Salauds d’abstentionnistes…

Il est aisé d’entendre les appels à voter Emmanuel Macron, tout comme ma génération avait été contrainte de voter Jacques Chirac, la mort dans l’âme. Bien entendu, personne de sensé ne veut de Marine Le Pen à la présidence de la République. Où, comme le rappelle le Canard Enchaîné de demain, elle aurait parfaitement le pouvoir de changer tant de choses que nous serions tous une cible dans une dictature molle ou dure. Edwy Plenel a résumé dans un article très pertinent les raisons d’un vote pour Emmanuel Macron. Mais au delà, doit-on vouer aux gémonies ceux qui refuseront de glisser un bulletin Emmanuel Macron dans l’urne, au risque d’augmenter un peu les chances de Marine Le Pen ?

Il ne faudrait pas oublier que le vote n’est pas obligatoire. S’abstenir ou voter blanc est une option que la démocratie nous offre. La saisir n’est pas pour autant un acte anti-démocratique ou pro-Le Pen.

En outre, le vote pour une personne est une adhésion à un programme politique. Voter pour quelqu’un dont on ne soutient pas le programme est une démarche complexe, pour ne pas dire autre chose.

Les politiques et les éditorialistes nous abreuvent de discours culpabilisants, au cas où nombre d’entre nous refuseraient de soutenir le dernier rempart contre Marine Le Pen, c’est à dire Emmanuel Macron. Soit. Mais peut-on, l’espace d’un instant, poser la question : qui est responsable de cette percée de Marine Le Pen ? Les abstentionnistes ? Ceux qui votent blanc ? Ceux qui ont voté Jean Lassalle ?

Bien entendu, les premier responsables sont ceux qui ont été assez décérébrés pour lui donner leur voix. Ceux-là mêmes qui plébiscitent le nationalisme, le repli sur soi alors qu’ils se sont laissés entraîner dans une société où l’acte de consommation devient la seule perspective ayant un sens. Cette consommation d’objets inutiles et toujours provenant, justement, de l’étranger. Chez ces gens-là, Monsieur, on n’est pas à une contradiction près.

Mais ils ne sont sans doute pas seuls en cause. Et leur choix n’est probablement pas un choix défini sans aide extérieure.

On peut sans aucun doute blâmer les partis politiques qui se sont illustrés au fil des ans, en se mettant au centre d’affaires financières au point de devoir changer de nom régulièrement (RPR, UMP, Les Républicains), sans jamais parvenir pourtant à assainir leurs pratiques illégales et au détriment de l’intérêt général. Leurs leaders politiques se sont illustrés : Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, on en passe.

Sur un plan purement politique, les choix de société proposés par un Nicolas Sarkozy peuvent également expliquer bien des choses : un monde du chacun pour soi et du moi d’abord, un monde où la loi du plus fort prime, un monde où les magistrats sont traités par le président de la république de « petits pois ». Un monde où le président décrète l’utilité d’un infâme débat puant sur l’identité nationalelibère de la parole raciste, tout cela a abouti à une fracturation de la société qui n’a plus de but commun, et sans doute même plus celui de faire barrage au Front National comme en 2002. La chasse aux électeurs de Marine Le Pen opérée par Nicolas Sarkozy sur les conseils de Patrick Buisson ont également contribué à banaliser les idées du Front National puisque diffusées par un membre de la frange « républicaine » du spectre politique français.

Plus récemment les renoncements, les promesses non tenues, le virage à droite ou à tout le moins vers une société à forte composante sécuritaire de François Hollande ont probablement contribué à essorer ceux qui avaient encore une once de sentiment d’appartenance à un groupe, ceux qui pensaient encore qu’un bulletin dans une urne pouvait contribuer à changer le monde.

« Le populisme, c’est aussi se foutre du « peuple » en prétendant parler en son nom« , conclut Eric Emptaz dans son éditorial du Canard Enchaîné de demain. En effet. Mais si l’on décidait d’examiner le degré de populisme de chaque homme politique Français, on aurait sans doute des surprises. Et l’on comprendrait sans doute mieux le résultat des élections récentes. Le nombre de personnes comprenant le sens du mot populisme de cette manière et désignant les politiques comme tels est sans doute en croissance permanente. Leur réponse à cette prise de conscience explique aussi, au moins sans doute en partie, les résultats de Marine Le Pen. Mauvaise réponse à une situation, mais réponse avec laquelle il faut compter.

La presse à le front bas…

Dans cette montée en puissance de Marine Le Pen, il ne faudrait pas oublier le rôle de la presse. Les multitudes de Unes des hebdos sur le « péril » que représenterait l’Islam n’a sans doute pas manqué de contribuer à ancrer cette peur d’un hypothétique envahisseur, cet « autre » qui trouble tant le français de souche, celui qui oublie que la République est un ensemble composé de branches qui poussent au fil du temps sur le même arbre. Mais la France a du mal à se défaire de son antisémitisme historique et de son islamophobie plus récente. La peur du « cosmopolitisme » supposé n’est pas nouvelle. Il suffit de souffler sur les braises pour que la flamme se ravive.

La presse encore qui a invité ces dernières années à demeure les tenants de ces délires hystériques qui travestissent la réalité pour instiller la peur, ce moteur de haine qui sert tellement bien Marine Le Pen. Eric Zemmour qui s’illustre depuis des années au Figaro, sur RTL, France 2, Paris Première, i-Télé, Canal +, la chaîne Histoire, M6… n’aurait jamais eu la visibilité qui est la sienne si les responsables de ces médias avaient décidé en conscience de lui couper le micro. Que dire de Yvan Rioufol (Le Figaro, i-Télé, RTL), Catherine Nay, Eric Brunet, Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Bernard Henry-Levy, André Bercoff, on en passe… Tous invités, ré-invités, à demeure. Tout comme les nouvelles têtes du Front National qui sont les vedettes incontestées des chaînes d’information en continu, tel Florian Philippot. Aurait-il pu dérouler sa « dédiabolisation » supposée du Front National s’il n’avait pas été autant présent sur tous les plateaux télé ?

Et la Démocratie dans tout ça ?

Mais pourquoi ce parti dont des branches ont pourtant été dissoutes par l’État a-t-il toujours pignon sur rue ? Pourquoi la Démocratie tolère-t-elle un parti qui s’est juré de la mettre à bas ? Revoici donc la question de première année de philosophie du Droit (nous invoquons ici Maître Eolas) : jusqu’où la Démocratie peut-elle aller dans sa lutte contre ceux qui veulent sa mort ?

On peut faire un petit détour à ce stade vers les réponses que les démocraties ont apporté au terrorisme. En adoptant les méthodes de ses ennemis, la Démocratie se renie elle-même et bascule dans « autre chose ». Elle pave le chemin de ses contradicteurs comme le Front National. Ce dernier trouverait par exemple, s’il parvenait au pouvoir, tous les outils nécessaires et mis en place depuis que sévit Nicolas Sarkozy, puis François Hollande, pour écraser toute contestation.

Blâmer les abstentionnistes ou ceux qui voteront nul est une réaction épidermique. C’est planquer sous le tapis en urgence la poussière accumulée depuis des années dans les armoires. Par les partis politiques et leurs leaders, certes. Mais aussi par la presse.

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

27 thoughts on “Salauds d’abstentionnistes…”

    1. On doit choisir entre quelqu’un qui vas faire de l’acharnement thérapeutique, sur proposition de quelques concernés, sur une société qui est en train d’agoniser, et quelqu’un qui représente un choc potentiel pour le système, qui est dangereux, qui peut achever, qui peut mener vers le chaos, qui peut permettre d’en finir. Et si le fond n’est pas trop profond, on pourra mettre un gros coup de pied dedans, remonter à la surface, et peut-être reconstruire un modèle de société plus sain. Face à ça, je ne sais pas quoi choisir. Est-ce que l’agonie de la société actuelle sera suffisamment lente pour moi, est-ce que le traitement proposé fera quelque chose? Quoi? Ne connaissant pas le futur, je ne sais pas ce qui marchera, ce qui est intéressant, ce qui vaut le coup, et je ne sais pas quoi choisir.
      Et concernant le Penn, elle est plus réfléchie que d’autres, et elle sait qu’elle ne sera pas tour le temps seule dans un premier temps. Elle devrait donc être sage dans un premier temps.

    2. D’après ce que je sais. Si tu vas voté blanc tu n’est pas compter. Et même pire tu et dans la même sac que les abstentionnistes. Si tu regardes les chiffres des précédentes élections le total fait 100%.
      Alors à quoi bon perdre ton temps d’aller voté blanc ? Soulagé ta concierge ?

  1. Quand les gens ont votes chirac en 2002, on a eu sarkozy a l interieur.
    Sous hollande, on a eu Valls.
    Si lepen avait fait en 2002 le quart de ce qu on fait des deux premiers, on aurait crié au fascisme.
    Ca sert a quoi de voter macron, si ce dernier, sous pretexte de ramener au troupeau les brebis egaree chez lepen, nous ressort un projet securitaire inique ? (avec Valls a l interieur?)
    (Etat d urgence, fichage generalisé de la population. Si au moins ca marchait).

    Dire oui a la democratie, non a lepen et se retrouver avec un referendum de 2005 qu on va ensuite fouler au pied…
    Super la democratie…

    Il faut que celui qui passe le fasse avec le moins de voix possible.

  2. Tout a fait d accord avec l auteur sur le fait qu il ne faut pas culpabiliser les abstentionnistes (ou vote blanc). En plus je pense que c est complétement contre productif. Voir la TV et les journaux dire qu il faut voter Macron le fait apparaitre encore plus comme l homme du systeme et donc va heriser le poil de ceux qui se definisent comme « anti systeme ».
    Pour le reste de l analyse du vote FN, je crains que l auteur fasse fausse route.
    Les affaires ? : c est sur que ca a un impact mais helas modeste. Des tas de corrompus sont reelus triomphalement (cf Balkany). Fillon a quand meme fait 20 % (certes c est pas enorme pour quelqu un qui il y a 4 mois devait gagner l election mais quand meme)
    La presse ? : L auteur encourage a une certaine censure, ce qui est deja pas tres democratique et va faire apparaitre le FN comme une victime. De toute facon avec internet, l option censure type ORTF est a oublier a moins de deployer autant de moyens qu en chine. En plus, est ce que c est vraiment la presse qui fait monter la sauce FN ? le gros des journaux et des TV et des journalistes sont anti FN. Et pourtant le FN monte quasiment a chaque election malgré des tirs de barrage nourris des medias. Au mieux interdire d antenne le FN reviendra a casser le thermometre.

    1. Petite correction: l’auteur n’encourage pas a la censure, ni meme a un complet boycott (ce qui est different de la censure). Il encourage a la mesure. Arreter d’offrir des heures et des heures d’antenne a des gens qui n’ont rien a dire, mais veulent le dire tout haut.

      Pour comparer, c’est un peu comme CNN qui a reconnu (un peu tard, helas) qu’ils n’auraient pas du diffuser des discours entiers de Trump contre quelques extraits choisis pour ses concurrents. Ca fait de l’audimat, mais au prix d’une publicite enorme pour des extremistes.

      1. Parce que voter, c’est cool, on a l’impression d’être une démocratie… enfin, une fois tous les 5 ans. Après, quand t’as voté, tu l’as profond… car personne n’a de compte à rendre, encore moins au colt 49.3.
        Alors les petits débats sur les présidentielles, on pourrait même parler de royales, car comparé notamment aux pays nordiques, le président français a plus d’un roitelet que du représentant d’une raie publique.

      2. Parce que meme si on adhere pas a tout, on vote pour celui qui vous semble le plus apte a diriger le pays.
        Meme si des elections ne sont pas la panacee, il faut quand meme dire comme Churchill que c est le moins pire des systemes !
        Sinon on a quoi : la dictature comme en chine ? un systeme hereditaire comme on l a eut en france avec des rois ?
        Dans ce cas, les dirigeants se moquent de se que pensent leur administrés, il suffit d avoir des forces de repressions suffisament fortes pour etouffer dans l oeuf toute contestation (ou ce qui pourrait devenir eventuellement une contestation. le chef d oeuvre a ce niveau etait Staline qui reussisait a faire que des enfants denoncaient leurs parents)
        Pour ceux qui revent d une monarchie, je rappelle juste qu il y avait pas mal de complot afin de remplacer ledit monarque (cf gaston d orleans) et que ca se reglait assez souvent les armes a la main (pas de bol pour les regions devastées)

        1. « Sinon on a quoi : la dictature comme en chine ? un systeme hereditaire comme on l a eut en france avec des rois ? »

          Ben sinon on peut essayer d’avoir une réflexion globale par rapport aux systèmes qu’on a déjà essayés un peu partout dans le monde, en tirer les leçon, et construire une démocratie à partir de ça. Il y a encore des tonnes de choses qu’on a pas tentées (d’autres modes de scrutins, l’injection d’éléments impératifs au mandat, la possibilité d’un rétrocontrôle par le peuple, etc.), et c’est justement l’erreur dans laquelle certains aimeraient nous enfermer que de penser qu’on a déjà fait le tour des possibles.
          D’ailleurs la citation de Churchill est bien souvent tronquée, il n’a jamais dit que le système courant était le moins pire de tous les systèmes, mais le moins pire de tous les systèmes déjà essayés, et ça fait une grosse différence… (de plus il disait que la ‘démocratie’ était le moins pire de ces systèmes, mais pour ma part je ne pense pas que la démocratie fasse partie des systèmes qu’on a vraiment essayé…)
          Et parmi tous les modes de scrutin possibles, l’universel direct à deux tours est sans doute un des pires.
          -> il encourage la compétition plutôt que la coopération (la sociologie nous dit que même sans être animés de mauvaises intentions, les agents d’une structure vont se comporter comme la structure les pousse à se comporter, on pourra donc en déduire qu’avoir un système ‘représentatif’ où les représentants sortent d’une compétition, c’est d’office voué à l’échec)
          -> il encourage les duels d’images plutôt que les duels de fond
          -> il permet de forcer en second tour des candidats dont la représentativité réelle est bien trop basse pour qu’on puisse les considérer comme légitimes de toute façon.

          On a un parfait exemple de l’effet pervers du mode de scrutin sur ces présidentielles: en terme de % des inscrits aux listes (et non de suffrage exprimés, parce que pour moi l’abstention c’est l’expression d’une opinion, n’en déplaise à ceux que ça n’arrange pas), Macron c’est 18% et MLP 16%., soit 34% au total… (http://elections.interieur.gouv.fr/presidentielle-2017/FE.html avec un arrondi à l’inférieur)
          Nous avons donc un second tour entre deux candidats dont le taux d’adhésion réelle combiné n’atteint même pas 50%. (et encore, je dis réel, mais si on compte le nombre de votants étant déjà allé voter Macron au premier tour à cause du spectre « vote utile » propagé par les grands médias plutôt que par conviction, je pense que l’adhésion réelle est encore inférieure)
          Quel que soit le candidat qui l’emporte donc, il n’aura eu en fait comme base de soutient « en propre » que 18% de l’électorat au maximum (Macron), encore moins pour MLP. Moins d’1/5 donc.
          Est-ce qu’on peut sérieusement considérer les présidentielles comme une part d’en processus démocratique, quand on s’apprête à donner un pouvoir non négligeable sur les vies de tous les habitants de territoires français à quelqu’un qui en réalité n’est propulsé que par moins d’1/5 de la population votante ? Et ce sans que les 4/5 qui ne se retrouvent pas dans le ‘programme’ aient la possibilité de l’amender ?

          Personnellement, je pense que non.

          1. Que le systeme electoral francais puisse etre amelioré c est certain. Il est evident qu il a ete pensé en partie pour favoriser les partis en place (par ex 500 signatures pour la presidentielle ou l obligation de parite aux election locales qui va eliminer les petits partis qui n ont pas une base militante assez vaste (surtout si les idees defendues ne sont pas mainstream))
            Par ex on peut s inspirer du systeme suisse qui marche pas trop mal avec des votations initiées par la population

            Par contre je doute qu on puisse avoir un vaste consensus avec 50 % de la population (et pas des votants), ca ca va impliquer l immobilisme ou le consensus mou.
            Prenons un exemple lointain pour ne pas generer des passions. De Gaulle a largué l algerie en 62. Aurait il eut 50 % de la population derriere lui ? probablement pas malgre son aura. Donc on aurait continué la « pacification » car personne aurait eut le courage d arreter les frais (Guy Mollet (SFIO) etait arrive au pouvoir en voulant arreter les frais et il a accentué la guerre)

        2. En fait tu votes en Chine.
          Le parti selectionne 6 candidats et tu votes pour celui que tu elimines.
          Donc imagine:
          – un Pc
          – un Ps
          – un centre
          – un ecolo
          – un Rp
          – un Fn

          Les gens votent et elimine le Fn (le plus controversé).
          Entre ca et un macron soutenu par robert hue et pour lequel vote aussi juppe, la difference n est pas enorme…

  3. D’accord avec FennNaten, juste un problème dans tout ça: on m’a fait remarquer à juste titre, que même s’il y avait 100% d’abstention ou de vote blanc, il n’est prévu absolument nulle part de pouvoir refaire un vote, et tout le gouvernement est actuellement en stand-by.

    Du coup pour pouvoir changer démocratiquement la façon dont fonctionne notre « démocratie », il faudrait un gouvernement élu qui vote les différents changements… et donc le serpent se mort la queue parce que Macron ou MLP ne ferait jamais ça… Bref j’ai pas la solution, on est foutu dans tous les cas, vote ou pas.

  4. Capdevielle chantait dans les 80’s « Ouvrez les yeux, crachez la monnaie
    Le cirque est en ville et ça sera pas facile de se cacher. Tout le monde est en fraude, y a déjà des clowns qui rôdent.Si vous sentez venir la peur, faites pas venir vos docteurs. Tout ira bien,…  » Il parlait du cirque médiatique électoral de 1981… et rappelez vous, « l’accordéoniste dans le désert » …c’était l’autre ; bref, finalement voter blanc c’est payer sa place sous le regard bienveillant et néanmoins surveillant de Mr Loyal, et profiter d’un moment d’inattention de ce dernier pour se barrer avant le debut de la représentation ; faux-cul! ;)
    Ne pas voter c’est choisir de ne pas aller au cirque, parce qu’on l’a déjà vu, qu’on connaît la fin, qu’on en a marre des clowns, des équilibristes, des dresseurs… ah, et de la fanfare aussi ; ah putain la fanfare! Bon allez, suffit le cirque, allons au théâtre :)

  5. Le jour où le FN sera élu à la présidentielle, ce ne sont pas les abstentionnistes qui en seront responsables mais les gouvernements successifs qui ont permis sa progression ainsi que celles et ceux qui votent FN.

    Tout le reste est littérature, comme disait le poète. Et ci-dessous, un peu de littérature…

    http://www.lefigaro.fr/musique/2017/05/05/03006-20170505ARTFIG00003-presidentielle-un-berurier-noir-en-premiere-ligne-contre-le-fn.php

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-abstention-c-est-un-acte-politique_1100505.html
    « Nous ne devons plus accepter qu’on nous fasse la morale comme à des enfants car nous refusons de participer à une mascarade démocratique. Il est de notre devoir citoyen de refuser de nous rendre aux urnes et spécialement pour les prochains suffrages dits universels ! Le vote n’est plus notre devoir de citoyens, l’abstention massive si ! »

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