A droite on sécurise l’emploi, à gauche, on voit de la flexibilité… Paradoxal ?

Pour les vieux qui ont connu la franche guerre de tranchées entre droite et gauche à une époque où les blocs de l’Est et de l’Ouest se déchiraient pour savoir qui de l’un ou de l’autre imposerait à la planète sa vision d’un monde heureux et juste, voir le Medef et les journaux classés à droite parler de sécurisation de l’emploi tandis que ceux étiquetés à gauche parlent de flexibilité de l’emploi, il y a de quoi être désarçonné.

Drôle de réveil avec France Info il y a quelques jours qui évoque le début des négociations sur l’emploi entre partenaires sociaux en parlant de « sécurisation de l’emploi ». L’auditeur un peu averti sait en effet que dans cette négociation, le but recherché par le Medef est avant tout de faciliter les licenciements, ce qui est loin d’une sécurisation de l’emploi pour les salariés. Pourquoi France Info a-t-elle choisi cette appellation pour désigner ces négociations et où l’a-t-elle trouvée ? Le reste de la presse a-t-elle fait de même ? Les journaux marqués à droite évoquent ce sujet avec les mêmes mots, Le Figaro, Le Point, l’Usine Nouvelle et même l’AFP mettent tous en avant la « sécurisation de l’emploi ».

Ce terme est issu du  point de presse de la patronne du Medef le 20 novembre. Laurence Parisot en a fait un point particulier de son speech et même, un « intertitre » du compte rendu présent sur le site du Medef.

Dès les premières lignes qui suivent cet intertitre, Laurence Parisot éclaircit son propos. La sécurité de l’emploi se transforme très vite en flexibilisation du marché du travail :

il est absolument indispensable que le concept de flexibilité soit accepté. Pas simplement vaguement entendu de loin ; pas simplement caché sous d’autres mots – adaptation, souplesse, que sais-je encore.(…) Je crois qu’il est temps de – pardonnez-moi ce néologisme – de « détabouiser » le mot de flexibilité. (…) Il s’agit,  premièrement,  de diminuer l’aléa judiciaire qui pèse sur toutes les procédures – que nous soyions dans une logique de relation individuelle ou de relation collective.

Paradoxalement, l’Humanité parle de flexibilité dans son titre et l’oppose à la « sécurité » qui ne serait pas dans les plans actuels du Medef.

Un peu comme si le Medef et l’Humanité donnaient le même sens au mot « sécurité ». En effet, l’Humanité, pleine d’optimisme, semble voir dans ces négociations, un outil de sécurisation du travail pour les salariés. Pourtant, pour le Medef -et le compte-rendu de son point de presse de novembre le démontre, la « sécurisation de l’emploi » est un simple « intertitre » qui une fois développé, devient « flexibilité » et plus de facilités pour licencier.

Faire en sorte que la presse présente les négociations sur l’emploi entre partenaires sociaux comme un moyen de sécurisation de l’emploi n’est pas neutre. Cela permet de se placer, dans l’esprit des salariés concernés, dans le rôle du « gentil ». Et dans cette configuration, il n’est pas impossible que, si ces négociations devaient échouer, le Medef accuse les syndicats d’avoir fait achopper les fameuses discussion sur la « sécurisation de l’emploi« . Ça passerait mieux que « les syndicats ont fait échouer les discussions sur la facilitation des licenciements« . Pourtant, les mots ont un sens… Dit-on.

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).


38 thoughts on “A droite on sécurise l’emploi, à gauche, on voit de la flexibilité… Paradoxal ?”

  1. La compétitivité n’est pas tout. Même en réduisant le cout du travail, nos techniciens et nos ingénieurs ne seront pas mieux formes. Les politiques industrielles seront encore décidées par des énarques, des sciences-po ou des HEC n’ayant aucune culture scientifique et technique. Les hommes politiques continueront de dire des inepties sur internet et les nouvelles technologie.

  2. Si je puis me permettre, je ne trouve pas le titre de l’huma spécialement optimiste. Surtout quand le titre fini par « pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard ». Je dirais même que l’huma trouve que la « sécurisation » dans les propos du MEDEF n’est finalement pas la priorité.

  3. Les mots ont un sens, ya le bon sens et les sens interdits ; ya la scop « le pavé » de Franck Lepage et ses copains :

    … quand on appelle un chef du personnel un « directeur des ressources humaines », un balayeur un « technicien de surface », ou une caissière une « hôtesse de caisse », quand on appelle un clochard un « Sans domicile fixe », puis un simple « SDF », un contremaître un « coach », un licenciement collectif un « plan de sauvegarde de l’emploi », l’inégalité « l’égalité des chances », la fragilisation « la flexisécurité », …

    Désintoxication du langage par Lepage : http://www.scoplepave.org/desintoxication-du-langage

    Je serai curieux de connaître qui sont et comment travaillent les « communicateurs » sur lesquels s’appuie par exemple Mâme Parisot lorsqu’elle doit s’exprimer face au peuple

  4. Je propose qu’on opte également pour la flexibilité des décideurs et patrons d’entreprises :
    « dans le cas où 50% des salariés souhaitent le départ de leur patron, ce dernier sera remercié et ne pourra prétendre à aucune indemnité ».

    1. Adaptation :

      « Monsieur Nicolas vous êtes un meneur, et vos ptits camarades des inconscients !!!
      Vous semblez oublier en effet mes amis que vous n’êtes que des salariés, c’est à dire les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste, des chômeurs en puissance ! ! !

      Le chômage, Mmmmhh ?? les chômââge et son cortège de misère, y avez-vous pensé ?? …. »

      http://www.youtube.com/watch?v=zF2cbb1f1Ck

      Retenez bien l’argumentation des 3 dernières secondes de l’extrait, là-au-dessus.

      Merci Bernard

  5. Hmm, il faut lire un peu plus du discours de Laurence Parisot pour voir qu’elle fait bien la distinction entre sécurité et flexibilité : elle les oppose.

    > Je crois qu’il est temps de – pardonnez-moi ce néologisme – de
    > «détabouiser» le mot de flexibilité. C’est la clef pour réussir cette
    > négociation. Nous ne pouvons pas continuer à mener la négociation en se
    > cachant derrière la réalité de ce qu’elle contient. Nous, côté
    > délégation patronale, nous n’avons jamais contesté et nous acceptons le
    > concept posé par les organisations syndicales de sécurisation des
    > parcours, de sécurité pour les salariés. Non seulement, nous ne refusons
    > pas cette approche des organisations syndicales mais nous commençons
    > très concrètement à donner des réponses et à faire des propositions à
    > partir desquelles nous pouvons discuter.
    >
    > Nous ne signerons pas d’accord si, du côté des organisations syndicales,
    > il n’y a pas une acceptation de principe ou des principes plus
    > exactement que nous mettons derrière la notion de flexibilité.

    Le point s’appelle « sécurisation de l’emploi » parce que c’est le nom que le gouvernement a donné à ce cycle de négociations avec les syndicats.

  6. Ha ha ha ! la novlang à l’état pur ! ça me fait penser au projet de loi loppsi 2 et à cet article de la loi… : « Article 17 A (nouveau)

    Sous réserve des dispositions de la présente loi, dans tous les textes législatifs et réglementaires, le mot : « vidéosurveillance » est remplacé par le mot : « vidéoprotection ». ;)

  7. Tant que les « décideurs » ne remettront pas en question leur lubie du court terme il y aura des problèmes.

    Aujourd’hui TOTAL veut vendre une de ses filiales : TIA pour « dégager du cash » afin de conserver sa position dans le CAC40 et satisfaire les marchés.

    Un question de pose : que se passera t’il l’année prochaine? Vu que total ne pourra plus ajouter à ses comptes l’argent généré par la dite filiale et l’argent de la vente. La situation sera encore pire.

    Comme pour l’industrie automobile: n’importe qui possédant un iota d’intelligence aurait anticipé le fait que après la fin de la prime à la casse, les ventes de voitures se casseraient la gueule. Mais non! On viens nous rapper les noix toutes les semaines avec « l’effondrement des ventes » comme pour tenter de nous donner mauvaise conscience.

    Dire que tous ces mecs sont censés avoir des Hauts Diplômes et sont incapables d’appliquer les notions basiques de causalité appliqués à l’économie.

    Un peu comme en ce moment avec la « sacro-sainte » croissance.

    Appliquons un peu des maths de base.

    Soit X le salaire net mensuel d’un employé.
    Soit A l’ensemble des dépenses fixes de l’employé (Assurances -Loyer-Internet-Téléphone)
    Soit B l’ensemble des dépenses variables mensuelles obligatoires(gaz Electricité-eau…. )
    Soit C le reste des dépenses courantes(nourriture-essence-métro)

    Or Sachant que X reste stable que A lui aussi est stable au cours de l’année, mais que B et C augmentent tout les mois de manière à ce que A+B+C tendent vers X(ou soit égal), quelle est la probabilité pour que du pognon reste à mettre dans la croissance à la fin du mois?

    Désolé c’est un peu le bordel ce post mais j’avais besoin de la sortir

    1. « On viens nous rapper les noix »

      Ce serait pas plutôt râper ?

      Remarque rapper c’est tout aussi casse-burnes, mais bon je voulais juste dire que je connaissais pas l’expression, que je trouve très jolie…

        1. Salut Robin, tu as lu çà?
          http://reflets.info/comment-jai-decouvert-que-psa-fabriquait-des-automobiles/

          C’est râpe burnes comme constat… ;)

          Ooooh, Philippe Varin le pédégé du directoire a fait Polytechnique et X. Les ouvriers de PSA l’ont échappé belle dites donc, il aurait pu avoir aussi l’Ena + Hec ce Varin, histoire de devenir le parfait modèle du grand patron d’entreprise français, du genre Stéphane Richard de chez FT!!!

          On devrait les vendre ces pseudo « élites » là, hein Kitetoa, à mon avis JMB serait pour :), et en pièces détachées pourquoi pas.

          Problème : personne n’en voudrait sur le marché international de ces patrons à la noix, personnne!

          1. Au contraire, ces gens savent très bien ce qu’ils font. Le problème c’est que leur intérêt personnel va dans le court terme : tu maximises les profits et donc tes primes sur un temps restreint, et avant que tout se casse la figure (ou quand ça commence), tu pars autre part en vendant ton expérience aux autres décideurs qui aimeraient en faire de même.

          2. Le problème de fond et en effet que nous n’avons plus d’industriels au sens propre.
            Plus aucun patron ne peut envisager de gagner moins l’année suivante et ce malgré un faisceau d’indice tellement évident que même Jonny english le comprendrait.
            Faut voir les dégâts que cela provoque:
            J’ai bossé en alternance chez Turbomeca. Certaines de leur machines développées en interne ont 50 piges. Pas de manuel pas d’électronique tout à l’oeil et l’oreille. Il faut du temps pour les maîtriser.(3-4 ans)
            Le dernier machiniste à partir à encore 5 ans. Et les managers persistent à dire que le recrutent sur ce poste est »secondaire » et trop cher.
            C’est pas sur que quand les mecs viendront faire de la formation en free-lance pendant leur retraite ce sera moins cher.

          3. Très difficile d’isoler « le » problème de fond.

            Mais personnellement je trouve qu’une des pistes pour isoler un des aspects centraux et de fond du problème français consiste à comparer les parcours de minables tels celui de PSA ou de FT
            avec ça, extrait d’une longue liste d’exemples probants :

            – google.fr/about/company/facts/management/
            – itespresso.fr/people/rene-obermann
            – en.wikipedia.org/wiki/Peter_L%C3%B6scher

            Faut il en dire plus sur la qualité du modèle français, et ses résultats concrets?

            C’est donc très profond, hautement culturel, et bassement procédural.

            Il faut qu’il y ait « disruptation ». C’est devenu aberrant.
            Pour preuve, une de plus? : la nullité pseudo élite parle ici : owni.fr/2012/12/10/fleur-pellerin-oui-nous-voulons-des-fablab-partout-en-france

            Paf.

          4. J’ai l’impression que nous sommes d’accord mais que nous n’arrivons pas accorder nos violons.

            Entre « l’élite » adepte de Novlangue, figure de styles, de prétérition, langue de bois, panurgisme et autres, joyeusetés plus intéressés sur le maintient de leur train de vie, et celui de leurs copains de promo chez qui ils pourront aller manger après la carrière politique

            Ces mêmes copains tous atteints du syndrome des patrons »Excel » qui jouent aux chaises musicales en prenant les rennes d’une Boite, la maintiennent à Flots le temps du contrat et partent sans avoir donné une nouvelle impulsion pour ne pas risquer leur bonus. C’est sur que on à pas les ronces sorties du cul(Je ne m’étendrais pas sur la question elles sont arrivées là).

            Bref aujourd’hui une réalité résume l’absurdité du système: Avant de financer les recherches ont demande aux chercheur ce qu’ils vont trouver.

            Quand au élites du gouvernement cela fait bien longtemps que je n’en attends plus rien.

            Quand j’étais tout petit j’ai toujours cru que les ministres étaient diplômés dans leur domaine:
            Ministre de la justice était un ancien juge/avocat/diplômé en droit
            Ministre de l’économie : École commerciales associés à une solide connaissance des sciences humaines
            etc….

          5. « Quand j’étais tout petit j’ai toujours cru que… »

            Heureux de te savoir adulte à présent :)

            Bien que tu me sembles accorder encore une trop grande importance à l’expertise AOC, comme si l’expertise suffisait à faire des choix en « collège », terrible erreur à mon avis.

          6. Disons que par expertise j’imaginais que les ministres maitrisaient leur sujet, et qu’ils étaient un peu plus en phase avec les réalités de notre monde

          7. Il n’y a pas besoin de faire parler son imagination, les faits parlent d’eux mêmes.

            Nous avons en France connu depuis 30 ans un réel progrès dans le domaine, l’évolution de cette dernière décennie étant même de nature exponentielle.

            A ce jour, de progrès en progrès, nous approchons enfin de la perfection des compétences et des principes nécessaires à l’exercice d’un mandat dans un ministère.

            Les rubis côtoient les saphirs, les diamants flirtent avec les émeraudes, c’est une mine débordante de gemmes précieux.

            Leurs noms propres, façon de parler, sont par exemple Filipetti, Pellerin, Montebourg, Peillon, Fabius, Duflot, Moscovici, et bien entendu le premier des joyaux, Ayrault.

            ——————–

            Sinon Robin, vraiment intéressant je l’ai trouvé ce dernier Batman, et si dans l’air du temps de grandes questions, qu’en penses tu toi?

          8. Concernant la première question, je n’arrive pas à déterminer si c’est de l’ironie ou du sarcasme. XD

            Pour le reste, le dernier Batman, et bien ma foi il m’a paru bien familier. La fin me rapelle énormément celle de V for Vendetta

          9. Robin, je dois te le dire, je trouve le dernier Batman beaucoup plus ambivalent et beaucoup moins simplement rêveur que V.
            Et donc beaucoup plus riche.

            Car la frontière entre les gentils et les méchants est volontairement floutée, humanité oblige.

            Néanmoins, des dangers du grand désordre sont clairement exposés au travers d’un anti-super héros
            aux désirs très égocentrés, une thèse pourrait en être tirée.

            Ce dernier opus de Batman, au final, vaut à mes yeux bien plus comme potentiel d’intelligence que la quasi totalité de la pensée politique issue des milieux autorisés en ex-France pays des ex-lumières.

            ??? or not -;)

          10. Cher Robin, les meilleurs des lecteurs de Reflets, cad ceux qui lisent les commentaires AUSSI, vont trouver ta réaction sur Batman The Dark Knight Rises peut être un peu facile… ;)

            Amicalement

          11. Sans doute mais que dire.
            Les protagonistes insistent sur le fait que le plus important n’est pas l’homme, mais le symbole qu’il représente.
            En tout honnêteté v for vendetta m’à énormément marqué. Je n’ai pas encore eu l’occasion de revisionner le dernier batman, mais il sera sous le sapin très vite.
            Je serais ensuite plus à même d’argumenter de manière fouillée

            Deux citations pour montrer les similitudes entre les héros capés et masqués

            Beneath this mask there is more than flesh. Beneath this mask there is an idea, Mr. Creedy, and ideas are bulletproof.

            If you make yourself more than just a man, If you devote yourself to an ideal. Then you become something else entirely, a legend Mr. Wayne, A legend.

          12. @ John on 11 décembre 2012 at 17 h 59 min

            Jusqu’à la dernière seconde ceux là spéculent.
            Un des enjeux principaux de civilisation est de faire en sorte que cette fois, après 300 ans de malfaisances, ils soient castrés, définitivement.

            Bien entendu, cela dépasse des considérations de gauche ou de droite qui ne séduisent plus que les bivalves à deux neurones.

            Je ne donnerai pas là quelques liens de dangereux bivalves par stupidité, à désactiver en temps et en heure par ceux qui aiment l’avenir, le bon sens, et le peuple ceci sans arrière pensées idéologiques ou politicardes nauséabondes.
            :)

  8. J’ai du mal à comprendre ce billet .
    First thing first, qui parle de « sécurisation » à part France Info ? Même les Echos mettent ça entre guillemets
    « Les partenaires sociaux ont ouvert ce jeudi la négociation sur « une meilleure sécurisation de l’emploi », »
    Qui a pondu ce joli terme ? Le MEDEF ? Le gouvernement ? Les syndicats ? un think tank de grosses têtes ?
    Si c’est le Medef, ou la presse de droite ( mais alors pourquoi les guillemets ?), alors il n’est pas du tout paradoxal que la gauche voit dans ce débat un débat sur la flexibilité, et non la « sécurisation », et la présentation de l’Humanité me parait cohérente.
    J’ai loupé quelque chose ?

  9. Bonjour cher Kitetoa, bonjour à toutes les membres des équipes, bise aux filles.

    Annexe rapide :

    – que signifie sécurisation pour cette dame? On trouve la réponse je crois bien noir sur blanc dans cette lettre plénipotentiaire de la BCE adressée à un chef de gouvernement italien :
    http://www.challenges.fr/economie/20110929.CHA4869/l-incroyable-diktat-de-trichet-a-berlusconi.html
    En effet, si les désirs de cette dame est surtout de ses commanditaires étaient réalisés, les emplois seraient sécurisés.
    Les firmes n’étant plus contraintes par des Cdi, des règles d’embauche et de licenciement, des salaires minimum, et autres droits collectifs qui rigidifient leurs bonnes volontés, les emplois seraient sécurisés, car en découleraient des vagues d’embauches.
    Bien entendu, quelques esprits chagrins feraient remarqués que si l’emploi et son marché seraient en effet sécurisés de manière macroéconomique, les employés ces éléments microéconomiques sans grande importance en sortiraient a-sécurisés.
    Ce sera tout, c’est peu, ce n’est qu’une annexe -:)

    – face aux desiderata de cette dame, et de ses vrais commanditaires dévoilés par exemple par cette étonnante lettre de la BCE, nous avons dieu merci les syndicats français.
    Ceux qui appartiennent à la confédération européenne des syndicats
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_europ%C3%A9enne_des_syndicats#.C2.A0France
    qui en ces temps difficiles pour eux leur assurent des revenus pour survivre, revenus qui viennent s’ajouter à ceux émanant des firmes et qu’on appelle l’argent noir.
    Les salariés ont donc toutes raisons de voir en ces syndicats un protecteur fiable, et solide comme un roc posé sur la plage sablonneuse et mouvante de la dame du medef, et de ses commanditaires et amis par exemple de la BCE.
    Ah, mais pourquoi les temps sont sil difficiles pour les syndicats de salariés français me direz vous, l’argent ils ont, les media les présentent comme d’ardents défenseurs des droits et des restes, la est rose et les joues rouges de manger tant de rumsteak?
    Pour ce léger détail : les sources officielles parlent de 6,5% de salariés syndiqués à ce jour en France, les officieuses sont un peu plus cruelles…
    Il est difficile de se présenter comme partenaire social garant de la défense de certaines personnes (salariés, employés…) alors qu’on ne représente plus ces personnes ou presque, n’est il pas?
    Ce qui renvoie à quelques questions connexes et annexes, de fond, sur le sens de toussa, et le jaune fou rire qu’il doit déclencher chez les salariés, les employés, bref chez ceux directement concernés eux par la sécurisation bi-sémantique et la flexibilisation tri-latérale.

    Ciao ciao.

  10. Bonjour cher Kitetoa, bonjour à toutes les membres des équipes, bise aux filles.

    Annexe rapide :

    – que signifie sécurisation pour cette dame? On trouve la réponse je crois bien noir sur blanc dans cette lettre plénipotentiaire de la BCE adressée à un chef de gouvernement italien :
    http://www.challenges.fr/economie/20110929.CHA4869/l-incroyable-diktat-de-trichet-a-berlusconi.html
    En effet, si les désirs de cette dame est surtout de ses commanditaires étaient réalisés, les emplois seraient sécurisés.
    Les firmes n’étant plus contraintes par des Cdi, des règles d’embauche et de licenciement, des salaires minimum, et autres droits collectifs qui rigidifient leurs bonnes volontés, les emplois seraient sécurisés, car en découleraient des vagues d’embauches.
    Bien entendu, quelques esprits chagrins feraient remarqués que si l’emploi et son marché seraient en effet sécurisés de manière macroéconomique, les employés ces éléments microéconomiques sans grande importance en sortiraient a-sécurisés.
    Ce sera tout, c’est peu, ce n’est qu’une annexe -:)

    – face aux desiderata de cette dame, et de ses vrais commanditaires dévoilés par exemple par cette étonnante lettre de la BCE, nous avons dieu merci les syndicats français.
    Ceux qui appartiennent à la confédération européenne des syndicats
    fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_europ%C3%A9enne_des_syndicats#.C2.A0France
    qui en ces temps difficiles pour eux leur assurent des revenus pour survivre, revenus qui viennent s’ajouter à ceux émanant des firmes et qu’on appelle l’argent noir.
    Les salariés ont donc toutes raisons de voir en ces syndicats un protecteur fiable, et solide comme un roc posé sur la plage sablonneuse et mouvante de la dame du medef, et de ses commanditaires et amis par exemple de la BCE.
    Ah, mais pourquoi les temps sont sil difficiles pour les syndicats de salariés français me direz vous, l’argent ils ont, les media les présentent comme d’ardents défenseurs des droits et des restes, la est rose et les joues rouges de manger tant de rumsteak?
    Pour ce léger détail : les sources officielles parlent de 6,5% de salariés syndiqués à ce jour en France, les officieuses sont un peu plus cruelles…
    Il est difficile de se présenter comme partenaire social garant de la défense de certaines personnes (salariés, employés…) alors qu’on ne représente plus ces personnes ou presque, n’est il pas?
    Ce qui renvoie à quelques questions connexes et annexes, de fond, sur le sens de toussa, et le jaune fou rire qu’il doit déclencher chez les salariés, les employés, bref chez ceux directement concernés eux par la sécurisation bi-sémantique et la flexibilisation tri-latérale.

    Ciao ciao.

  11. Donner un « problème », et surtout donner sa propre définition, de telle sorte que ce soit celle reprise par tous (bruit médiatique, etc), c’est déjà une certaine forme de pouvoir.
    Et surtout, ça donne de l’emprise sur le débat qui s’ensuit, le cas échéant.
    Ça marche pour pas mal de choses.

    Il me semble qu’on parle parfois de « propriétaires de problèmes publics » pour définir le phénomène.

    La force des mots…

    1. « propriétaires de problèmes publics »

      Excellent :)

      Une des racines de la décadence hexagonale pointée du doigt partout de l’extérieur est bel et bien là.

      Du coup, la mission Lescure par exemple, simplement lui parler c’est être hors public et hors peuple. Oups ;)

  12. la langue de bois c est partout. On avait les « demandeurs d emploi » au lieu des chomeur, maintenant on parle bien de « mariage pour tous » au lieu de « mariage homosexuel »

    Nos dirigeants pensent qu on est tellement con que changer la couleur de l emballage va nous faire accepter le paquet

  13. « Nos dirigeants pensent qu on est tellement con que changer la couleur de l emballage va nous faire accepter le paquet »
    C’est beaucoup plus pernicieux que cela. Nous appréhendons le réel avec le langage, en nommant les choses. A force, cette novlangue installe donc insidieusement une réalité « virtuelle », purement sémiotique, à la place de la réalité. C’est ce que montrait Orwell dans 1984 à travers la novlangue qui permettait une inversion des valeurs : « l’esclavage c’est la liberté » « l’ignorance c’est la force ».
    Les lobbies et les politiques sont tous conseillés aujourd’hui par des équipes venues du marketing et qui manient admirablement la PNL et le neuro-marketing. Distillé ces éléments de langage n’est pas anodin, cela permet tout simplement de construire une réalité médiatique divergente qui tend à supplanter la réalité. Ainsi la « lutte des classes » n’existe plus, de même que les licenciements (remplacés par les plans sociaux). La novlangue s’insinue partout, même à l’éducation nationale on assiste à une véritable invasion de la novlangue managériale…

    1. Il y a policier et policier.
      Un même uniforme, mais 2 états d’esprit, et 2 odeurs aussi…

      Quoi qu’il en soit, je préfère les chats, mais je conçois tout à fait que les chiens soient indispensables aussi à l’équilibre des choses.

      Pour les chiens enragés la bave aux lèvres, c’est une autre question, qui relève des pathologies et des contaminations, et donc des médications…

  14. L’erreur de base est de croire que le PS est un partit de gauche et que les syndicats roses sont là pour être nos amis.

    Je pense qu’il faut arrêter de se leurrer : la machine actuelle est une machine à fabriquer de la classe moyenne, autrement dit désormais : du pauvre. Tant intellectuel que monétaire.

    Cet accord est à la fois une enc*lade, une régression, une rupture idéologique officielle de la part du PS [qui l’avait déjà pourtant déjà consommée avec Terra Nova] et une simple récupération de la proposition de janvier 2012 de…N. Sarkozy.

    Rions.

    http://dystopie.net/2013/01/20/ps-1-comment-ils-ont-securise-notre-anu-notre-emploi/

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