A droite on sécurise l’emploi, à gauche, on voit de la flexibilité… Paradoxal ?

Pour les vieux qui ont connu la franche guerre de tranchées entre droite et gauche à une époque où les blocs de l’Est et de l’Ouest se déchiraient pour savoir qui de l’un ou de
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

25 thoughts on “A droite on sécurise l’emploi, à gauche, on voit de la flexibilité… Paradoxal ?”

  1. La compétitivité n’est pas tout. Même en réduisant le cout du travail, nos techniciens et nos ingénieurs ne seront pas mieux formes. Les politiques industrielles seront encore décidées par des énarques, des sciences-po ou des HEC n’ayant aucune culture scientifique et technique. Les hommes politiques continueront de dire des inepties sur internet et les nouvelles technologie.

  2. Si je puis me permettre, je ne trouve pas le titre de l’huma spécialement optimiste. Surtout quand le titre fini par « pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard ». Je dirais même que l’huma trouve que la « sécurisation » dans les propos du MEDEF n’est finalement pas la priorité.

  3. Les mots ont un sens, ya le bon sens et les sens interdits ; ya la scop « le pavé » de Franck Lepage et ses copains :

    … quand on appelle un chef du personnel un « directeur des ressources humaines », un balayeur un « technicien de surface », ou une caissière une « hôtesse de caisse », quand on appelle un clochard un « Sans domicile fixe », puis un simple « SDF », un contremaître un « coach », un licenciement collectif un « plan de sauvegarde de l’emploi », l’inégalité « l’égalité des chances », la fragilisation « la flexisécurité », …

    Désintoxication du langage par Lepage : http://www.scoplepave.org/desintoxication-du-langage

    Je serai curieux de connaître qui sont et comment travaillent les « communicateurs » sur lesquels s’appuie par exemple Mâme Parisot lorsqu’elle doit s’exprimer face au peuple

  4. Je propose qu’on opte également pour la flexibilité des décideurs et patrons d’entreprises :
    « dans le cas où 50% des salariés souhaitent le départ de leur patron, ce dernier sera remercié et ne pourra prétendre à aucune indemnité ».

    1. Adaptation :

      « Monsieur Nicolas vous êtes un meneur, et vos ptits camarades des inconscients !!!
      Vous semblez oublier en effet mes amis que vous n’êtes que des salariés, c’est à dire les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste, des chômeurs en puissance ! ! !

      Le chômage, Mmmmhh ?? les chômââge et son cortège de misère, y avez-vous pensé ?? …. »

      http://www.youtube.com/watch?v=zF2cbb1f1Ck

      Retenez bien l’argumentation des 3 dernières secondes de l’extrait, là-au-dessus.

      Merci Bernard

  5. Hmm, il faut lire un peu plus du discours de Laurence Parisot pour voir qu’elle fait bien la distinction entre sécurité et flexibilité : elle les oppose.

    > Je crois qu’il est temps de – pardonnez-moi ce néologisme – de
    > «détabouiser» le mot de flexibilité. C’est la clef pour réussir cette
    > négociation. Nous ne pouvons pas continuer à mener la négociation en se
    > cachant derrière la réalité de ce qu’elle contient. Nous, côté
    > délégation patronale, nous n’avons jamais contesté et nous acceptons le
    > concept posé par les organisations syndicales de sécurisation des
    > parcours, de sécurité pour les salariés. Non seulement, nous ne refusons
    > pas cette approche des organisations syndicales mais nous commençons
    > très concrètement à donner des réponses et à faire des propositions à
    > partir desquelles nous pouvons discuter.
    >
    > Nous ne signerons pas d’accord si, du côté des organisations syndicales,
    > il n’y a pas une acceptation de principe ou des principes plus
    > exactement que nous mettons derrière la notion de flexibilité.

    Le point s’appelle « sécurisation de l’emploi » parce que c’est le nom que le gouvernement a donné à ce cycle de négociations avec les syndicats.

  6. Ha ha ha ! la novlang à l’état pur ! ça me fait penser au projet de loi loppsi 2 et à cet article de la loi… : « Article 17 A (nouveau)

    Sous réserve des dispositions de la présente loi, dans tous les textes législatifs et réglementaires, le mot : « vidéosurveillance » est remplacé par le mot : « vidéoprotection ». ;)

  7. Tant que les « décideurs » ne remettront pas en question leur lubie du court terme il y aura des problèmes.

    Aujourd’hui TOTAL veut vendre une de ses filiales : TIA pour « dégager du cash » afin de conserver sa position dans le CAC40 et satisfaire les marchés.

    Un question de pose : que se passera t’il l’année prochaine? Vu que total ne pourra plus ajouter à ses comptes l’argent généré par la dite filiale et l’argent de la vente. La situation sera encore pire.

    Comme pour l’industrie automobile: n’importe qui possédant un iota d’intelligence aurait anticipé le fait que après la fin de la prime à la casse, les ventes de voitures se casseraient la gueule. Mais non! On viens nous rapper les noix toutes les semaines avec « l’effondrement des ventes » comme pour tenter de nous donner mauvaise conscience.

    Dire que tous ces mecs sont censés avoir des Hauts Diplômes et sont incapables d’appliquer les notions basiques de causalité appliqués à l’économie.

    Un peu comme en ce moment avec la « sacro-sainte » croissance.

    Appliquons un peu des maths de base.

    Soit X le salaire net mensuel d’un employé.
    Soit A l’ensemble des dépenses fixes de l’employé (Assurances -Loyer-Internet-Téléphone)
    Soit B l’ensemble des dépenses variables mensuelles obligatoires(gaz Electricité-eau…. )
    Soit C le reste des dépenses courantes(nourriture-essence-métro)

    Or Sachant que X reste stable que A lui aussi est stable au cours de l’année, mais que B et C augmentent tout les mois de manière à ce que A+B+C tendent vers X(ou soit égal), quelle est la probabilité pour que du pognon reste à mettre dans la croissance à la fin du mois?

    Désolé c’est un peu le bordel ce post mais j’avais besoin de la sortir

    1. « On viens nous rapper les noix »

      Ce serait pas plutôt râper ?

      Remarque rapper c’est tout aussi casse-burnes, mais bon je voulais juste dire que je connaissais pas l’expression, que je trouve très jolie…

  8. J’ai du mal à comprendre ce billet .
    First thing first, qui parle de « sécurisation » à part France Info ? Même les Echos mettent ça entre guillemets
    « Les partenaires sociaux ont ouvert ce jeudi la négociation sur « une meilleure sécurisation de l’emploi », »
    Qui a pondu ce joli terme ? Le MEDEF ? Le gouvernement ? Les syndicats ? un think tank de grosses têtes ?
    Si c’est le Medef, ou la presse de droite ( mais alors pourquoi les guillemets ?), alors il n’est pas du tout paradoxal que la gauche voit dans ce débat un débat sur la flexibilité, et non la « sécurisation », et la présentation de l’Humanité me parait cohérente.
    J’ai loupé quelque chose ?

  9. Donner un « problème », et surtout donner sa propre définition, de telle sorte que ce soit celle reprise par tous (bruit médiatique, etc), c’est déjà une certaine forme de pouvoir.
    Et surtout, ça donne de l’emprise sur le débat qui s’ensuit, le cas échéant.
    Ça marche pour pas mal de choses.

    Il me semble qu’on parle parfois de « propriétaires de problèmes publics » pour définir le phénomène.

    La force des mots…

  10. la langue de bois c est partout. On avait les « demandeurs d emploi » au lieu des chomeur, maintenant on parle bien de « mariage pour tous » au lieu de « mariage homosexuel »

    Nos dirigeants pensent qu on est tellement con que changer la couleur de l emballage va nous faire accepter le paquet

  11. « Nos dirigeants pensent qu on est tellement con que changer la couleur de l emballage va nous faire accepter le paquet »
    C’est beaucoup plus pernicieux que cela. Nous appréhendons le réel avec le langage, en nommant les choses. A force, cette novlangue installe donc insidieusement une réalité « virtuelle », purement sémiotique, à la place de la réalité. C’est ce que montrait Orwell dans 1984 à travers la novlangue qui permettait une inversion des valeurs : « l’esclavage c’est la liberté » « l’ignorance c’est la force ».
    Les lobbies et les politiques sont tous conseillés aujourd’hui par des équipes venues du marketing et qui manient admirablement la PNL et le neuro-marketing. Distillé ces éléments de langage n’est pas anodin, cela permet tout simplement de construire une réalité médiatique divergente qui tend à supplanter la réalité. Ainsi la « lutte des classes » n’existe plus, de même que les licenciements (remplacés par les plans sociaux). La novlangue s’insinue partout, même à l’éducation nationale on assiste à une véritable invasion de la novlangue managériale…

  12. L’erreur de base est de croire que le PS est un partit de gauche et que les syndicats roses sont là pour être nos amis.

    Je pense qu’il faut arrêter de se leurrer : la machine actuelle est une machine à fabriquer de la classe moyenne, autrement dit désormais : du pauvre. Tant intellectuel que monétaire.

    Cet accord est à la fois une enc*lade, une régression, une rupture idéologique officielle de la part du PS [qui l’avait déjà pourtant déjà consommée avec Terra Nova] et une simple récupération de la proposition de janvier 2012 de…N. Sarkozy.

    Rions.

    http://dystopie.net/2013/01/20/ps-1-comment-ils-ont-securise-notre-anu-notre-emploi/

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