de fichier, là, ok.

      1. Il ne faut pas s’énnerver Maz.
        Ce sont des softs de création d’images.
        Qui parle de la pleb?
        Ne déforme pas mes propos svp et désolé si tu les as mal interprétés.
        Je donnais juste un point de vue, le miens, et celui d’une proféssion que je pense trés bien connaitre.
        Et sans offense aussi mais ca c’est pour moi, je ne fais pas de plaquette de supermarché, ni de jambon :)

        Alors je vais dire les choses différement, donc, une partie, une grosse bonne partie, de la proféssion « creation graphique fixe ou animée, assitée par ordinateur » ne peut pas se passer de la suite Adobe, car il n’y a pas d’équivalents, pour le moment… pour des questions de standards et surtout que, pour certaines choses, Adobe c’est mieux.

        Des fois le choix d’utiliser tel ou tel soft ne se résume pas à « libre ou pas » …

  8. Me semblait que c’était déjà cracké, cette version « cloud ».
    Par contre, ça veut dire que les fichiers sont hébergés et transitent de fait sur les serveurs d’Adobe ? Bonjour la confidentialité.
    On en revient à Prism !
    Et par exemple, les plans d’un truc secret FR disponibles pour les boîtes US ?

  9. Tout le monde oublie un détail, à savoir quand les dernières versions « boîtes » seront RÉELLEMENT obsolètes (et pas juste démodé).
    Je ne serai pas surpris que dans 7 ans on puisse encore bosser de manière tout à fait correcte avec Photoshop CS6 par exemple.

  10. Pour être un bon utilisateur de photoshop et avoir à plusieurs reprises voulu découvrir gimp (ou forcer de l’utilisé à l’école). C’est incomparable à quel point photoshop est supérieur en tous point, notamment ergonomique à gimp.

    Bien sûr qu’on peut faire de belles chose avec gimp, tout comme on peut peindre mona lisa avec paint https://www.youtube.com/watch?v=YZnRG_fSh3A

    En attendant, gimp N’EST PAS équivalant à photoshop, il n’en ai encore moins supérieur.

    1. Personnellement j’ai commencé avec Gimp pour ensuite passer à Photoshop. Il est indéniable que photoshop est plus puissant que gimp (à mon gout) mais il est en aucun cas plus ergonomique : tout est question d’habitude.

  11. Le problème de The GIMP est qu’il est un logiciel de retouche/manipulation d’images et que beaucoup le prennent pour un logiciel de peinture numérique : il peut faire mais sera moins bon dans ce domaine que d’autres logiciels libre moins connus comme krita (krita.org) ou même mypaint (mypaint.org).

  12. (Merci de ne pas me jeter de pierre.)
    Pour certains raison, j’aime bien le format flash. Ca permet de faire des jeux et des animations virales (contrairement au HTML5).

    Je veux faire des jeux au format flash avec du dessin vectoriel, que dois je prendre en gratuit ou en open source ?
    Parce que, ou je peux programmer (e-anim, mtasc, flashdevelop), ou je peux faire du dessin vectoriel (par exemple inkscape, cité plus haut ou synfig studio).
    Il n’y a que flash qui permette de faire les deux…

    Par ailleurs comme editeur WYSIWYG HTML5, il n’y a que le truc d’abode qui me semble gerer.
    Donc:
    – ou des barbus à lunettes me sortent un editeur qui fasse du HTML5 compressé en un fichier seul (c’est en ça que le .swf est pratique).
    – ou des barbus à lunettes me sortent un truc qui fasse les deux.

    En attendant, je dois me contenter de bidouiller et de rever à flash (qui est trop cher).

    1. Premièrement HTML5 et toutes les technos qui tournent autour permettent de faire des jeux et des animations dont tu peux avoir un aperçu ici : https://developer.mozilla.org/en-US/demos/ (j’avais trouvé un pikachu animé assez chouette à une époque).

      Le svg est extrêmement bien géré par les navigateurs aujourd’hui et je trouve personnellement que travailler dessus est un régal.

      Si tu veux tout embed dans un fichier seul, à ma connaissance il n’y a pas de standard actuellement (et l’intérêt est minime) mais tu peux très facilement créer le tien. Un exemple qui me vient à l’idée (peu valable pour de la prod mais c’est toujours marrant comme idée) ça serait d’avoir un mini navigateur dans un .jar qui contiendrait aussi les ressources de ton site web. Comme il existe une (des ?) implémentation(s) libre(s) de java (icedtea) ça devrait passer et même si java c’est pas toujours ce qu’il y a de plus optimisé il y a une grosse communauté derrière et c’est toujours mieux que flash (beurk).

      1. Sauf que la majorité de mes alerts virus, c’est des fichiers java.
        A tel point que j’ai desactivé le plugin sur mon navigateur.
        Et un truc en java, c’est plus dangeureux qu’un truc en flash (hors failles…)
        Quand au fait d’avoir un fichier seul (plutot qu’une serie), ca permet aux gens de voler les fichiers, ce qui permet de rendre le jeu viral.
        Quand tu dis que l’interet est minime, je ne pense pas non.

        Ce qui pourrait etre bien c’est de compacter du html5 dans un gzip (apres tout, ce type de compression passe bien dans les nabigateurs pour les pages web). Donc, ca ne devrait pas etre trop dur à faire (si?).

        Pour le reste, si html5, je peux au moins coder avec un editeur texte, le seul editeur Wysiwyg que je connais, c’est le logiciel flash d’adobe qui permet justement de sauver en html5.
        Or, c’est un avantage…

        1. Tant que ton applet n’est pas signé il est lancé en mode sandbox, donc pas plus dangereux (voire moins) qu’une anim flash (http://docs.oracle.com/javase/tutorial/deployment/applet/security.html). De plus, comme les applets non signés doivent être autorisés au cas par cas par l’utilisateur je ne comprends pas ta décision de retirer le plugin de ton navigateur.

          Quand je dis que l’intérêt est minime, c’est parce que de nos jours les jeux sont soit des applications lourdes soit des jeux accessibles depuis le navigateur. Si à l’époque sauvegarder un jeu en flash permettait d’y jouer hors ligne et de le faire tourner à ses amis, vu que maintenant tout le monde a internet même sur son téléphone (qui fait d’ailleurs tourner du java) c’est devenu assez obsolète. Mais ma solution s’applique toujours pour passer d’un jeu navigateur vers un jeu en appli lourde.

          A ma connaissance rien ne s’oppose à de la compression dans un gzip (ça doit ressembler à ce que proposait ie avec les archives web qui n’étaient composées que d’un fichier) donc pourquoi pas. Mais il faut définir un nouveau format de fichier à adopter pour les navigateurs, pour une fonctionnalité à priori très peu utilisée.

          Pour ton dernier paragraphe malheureusement cela fait longtemps que je n’ai pas fait du wysiwyg en html (je trouve que coder à la main est beaucoup plus sûr niveau propreté du code, mais aussi beaucoup plus rapide dés que l’on veut quelque chose de pas trop basique) et je ne sais pas s’il existe un editeur html5 wysiwyg qui permettrait d’assister à la création de jeux.

  13. Il y a un amalgame entre logiciel libre et logiciel opensource.
    Je n’aime pas opensource car il veut simplement dire qu’on peu lire le code pas qu’il est gratuit :)
    Le logiciel libre quand à lui est gratuit et libre de droit de modification. Autant dire que le conflit Linus torvald VS Richard Stallman est un vrai casse tête :D

  14. Précisions: une fois installé, ça reste du local; c’est la licence qui expire en 30 ou 99 jours, selon engagement et sauf appel maison; et les tarifs auraient baissé ? (USD 30/mois « seulement » pour la licence Students & Teachers™)

    @Touff™

    1- Adobe® je suppose, comme tous les gros éditeurs, offre des licences Gov™ & Edu™ (ici négociées par les revendeurs, les prix n’apparaissent pas en ligne). Sur la base de grilles plus ou moins flexibles, parfois en accès illimité à tout le catalogue pour le site ou même l’ensemble de l’organisation. Question de rapport de force au cas par cas. Pour les structures de formation, la demande pressante des étudiants ou stagiaires/payeurs équilibre l’intérêt de l’éditeur, qui a tout à perdre de ne pas être présent.

    Aussi, les « structures [qui] déploient une version crackée » le font surtout (d’après mon expérience, qui commence à dater) à La Rache™, mal informées voire en l’absence de toute gestion de licences (un pauvre XLS® perdu quelque part, les dir.tech. qui se succèdent etc.) Les rares contrôles sont complaisants et annoncés quelques jours au préalables, sur simple coup de fil, par un Ami-qui-vous-veut-du-bien™.

    2- Quoi qu’il en soit, c’est clair, surtout en formation : si les outils propriétaires seront si ergonomiques que ses fans le disent, alors, autant en profiter pour découvrir ceux qui — pourquoi pas un peu plus difficiles à apprivoiser — présentent d’autres atouts, parfois uniques, et évoluent sous des cieux plus ouverts. Non ?

    Même pour maitriser des concepts « communs », quoi de mieux que de les manier avec des outils différents, tour à tour ? Le libre, c’est bon, mangez-en tous, au moins pour commencer, puis un peu de temps en temps. Et plus si affinités. D’autant que côté licences oui, c’est infiniment plus simple, enfin euh chez l’utilisateur ;-)

    3- [Trolldi™] Quant à ceux qui refusent tout effort pour jouir de _leurs_ libertés, déjà acquises, ils restent tout aussi libres de les renier, au risque de les voir disparaitre. Tant pis, ou tant mieux pour eux, selon le point de vue. « Le libre autant que possible, le propriétaire seulement si nécessaire »

    Mais par décence, les autres leurs seront grées d’éviter de cracher trop fort dans la soupe. Contribuez plutôt, même un tout petit peu. Y compris sous la forme de critiques constructives, comme celle de M. Touff™ ici (et tant d’autres). [/Trolldi™]

    4- Le modèle économique imposé pourrait même être, in fine, avantageux pour ces structures : elles n’ont plus qu’à conditionner l’intégration de ces outils proprio à leurs cursus Arts Graphiques, à des locations Edu™ pour 1 mois/an, histoire de compléter le tour d’horizon de leurs élèves et stagiaires ? Qu’elles osent le faire! Et d’une seule voix si possible, ça aura plus de chances d’aboutir.

    5- Le vrai tour de force d’Adobe®, c’est le fait d’imposer à ses utilisateurs-payeurs-volontaires, la disparition des licences perpétuelles (Dont vous êtes le héros® Pour les siècles et les siècles, Amen® – rhaaaa le droit des marques).

    Jusque là, les mises à jour « optionnelles » ne se faisaient que sous la contrainte ou la pression concurrentielle : dans les deux cas, une réalité augmentée par la Non-Interopérabilité™… jusqu’aux versions du même produit, entre elles (exemples célèbres, PSP™ lui-même et implémentations SVG). Une « Stratégie » et non un soit-disant Collateral Dammage™ de l’innovation effrénée. Et ardemment développée par l’éditeur pour créer, artificiellement et perpétuellement, de la rareté.

    6- Avec un peu de recul, c’est surement une réponse, avant tout, au jugement UsedSoft®. Surtout par ces temps de réduction des investissements. Les revenus des mise à jour ont dû fondre comme neige au soleil : tout ce qui n’est pas indispensable pour tenir le cap, on gèle et « pour vendre de nouvelles fonctionnalités qui font gagner un peu de productivité, repassez donc l’année prochaine car là, du temps on en a… ». Via la revente, la « mutualisation » des licences, entre petites boites, a de beaux jours devant elle (« fais tourner ! »).

    Or, s’il n’y a plus de cession, d’une part il n’y a plus de revente possible, d’autre part cela complique la vie des tricheurs (une licence pour plusieurs postes, ça va se voir rapidement), enfin, la location devrait linéariser le flux des revenus. Trois-en-Un™, pas con!

    Adieu donc, les dernières libertés de l’utilisateur. Celle de continuer à utiliser son logiciel préféré « en l’état » puis de payer à l’acte, si et quand il le veut, ou le peut. Celle de placer lui-même le curseur de sa morale, aussi, en déclarant le nombre de ses postes. Place à location stricte (la Laisse™).

    Évidemment, les Boards WareZ™ comme les VirtualBox® en host-only, vont encore croitre, ce qui dédommagera Oracle® de ses frais de justice. La boucle sera bouclée :-)

    7- Là où ça fait mal — mais aux braves gens, seulement — c’est que les licences dument acquises étaient considérées comme un capital, un fier investissement (par nombre de PME de pré-presse, par exemple). Aujourd’hui, Adobe dit à ses utilisateurs : la valeur de votre investissement passé, s’écroule, comme ça, tout de suite. Ceux qui ont acheté CS4 à CS6 au grand complet, en pensant être tranquille pour encore quelques années, puis mettre à jour pour une somme raisonnable — toujours à l’affut de la bonne promo de fin de trimestre de leurs revendeurs — doivent apprécier!

    Honnêtement, dans l’absolu, ils savaient pertinemment que la valeur de leurs licences étaient conçue pour décroitre. Soit. Mais la piqure de rappel est particulièrement brutale, en pleine période estivale (fin Juillet) tandis que les offres de transition leurs sont présentées comme éphémères, avant la fin de l’été!

    Je ne retrouve plus le fil de doléances des fans d’Adobe : en quelques jours, il est allé de la Terre à la Lune, et un lien vers opensourcealternative.org y était très visible, parmi les tous premiers commentaires.

    CC pour moi, c’est le « Captive Cloud™ » pour des « Captive Clients™ » par excellence (expressions sous WTFL, enjoy). Qui aurait pu illustrer le tout, mieux que son géniteur, lui-même, sur sa page de promo ?

    http://i.imgur.com/9zr737y.png
    « A Captive Client™ trapped and sucking patents, July 2013 »

    Fallait oser! Chapeau à toute l’équipe Marketing, Mouhahahha..haha.hah…ahahaa..[…]

    // Seeks et Startpage are your friends

  15. bonjour à tous.
    Je ne suiq plus tout à fait à la page,mai il y a quelques années, j’utilisai aussi bien Adobe CS3 que Gimp ou la suite Corel Draw. Et pour moi, la plus productive et ergonomique était de loin Corel Draw qui peut générer des fichiers adobe. (raccourci clavier très simples, exécution bien plus rapide, outils bien plus agréables,etc.). Comment se fait-il que personne n’en parle, car les prix sont bien inférieurs à ceux d’adobe et les produits aussi bons.

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