Zapatero : faites ce que je dis, pas ce que je fais

Démocratie, on vous dit… Nous vivons en démocratie, avec des « dirigeants » démocrates.  Les dirigeants du « monde libre » occidental en question, après avoir gardé un silence prudent ont tous fini par s’énerver (tout est relatif) contre les dictateurs notoires avec lesquels ils commerçaient il n’y a pas si longtemps. A coup de grandes déclarations, il les ont d’abord enjoints de régler les manifestations populaires pacifiques avec retenue et sans violence. Puis leur ont expliqué qu’il était temps de partir. Ce fut particulièrement vrai en France où l’on est passé des vacances offertes par des caciques de ces régimes aux membres de notre gouvernement, à la proposition d’envoi des forces anti émeutes française puis au : c’est mal de réprimer dans la violence, pour finir avec : connard, t’écoutes rien de ce qu’on te dit, on t’envoie les avions de chasse. Le connard étant le même que celui que l’on recevait quelques années auparavant avec tous les honneurs et à qui on comptait vendre Rafales, centrales nucléaires et autres babioles.

L’Espagne est un peu sur la même voie avec ce particularisme que la contestation sociale s’est éveillée en son sein.

Lorsque l’Egypte tentait de se libérer d’Osni Moubarak, José-Luis Zapatero disait ceci :

« Quiero expresar desde aquí a esos pueblos, a esos países amigos, que queremos para ellos lo mismo que para nosotros: reformas democráticas, libertad, progreso y justicia social ». Queremos los cambios pacíficos y nos comprometemos a que la Unión Europea dé un respaldo futuro a esos cambios y que nuestros vínculos y nuestro apoyo al desarrollo de las aspiraciones de los jóvenes estén también presentes en las políticas de la UE ».

En résumé :

Nous soutenons ces peuples et nous voulons pour eux la même chose que chez nous : des réformes démocratiques, la liberté, le progrès et la justice sociale, nous voulons des changements pacifiques.

Puis est arrivé le mouvement des indignés de la Puerta del Sol. Les jeunes (et les vieux) sont descendu dans la rue, ils ont réclamé plus de justice sociale, de liberté, moins de corruption, plus de démocratie (participative), etc.

La réponse ne s’est pas faite attendre et ce dans tout le pays, contre ces indignés. La matraque.

 

Image issue du compte Flickr acampadabcnfoto (http://www.flickr.com/photos/acampadabcnfoto/)

Cette photo a fait le tour du Web. Sur le site de El Pais, une vidéo montre la différence entre des manifestants pacifiques et des policiers qui perdent leur sang froid, qui oublient le sens profond de leur mission (protéger la population) (faites clic-clic, ça vaut le coup). Elle montre aussi que des paroles aux actes, il y a un long chemin que ni Zapatero, ni Nicolas Sarkozy, qui avait envoyé plus de policier qu’il n’y avait d’indignés à la Bastille, ne sont prêts de parcourir.

Enjoy Democracy…

 

Twitter Facebook Google Plus email

Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

5 thoughts on “Zapatero : faites ce que je dis, pas ce que je fais”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *