Atos rachète Bull, et donc, Amesys

amesys

Il faut parfois prendre le temps de l’analyse. Parler de surveillance globale, c’est intéressant. Reflets le fait depuis 2011 avec par exemple l’interview sur Techtoc.tv de Thibaut Bechetoille, PDG de Qosmos. C’était bien avant les révélations Snowden. Nous avions poursuivi avec la révélation de la vente d’un système Eagle à la Libye, sujet largement traité dans la presse par la suite. Les récents articles réalisés en partenariat avec Mediapart sur Qosmos donnent une vision plus large de ce qu’est ce marché français de la surveillance globale, du DPI, cette technologie au cœur des systèmes d’écoute de la NSA révélés par les documents d’Edward Snowden. La série entamée sur Qosmos montre également les liens très étroits entre ce secteur et celui du renseignement d’Etat. La DGSE et Qosmos sont étroitement liés, notamment via une « business unit », la BUK. Maintenant prenons un peu de recul. Nos articles ou ceux de Glenn Greenwald ont-il changé quelque chose ? Une question pas inintéressante au moment où Atos annonce le rachat de Bull.

Bien entendu, le grand public a désormais une meilleure vision de ce qu’est la surveillance globale. Pour autant, les politiques se sont-ils emparés de ce sujet ? Ont-il forcé les entreprises et les gouvernements à stopper ce mouvement de construction d’une société panoptique ? Les entreprises publiques on-t-elles mis un terme à leurs relations commerciales avec ces sociétés spécialisées dans l’écoute ? la BUK a-t-elle été dissoute chez Qosmos ?

Nous avions déjà écrit un article titré « #Amesys : business as usual ». C’était avant Snowden. C’était avant que Le Monde ne parle d’un projet franco-français d’écoute globale. Alors, aujourd’hui, est-ce mieux ? Avons nous suffisamment ouvert les yeux gouvernementaux, des « représentants du peuple » ?

Nous allons laisser de côté Qosmos l’espace d’un article et revenir sur la galaxie Amesys. Les entreprises publiques, les émanations étatiques (l’Armée par exemple) ont-elles mis un terme à leurs relations commerciales avec cette galaxie, dont on sait désormais sans aucun doute qu’elle a vendu un système d’écoute global à la Libye de Kadhafi ? Mieux, elle avait comme interlocuteur Abdallah Senoussi, beau frère du guide suprême, mais aussi, condamné en France pour terrorisme, en raison de son rôle dans l’attentat du DC-10 d’UTA. Une galaxie de sociétés dont on sait maintenant que leurs produits ont aidé les bourreaux à mieux torturer… Le pays auto-proclamé des Droits de l’Homme a-t-il mis fin à son commerce avec cette galaxie ?

Pas vraiment.

En 2013 et 2014, Thales, comme toujours, continue de commander chez Elexo. Cassidian également. Tout comme Safran Turbomeca ou MBDA, Zodiac Data Systems, Astrium, Orange, TCS, Accor, BNP, Alstom, Infineon, Airbus, Dassault, Latecoere, Amadeus, Altran, le CEA, Cap Gemini, Pages Jaunes

Bull apar ailleurs « vendu » son activité Eagle d’Amesys à … AMESys (Advanced Middle East Systems) pour sortir du périmètre immédiat, ce « boulet » en termes d’image, de son giron. Mais continue à vendre des solutions via sa division « Data Management ». Selon les documents que Reflets s’est procurés, il s’agit, selon leurs mots de : « Electronic warfare, intelligence products, solutions and safety, solutions for critical infrastructures (enterprises and governments) ». Chez Amesys Conseil, par exemple, ce sont deux personnes, Stéphane Sabatier et Miguel Fernandez, qui étaient en charge de l’Electronic Warfare.

Bref…

Il faut bien le dire, si tout le monde est prêt à s’offusquer de toutes ces activités particulièrement nuisibles aux Droits de l’Homme, rien ne change. Les politiques de droite comme de gauche continuent de couvrir ces activités, refusent de répondre aux journalistes qui les interrogent. Les patrons d’entreprises continuent leur business avec ces sociétés impliquées dans des ventes d’armes visant à écouter les populations (Relisez l’article 12 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme).

 

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

26 thoughts on “Atos rachète Bull, et donc, Amesys”

  1. Sur le fond je suis d’accord, tout ça n’est pas beau et n’est pas en adéquation avec l’image du « pays des droits de l’homme ». Mais …
    1. Vous savez qu’il est facile de gagner beaucoup plus d’argent en vendant des « systèmes de défense » que des idées progressistes. Sachant que la meilleur défense est l’attaque, ce sont des systèmes très offensifs, tel des armes (conventionnelles ou non) hier, des systèmes d’espionnage numérique aujourd’hui. La France ne sachant plus faire grand chose (à part des monuments historiques) il faut bien qu’on fasse rentrer un peu de thune avec ce qui rapporte.
    2. Vous nous rabâchez comme tous les médias propres et innocents les « révélations de Snowden », mais franchement vous êtes de la dernière pluie ? Vous étiez en hibernation depuis 1940 ??? Dans le détails il n’y a rien qui n’avait pas déjà été révélé, il fallait peut-être regarder autre chose que F2vatican et TFpouêt ces 20 dernières années (au hazard et dans le désordre, Le Monde Diplo, Arte, … qui nous ont déjà tout décrit très très très en détails), mais peut-être n’étiez vous pas encore né.
    3. Les états s’espionnent depuis qu’ils existent, c’est à dire depuis les grottes de Lascaux et peut-être bien avant encore. Et les chefs de ces états ont toujours mis sous surveillance les éléments turbulents et désobéissants de leur troupes. Et ce contrôle a toujours rapporté pouvoir et fortune à ceux qui l’exécutaient.
    La synthèse de 1, 2 et 3 pousse à vous poser la question : pourquoi voulez-vous que ça change ? Quelle idée bizarre ?

      1. Je ne suis pas d’accord avec vous deux, je pense que ce serait mieux d’évoluer un peu, parce que là on nage dans l’incohérence ! Il faudrait qu’on réécrive la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, et qu’on débarrasse notre cher pays de ces idioties humanitaires (et qu’on réécrive les manuels d’histoire et qu’on brûle les livres qui permettraient de ce souvenir de cet égarement).

        Mais je vois déjà venir la réponse : « DIY » ! Ben désolé, mais j’ai un peu la flemme là, je préfère aller jouer à des jeux Flash…

      2. Trouvé cela normal ne signifie pas qu’on adhère.

        En même temps, il n’a pas tort dans le sens « pourquoi voulez vous que ça change, ça existe depuis la nuit des temps ».

        Lorsque ce système sera remplacé (parce qu’il le sera, comme tous les systèmes avant lui), ça sera encore et toujours la même chose.
        Contrôle, pouvoir.. et cela passe par l’information et donc l’espionnage.

        Il ne dit pas qu’il est d’accord, il dit qu’il comprend. Ce qui est totalement différent.

        1. Oui c’était de l’humour, je réponds un peu plus loin.
          Je suis bien sûr contre les services de renseignement, même si en réalité ça ne me dérange pas qu’on m’espionne et je suis particulièrement impudique. D’ailleurs j’ai déjà été officiellement sur écoute et je n’ai pas pu m’empêcher de raconter des conneries pour amuser celui qui m’écoutait dans la camionnette juste en bas de chez moi (à l’époque : au 11 av de la marne à Asnières, si jamais tu lis ces lignes….^^).
          À la différence de beaucoup je ne pense pas « qu’on a tous quelque chose à cacher » qui est une vision culpabilisante et sectaire (utilisée par la Scientologie pour coincer ses adeptes), mais que « celui qui veut tout savoir sur moi a un gros problème dans le ciboulot ». Et que c’est lui qui devrait culpabiliser. Voilà.

    1. Au niveau des états je suis plutôt d’accord avec toi, l’espionnage me semble normal voire vital.

      La ou ça deviens gênant c’est quand les civils sont visés…

      Ensuite, tu dis que tout à été dévoilé depuis 20 ans.
      Tu oublies que l’âge digital commence à peine.

      http://www.internetlivestats.com/internet-users/

      En 2000, moins de 7% de la population était connectée.
      Et les usages étaient encore extrêmement limités.

      En 2014, 40%. On arrive bientôt à la moitié de la planète connectée…

      (faut bien le rappeler de temps en temps)

      Plus que quelques années et on est à 99%.

      Pour les jeunes qui naissent avec le net, c’est la fusion totale et ils laissent trainer leur vie privée partout.

      On va passer de quelques actes d’espionnages ponctuels à une récolte de masse, avec a la fin pour les dirigeants le pouvoir de savoir à tout moment de sa vie où se trouvait, que faisait, que disait, que pensais, une personne, en un click…

      Tu poses la question « pourquoi voulez-vous que ça change ? »,
      mais justement c’est le monde qui change, avec des gros qui veulent des parts toujours plus grosses, et on aimerait justement qu’ils arrêtent de grignoter la notre.

      1. « Ensuite, tu dis que tout à été dévoilé depuis 20 ans.
        Tu oublies que l’âge digital commence à peine. »

        Je pense que tu as tort, ça fait plus de 20 ans que j’ai des doigts ! Bon, je veux bien admettre qu’ils étaient moins grands au début et que c’est avec l’ère numérique qu’ils ont fait comme le cou des girafes…

        :P

        1. « Je pense que tu as tort, ça fait plus de 20 ans que j’ai des doigts ! »
          Moi aussi, mais c’est parce qu’on a plus de 20 ans. Dans le cas contraire ta théorie ne tient pas !

          « Comme le cou des girafes » ? Oula, peut être que tu tapes trop vite sur ton clavier, du coup avec la force centrifuge ils s’allongent.

          Je dis ça mais je suis pas un vrai physicien.

    2. Salut Gildas,

      Disons que vous faites dans le sarcasme…+1 donc, si c’est le cas.

      Je salue le fait que dans votre humour noir, vous aillez évité des expressions sophistiquées comme « BOBO » ou « Bisounours », toutes deux très expressives. Expressives de quoi ? C’est une question subsidiaire qui n’appelle pas vraiment de réponse.

      J’aimerais tout de même mettre l’accent sur un fait qui reste ambivalent dans votre commentaire : Effectivement cela dure depuis la nuit des temps, et aussi depuis la nuit des temps il y a des gens qui l’ont combattu. Si le message est « A quoi bon, de toute façon, c’est perdu d’avance », je me rangerai du côté des « Perdants ».

      1. Bon s’il y a débat et qu’il reste un doute, je me dois de m’exprimer sur la forme : oui c’est sarcastique. Et je suis quand même surpris de certaines réactions qui essayent de séparer dans mes propos ce qui pourrait être vrai ou faux.
        C’est pas dans l’analyse mais dans la synthèse qu’il faut comprendre ce qui m’insurge, car c’est une vraie question : pourquoi a-t-il fallu attendre les révélations de Snowden pour en parler ? Parce que c’est la seule alerte qui a reçue un écho dans les médias de masse du type F2 ou TF1 (je ne prends que les 2 principaux capteurs d’audience comme exemples pour ne pas sortir la grande liste, mais désolé de vous dire que Médiapart en fait partie)? Donc si oui ça, ça m’énerve, pourquoi ne s’indigner que maintenant alors que les premières alertes sur la NSA dont j’ai été témoins (et je pense qu’il y en a eu avant) datent des attentats du 11 septembre. Et quand j’écris avec un faux mépris provocateur « vous n’étiez pas nés » je ne m’attendais pas à lire que le numérique c’était Internet !
        Du coup j’ai une triple réponse à la question : pourquoi ne s’indigner que maintenant ? Parce que les commentateurs ne savent pas que le monde a existé avant Internet, qu’ils pensent que la NSA n’écoute que Internet et qu’ils apprennent tout ça sur Médiapart et F2 … Pu..in ! c’est grave. Mais bon en fait non c’est pas grave, c’est normal… vous êtes jeunes ;) Allez, vous avez le droit de me traiter de vieux c… :) j’adore

        1. Cher Gildas,

          j’étais né bien avant le numérique. J’ai fumé dans des avions, vu le 1er Star Wars à sa sortie, bref, je suis vieux.

          Ce qui me pousse à écrire sur ces histoires, c’est que de trucs ponctuels et axés sur l’espionnage économique ou étatique, on est passé à de la surveillance globale, menant à une société panoptique. Les dirigeants politiques qui décident de la mise en place de tels outils ont à mon avis atteint un niveau de paranoïa qui me semble très inquiétant, médicalement parlant.

          En outre, ces technologies seront très bientôt les meilleurs assistants des bourreaux dans les pays fâchés avec les Droits de l’Homme.

          Donc, je pense que la situation est bien pire qu »il y a 20, 30, 40 ans, etc.

          1. Bah, je n’ai pas remis en cause l’intérêt de l’article, je suis trop attaché à la liberté d’expression pour ça, et je pense sincèrement qu’il faut s’indigner … si possible se révolter.
            Après on peut discuter dans le détail, les dirigeants devenus paranoïaques ? Pas plus qu’avant je crois… Ah vous parlez de Bashar ? certes il a de bonnes raisons de l’être ! La France lui vend des logiciels de surveillance ? Ben voui avant on lui vendait des armes chimiques non conventionnelles… Le truc c’est qu’on a besoin de pognon en France !!
            On est passé à une surveillance globale ? mais Staline, il faisait quoi ? Il avait des espions partout en Europe ! La moindre asso L.1901 était noyautée…
            Bref on en revient à ce que je disais… je ne crois pas que le monde soit plus mauvais qu’avant, peut-être qu’en effet Internet simplifie les choses, mais il faudrait voir ce que coûtait les activités du KGB dans le monde et les comparer au budget de surveillance électronique des chinois en divisant par le nombre d’humain surveillés, je suis sûr qu’il n’y a pas un gap si immense.
            Maintenant ce dont je suis sûr, et il suffit de discuter sur les réseaux sociaux pour le voir (mais pas que : à l’école aussi! au travail ! partout!), c’est que les bonnes résolutions humanistes qu’on avait prises après la guerre on été oubliées et que l’idéologie ambiante se tourne vers le fascisme. Donc la question n’est pas avec quel moyen (Internet, téléphone, télégraphe,…?), mais avec qui au bout du câble ?

  2. Qui dit récolte de masse, sous-tend capacité d’analyse en adéquation. Et on s’est aperçu, dramatiquement, que le 11/09 l’amérique n’a pas été capable de tirer de la masse d’informations récoltées, les éléments qui lui auraient permis d’éviter ce drame.

    1. En prenant ton analyse axée sur la prévention des attentats, n’oublies-tu pas que tu as tout le temps nécessaires de fouiller tes récoltes quand c’est pour mieux torturer un citoyen dissident enfermé ou attendant sagement sur une table/chaise/porte de torture ?

  3. Partageant l’état d’esprit général de Reflets quant à la protection de la vie privée, je vais me faire contradicteur pour le débat :

    Art12: toute « immixtion arbitraire » sera protégé par la loi…

    Un DPI n’est pas mauvais en soi, c’est l’utilisation qui en est faite qui peut mener à briser l’article 12. Car si un Tribunal juge de la légalité de l’immixtion celle-ci n’est plus arbitraire et le DPI a autorité à extraire les données relatives à la vie privée d’un citoyen jugé par un tribunal consacré, éligible à l’immixtion.

    Allons plus loin, étant donné la masse des données à traiter, il peut être considéré raisonnable de confier à un DPI, la responsabilité de décider des cas suspicieux : c’est à dire à choisir par traitement automatique des cas devant être soumis à une décision d’un tribunal sur la base des informations traitées « automatiquement ».

    En droit, ça doit friser le vice de forme ! On ne peut pas pour justifier du contournement d’un droit, ex : le contournement du droit à la protection de la vie privée, avoir déjà cassé ce droit… C’est pourtant la responsabilité que l’on confie à nos agent de police, des impôts, etc … Celle d’aller contrôler le respects des lois et des décrets des citoyens, dans le cadre du respect de la loi et des attributions liées à leur fonction.

    Qu’est ce qui pose problème dans le fait de confier à un DPI le soin de lancer des alertes ? Le fait que ce DPI réalise ce travail grâce à la puissance de calcul (phénoménale) de gros ordinateur ? Si c’est le caractère implacable et automatique qui pose problème, dans ce cas toutes fraudes fiscales détectées par les bases de données de Bercy seraient non-recevables car traitées automatiquement et implacablement ? ça ne tient pas debout.

    Ce qui pose problème aux citoyens honnêtes, c’est de réaliser que leur données privées sont mâchouillées, analysées et traitées, par des gros PC, alors même qu’ils sont innocents et qu’ils n’ont pas commis d’infraction !!!

    C’est maintenant qu’il faut utiliser le terme consacré : vous n’êtes pas des oursons sautillants sur des nuages !!! A partir du moment où vous utilisez des applications internet gratuitement : cela signifie qu’aucune des données qui y transitent ne vous appartient ! Dans les conditions d’utilisation que tout un chacun accepte, il est stipulé que Gros-mail ou FaceBoucq se réserve le droit de supprimer votre compte sans préavis.

    Ce qui pose problème c’est que nous sommes tous contrevenants à une loi ou une autre. Ne serait-ce que pour une photo trouvée sur un site envoyée à un contact (droit d’auteur), ou une place de parking impayée, ou un redevance télé non-déclarée, ou un retro-viseur retourné d’un voiture mal-garée…

    Ce qui nous angoisse c’est le caractère implacable et inéluctable qui va découler de ce flicage électronique qui s’étend avec la généralisation des nouvelles technologies…

    Un jour notre frigo nous dénoncera pour avoir consommer un yogourt périmé depuis 3 jours, ce qui est contraire aux décrets Européens subventionné par les Lobbys de l’agro-industrie et de la santé.

    PS: (Je partage l’état d’esprit général de Reflets mis à part les sujets d’un certain polémiste consacré Yovan)

  4. Optimisme….?
    « Ce qui pose problème c’est que nous sommes tous contrevenants à une loi ou une autre. « … »Ce qui nous angoisse c’est le caractère implacable et inéluctable qui va découler de ce flicage électronique qui s’étend avec la généralisation des nouvelles technologies…  »
    D’après les juristes, si toutes les lois étaient appliquées, tous les citoyens seraient en prison sans exception. Pour avoir fait quelques années de droit en parallèle de mes études d’audiovisuel, je pense que cette affirmation est proche de la réalité. C’est un état de fait qui à mon avis ne sert qu’une cause : l’inégalité. Je m’explique. À partir du moment où la justice sait qu’il y a trop de lois coercitives, elle se permet d’être laxiste dans de nombreux cas. Idem pour la police qui ne prend que rarement les plaintes et ne cherche pas à les résoudre. Ce système permet donc de mettre en tôle ceux qui ont une sale gueule de laisser en liberté ceux qui ont du fric et du pouvoir.
    Ce n’est pas le système de mes rêves.
    Si jamais on fait appliquer la loi non plus par une justice laxiste, mais par des algorithmes, ce que vous appelez le « flicage électronique », on risque fort de ne voir plus personne en liberté!
    Et vous croyez que ça tenir ?
    À mon avis, soit on mettra un frein au Judge Dredd, soit on effacera 90% des lois débiles qui nous régissent. Pour l’instant je pense que la surveillance électronique ne sert qu’à renforcer le pouvoir de ceux qui sont en charge de juger non pas de la culpabilité de quelqu’un mais de son délit de faciès.

  5. Les radars automatiques sont un exemple parlant.

    Des offres de système GPS (adjoint d’un réseau social) se sont créées pour avertir les utilisateurs les possédant de faire encore plus attention à leur conduite aux abords des détecteurs.

    Au départ, ces systèmes indiquaient clairement la présence d’un radar, à présent et ils indiquent une « zone de danger ». Expliquant qu’en effet, il n’est pas rare de constater que des automobilistes ralentissent brutalement et exagérément à la vue du radar-automatiques. La solution pour les bidouilleurs, contourneurs du système.

    Pour les grands argentiers, il est plus simple de créer une société possédant des voiture en Estonie, avec des comptes bancaires en Suisse deux pays qui protègent l’anonymat respectivement des entrepreneurs et des clients-bancaires. De fait, les voitures immatriculées au nom de la société Estonienne lorsqu’elles sont flashées, ne permettent pas en toute légalité de retrouver l’identité du conducteur, ni points perdus, ni factures à payer…

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